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Miss JaD
Author of 13 Stories

Rated: M - French - Romance/Humor - Remus L. & Sirius B. - Reviews: 90 - Updated: 03-10-09 - Published: 03-10-08 - Complete - id:4123269

Auteur: Vixenette

--Rating: Attention! M, pour le langage et certaines scènes explicites!--

Disclaimer: les personnages et l'univers dans lequel ils évoluent appartiennent à JRK. L'histoire appartient à Vixenette, moi je ne fais que traduire :)

Notes de la traductrice: et ben voilà, on y est, c'est le dernier chapitre! Aah, ça me fait tout drôle, elle va me manquer cette fic! En tout cas, je suis désolée d'avoir été si longue, un an complet pour 7chapitres, c'est un peu minable... oh, pour celles -ceux?- que ça intéresse, la version non censurée de ce dernier chapitre est dispo sur lj -dans mon profil- on y trouve un scène supplémentaire (-xxx-), interdite sur feufeunet... ^_-

Bien, sinon, je n'ai pas eu le temps de répondre aux reviews, mais je le ferai parce que c'est vraiment très gentil de m'en laisser! J'ai préféré travailler le chapitre pour le poster ce soir, j'espère que ça n'embête personne... ? Voilà, je voulais juste finir avec un énorme merci et de gros bisouxxx à Mumtaz, Loulou2a, Boby, Elayna Black, Oxaline, yamashita6, moontheo, P'tit Lion, eamonn, Mokalyne, Violine, elleay sahbel, lovenarusasu, Mahis et Abby09, sans oublier, bien sûr, ma parfaite et intelligente et adorable et -ça se voit que je joue les faux-cul??- béta, GredW, pour avoir patienté une année entière! Merci, merci, merci!!

-comme d'hab, s'il y a des trucs affreux, des fautes ou n'importe quoi qui ne va pas, dites-le moi, je corrigerai! Je me suis pressée ce soir, alors doit y en avoir pas mal...^^'

Oh, un dernier truc trèèès important : Joyeux Anniversaire, Moony!


Adunatio

-septième jour-

-

Remus se réveilla en sueur. On est lundi. Il y a cours et on est toujours attachés. Il essaya de se rappeler la raison pour laquelle il se sentait tellement troublé.

Et puis la cause de son trouble le frappa tout d’un coup. C’est le dernier jour que je vais passer attaché à Sirius.

Un grognement étouffé s’éleva à ses côtés et le loup-garou se mordit la lèvre en pensant à la journée qui l’attendait. Wauldin avait dit que les effets de la potion dureraient à peu près une semaine, alors le moment où ils se décolleraient n’était pas réellement précis. La séparation serait-elle douloureuse ? Est-ce que la main de l’animagus arracherait la peau de son poignet ? Ou bien serait-ce l’inverse ? Le devoir qu’ils avaient dû rédiger avait appris à Remus que lorsque la peau humaine fusionnaitgrâce à cette potion, la vibration magique, qui courait à travers la chair de chaque sorcier, annihilait les effets au bout d’environ sept jours. Il n’avait, cependant, pas réussi à trouver de quelle manière se passait la désunion. Durant une seconde, il se demanda ce qu’il se passerait si des moldus se retrouvaient collés avec cette potion. Aucune trace de magie ne pourrait les aider à la neutraliser...

Un autre grognement se fit entendre, ramenant un Remus apathique à la dure réalité. Il s’était endormi tard, trop occupé qu’il était à se demander pourquoi Sirius n’avait pas voulu lui faire… et bien, lui ‘faire un câlin’. Non pas que le jeune Lupin avait BESOIN d’un câlin ou d’un autre truc de filles, mais après ce qu’il s’était produit dans la salle commune... il ne comprenait paspourquoi un mur de tension s’était dressé entre eux, à la minute même où ils s’étaient mis au lit.

Mais, à présent, alors que les souvenirs de la nuit précédente enflammaient son esprit et que de petits gémissements brisaient le silence, Remus sentit sa confiance renaître. Peu importe qu’ils n’aient pas dormi dans les bras l’un de l’autre. Il ouvrit les yeux et trouva Sirius dans la même position que depuis une semaine, allongé sur le côté, en train de le fixer, la respiration saccadée.

"Tu veux un coup de main ?" demanda sérieusement le loup-garou. Et puis, il se mordit la lèvre quand il s’aperçut de ce qu’il venait de dire. L’animagus arrêta apparemment ce qu’il faisait, parce qu’un sourire se dessina sur son visage une seconde avant qu’un éclat de rire lui échappe.

"J’arrive pas à croire ce que tu viens de dire," haleta le jeune Black entre deux gloussements. "La tête que tu fais, c’est excellent !" Il secoua la tête, riant toujours. "’Un coup de main’, qu’il me dit !"

Remus lutta pour ne pas se recroqueviller lorsqu’il entendit un ronflement émerger du lit de Peter, et il essaya de ne pas regarder Sirius tandis qu’il cherchait à savoir si on les écoutait. Après un moment, le calme retomba sur la chambre.

"Alors, tu veux de l’aide ou pas ?" le pressa-t-il en chuchotant. Et sans même attendre de réponse, il rassembla tout son courage pour glisser sa main gauche entre leurs corps, jusqu’à ce qu’il trouve le caleçon déboutonné de l’animagus, duquel émergeait une belle érection. Alors, VOILÀ pourquoi le lit était toujours mouillé... Ses doigts se posèrent sur la chair ferme et tendue…

-xxx-

Tandis que leurs yeux s’adaptaient à la pénombre de l’aube, Remus espérait pouvoir rester là encore un peu, à embrasser Sirius avant de se lancer dans un corps à corps plus poussé, mais même s’il ne voulait, en aucun cas, s’extirper de l’étreinte de l’animagus, il se doutait que les autres allaient bientôt se réveiller, si cela n’était pas déjà fait, spécialement Peter, qui était toujours le premier levé. Et puis, maintenant qu’ils avaient vraiment besoin d’une douche, le loup-garou n’était pas très tenté par l’idée d’être obligé de se doucher en présence d’un de leur deux amis et donc de garder ses mains dans un périmètre décent, loin de Sirius.

"Viens, on va se laver avant que les autres ne se lèvent," lui murmura le batteur, et Remus se demanda vaguement s’il avait lu dans ses pensées. Il hocha la tête, se forçant à s’asseoir, et remonta son pantalon de pyjama. Du coin de l’œil, il vit Sirius reboutonner son caleçon et, une fois présentables, les garçons descendirent du lit du préfet, se dirigeant tranquillement vers la salle de bains.

Le robinet avait tout juste été tourné et Remus venait à peine de s’autoriser un sourire, en voyant Padfoot le fixer fiévreusement, qu’ils entendirent des pieds nus claquer sur le carrelage à côté de leur cabine de douche.

"On se rattrapera plus tard," souffla Sirius à son oreille. Hochant encore une fois la tête, et mourant d’envie d’aller étrangler l’importun qui se trouvait dans la cabine voisine, Remus se savonna rapidement avant de se rincer en prenant bien soin d’ignorer l’autre garçon. Accroître son excitation, sachant qu’il ne pourrait pas se soulager avant des heures, n’allait certainement pas l’aider. De son côté, le brun semblait avoir eu le même raisonnement, car lorsque le loup-garou eut fini et qu’il se retourna, il trouva l’animagus en train de contempler le rideau de douche.

Cependant, rien n’empêcha Remus d’admirer le dos et les fesses du batteur, tandis qu’ils s’essuyaient et se préparaient pour descendre déjeuner.

-

Le jeune préfet ressentit le changement d’atmosphère, à l’instant même où il franchit les portes de la Grande Salle. Près de là, à la table des Hufflepuff, étaient assis trois garçons dont les regards étaient rivés sur Sirius et lui. Du côté des Gryffindor, en bout de table, une fille chuchotait à l’oreille d’une de ses amies et une seconde plus tard, elles se retournèrent toutes les deux pour les dévisager elles aussi. Une armée d’yeux suivaient religieusement chacun de leurs pas alors qu’ils s’approchaient de leurs places habituelles, où James les attendait.

Est-ce que tout le monde était au courant ? Est-ce qu’il y avait quelque chose dans leur façon de marcher ? Est-ce qu’il y avait quelque chose dans la façon dont ses cheveux tombaient ou dans la façon dont la robe de Sirius bruissait ? Est-ce que James lui avait tamponné le mot ‘gay’ en lettres rose, au beau milieu du front, pour lui jouer un mauvais tour ?

Avec une certaine anxiété, Remus balaya la salle du regard et nota que la plupart des élèves présents les détaillaient très ouvertement. Une vague d’effroi souleva son estomacet son appétit s’envola d’un seul coup comme il jetait un oeil à la pile de tranches de bacon et aux assiettes de harengs qui trônaient au milieu de la table.

"Bon sang, est-ce que tout le monde est au courant ?" gémit-il en s’asseyant. Il n’attendait pas vraiment de réponse, mais lorsque James lâcha un petit 'hmph', le loup-garou le fixa en fronçant les sourcils.

"Quoi ?" Le préfet en chef était en train de mâcher une généreuse bouchée d’oeufs quand il leur avoua. "Je ne l’ai dit qu’à Lily et Peter."

Remus grogna et laissa tomber sa tête sur son bras droit. Il ne savait pas si d’un des deux avaient parlé à quelqu’un, mais ce qui était sûr, c’était que toute l’école semblait être au courant.

"Hey, tu te souviens de ce que je t’ai dit la nuit dernière ?" chuchota Sirius d’une voix franche. "S’ils ont un problème avec le fait qu’on soit ensemble maintenant, alors ils peuvent tous aller se faire foutre."

"Mais comment est-ce qu’ils l’ont su ?" insista Lupin. Il ne pensait pas vraiment que Lily irait dire quelque chose, mais il avait des doutes sur Peter, surtout parce qu’ils avaient surpris leur ami blond à essayer de tricher pour les N.E.W.T.S. Est-ce qu’il irait rapporter un secret que James lui aurait confié ?

"J’ai dit à Peter de ne pas en parler," leur assura James, "et il ne trahirait jamais ma confiance. Pas plus que la vôtre, quand vous serez prêts à lui dire officiellement."

"Tiens, en parlant de notre petit rat-" commença l’animagus tandis que Remus levait les yeux sur un Peter souriant et qui prenait place à côté de James.

Pettigrew se pencha par-dessus la table, le regard scintillant. "Je suis sûr que vous me l’auriez dit ce matin, mais James a vendu la mèche hier soir. Je suis content pour vous en tout cas." Il se redressa et attrapa plusieurs tranches de bacon. "Tant que vous gardez vos mains dans vos poches quand je suis dans le dortoir..."

Le jeune préfet se sentit rougir. Bien sûr que Peter n’aurait rien dit ! Mais il ne put s’empêcher de froncer de nouveau les sourcils à l’idée que la seule autre personne qui savait, à part James et Peter, était Lily. Est-ce qu’elle aurait confié quelque chose à l’une de ses amies, peut-être Gwynne, qui l’aurait, à son tour, raconté à quelqu’un d’autre, répandant la nouvelle comme une traînée de poudre ?

Et puis, ses soupçons furent complètement balayés à la seconde où il sentit, plus qu’il ne vit, quelqu’un se tenir juste derrière lui. Lorsqu’il tourna la tête, ce fut pour tomber nez à nez avec un Snape exhibant un sourire méprisant et flanqué de ses deux complices, Evan Rosier et Theo Avery.

"J’espère que vous n’avez pas eu le temps de souiller la baignoire la nuit dernière, espèces de monstres répugnants. J’ai prévenu tout le monde de votre relation." Cracha Snape, les lèvres retroussées, alors qu’il les fixait par-dessus ses larges narines d’un regard noir. "Vous pouvez dire adieu à votre sale petit secret."

Incapable de retenir une grimace quand il comprit que Snape avait révélé à l’école entière, leur toute récente histoire, Remus se prit à espérer que Sirius ne ferait pas de scène. Mais, alors qu’il se tournait pour prier l’autre garçon d’ignorer le Slytherin, l’animagus se leva d’un bond et fit quelque chose de totalement inattendu. Il posa son bras gauche autour des épaules de Snape et le serra contre lui.

"Severus, mon chéri ! Quel bonheur de voir ton adorable petite bouille en cette superbe matinée ! J’ai noté que tu ne t’étais pas rasé aujourd’hui… ça te donne un air sexy. Je pourrais te dévorer sur place ! Avec autant de plaisir, sinon plus, qu’hier soir !" hurlait presque Sirius. Et puis, avec un sourire accroché au coin des lèvres, il s’écarta légèrement de son ennemi juré, pétrifié par le choc, avant de lui planter un grossier baiser sur les lèvres."Humm, tu étais merveilleux dans cette baignoire, la nuit dernière ! Qui aurait cru que tu avais une bouche aussi talentueuse ? Je ne pense pas avoir jamais vu Remus perdre le contrôle de cette manière, et je suis absolument CERTAIN de ne jamais l’avoir entendu crier si fort." Le loup-garou était persuadé que ses yeux allaient sortir de leurs orbites dans quelques secondes, tout comme ceux de Rosier et d’Avery.

Des ricanements s’élevèrent derrière Remus et quand il se détourna de ce perturbant spectacle, ce fut pour trouver James et Peter pliés en deux et fermement accrochés l’un à l’autre, comme pour ne pas sombrer.

"Snape, tu ne nous as jamais dit que tu en étais un, toi aussi !" s’exclama Rosier avec dégoût, tandis que qu’Avery et lui reculaient d’un même pas, à distance respectable.

"Par la barbe de Merlin, mais que se passe-t-il ici ?" S’enquit le professeur McGonagall qui venait d’arriver. Les sourcils froncés, elle scruta d’abord, Sirius, lequel ne pouvait s’empêcher de rire, puis Snape, qui baragouinait tout bas, le visage rouge de colère et d’ jeune préfet dissimula un sourire derrière sa main alors que leur directrice se tournait vers lui. "Et bien, Mr. Lupin ? Auriez-vous l’obligeance de m’expliquer pourquoi messieurs Black et Snape s’obstinent à perturber un parfait petit déjeuner ?"

"Euh...non, professeur." Remus lutta pour garder un minimum de contenance lorsqu’il leva sur elle un regard qu’il espérait poignant. "Ils sont juste en train de parler d’un exercice de potions."

Elle le fixa un instant, les lèvres pressées en une ligne fine. "Vraiment ? S’il vous plait, asseyez-vous Mr. Black, et vous, Mr. Snape, retournez à votre table, je vous prie. Je ne veux plus voir ce genre de ‘discussion’ durant les heures de repas. Est-ce que vous m’avez bien comprise ? Tous les deux ?" Snape hocha la tête d’un air menaçant et se retira sans demander son reste. Sirius, de son côté, lui lança un sourire rayonnant et récolta un nouveau regard suspicieux alors qu’il se rasseyait bien gentiment.

"Ça, mon vieux, c’est le truc le plus génial que j’ai vu depuis la quatrième année, quand tu as piqué un vieux caleçon dans le dortoir des Slytherin et que tu l’as ensorcelé pour qu’il flotte au-dessus de la tête de Snivellus pendant le dîner," s’exclama Peter avec entrain, tout en martelant le dos d’un James au bord des larmes. "Et en plus, c’était même pas planifié ; moi je dis que ça mérite la PREMIERE place des blagues jamais faites ici." Il leva son verre. "Bravo !"

Black haussa les épaules, un petit sourire au coin des lèvres, et porta un toast. Il se leva brièvement, s’inclina et se rassit avant que McGonagall ne se précipite sur lui pour le sermonner. Remus leva les yeux au ciel. Faites donc confiance au roi de l’‘exhibition’ pour se délecter d’être à l’origine de n’importe quel grabuge.

"Désolé de t’avoir entraîné là-dedans, Moony," s’excusa Sirius en lui offrant un clin d’oeil. "Je crois que je l’écorcherais sur place si Snivelly posait ses sales pattes sur toi."

Le loup-garou ne put retenir un gloussement. "Moi d’abord."

Le reste du petit déjeuner se déroula sans encombre et Remus réussit même à manger de la main gauche, maintenant que celle du jeune Black ne le dérangeait plus en s’approchant de sa bouche. L’animagus lui souriait de temps en temps et, quand il vit que James et Peter ne cessaient de les observer avec bonne humeur, il sut que les petites attentions de Sirius ne passaient pas inaperçues ; gêné d’être aussi transparent, le préfet avait grand peine à contenir le rouge qui lui montait aux joues. Lorsqu’ils quittèrent la Grande Salle pour se rendre à leur premier cours de la semaine, Charmes, Remus aperçut Snape lancer un regard noir à Sirius, les pupilles aussi froides et acérées qu’une lame de poignard. Si une simple paire d’yeux avait le pouvoir de tuer…

En temps normal, Lupin n’approuvait pas la façon dont le jeune Black traitait Snape. James agissait de la même manière, mais il s’était un peu calmé depuis qu’il avait réussi à attendrir Lily vers la fin de leur sixième année ; et lorsque le mois de septembre était arrivé, Sirius était pratiquement le seul à continuer de tourmenter le Slytherin. Remus s’était toujours contenté de regarder, avec beaucoup d’appréhension et une pointe de déception, mais il devait bien avouer qu’il avait trouvé la scène du petit déjeuner bien méritée.

Alors qu’ils passaient la porte de la salle de cours, l’esprit occupé par les récents évènements, le lycanthrope ne remarqua pas tout de suite que la pression exercée sur son poignet s’atténuait. Il baissa les yeux en même temps que Sirius, et quand la main droite de l’animagus se libéra du bras de Remus, les deux garçons se dévisagèrent, bouches bée.

Visiblement, les effets de la potion s’étaient dissipés.

-

Préoccupé, le jeune préfet n’écouta presque rien de toute la matinée et manqua les points les plus importants de chaque cours. Assis à ses côtés, Sirius ne semblait pas non plus concentré ; le regard perdu dans le vague, il jouait distraitement avec sa plume, la faisant virevolter entre les doigts de sa main droite. Aux alentours de dix heures, James nota l’air absent qui flottait sur le visage de Remus et lui sourit en haussant les épaules, comme pour dire, 'Ça devait bien arriver un jour ou l’autre, vieux.'

Un peu plus tard, lorsque la cloche sonna et dans un accès de panique, le loup-garou se demanda s’il serait capable de préparer une autre potion Fusionnante. Il avait déjà quitté la salle de leur troisième cours de la journée, Histoire de la Magie, quand il fut rattrapé par une voix criant son nom. Reconnaissant le timbre, il stoppa net et se retourna, les sourcils froncés.

"Où est-ce que tu cours comme ça ?" s’enquit Sirius en le rejoignant à la hâte, ses cheveux noirs tombant de manière désordonnée sur ses yeux bleus facétieux. Remus le fixa en silence, désirant plus que tout, avoir la possibilité de revivre la semaine passée. Comment fait-il pour être aussi beau ?

Puis il se rendit compte que l’autre garçon attendait une réponse, et il chercha, en vain, quelque chose à dire. Mais après tout, la vérité n’était pas si horrible que ça, alors il se lança, "Je descends dans les donjons, voir si je peux refaire une autre potion."

Un regard indéfinissable de la part de Sirius, et Remus sut que son idée était stupide avant même qu’il n’ait terminé sa phrase. Mais l’animagus se contenta de sourire avant de s’enthousiasmer, "Et cette fois, on pourra contrôler la fusion. Pourquoi pas, ma main gauche avec ta main droite, et on fusionne juste le bout des doigts ? Comme ça, on pourra toujours utiliser nos deux mains,et puis je pourrais admirer ta fossette toute la journée."

Laissant échapper un petit rire, Remus secoua la tête. "Toi et ta fascination pour ma fossette. Elle est vraiment si intéressante que ça ?"

Sirius leva la main et effleura la petite dépression, ce qui fit sourire Moony encore plus largement. "Elle fait partie de toi, moi, je la trouve magnifique. Et puis, ça te donne un air farouche et puissant à couper le souffle. Exactement comme le reste."

Remus haussa les sourcils, sachant pertinemment qu’il ne possédait pas de muscles saillants ni de poils sur la poitrine ni rien du tout qui pourrait être assimilé à de la ‘virilité’. Il tenta de protester, mais Black balaya sa modestie d’un signe de la main.

"Tu es beau, Moony," insista Sirius, les yeux étincelant. "Ton corps est parfait en tout point, ton visage m’envoûte à chaque fois que je te regarde, et tes yeux sont tellement..." Il suspendit sa phrase, clairement à la recherche du terme approprié.

"Marron ?" tenta Remus, amusé.

L’animagus rejeta la tête en arrière, laissant échapper un éclat de rire, et puis là, en plein milieu du couloir, il attira le jeune préfet tout contre lui et passa ses bras autour de son cou. Par-dessus l’épaule du batteur, Remus se rendit compte que plusieurs étudiants étaient en train de les observer, et il ne put retenir un frisson.

"Euh..." commença-t-il, ne sachant pas trop comment prévenir Sirius qu’ils étaient surveillés.

"Laisse-les mater," lui chuchota Padfoot, avant de l’embrasser juste sous la mâchoire et sur les lèvres, trop rapidement. Puis il se retourna en souriant exagérément à leur public et s’inclina de façon théâtrale. "J’espère que vous avez apprécié le spectacle ! Maintenant, c’est l’heure pour nous tous de nous rendre à notre prochain cours, alors je suis désolé d’être aussi grossier, mais, bougez vos culs de là et foutez-nous la paix."

Et avec ça, il attrapa Remus par le bras et l’entraîna brusquement avec lui. Au lieu de redouter les messes basses que se faisaient leurs camarades tandis qu’ils s’éloignaient, le loup-garou se sentait transporté de joie. Sirius n’avait pas honte.

Cette pensée fut bien suffisante pour envoyer Moony sur un petit nuage pour tout le reste de la journée.

-

Au dîner, Remus remarqua que quelques élèves leur souriaient, alors que d’autres avaient les sourcils froncés, mais la plupart se contentait de les fixer. C’est alors qu’il comprit qu’il ne leur accordait plus autant d’importance. Sirius était AVEC lui, et il se fichait de ce que les gens pensaient.

A peu près à la moitié du repas, James se lança, avec fougue, dans le récit de l’extraordinaire succession de manœuvres que l’attrapeur de l’équipe des Pride of Portree avait mis en place contre les Wimbourne Wasps durant le précédent match de Quidditch. Le préfet en chef était penché au-dessus de la table, mimant l’une des actions, quand Lily et Gwynne s’arrêtèrent près d’eux.

"Salut, Remus. Salut, Sirius," s’exclama Lily, le regard pétillant de malice. Lupin jeta un rapide coup d’oeil à Gwynne et fut intrigué de la voir étudier l’animagus, une légère grimace au coin des lèvres.

"Alors, Remus, je suis contente que tu aies finalement ouvert les yeux à propos de notre cher Black, ici présent." Le loup-garou la fixa, stupéfait. Comment était-elle au courant ?

"Qui a dit que Moony n’avait pas besoin de lunettes, après tout ?" marmonna Peter en pouffant dans son pudding.

Sirius lâcha un grondement ironique, avant de se tourner vers attrapa son verre et but une gorgée, notant le sourire que la jeune fille affichait.

"Et comment est-ce que tu sais ça ?" lui demanda le batteur. Elle haussa les épaules, examinant rieusement ses ongles.

"Daniel m’a parlé de toi l’année dernière," avoua-t-elle. Le loup-garou déglutit, détaillant Sirius, qui, lui, l’observait fixement. Elle continua."De toute façon, j’aurais dû m’en rendre compte plus tôt, après le samedi qu’on a passé à Hogsmeade."

"Comment ça ?"

Elle pointa Lupin du bout du menton avant de reporter son attention sur l’aîné des Black. "Je voulais que ce soit un rendez-vous parfait, mais tu as passé toute la journée à parler de Remus."

Dissimulant un sourire satisfait derrière son verre, lorsqu’il se rappela que Sirius et Gwynne étaient sortis ensemble pendant leur cinquième année, le préfet jeta un œil sur le côté pour voir le brun, planté sur son séant, immobile, le visage écarlate.

Elle se pencha sur l’animagus et, tandis qu’il prenait une autre gorgée, Remus eut du mal à l’entendre quand elle chuchota à l’oreille de Padfoot. "Daniel m’a raconté les détails les plus juteux. Alors, tu préfères jouer le soumis ? Tu aimes te faire prendre par derrière, hein ?"

Abasourdi, le jeune loup-garou s’étrangla avec son jus de citrouille, des larmes lui montèrent aux yeux et il fut obligé de recracher sa limonade dans son verre en essayant de calmer ses toussotements. Gwynne lui lança un clin d’oeil avant de tourner les talons, suivie de près par Lily qui leur offrit un dernier sourire.

Sirius secoua la tête. "Les femmes," marmonna-t-il, les joues rouges. "Qui a vraiment besoin d’elles ?"

-

Après dîner, Remus s’était installé dans un coin de la salle commune pour reprendre ses devoirs et il se battait à présent avec sa dissertation de Potion. Wauldin était du genre très exigeant sur la grammaire, et la dernière fois qu’il s’était attelé à la rédaction de cet essai de malheur, le préfet avait manqué de concentration, distrait par une certaine personne.

Cependant, Remus se rendit compte qu’il n’arrivait toujours pas à se concentrer. Il leva les yeux et trouva Sirius assis, avec Peter, à l’autre bout de la pièce, mâchant un ballongomme-du-bullard et souriant timidement dans sa direction. Moony lui renvoya son sourire, sans grand enthousiasme, et agita la main, s’étonnant de ne pas être déprimé par le fait que l’animagus n’en avait terminé avec ses devoirs que parce que le loup-garou les avait finis la nuit précédente, ne sachant pas si leurs peaux seraient décollées pour aujourd’hui. Il récolta un autre sourire éclatant de la part de Sirius, un de ceux qui enflammaient ses joues avant de déverser une douce chaleur à travers son corps, et reporta son attention sur son parchemin.

Sa dissertation faisait près de vingt deux pouces de long, bien que recouverte d’une écriture plutôt petite. Malgré les quelques tâches d’encre éparpillées par-ci, par-là, Remus était assez satisfait de son essai, si bien qu’il pensait sûrement obtenir un ‘O’. Peut-être même un 'E', bien qu’il ne parierait pas sa chemise. Wauldin ne donnait jamais de 'E' aux Gryffindors.

Du coin de l’oeil, il aperçut James descendre les escaliers, un balai à la main et vêtu de sa tenue de Quidditch. Le garçon se dirigea droit sur la table où était installé Sirius et se pencha pour lui chuchoter à l’oreille. Balayant la salle du regard, Lupin remarqua que plusieurs autres élèves portaient également leurs tenues.

Curieux, il fronça les sourcils lorsqu’il aperçut le jeune Black lancer un regard, d’abord, suppliant, puis, furieux à son meilleur ami, avant que… son petit-ami ?... se lève et traverse la pièce. Arrivé à côté de Remus, l’animagus lui offrit un petit sourire, mais le loup-garou savait que ce dernier était forcé.

"On a un entraînement ce soir et j’avais complètement oublié. D’après le capitaine," il cracha le dernier mot en jetant un coup d’œil hargneux au préfet en chef, par-dessus son épaule, "je dois y aller puisque j’ai ‘séché’ celui de la semaine dernière et que le match contre les Slytherins, c’est ce week end."

Remus haussa les épaules, indifférent, se demandant pourquoi Sirius fulminait à ce point. "Ok. Je suppose que je serais encore là quand tu rentreras. Peut-être qu’après, on pourrait refaire un tour dans la salle de bains des préfets..." Sa bouche commença à se fendre d’un petit sourire, mais il s’arrêta net quand il réalisa que le batteur fronçait les sourcils.

"Tu ne seras pas là quand j’aurai fini. Tu es collé, tu te souviens ?" Lupin se figea, cherchant à comprendre de quelle manière il avait pu oublier. Il grogna et baissa les yeux sur sa montre, lâchant un juron lorsqu’il se rendit compte qu’il était déjà sept heure et quart. Pestant tout bas, il se leva et commença à jeter ses affaires dans son sac. Une main se posa sur son bras et l’arrêta.

"Je suis désolé de ne pas pouvoir venir avec toi. Je sais que je t’ai dit que j’irai..." Sirius avait l’air véritablement navré, mais Remus l’écarta d’un geste de la main tout en continuant à ranger ses affaires.

"Je ne suis pas en colère contre toi, Padfoot. C’est juste que je viens de me rendre compte que j’avais à peine quinze minutes pour descendre dans les donjons et il faut que je relise la dissertation, et puis je n’ai même pas encore commencé mes exercices de Botanique..." maugréa-t-il avant de sentir une paire de lèvres contre sa joue. Sirius s’écarta et lui sourit gentiment.

"Laisse tes affaires, je m’en occupe. Tu ne voudrais pas arriver en retard pour ta retenue," lui souffla affectueusement l’animagus. Remus fit ‘non’ de la tête et déglutit difficilement, tandis que ses sentiments pour l’autre garçon tourbillonnaient à l’intérieur de sa poitrine. Il réussit tout de même à lui rendre son sourire.

"Hey," lança-t-il en voyant Sirius en train de mâcher, "est-ce que tu as un autre ballongomme ?"

Le jeune Black grimaça tristement. "Désolé, c’était mon dernier. Mais je peux aller voir si quelqu’un..."

Remus secoua la tête. "T’en fais pas pour ça. Je voulais juste avoir quelque chose pour m’occuper un peu l’esprit, et peut-être que ça m’aurait même empêché de sentir l’odeur de la pâte nettoyante que Wauldin VA me donner pour récurer les chaudrons, parce que je sais que c’est à ÇA que je vais passer ma soirée..."

Reposant son sac sur la table et ignorant les regards des autres étudiants, il planta un rapide baiser sur les lèvres de Sirius, avant de faire un signe de la main à James et Peter, et de s’éclipser par le portrait.

Alors qu’il descendait le couloir, il entendit des bruits de pas derrière lui, et lorsqu’il se retourna, il vit le batteur courir jusqu’à lui. "Est-ce que j’ai oublié quelque chose ?"

Sirius hocha la tête avec un grand sourire et l’attrapa par le cou pour l’embrasser sans retenue. Le jeune préfet savait qu’il était dans son intérêt de se dépêcher, mais la sensation de cette bouche contre la sienne lui donnait l’impression que le temps s’arrêtait juste pour lui. Il commença à grogner, tandis qu’il se laissait aller, des souvenirs de la matinée fusaient déjà dans sa tête, quand il sentit une petite boule douce entrer en contact avec sa langue et, Sirius s’écarter de lui.

"Je te donne le mien," chuchota Padfoot, en manque de souffle. "Je t’attendrai là-haut." Et puis il lui tourna le dos et se pressa en direction du portrait, abandonnant Remus au beau milieu du corridor, en train de mâchouiller un ballongomme usagé. Lorsqu’il l’écrasa contre ses dents, il arriva à distinguer les goûts de la gomme, un peu de fraise et de citron vert, et beaucoup de Sirius. Quelques jours plus tôt, une partie de lui aurait trouvé cela révoltant de mâcher le chewing-gum de quelqu’un d’autre, mais, à cet instant, une autre partie de lui lui rappela qu’il avait déjà goûté des fluides beaucoup plus intimes appartenant à l’animagus...

Soupirant avec contentement en mâchouillant son ballongomme, Remus se décida enfin à bouger. Il posa distraitement ses doigts sur son poignet gauche et laissa son esprit vagabonder comme il se dirigeait vers les donjons. Il tenta d’évaluer ses sentiments et réalisa brusquement qu’il était tout simplement heureux. Indéniablement et divinement heureux. Et il ne put s’empêcher de sourire stupidement tandis qu’il avançait dans le couloir désert. Les torches accrochées aux murs paraissaient s’illuminer de plus belle, et le temps qu’il atteigne la salle de Potions, le coeur de Remus était déjà comblé. Il frappa à la porte et l’ouvrit doucement, un sourire euphorique vissé sur le visage.

"Humm, Lupin, pile à l’heure. Je vois que Black n’est pas avec vous, je suppose donc que les effets de la potion se sont déjà dissipés. Dommage." Railla le revêche professeur, avec mépris.

Mais même le fait de décrasser tous les chaudrons des premières et deuxièmes années, à la façon moldue, ne réussit pas à détruire sa bonne humeur. Tout en accomplissant sa corvée, il s’autorisa à fantasmer sur Sirius, se rappelant des mains du garçon aux cheveux noirs sur son corps, de son goût sur sa temps passa vite, et lorsque Remus baissa les yeux, il réalisa, avec incrédulité, qu’il venait juste de finir le dernier chaudron.

"Il semblerait que vous ayez terminé, Lupin," Wauldin quitta son bureau et se dirigea vers lui, abandonnant les devoirs qu’il était en train de noter. "Il faut juste que j’inspecte votre travail pour être sûr que vous avez tout nettoyé correctement, ensuite vous pourrez y aller." Remus attendit, mettant de côté les éponges et les pains de savon pendant que Wauldin faisait le tour des chaudrons, laissant traîner un doigt à l’intérieur de certain d’entre eux. Finalement, il hocha la tête. "Souvenez-vous," l’avertit le professeur comme il posait la main sur la poignée de la porte, "que vous avez toujours cet essai de vingt pouces à me rendre. Je compte bien le voir sur mon bureau à la première heure demain, paraphé de vos deux noms, à vous et à Black."

Remus hocha de nouveau la tête et se précipita hors de la salle de classe, impatient de rejoindre la tour Gryffindor. Il n’était qu’à la moitié du chemin lorsqu’il croisa McGonagall, mais étant donné l’heure avancée, elle l’arrêta d’un mot, les sourcils levés. Il lui expliqua qu’il sortait d’une retenue et les lèvres de son professeur se contractèrent tandis que son regard glissait sur son l’insigne de préfet avec une pointe de déception. D’un hochement de tête, elle le laissa partir et Remus se rua dans les escaliers, montant les marches quatre à quatre, hurlant presque le mot de passe à la Grosse Dame dans sa hâte de voir l’animagus.

Une fois dans la salle commune, le loup-garou balaya la pièce d’un regard frénétique, mais elle était vide. Il jeta un coup d’oeil à sa montre. Il est juste dix heureset demi. Où est-ce qu’il est ? Il remarqua que son sac gisait toujours en bout de table et quand il arriva à sa hauteur, il trouva deux rouleaux de parchemin trônant fièrement sur le plateau de bois. Il déroula le premier et s’aperçut que ses exercices de Botanique étaient faits. Il le reposa et tendit le bras vers le second rouleau. Il s’agissait de leur devoir de Potions que Sirius avait complété de son écriture la plus soignée, bien au-delà des vingt deux pouces déjà rédigés par Remus. Il déroula le parchemin jusqu’au bout et remarqua plusieurs phrases qu’il n’avait pas écrites. Alors qu’il commençait à lire, il eut l’impression de sombrer dans de la Bièraubeurre, l’alcool s’infiltrant jusque dans ses os, les réchauffant de l’intérieur.

La potion Fusionnante, était-il écrit, est la plus géniale des potions jamais concoctées. Hogwarts lui-même a été construit avec son aide, les pierres qui le façonnent ont été scellées grâce à elle, et l’éditeur Obscurus Books a alors commencé à utiliser cette extraordinaire potion pour relier ses livres, leurs permettant ainsi de vieillir sans jamais se détériorer, ni tomber en miettes. C’est une potion tellement miraculeuse que tout le monde devrait apprendre comment la préparer. Plutôt facile à élaborer, elle s’avère très pratique, surtout lorsqu’elle est associée à la peau humaine. Le temps que j’ai passé attacher à un autre être humain a transformé ma vie. Bouleversé, je dirais même, et je voudrais remercier le professeur Wauldin d’avoir permis mon ‘union’ avec le garçon le plus fantastique et intelligent et sexy que je n’ai jamais rencontré. Honnêtement, fusionner avec l’objet de votre affection durant toute une semaine est une expérience que chaque être vivant devrait tenter.

Souriant comme un bienheureux en arrivant au point final, Remus enroula le parchemin sur lui-même, sachant pertinemment que Wauldin n’apprécierait pas le dernier paragraphe. Il le rangea dans son sac,l’allégresse s’engouffrant dans chacune de ses veines, et lorsqu’il leva les yeux, ce fut pour trouver Sirius, planté sur la dernière marche des escaliers, la cape d’invisibilité de James négligemment jetée en travers de son bras.

"Puis-je vous proposer un bain, Mr. le préfet ?" s’enquit-il avec un sourire séducteur, et Remus laissa retomber son sac sur la table, se ruant à grandes enjambées dans les bras du batteur.

"J’arrête pas de penser à toi," murmura-t-il dans le cou de l’autre garçon, avant d’embrasser la peau qu’il trouva là. "Je me fiche de ce que les autres pensent, maintenant. Je me fiche de ce que Snape va dire de nous jusqu’à la fin de l’année,et je me fiche de ce que Wauldin pensera quand il lira que tu as écrit. J’ai juste de la chance de t’avoir."

Sirius resserra son étreinte. "C’est moi qui ai de la chance, Moony," chuchota-t-il. "Et demain, je le hurlerai au beau milieu de la Grande Salle si c’est ce que tu veux."

Remus pouffa tout bas. "Non, ce n’est pas la peine."

"Parfait, j’aurai plus de temps pour manger, comme ça." L’animagus s’écarta légèrement et sourit, levant la main pour faire glisser son pouce le long de la mâchoire du loup-garou. "Aah, comment est-ce que tu fais pour être aussi beau ?"

Lupin leva les yeux au ciel. "Oui, oui. Tu n’as pas besoin de me flatter pour me satisfaire, tu sais."

Un immense sourire vint fièrement orner les lèvres de Sirius et le jeune préfet crut que son coeur allait exploser de bonheur.

"A présent, mon cher Padfoot, je crois vous avoir entendu mentionner un bain, non ?"

C’est ainsi que les deux garçons se faufilèrent sous la cape d’invisibilité et traversèrent le portrait. Personne n’eut plus de nouvelle jusqu’au matin suivant.

-end


Ndt: alors, quel genre de fic préférez-vous pour la prochaine traduction, j'en ai pas mal en réserve... ^^'


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