Help
Home Just In Communities Forums Beta Readers Dictionary Search
: B s . A A A    : full 3/4 1/2   : E E   : Light Dark Books » Harry Potter » Black

morgane-senjo
Author of 5 Stories

Rated: M - French - Romance/Angst - Sirius B. & Remus L. - Reviews: 55 - Updated: 07-07-08 - Published: 05-08-08 - id:4245056

BLACK

Disclaimer: Je ne suis pas, et ne serais jamais propriétaire des personnages de Harry Potter…malheureusement…l’histoire ne m’appartient pas non plus, je ne suis là que pour le travail de traduction.

Warnings: SB/RL SLASH; UA (monde sans magie, ni lycanthropie); langage.

Résumé: Remus Lupin est un timide et innocent élève londonien. Sirius Black est un intimidant et mystérieux jeune homme aux effrayantes origines et à l’attitude étrange. Quand leurs chemins se croisent, c’est un coup du sort, et ça en devient une obsession.

Auteur: Dragon Mistress

Chapitre: 1/ 12


Chapitre 1

La gentillesse des étrangers.

Remus J. Lupin n’aurait pas pu avoir de pire journée.

Ça avait commencé avec du porridge pour le petit déjeuner - qui n’est pas le meilleur des plats, et, aussi loin que pouvait se souvenir Remus, chaque mauvais jour de sa vie avait commencé avec du porridge au petit déjeuner. Il le mangea cependant sans se plaindre, et parti rapidement pour l’école, après avoir embrassé sa mère.

Naturellement, comme il avait quitté la maison tôt (Remus était un garçon très ponctuel), il n’y avait presque personne à l’école et les portes n’étaient pas encore ouvertes. Les seuls élèves présents faisaient partie des familles les plus huppées, mais étaient aussi ceux qui étaient les plus mesquins et les plus méchants, ils venaient plus tôt pour jouer au football ou fumer. Remus ne pouvait vraiment pas comprendre comment des types qui fumaient autant pouvaient réussir à courir; mais il resta silencieux et essaya de ne pas attirer l’attention quand il s’installa derrière un arbre en attendant l’ouverture de l’école. Mais, comme d’habitude, cela ne servit à rien, et plusieurs lycéens le remarquèrent, debout et seul, et lui lancèrent leurs habituels cris et insultes.

- Tu sembles fatigué Lupin, la nuit dernière a été difficile ?

- Hey, il y a un couple de poufs en bas de l’avenue Kent qui aurait besoin d’un garçon comme toi!

Jusqu’à ce que Remus dût baisser la tête, pour leur cacher le rouge qui lui était monté aux joues et dût lutter pour retenir ses larmes.

A seize ans, Remus était petit et svelte, ses cheveux châtains clairs, ses yeux noisettes et sa peau laiteuse. Il s’habillait toujours soigneusement et méticuleusement, son blazer marron boutonné, son pantalon bleu marine repassé, sa cravate bleue et ivoire parfaitement nouée, et ses chaussures lustrées. Il portait des lunettes pour lire et il se dégageait de lui un air de fragilité et de féminité, et c’est pourquoi les voyous s’en prenaient à lui. Il n’était doué pour aucun sport, excepté la course, et il détestait l’éducation physique. Mais, en classe, Remus était dans son élément - il était un excellent élève, attentif et consciencieux, qui faisait le bonheur de ses professeurs et recevait d’eux de nombreuses éloges. Cela ne dérangeait pas trop les autres élèves, mais quelques uns avaient l’intention de le faire payer à Remus pendant la pause. Remus avait estimé qu’il pourrait probablement battre le record du monde du Plus Grand Nombre de Retour A La Maison Pour Se Changer, ou du Plus Grand Nombre de Cravates Perdues, ou quelque chose de la sorte.

Mais aujourd’hui était vraiment un très mauvais jour. Remus avait du quitter l’école pendant le déjeuner pour changer entièrement d’uniforme, celui qu’il portait était si déchiré et sali qu’il en devenait méconnaissable. Sa mère gémit quand il entra dans la maison.

- Un autre uniforme de ruiné! Tu ne te soucies donc pas de l’argent que ton père et moi avons du sacrifier pour tes uniformes? Ces vêtements sont hors de prix et ta sœur a besoin de vêtements aussi !

Et ainsi de suite, jusqu’à ce que Remus reparte à l’école dix minutes plus tard après que sa mère lui ait fait la morale et lui ait donné un coup de règle sur les doigts.

Ce n’était qu’un autre mauvais coup après un autre.

Et ça avait empiré.

Aussitôt que Remus apparut devant la porte de l’école après ses cours de l’après-midi, plusieurs lycéens s’approchèrent de lui. Remus les regarda avec une prudence circonspecte, prêt à courir; ils faisaient partie des pires voyous du lycée.

- Pourquoi est-ce que tu recules comme ça Lupin? Demanda le plus grand du lot, une brute nommée Williams. Je veux juste te demander si tu es libre ce soir - tu es si mignon, et je ne sais pas dire non à une bonne baise.

C’était ça. Remus se mit à courir, comme une gazelle, sans prendre la peine de répondre. Il entendit Williams et ses copains laisser tomber leur sac et le poursuivre. Cela se transforma en une furieuse chasse à travers les rues de Londres. Remus évitait les gens, sautait par-dessus les bouches à incendie, des poubelles tombées par terre, zigzaguait entre les réverbères et les boîtes aux lettres. Les cinq garçons qui le poursuivaient n’étaient pas aussi rapides ni aussi agiles qu’il ne l’était, et il ne lui fallut pas beaucoup de temps pour réussir à les semer. Mais pendant qu’il cherchait à s’échapper, il s’était aventuré dans une partie du quartier qui lui était inconnue, les rues étaient sales, les immeubles qui s’élevaient autour de lui miteux, et ayant désespérément besoin de nouvelles fenêtres. Les quelques personnes qu’il avait croisées avaient tourné la tête, et marchaient d’un pas pressé sans lui adresser le moindre regard, comme s’ils ne l’avaient pas vu. Remus déglutit, nerveux, ajusta les bretelles de son sac sur ses épaules, et leva les yeux vers un ciel qui s’assombrissait peu à peu. Avant de rentrer dans quelque chose de solide.

- Ouch! Bon sang, regarde un peu où tu vas ! Cracha une voix énervée.

Remus réalisa qu’il avait foncé la tête la première dans un jeune homme de son âge, ou à peine plus âgé, qui le regardait maintenant fixement. Il était terriblement intimidant: ses longs cheveux noirs brillants lui tombaient sur les épaules, sa peau était aussi blanche que la neige et ses yeux bleus foncés lui semblaient positivement mortels. Il était entièrement vêtu de noir, couleur accentuée par des bijoux en argent. Ses yeux étaient soulignés d’un trait de khôl et ses lèvres peintes de la nuance de rouge la plus foncée que Remus n’ait jamais vue.

Comme Remus restait bouche bée, il leva une main pâle, sertie de bagues, à ses lèvres et tira sur sa cigarette. Ses ongles étaient peints en noir.

- Je - Je suis désolé, balbutia Remus, faisant quelques pas en arrière. Je - ne re-regardais pas où j’a-j’allais…

- C’est évident, murmura l’étranger. Il se tourna et commença à partir. Remus mordilla sa lèvre, regarda à nouveau le ciel assombri, et le suivit.

- Hey - attends!

L’étranger se retourna, un air mauvais sur le visage.

- Quoi ?

- Um - Je ne veux pas paraître impoli, mais - Je suis perdu, et -

- C’est pas mon problème. Tu es assez stupide pour traîner ici, l’inconnu chassa ses cheveux de son visage et porta se cigarette à ses lèvres.

- Est-ce que tu pourrais m’aider ? Implora Remus. Je dois rentrer chez moi - ma mère doit commencer à s’inquiéter.

- Je ne sais pas qui tu penses que je pourrais bien être, mais je ne suis pas un putain de flic, grogna-t-il en se frottant le front. C’est bon, c’est bon, je vais t’aider, mais il vaut mieux pour toi que je ne te revois pas après ça!

- Merci, dit Remus, soulagé. Merci beau -

- Fais chier. Allons y. L’inconnu laissa tomber sa cigarette et l’écrasa du talon de sa chaussure. Remus se dépêcha de le suivre. Il avait vraiment de très longues jambes et faisait de grandes enjambées, il était difficile de rester à son niveau, particulièrement avec un sac énorme sur le dos. Il mena Remus à travers des rues et des ruelles dont il n’avait pas le moindre souvenir de les avoir traversées à un moment ou un autre,et il se sentit pris de vertiges rien que d’y penser. Mais, après une trentaine de minutes, ils émergèrent devant un entrepôt, juste au croisement de Baker’s Sweet Shoppe, un lieu divinement familier.

- Je sais où je suis maintenant, dit Remus dans le dos de l’étranger. Je peux m’en sortir maintenant…merci pour ton aide. Je ne sais pas comment te remercier…

L’inconnu se retourna et le fixa.

- Est-ce que… est-ce que je peux te donner de l’argent ? Demanda timidement Remus, levant les yeux vers son regard insondable et aussi sombre que le ciel de minuit.

- Nan. J’ai une meilleure idée.

Avant que Remus n’ait pu dire quoi que ce soit, l’inconnu attrapa le menton de Remus entre son pouce et son index et l’embrassa. C’était un baiser sans douceur, mouillé, la langue de l’autre homme s’immisça entre ses lèvres. Il pouvait sentir le goût du tabac dans le souffle de l’autre, mélangé au goût légèrement cireux de son rouge à lèvres. Abasourdi, Remus ne pouvait même pas penser à s’éloigner. Il était complètement figé, et, de toute façon, le jeune homme avait son bras autour de sa taille, retenant Remus contre lui, la main se perdant sur ses fesses. L’odeur de cigarette mélangée à celle de l’eau de Cologne qui empreignait ses cheveux et ses vêtements l’étouffait presque. Remus ne pouvait rien faire. Il gémit doucement dans la bouche de l’inconnu, appuyant fermement son corps contre l’autre, lui rendant son baiser. Celui-ci se retira brusquement, et alluma une autre cigarette.

- Merci pour la récompense, dit-il avec un petit sourire satisfait, faisant un clin d’œil à Remus, avant de repartir par le chemin qu’ils avaient pris.

Remus resta cloué sur place, fixant la sombre ruelle dans laquelle l’inconnu venait de disparaître. Lentement, comme si c’était un rêve, il porta ses doigts à ses lèvres, qu’il sentit presque engourdies. Il venait d’être embrassé - par un total inconnu, un homme! Les yeux grands ouverts, il se laissa glisser par terre, tout à fait abasourdi. Et, en plus de ça, ça avait été la chose la plus excitante qui soit. De quoi avait-il était question?

Remus se remit sur ses pieds, et se dépêcha de rentrer chez lui, ses jambes curieusement faibles, il ne pouvait s’empêcher de regretter de ne pas connaître le nom du jeune homme…et il ne pouvait s’empêcher de repenser encore et encore à ce baiser.

A suivre…


J’espère que ce chapitre vous a plu ! J’attends vos réactions.

Je ne suis pas entièrement satisfaite de la tournure de certaines phrases, mais bon, je ne peux pas continuer à buter sur toutes les phrases qui m’énervent! Sinon, je ne posterais jamais! Et puis bon, si ça vous plaît, j’ai encore 11 chapitres qui m’attendent!

Je pense poster la suite la semaine prochaine, ou peut-être avant…selon les réactions…

A la prochaine !


Return to Top