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Games » Final Fantasy VII » Guide font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Anyssia
Fiction Rated: K+ - French - Adventure/Romance - Cloud S. & Sephiroth - Reviews: 42 - Published: 05-26-08 - Updated: 06-23-08 - id:4280721

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Guide
Par Anyssia
26/05/2008

Aventure, slash, what if? – Cloud, Sephiroth, Zack
Base/Spoilers
: Compilation Final Fantasy VII.
Résumé
: Et si Cloud n'était pas entrée dans l'armée de la Shinra et qu'il avait été le guide désigné pour suivre Sephiroth et Zack au réacteur ?
Etat
: béta-lectrice : Alake 07/06/2008
Disclaimer : Les personnages et le contexte sont la propriété originale de Square Enix. Cette variante du scénario par contre m'appartient entièrement. Je ne reçois pas d'argent sur ce travail.

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Chapitre 1 – Buster Sword

Cloud rengaina son épée avec appréhension. Il avait beau patrouiller régulièrement autour du réacteur, le nombre de monstres continuaient à croître de façon exponentielle. Et ils étaient coriaces, beaucoup trop, même pour des monstres de Nibelheim. Sans compter que personne n'en avait jamais vu de tels auparavant.

Avec un soupir déconcerté, le jeune homme se décida à regagner le village. Il commençait à se faire tard, il ne pouvait pas risquer de se faire surprendre sur le chemin du retour avec peu de visibilité. Ce serait la mort assurée.

Un reflet à terre attira son attention alors qu'il se remettait en marche, et il scanna rapidement les environs avant de s'agenouiller. Un éclat de métal.

Désabusé, Cloud dégaina à moitié son épée. Touché. Le fil de sa lame bon marché, déjà pas très net, avait obtenu une nouvelle encoche dans ce dernier combat.

Il allait devoir acheter une nouvelle arme bientôt. Un rapide calcul mental de ses finances lui confirma que ce ne serait pas cette fois encore qu'il pourrait se procurer du matériel digne de ce nom.

"Strife ! Attends !"

Surpris par l'exclamation, Cloud se retrouva sur ses deux pieds, deux bons mètres en arrière et l'épée complètement dégainée, avant que son cerveau n'ait le temps de reconnaître la voix d'un des techniciens du réacteur.

L'homme fronça les sourcils, mais ne commenta pas. Après tout, ce morveux d'à peine seize ans était le seul combattant, dans ce village de paysans, à pouvoir protéger le réacteur avec une relative efficacité. La montagne était traîtresse, et les monstres encore plus, dans ce coin reculé et sans pitié.

"La Shinra vient d'appeler : ils ont envoyé quelques uns de leurs soldats pour une maintenance au réacteur. Ils arriveront ce soir et auront besoin d'un guide. Tu leur réserveras des chambres à l'auberge et demain tu les ramèneras ici."

Cloud fronça les sourcils. Que la Shinra décide d'envoyer des soldats au fin fond de nulle part, c'était leur problème. Mais il n'allait certainement pas servir de nounou gratuitement.

Il était parfaitement conscient que la plupart des scientifiques et techniciens travaillant au réacteur n'auraient jamais accepté ce poste s'il n'avait pas été là pour nettoyer les environs. Marchander, dans ces conditions, était généralement plus profitable pour lui que pour les employés furieux.

Le jeune homme retourna au réacteur d'un pas décidé. Avec un peu de chance, il empocherait suffisamment avec cette course pour s'offrir une épée un peu plus solide.

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Cloud patienta calmement au comptoir du marchand d'armes, la descente relativement tranquille lui ayant permis d'arriver avant la fermeture de la boutique. Il laissa ses pensées le distraire, rendu perplexe par l'attitude des chercheurs : ceux-ci avaient semblé nerveux et intimidés.

La venue des soldats le rendait aussi agité, même s'il maîtrisait facilement ces émotions. Il y avait plusieurs années maintenant qu'il avait abandonné ses rêves de SOLDIER et de Général Sephiroth et de Midgar... Depuis que la santé de sa mère s'était brutalement dégradée lors de sa treizième année, il avait enfoui ses plans et ses espoirs d'évasions et...

De toute façon, l'armée n'était pas faite pour lui. Cloud avait essayé plusieurs armes depuis qu'il s'était engagé à nettoyer les abords du réacteur pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa mère. Et ses talents de tireur étaient indubitablement inexistants !

Il avait beau être relativement habile avec une épée, il n'aurait jamais été enrôlé dans la section d'élite, le SOLDIER, s'il ne parvenait même pas à faire ses preuves dans l'armée régulière. Et avec son aptitude à tirer partout, sauf vers la cible, Cloud n'était même pas certain qu'il aurait été accepté aux épreuves d'entrée des novices.

Le toc sourd et cadencé annonçant l'arrivée du vieux maître d'armes et de sa canne tira le jeune homme de sa rêverie. Il se réprimanda silencieusement pour avoir laissé ses espoirs irréalistes le distraire à nouveau, et le salua poliment.

Le vieux Sven, comme la plupart des gens du village, ne répondit même pas à son bonjour et fronça les sourcils. Cloud répondit à son regard hostile par un visage soigneusement neutre. S'il l'énervait, le vieux sénile serait tout à fait capable de refuser de le servir. Et Cloud ne trouverait certainement aucun soutien auprès du reste des habitants.

Décidé à expédier rapidement l'affaire, Cloud dégaina l'épée standard qu'il avait finalement brisé en deux morceaux nets sur le dernier monstre ayant croisé son chemin au retour. Cette fois, l'achat d'une nouvelle arme ne pourrait certainement pas être considéré comme un luxe.

Avec l'argent empoché un peu plus tôt pour sa nouvelle fonction en tant que guide ainsi que la petite monnaie que lui rapporterait la vente du métal de son ancienne épée, il pouvait définitivement s'offrir quelque chose d'un peu plus massif et efficace contre les monstres de Nibelheim.

"Je vous revends cette épée pour cent gils. Et je voudrais acheter l'épée Buster à mille gils. S'il vous plaît."

Ce n'était pas la première fois qu'il venait changer d'arme, mais être poli avec ce vieux bouc lui était toujours aussi pénible. Surtout lorsqu'il était parfaitement conscient que le vieux pingre reprenait les armes des autres voyageurs pour cinq cents gils.

Malgré l'envie persistante de maudire l'homme, Cloud conserva sa neutralité avec flegme. Il était déjà chanceux que l'autre ait seulement accepté de racheter quelque chose que le bâtard du village avait utilisé.

"Mille deux cents."

Incrédule, Cloud resta sans voix quelques instants. Son regard passa rapidement sur la lame en exposition, le prix bien visible, puis revint au vendeur.

"Elle est affichée à mille."

Son cœur battait douloureusement dans sa poitrine, et s'il serrait plus ses dents, il allait finir par les briser.

"Moi j'dis mille deux cents. Si t'es pas content, va voir ailleurs."

Sachant qu'il ne pouvait pas se permettre de se mettre à dos le seul marchand d'armes du village, Cloud inspira profondément et enfoui rapidement la colère bouillonnante qui menaçait de le submerger.

En silence, il plaça posément la somme demandée sur le comptoir, et attacha le harnais de sa nouvelle épée sur son dos. Au moins, l'autre n'avait pas été jusqu'à lui vendre l'épée sans son support. Il quitta la boutique sans un mot de plus et ferma délicatement la porte.

S'il ne contrôlait pas ses mouvements, il aurait probablement brisé la poignée rien qu'en l'ouvrant.

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Tête basse, Cloud traversa hâtivement la place du village. Il ne pouvait pas retourner auprès de sa mère dans cet état de nerfs, et les soldats n'arriveraient pas avant au moins trois bonnes heures, juste à la tombée de la nuit. Le bruit du camion, unique dans ces montagnes où le seul véhicule circulant était celui du ravitaillement deux fois par mois, ne passerait pas inaperçu.

Le jeune homme contourna par la gauche le manoir Shinra et grimpa souplement le long de la gouttière arrière. Les fenêtres du rez-de-chaussée étaient toutes barricadées depuis des années, mais les derniers habitants n'avaient pas prit la peine de se donner ce mal avec l'étage.

Depuis plusieurs années, la masure était devenu sa maison. Il se sentait plus à l'aise dans les pièces sentant le renfermé, où les monstres côtoyaient les termites, qu'avec sa mère qui passait le plus clair de son temps installée dans son fauteuil devant sa fenêtre. Depuis la maladie, elle perdait de plus en plus conscience de la réalité, et attendait désormais que l'homme qui les avait abandonnés des années auparavant ne revienne auprès d'elle.

Voir l'état de sa mère se dégrader de jours en jours, et supporter l'agressivité à peine cachée des habitants était trop pour Cloud. Il s'était réfugié un jour dans le manoir pour échapper aux brutes qui le poursuivait, et avait eu l'agréable surprise de découvrir que les lâches étaient trop effrayés par la réputation de manoir hanté pour l'y suivre.

Depuis, il passait la majeure partie de son temps libre et parfois même ses nuits dans la vieille baraque.

Les divers monstres peuplant les pièces étaient un bon moyen pour calmer sa colère et augmenter son niveau d'expérience. Il y avait même obtenu sa première épée, une vieille rapière rouillée qui avait accumulé une couche de poussière conséquence sur son mur d'exposition.

Et lorsqu'il était fatigué de combattre ou qu'il s'ennuyait, les papiers et livres abandonnés ça et là avaient été d'un grand secours. Cloud ne comprenait pas toujours tout – apparemment, le manoir avait servit de laboratoire avant sa naissance, – mais il avait apprit certainement plus avec ces bouquins poussiéreux que sur les bancs de l'école où il était plus occupé à éviter les attaques traîtres de ses camarades qu'à suivre l'enseignement de la vieille bique qui leur servait de professeur.

Cloud remit précisément la fenêtre branlante dans ses encoches, ne voulant pas dégrader la maison plus encore en permettant à une voie d'eau de se former, puis traversa rapidement le hall supérieur, et entra dans l'une des chambres. Il nettoyait méticuleusement et régulièrement toutes les pièces de leur poussière et toiles d'araignées, pour ne pas trahir ses allées et venues. Et puis comme ça, lorsqu'il se retrouvait à terre lors d'un combat, il y avait moins de risque pour qu'il soit prit d'une quinte de toux malencontreuse.

L'entrée du passage secret qu'il avait découvert dans cette pièce avait elle aussi été huilée et entretenue. Il l'utilisait assez souvent pour apprécier le coulissement fluide du pan de mur plutôt que d'avoir à le repousser à coups d'épaule. Il se souvenait encore des hématomes qu'il avait obtenus lors de sa première visite. Sans compter la cheville foulée lorsqu'une des dernières marches vermoulue avait cédé sous son poids.

Cloud progressa dans le chemin cabossé par le temps et les racines, à la lumière blafarde des ampoules à mako, et hésita un instant à réveiller Vincent, puis continua son chemin. L'homme avait beau apprécier le silence et avoir le don pour le mettre à l'aise même sans interagir avec lui, il n'avait pas besoin de supporter son humeur revêche ce soir.

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Sa nouvelle épée soigneusement posée sur le bureau, Cloud s'affala disgracieusement dans le fauteuil. Il l'inclina d'un geste et se déchaussa rapidement avant de tendre ses jambes aux muscles crispés. Les deux pieds callés près de son arme, il inspira profondément et entreprit la difficile tâche de se détendre.

Un à un, en commençant par le bas, il décontracta tous ses muscles, relâchant la tension avec un soupir fatigué.

Le jeune homme repoussa avec l'aisance de l'habitude le souvenir amer de sa visite chez le marchand d'armes, une déception de plus parmi tant d'autres. Il ne pouvait pas changer l'attitude des villageois envers lui, il l'avait appris bien assez tôt.

Par contre, il avait intérêt à se calmer avant d'aller accueillir les soldats, ou bien la réception pourrait mal se passer. Et il était hors de question que les gens du réacteur le force à rendre l'argent qu'il venait d'utiliser parce que deux ou trois soldats mal lunés auraient pris exception de son caractère peu engageant.

Après quelques instants, Cloud se redressa, et inspecta brièvement les étagères croulant sous les livres et autres rapports scientifiques, avant d'en choisir un. Depuis qu'il avait découvert cet endroit, il avait lu des dizaines de rapports tous plus traumatisants les uns que les autres.

Les deux bureaux et le sol en avaient été jonchés à son arrivée, et le garçon d'à peine quatorze ans qu'il avait été alors était déjà suffisamment résigné pour accepter ces histoires d'horreurs sans même les mettre en doute, ni les craindre.

Il avait passé des heures à trier tous les textes, puis à les lire. Les rapports alternaient entre pages imprimées et papiers couverts d'une écriture en pattes de mouche qu'il avait déterminé être celle d'Hojo, le scientifique responsable du projet. Un vrai bourreau, si on lui demandait son avis.

A l'époque déjà victime de la popularité de Sephiroth, le garçon était passé par tous les stades de l'horreur, de la pitié et de la compréhension, lorsqu'il avait découvert les expérimentations détaillées du scientifique fou sur son idole d'adolescent.

A seize ans, Cloud était finalement parvenu à se débarrasser de ces réactions de midinette, mais il aurait préféré se battre contre vingt démons de Nibelheim plutôt que d'admettre que sa fascination de môme s'était transformée en passion inavouable.

L'amourette de gosse qu'il avait ressentie envers Tifa, avant qu'elle ne quitte Nibelheim avec le maître d'arts martiaux qui l'avait prise sous son aile, n'était rien à côté des émotions traîtresses qui le réveillaient la nuit avec une érection enthousiaste et importune. Il ne comptait plus le nombre de fois où il avait maudit ses hormones et vaincu son excitation à coups d'épuisement sous le couvert de combattre des monstres.

Toujours était-il que lire ces récits d'épouvantes, contre toutes attentes, le détendait. En comparaison de ce qu'avait vécu Sephiroth, sa propre minable petite vie était bien facile. Quelques minutes penchées sur ces rapports lui remettait rapidement les idées en place et calmait très vite ses ardeurs meurtrières. Ça, et la présence inamovible de Vincent.

Il avait découvert l'existence de Vincent rapidement, en explorant les souterrains. Il avait d'ailleurs failli avoir une crise cardiaque lorsqu'une griffe aux reflets dorés avait attrapé le rebord du couvercle et refermé brutalement le cercueil.

Après cela, il l'avait laissé tranquille pendant un bon moment.

Pourtant, quelques semaines plus tard, la curiosité – et la stupidité d'adolescent – avait à nouveau guidé ses pas jusqu'à la crypte. A force d'importuner le cadavre, il avait apprit que le cadavre n'en était pas réellement un – même s'il aurait dû être mort depuis bien longtemps – qu'il s'appelait Vincent Valentine et que s'il ne le laissait pas en paix, il allait être offert en pâture au monstre à deux têtes qui hantait le couloir.

Quelques références intrigantes dans les rapports l'avaient poussé à faire de nouvelles recherches, et il avait alors découvert les rapports concernant le spécimen V, qu'il avait plus tard compris être Vincent.

A nouveau poussé par la curiosité, il était retourné auprès de l'ancien Turk avec quelques questions concernant des points obscurs et l'homme y avait répondu avec un soupir désabusé. Le souvenir de sa demande enthousiaste de "J'peux voir vos limites, s'il vous plait, la Bête Galienne à l'air vraiment intéressante" le ferait probablement rougir de honte jusqu'à sa tombe.

Le premier instant de surprise passé – autant pour lui que pour Vincent. Il ne pouvait toujours pas croire qu'il avait demandé ça. – l'homme avait simple clôt la conversation en même temps que son cercueil.

Quelques jours plus tard, Cloud avait eu la surprise de voir l'ex-Turk s'installer dans le fauteuil adjacent au sien et attraper un rapport pour le feuilleter silencieusement à ses côtés. L'homme ne restait jamais longtemps, et ne discutait pas plus que nécessaire, mais le jeune homme s'était surprit à apprécier la présence de ce qu'il considérait précautionneusement comme son seul ami.

Face à ses doutes et interrogations, Vincent avait finit par lui avouer avoir été intrigué par ce gamin curieux et sans peur qui venait le déranger de temps en temps, mais savait le laisser à sa solitude la plupart du temps.

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Le vrombissement fatigué d'un moteur et l'écho métallique des plaques disjointes qui servaient de parois au véhicule de ravitaillement le sortirent de sa rêverie.

Cloud rangea consciencieusement le vieil exposé qu'il n'avait pas lu, perdu dans ses souvenirs, et rejoignit la place centrale au trot.

Il laissa sa nouvelle épée dans le manoir : il devait encore la préparer avant de pouvoir l'utiliser – huilée judicieusement, elle serait deux fois plus efficace contre les monstres coriaces des montagnes – et de toute façon, il ne pouvait pas risquer de se mettre à dos des soldats avec ce qui pourrait passer pour un affichage malvenu de ses armes. Surtout que la Buster n'était pas ce qu'on pouvait appeler un modèle de finesse. Sa ligne massive allait lui demander quelques jours et plusieurs entraînements avant qu'il ne s'y habitue et ne se sente vraiment à l'aise avec.

Au moins, les épées bas de gamme mal balancées et à peine dégrossies qu'il avait possédées jusque là lui auraient été utiles à quelque chose : il avait à peine ressenti le poids tout de même conséquent de la Buster lorsqu'il l'avait soulevée pour la première fois. Même si une partie de sa force pouvait probablement être attribuer à son état d'énervement avancé.

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Cloud était présent comme prévu au centre de la place lorsque la camionnette pénétra laborieusement dans le village. Elle portait de nouvelles traces de monstres depuis la dernière fois qu'il l'avait vue : la recrudescence n'était donc pas uniquement concentrée sur le réacteur.

Le jeune homme attendit patiemment que celle-ci s'arrête avant de se lever. Pas question de faire penser aux soldats qu'il allait courir à leurs pieds comme un gamin émerveillé.

Il salua calmement le premier soldat en uniforme bleu – simple soldat de l'armée régulière donc. Pourquoi les scientifiques avaient-ils été aussi nerveux ? – puis le second. Celui-ci portait fièrement l'uniforme du SOLDIER et lui adressa un sourire en guise de bonjour.

Surpris, Cloud n'eut pas le temps de le saluer à son tour, lorsque son attention fut attirée par un pan de cuir noir agité par un courant d'air.

L'homme qui sauta finalement du camion avec une grâce aérienne le rendit sans voix. Sephiroth – le vrai, aussi vrai que l'immense épée accrochée à sa taille – le salua d'un simple mouvement de tête, le visage neutre.

Stupéfait, Cloud se trouva comme un idiot devant l'homme qu'il n'avait vu de toute sa vie que sur deux photos : une sur un poster de recrutement pour l'armée, l'autre en vêtement d'hôpital lorsqu'il ne devait pas avoir plus de dix ans, coincée dans un rapport médical d'Hojo.

Sur les deux, Sephiroth avait déjà le visage impassible que Cloud supposait être la seule défense qu'il possédait contre les ambitions du vieux fou.

Pourtant, cette version en chair et en os possédait quelque chose de plus. Ce n'était pas quelque chose qu'il pouvait pointer ou qualifier, juste une impression de tranquillité. Détendu était un mot bien trop fort, mais pour quelqu'un avec la réputation du général, le simple fait qu'il ne soit pas au garde à vous était presque un signe de relaxation.

Un mouvement du SOLDIER aux côtés de Sephiroth ramena brutalement Cloud à ses esprits. Il observa avec intérêt l'homme aux cheveux hérissés dans tous les sens se rapprocher souplement du général et se pencher légèrement pour lui murmurer quelque chose avec un sourire amusé.

Sephiroth se contenta de lui répondre d'un haussement de sourcil et Cloud comprit rapidement que le responsable du calme serein qui avait prit possession de celui que l'on surnommait le Démon aux Yeux Mako était ce SOLDIER à l'attitude sympathique.

Cloud ravala brutalement un remerciement sincère adressé à ce SOLDIER inconnu qui s'était suffisamment rapproché de l'homme de glace pour que celui-ci découvre autre chose que l'intérêt froid des scientifiques et la fascination horrifiée des foules.

Cloud rassembla ses esprits et vérifia que son expression était toujours neutre, avant de se diriger vers le général.

"Veuillez pardonner ma réaction impolie, je n'étais pas au courant que vous vous déplaciez en personne."

Sephiroth se contenta d'un signe de tête alors que le SOLDIER l'accompagnant le fixa d'un regard visiblement surpris. Les gens devaient probablement se comporter comme des gamins prit en faute face au célèbre général.

Mais avec tous les comptes-rendus qu'il avait lus, Cloud avait presque l'impression de le connaître. Et de toute façon, il était trop têtu et fier pour se tortiller de malaise devant le général, alors que la moitié du village les épiait à travers les fenêtres entourant la place.

"Je suis Cloud. Je serais votre guide jusqu'au réacteur demain. Suivez-moi je vous prie, je vais vous montrer où se trouve l'hôtel."

Cloud prit soin de croiser le regard des trois soldats – aucune raison de se mettre à dos le soldat régulier en l'ignorant à cause des deux autres – puis se dirigea tranquillement vers l'auberge du village.

Il pouvait sentir le regard intrigué du SOLDIER sur sa nuque, mais il ne laissa pas la sensation le déstabiliser. Il était habitué à ce que ses moindres faits et gestes soient épiés.

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Nibelheim n'était pas grand, et l'auberge n'était rien de plus qu'une maison avec deux ou trois chambres de plus que la normale. L'attribution des chambres fut brièvement faite, et Cloud leur désigna rapidement l'endroit où ils pourraient prendre un repas à peu près convenable avant de leur donner rendez-vous le lendemain sur la place à neuf heures.

Avec un dernier regard vers le général, il prit congé et retourna auprès de sa mère, croisant les doigts pour qu'elle le reconnaisse. Depuis quelques temps, elle avait commencé à penser que son petit Cloud avait toujours dix ans et la confrontation était parfois difficile.

Et Cloud était parfaitement conscient que, malgré son attitude indifférente, son esprit en ébullition ne lui permettrait pas de dormir avant de longues heures ce soir là.

A suivre

Et oui, encore une histoire de "What if ?...". Elle ne devrait pas être trop longue (grand maximum une dizaine de chapitres), mais je ne m'attendais pas à ce que ce chapitre lui-même prenne tant que ça de pages, donc je ne sais pas trop.

Ceci dit, je suis assez contente de la façon dont ça tourne (ça faisait longtemps que je n'avais pas eu vraiment envie d'écrire quelque chose, donc j'ai pas mal hésité avant de m'y mettre, mais en fait ça m'a fait du bien d'écrire.).

Qu'est-ce que vous en pensez ? J'ai hâte de savoir si vous appréciez cette version de l'histoire :3

En passant, j'ai créé une communauté sur LJ spéciale fics française pour FF7 l'adresse est dans mon profile ! Si vous avez des suggestions pour les auteurs potentiels pour la com', n'hésitez pas dans les reviews ! :)



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