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Author of 8 Stories |
Voilà le nouveau chapitre. Il était censé être deux fois plus long, mais j’ai décidé au dernier moment de le couper en deux pour ne pas rajouter encore trois mois à mon retard xD Je voudrais tou(te)s vous remercier pour vos reviews qui aident beaucoup ma muse récalcitrante à me parler.
Donc merci, vos review m’ont vraiment fait plaisir : Rebecca Black, kizu, Doubitchou, lunastrelle, Vic dit vic, Ligeia (je suis restée bouche bée devant ta review. =^^= Voldemort est loin d’être un personnage facile à manier. C’est exactement ce que je voulais faire (quoique le mot ‘romantique’ ne me soit pas venu mais c’est vrai que cela le décrit assez bien dans No Place) et j’avoue que je ne suis pas trop fan des Voldemort Bisounours xD. En tout cas, je suis comblée que No Place t’ait touchée à ce point :D J’espère que ce chapitre ne te décevra pas.) SinkShadow (^_^ j’ai un gros faible pour Metallica. Je mets leurs chansons partout, maintenant, c’est comme une maladie. En effet, il y a des points communs avec la tragédie, il n’y a aucune porte de sortie… merci pour ta review) Ayala Steelfire, Tsuda, Pansy PM, Bunny188 et Molly59
J’espère que je n’ai oublié personne. Si j’ai oublié de répondre aux review signées, n’hésitez pas à protester V.V
Et puis encore merci Lupiot pour ses encouragements et ses suggestions :D
Acte II
Nothing else matters
(Metallica)
So close no matter how far / couldn't be much more from the heart / forever trusting who we are / and nothing else matters / never opened myself this way / life is ours, we live it our way
/ all these words I don't just say / and nothing else matters / trust I seek and I find in you / every day for us something new / open mind for a different view /and nothing else matters / never cared for what they do / never cared for what they know / but I know / so close no matter how far / couldn't be much more from the heart / forever trusting who we are /and nothing else matters / never cared for what they do / never cared for what they know / but I know [...]/ so close no matter how far / couldn't be much more from the heart / forever trusting who we are / no nothing else matters
Man is not truly one but truly two (Stevenson)
Partie IV
-
Bellatrix Lestrange déambulait dans les couloirs de la Forteresse comme une reine. Elle se sentait maîtresse des lieux, terriblement excitée à la perspective de Le voir. Ses vêtements étaient encore souillés de sang ; elle avait passé un peu de temps dans les cachots à torturer des Moldus, des êtres faibles qui vagissaient. Du bétail.
Une comptine trottait dans sa tête. Cry little baby cry. Mummy is not here, Mummy is dead. There’s a shadow at the window –
Dans le couloir silencieux, Bellatrix explosa de rire, sans la moindre raison. A quelques mètres de là, un Mangemort passa son chemin en rasant les murs. Elle se présenta devant la porte qui s’ouvrit devant elle sans qu’elle n’ait besoin de faire un geste.
Il était là. Il caressait la tête de son serpent – Nagini – et regardait d’un air ennuyé un Mangemort prosterné à ses pieds qui se répandaient en larmoiements et excuses inutiles. Dégoûtée, Bellatrix résista à l’envie soudaine de jeter un Crucio à cette vermine qui offensait le Maître par sa seule existence.
- Crucio.
La jeune femme frissonna de plaisir alors que le Mangemort se tordait de douleur. Son corps était agité de convulsions, ses yeux se révulsaient. Encore quelques minutes et sa cervelle coulerait par ses oreilles.
- Bella, dit le Maître.
Elle aimait la façon dont il disait son nom. Le ‘l’ roulait sur sa langue, durait une, deux secondes. ‘Bellatricsss’, sifflait-il parfois.
- Oui, Maître.
- Dis-moi ce qu’il se passe au Ministère.
Un sourire satisfait étira les lèvres de la jeune femme.
- Tout se passe comme vous l’aviez prévu, Maître. J’ose dire que la réaction du Ministre à votre dernière attaque dépasse même nos attentes.
- Vraiment ?
- On m’a fait dire qu’il ne lit plus la presse, Maître.
Lord Voldemort sourit.
- Combien de morts ?
Il le savait sans doute déjà, mais Bella fut plus qu’heureuse de lui répondre.
- Quatorze, Maître. Et vingt-six blessés. Dont au moins cinq au Service des Blessures Magiques Sérieuses de St Mangouste.
- Gibbon devrait bientôt rentrer d’Irlande. Tu travailleras avec lui pour la prochaine attaque.
- Oui, Maître.
Lorsqu’elle sortit, le Mangemort torturé avait cessé de crier depuis longtemps. Son cadavre avait disparu.
De très bonne humeur, Bellatrix partit retrouver son fiancé. Il lui avait promis de lui offrir une bague. Cry,little baby, cry. Mummy isn’t here, Mummy is dead. There’s a shadow at the window –
oooooooooo
Parfois, James entendait la voix de Lily en plein jour. Un murmure, un appel – une hallucination qui durait à peine une seconde. Il haïssait ces moments de faiblesse. Il n’y avait rien qu’il puisse faire à ce sujet. Les mots d’Albus avaient achevé ses derniers espoirs.
James devait se préparer à ne plus jamais la revoir.
James devait imaginer ne jamais la revoir.
Les tentatives d’évasion avaient échoué ; le Ministère ne bougerait pas le petit doigt pour ce qu’il considérait comme une opération militairement et politiquement injustifiable, voire même suicidaire. Quant au côté humain, tant pis. Il y aurait un nom dans le journal, une plaque sur la tombe, des primes et des médailles distribuées.
Plus d’une fois, James avait envisagé de mettre ses affaires dans un sac et de prendre le premier Portoloin qui l’emmènerait loin de ce maudit pays qui lui avait tout pris. S’éloigner et recommencer ailleurs.
Quitter ses amis.
Abandonner l’Ordre.
L’oublier elle.
C’était presque facile.
oooooooooo
Lily se réveilla dans la cellule, avec la mauvaise impression d’être surveillée. Comme c’était quelque chose à quoi elle avait fini par s’habituer, elle y prêta à peine attention. Elle était certainement surveillée et ce qui restait de sa pudeur et de sa modestie après des semaines – peut-être des mois – d’enfermement se transformait en fatalisme triste.
Elle était fatiguée.
Fatiguée par ses émotions à fleur de peau qu’elle ne parvenait pas à comprendre. Fatiguée par la constante humiliation de sentir tous ses gestes surveillés même lorsqu’elle pouvait passer quelques minutes sous un jet d’eau froide. Les vêtements qu’elle portait étaient à peu près propres, et elle se doutait que ce n’était pas quelque chose à quoi pouvaient prétendre bon nombre des prisonniers de la forteresse de Lord Voldemort.
Sa gorge se noua.
Elle savait qu'il jouait avec elle, mais plus le temps passait, moins elle comprenait pourquoi son attention demeurait fixée sur elle.
Alors qu’elle prenait une nouvelle fois le chemin des douches, elle tressaillit à peine en entendant un hurlement étranglé de douleur. Pouvait-on devenir sourd à la souffrance et aux cris ? Pouvait-on devenir impassible à la détresse ?
Il fallait croire que oui.
oooooooooo
« Des géants repérés dans la campagne anglaise » clamait la une de la gazette. Dumbledore parcourut rapidement l’article. Ce n’était là que le haut de l’iceberg.
Lord Voldemort était en train de bouger, de préparer quelque chose.
Albus ne pouvait guère plus trouver le temps de s’inquiéter pour Lily Evans.
A moins d’un miracle, la jeune femme était perdue pour eux.
ooooooooooo
Il arriva un moment où quelque chose céda en Lily. Ce quelque chose qui lui avait permis de tenir, de supporter les rires gras des Mangemorts et le regard acéré de Lord Voldemort. Ce quelque chose qui appartenait à James Potter.
C’était plus facile d’aller vers Lord Voldemort et de céder à cette attraction plutôt qu’y résister. Elle n’en pouvait plus.
Personne ne peut Lui résister, souffla une voix à l’intérieur de sa tête. Et il lui semblait que c’était vrai. D’une façon ou d’une autre, tout le monde finissait s’incliner ou plier devant Lord Voldemort.
Elle n’aurait su dire quand cette transformation s’était produite. Si ce n’était qu’un logique procédé qui avait demandé du temps ou un déclic, survenu subitement, à la suite d’un mot, un regard ou un geste.
L’aimait-elle ?
Elle avait peur de lui, comme l’on craint la mort et les cauchemars. Elle le haïssait presque autant qu’elle avait peur de lui – son esprit acéré, ses pouvoirs démesurés et sa démence.
Comment cette question pouvait-elle seulement s’infiltrer dans son crâne ? Et puis, il n’y avait rien d’autre que les ténèbres en lui. Il était vide, vide de toute réelle émotion. Il n’y avait plus en lui que haine, colère et rancœur. Il n’était que souhaits et appétits inhumains, corrompus. Elle frissonna, effrayée par ses propres pensées, effrayée par l’image de Lord Voldemort qui se dessinait dans les esprits. Elle le voyait aussi clairement que s’il était dans la même pièce, à quelques centimètres à peine.
Ce n’était certainement pas de l’amour.
Mais ça ne rendait pas cette attirance, ce besoin moins effrayant. Ou moins réel.
Lorsqu’il revint, qu’il posa les mains sur elle et l’embrassa, Lily n’eut aucun mouvement de recul. Voldemort s’écarta avec un sourire satisfait, laissant une main longue et blanche glisser sur la joue, la mâchoire et le menton de la jeune fille avant de la laisser de nouveau seul.
ooooooooooo
« Que voulez-vous, Lily ? »
Le murmure, bas et sifflant suffit à réchauffer le corps de Lily. La jeune sorcière flotte, cherche à L’atteindre, sans y parvenir. Il se moque d’elle, lui offre tout juste assez pour vouloir plus, tellement plus. Elle ignore d’où vient ce besoin et ne s’en soucie guère.
‘Lily’ La voix de James retentit à l’intérieur de son crâne, comme une prière. Elle l’ignore.
Quand elle peut enfin Le toucher, tout son corps se glace et elle tombe. Elle n’heurtera jamais le sol.
« S’il vous plaît. »
Le rire de Lord Voldemort l’accompagne dans sa chute de plus en plus rapide.
-
Lily se réveilla en hurlant. La jeune femme mit plusieurs secondes à réaliser où elle était et eut besoin de quelques minutes pour parvenir à calmer les battements précipités de son cœur. Son corps fut agité de quelques sanglots nerveux.
Plus tard, la porte s’ouvrit sur le Mangemort qui lui apportait un repas frugal. Sans se soucier de la nourriture, Lily prit la bouteille d’eau et avala quelques gorgées pour calmer sa gorge irritée, comme si elle avait trop crié. Puis elle versa l’eau sur la paume de ses mains et se rafraîchit le visage et la nuque.
ooooooooooo
Lord Voldemort portait de longues robes noires. Il se mouvait avec une rapidité et une aisance qui paraissaient surnaturelles. Un instant plus tôt, il était à l’autre bout de la salle, l’instant d’après, il se tenait devant Lily.
- Laisse-nous, ordonna-t-il au Mangemort qui avait conduit la jeune sorcière.
Il agita sa main longue et blanche qui évoquait les pattes d’une araignée blanche et Lily remarqua qu’une lourde bague sertie d’une pierre précieuse ornait son majeur. Il posa la main sur sa joue et elle sentit le contact froid du métal contre sa peau.
- Cela fait cinq mois que vous êtes ici, Lily.
La jeune femme trembla légèrement à la mention de son prénom. La main de Voldemort saisit son menton, sans violence ni délicatesse. Il approcha son visage de sa tempe, comme pour y poser un baiser.
- Vous avez toute la reconnaissance de Lord Voldemort, Lily Evans.
Un sourire étira ses lèvres – un sourire si mauvais, si terrible que Lily fut saisie d’effroi.
- Sans vous, mes plans ne se seraient peut-être pas aussi bien déroulés.
Il rit.
Et cette fois, il l’embrassa. Il l’embrassa comme un amant, collant sa bouche à la sienne, rapprochant leurs corps, tenant ses épaules et sa nuque. Comme animés d’une volonté propre, les bras de Lily se glissèrent sur les robes de Lord Voldemort, touchant le lourd tissu des robes, souhaitant effleurer la peau froide du Seigneur des Ténèbres. Peu importait ses paroles étranges, présages sinistres de malheurs qui s’abattraient sur le monde sorcier. Elle n’arrivait pas à s’en soucier.
« Que voulez-vous, Lily ? »
La jeune femme frissonna en reconnaissant les mots de son rêve.
Une centaine de réponses lui vint à l’esprit en quelques secondes. ( Je vous hais – laissez-moi – touchez-moi – j’ai peur – je veux – peut-être – ailleurs – s’il vous plaît). Un flot de pensées emmêlées envahit sa tête et elle ne put formuler le moindre mot – de toute façon, elle doutait qu’il attende une réponse à sa question. Cela ressemblait plutôt à l’une de ces innombrables choses qu’il faisait pour la tourmenter.
Il éclata de rire – de ce rire froid et grinçant qui hantait ses cauchemars et qu’elle haïssait. C’était comme s’il savait exactement ce qu’elle était en train de penser et qu’il se délectait de sa confusion. Il attendait que les dernières défenses de Lily tombent. Le souvenir de James était la seule chose qui la rattachait encore à ce qu’elle avait été. La seule chose qui n’était pas morte dans la froideur du cachot.
Il aurait pu facilement prendre ce qu’il le voulait – Lily n’était pas sûre qu’elle se serait débattue.
Mais il ne le fit pas.
La cruauté de Lord Voldemort était bien plus subtile, bien plus raffinée. Il savait utiliser d’autres méthodes que la barbarie sanguinaire affectionnée par ses fidèles. Il attendrait le temps qu’il faudrait. Il attendrait qu’elle vienne à lui de sa propre initiative.
Lord Voldemort était (un homme) patient.
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Parfois, Lily se demandait ce que faisait James sans elle. Elle l’imaginait prostré ou en colère, peut-être même dévasté. Parfois, quand la faim, le froid ou la peur se faisaient trop forts, elle peinait à se rappeler les traits de son visage.
Elle mourrait sans doute ici, quand le Seigneur des Ténèbres se serait lassé d’elle. Il ne lui avait pas caché – il avait même pris un malin plaisir à le lui dire.
Et il y avait cette chose sournoise à l’intérieur d’elle. Un besoin maladif d’être proche de Lui. Il y avait ce qu’il pouvait lui apprendre ; cette connaissance qu’il avait de la magie (évidemment) mais aussi de l’âme humaine.
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La silhouette encapuchonnée pointa un doigt vers les maisons isolées dans la campagne anglaise. Autour de lui, des dizaines d’ombres, baguette en mains volèrent à toute vitesse vers les habitations, des sorts de mort aux lèvres. Bientôt des hurlements et des rires déchirèrent le silence.
Lord Voldemort se mit en marche. A mesure qu’il approchait, le paysage prenait feu, comme pour saluer Son arrivée. Il leva la baguette vers le ciel.
- Morsmordre ! hurla-t-il.
Il y avait une sorte de rire dans sa voix. Un rire qui se changea en soif de sang lorsque les Aurors apparurent près des flammes.
Il n’en eut pas beaucoup pour réagir à son approche. La plupart le dévisageait, tétanisée. A la lueur de l’incendie, les yeux rouges de Lord Voldemort semblaient bien plus terrifiants que d’ordinaire. Il prononça un sort qu’aucun d’entre eux n’avait jamais entendu.
Le lendemain, la Gazette du sorcier titrerait : « Massacre à Aberdeen : aucun survivant ». Certains diraient que les meurtres de ces trois familles étaient les plus violents depuis l’apparition de Vous-Savez-Qui.
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Un souffle chaud sur sa peau – s’il l’embrasse, elle se consumera. Mais quand il la touche, elle ne meurt pas. Tout s’efface autour d’elle.
« James, » chuchote-t-elle.
Son amant rit ; et c’est la voix de James, chaude et vivante ; il lui a tant manqué qu’elle ne respire plus. Elle ferme les yeux.
« James. »
Un bruit de déchirure.
Quand elle les rouvre, elle découvre le visage de Lord Voldemort.
« Que voulez-vous Lily ? » susurre-t-il.
Il se penche pour l’embrasser ; elle ne recule pas.
-
Dans un coin du château d’Albanie, Lord Voldemort éclata de rire.
Il passa plusieurs semaines avant qu’Il ne revisite la cellule de Lily Evans.
A suivre...
j'espère que ce chapitre vous a plu. Bisous à tou(te)s et à bientôt ! :D