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: B s . A A A    : full 3/4 1/2   : E E   : Light Dark Anime/Manga » Fullmetal Alchemist » Chimera's blood

CFMA Team-Nina-sama
Author of 8 Stories

Rated: T - French - Tragedy/Mystery - Reviews: 17 - Updated: 05-12-09 - Published: 06-19-08 - id:4335290

Voilà comme l’indécise que je suis a changé son mode de narration, une fois de plus.
Il se peut que je prenne le temps de réécrire les anciens chapitres, c’est vrai que ça ne fait pas très joli, enfin peut-être qu’il y en a qui aiment puisqu’ils en sont déjà à lire ce chapitre. XD

Je tiens également à ajouté que j'ai mis un lien sur le profile vers un dessin de Jill (pour ceux qui ont du mal à se l’imaginer).
Merci pour votre fidélité et bonne lecture.

Chapitre 9, L’enfant damnée.

- Désolé de te couper la parole mais je ne veux plus rien entendre pour le moment.

A bout, le visage assombri et les poings serrés, Edward était assis sur le lit à côté de la chimère. Il n’avait qu’une envie, celle de frapper, frapper Envy, frapper les militaires, se frapper lui-même, même les défunts parents de Jill.
Jill qui était plutôt sereine malgré tout ce qu’elle venait de lui raconter, se pencha vers lui.

- Je comprends. C’est toujours dur de m’écouter jusqu’à la fin sans perdre patience.
- Désolé.
- Non, merci beaucoup.
- Merci ?
- Je me suis bien amusée à ce jeu du chat et la souris, on recommence ?
- Q-quoi ? Mais tu as quel âge ?!
- Biiin 17 ans, désolée, j’aime bien m’amuser quand je croise quelqu’un qui a environ mon âge…A croire que j’ai une part de chien en moi.
- Peut-être…

Le blond repensait à la petite Nina aussi injustement changée en chimère puis tuée. Puis il « revint » dans le présent et se mit à s’inquiéter du futur de Jill.

- Jill…que veux-tu faire à l’avenir ?
- Je n’aime pas en parler.
- Ne me dis pas que tu souhaites redevenir humaine ?
- Je sais aussi bien que toi que c’est impossible sans pierre philosophale.
- Oui, mais réponds-moi…
- Non Edward, je n’ai pas ce genre de projet. Moi, ce que je veux…

Elle s’allongea à côté de lui et fixa le plafond, une certaine lueur semblable à de l’espoir était visible dans ses yeux.

- Ce que je veux, c’est que les gens n’aient plus peur de moi…Être acceptée par la population pour ce que je suis…
- C’est plutôt une sage façon d’envisager ton futur.
- Sage mais à la limite du possible, il y a eu trop de morts et l’armée est contre moi.
- C’est vrai que tu as tué beaucoup d’Alchimistes d’Etat.
- Je ne les ai pas tués !
- Pas la peine de me mentir Jill…
- Je ne mens pas…je…il m’arrive de perdre le contrôle, dit la chimère en baissant les oreilles.
- Tu perds le contrôle ?
- Depuis que je suis passée de l’autre côté, il y a quelque chose en moi. Dès que je panique ou suis gravement blessée… « ça sort ».
- « ça sort » ?
- S’il te plaît, Edward, je ne veux pas en parler…c’est trop tôt.

Le jour se levait dehors et les premiers rayons éclairaient la pièce d’une lueur rosée. Jill se leva, alla chercher des vêtements et partit dans la salle de bain. Elle en sortit 2 minutes plus tard sous son apparence humaine.

- Si j’étais, toi je retournerais à la caserne avant qu’Ariane découvre ta disparition.
- La caser…MILLE PETARDS ! Elle va me buter !

Edward sauta du lit.

- Ca ne te gêne pas si je passe par la fenêtre ?
- Fais comme chez toi.

Il ouvrit la fenêtre et sauta dans ma rue avant de foncer vers le centre du village à vive allure.

Au même moment à la caserne.

- Ariane…hé Ariane…
- Hein ? Q-quoi ? Oh…Mustang.
- Qu’est ce que tu fais endormie dans le couloir ?
- J’attends Edward…
- Si tu voulais dormir, tu pouvais demander une chambre.
- Ce n’était pas nécessaire…

La blonde se frotta les yeux en se levant et s’étira avec un petit sourire, comme si elle avait passé une bonne nuit.

- Va prendre un petit déjeuner à la cantine.
- Pourquoi pas, j’arrive, je vais chercher Ed.

Mustang lui adressa un sourire avant de s’en aller, les mains dans les poches. Elle alla devant la porte du bureau, y frappa 3 coups mais personne ne répondait. Elle poussa timidement un « Edward tu es là ? ». Elle reposa sa question en insistant plus mais finit par ouvrir la porte, tant pis si Edward l’engueulait. Mis la pièce était vide, les fenêtres grandes ouvertes, quelques feuilles étaient par terre. Elle avança lentement vers le bureau, l’absence d’Edward l’inquiétait mais elle resta silencieuse, sa curiosité lui disait de s’intéresser aux papiers pour connaître la raison de l’absence d’Edward. Elle prit la feuille où Edward avait noté quelques informations « capitales » qu’il avait trouvé, et lut en silence.

- Tu me cachais donc une chimère, Edward…mais qu’est-ce qu’elle a de spécial pour te mettre dans cet état…

Ariane remarqua les bouts de papiers déchirés par terre et les rassembla.

- Je parie que ça c’est important.

Elle frappa dans ses mains, prit les bouts de papiers qui se recollaient entre ses doigts, puis lut. Elle sourit et déchira la feuille.

- Je savais que notre nouvelle voisine était louche. Ce monstre ne s’en sortira pas comme ça.
- Bonjour Ariane.
- Ed ! T’étais où ?!

Le jeune homme entra dans le bureau et vint poser un plateau sur la table basse à côté du divan.

- J’étais allé chercher le petit déjeuner. Mais ce n’est pas parce que je m’absente que ça te donne le droit de fouiner dans le résultat de mes recherches !
- A quoi t’attendais-tu ?! Tu m’as tout caché, mais t’inquiète pas, je vais lui régler son compte à cette fille et on sera tranquilles !
- Hors de question. Je te défends de t’en prendre à Jill. Elle n’est pas méchante, juste différente.
- Différente ? C’est un monstre, Edward !
- Je me demande laquelle est la plus monstrueuse de vous deux. Arrête de dire des bêtises et viens manger.

Ariane s’assit à côté d’Edward et se prépara un thé.

- Qu’est-ce qu’elle a de spécial, cette garce, pour que tu prennes sa défense ?
- Tu te souviens de l’affaire de Shou Tucker et sa fille ?
- Même si je n’étais pas à Central, je connais cette affaire…
- Eh bien Jill est dans ce cas…sauf que là j’ai l’impression que les Homonculus sont derrière tout cela.
- Qu’est-ce que tu comptes faire d’elle ?
- L’aider.
- Tu es naïf.
- Non, je suis juste. Et tu devrais prendre exemple sur moi.
- Fais ce que tu veux de cette chose, mais Mustang sera après toi, tu ferais mieux de la buter.
- Je trouverai une solution, je lui parlerai…
- Tu sais que je ne t’aiderai pas ?
- Si c’est pour te revoir s’allonger sur son bureau, je préfère que tu ne m’aides pas.
- M-mais je me suis pas allongée parce que je le voulais ! C’est pour qu’il nous foute la paix et qu’on puisse vivre tranquillement ici.

La petite remarque d’Edward avait marché, ils terminèrent le petit déjeuner dans le calme. Edward prit soin d’emporter tout les documents avec lui pour les cacher. Mais il savait bien que ce calme ne durerait pas et qu’il devrait nécessairement parler de l’identité de Jill à Mustang d’ici les 3 prochains jours. C’est alors qu’il se souvint de son intention d’inviter à nouveau Jill.

- Ariane, ça te dérange pas trop si je veux inviter Jill à manger demain soir ?
- Et elle, elle nous invite quand ?
- Tu crois que c’est si simple pour elle ?
- Tsss…bin invite-la, mais je te préviens, c’est Al qui fait la cuisine.
- Tu verras ça avec lui. Au fait, si tu pouvais éviter de lui parler de…ce qu’on sait sur elle.
- Ok mais tu sais que je n’aime pas lui mentir.
- Je préfère ça, au moins lui regarde Jill comme si elle était normale.
- Vachement normale oui.
- Ariane…
- Désolée…elle m’inspire pas confiance cette fille…elle a quelque chose de malveillant.
- Tu rêves…

Edward se remémorait les paroles de Jill sur la « chose » qui la poussait à tuer, mais il préférait garder ça pour lui pour éviter qu’Ariane s’en prenne à elle.

24 Juin, Centre de Central City à 03h30.

Un homme couvert d’un long manteau noir courait dans les rues. Où allait-il ? Lui-même l’ignorait. Il savait seulement qu’il fuyait pour sauver sa peau. Non, il ne voulait pas mourir, juste fuir. Il tenait son bras droit qui n’était plus rattaché à sa peau que par un maigre lambeau de chair et semait derrière lui les torrents de sang qui se déversaient de son macabre fardeau. Une piste trop facile à suivre pour son tortionnaire. Epuisé, notre pauvre homme s’arrêta pour reprendre son souffle à l’angle d’une rue. Il n’espère qu’une chose, du renfort, il avait bien essayé de hurler et appelé à l’aide, mais plutôt que de recevoir de l’aide, les civils en fermaient leurs volets tant ils étaient terrifiés. Il le savait, son sort était scellé. Une jeune fille vêtue de noir sauta d’un toit derrière lui, elle avait des longs cheveux gris sombre avec une jolie mèche rose. Son regard était aussi vide et froid que celui d’un mort et sa peau si pâle que l’on pourrait la croire blanche. Son visage restait neutre face à l’homme en détresse épouvanté par cette enfant en apparence innocente.

- Quand vas-tu te résigner et accepter ta mort, le vieux ?
- S-sale monstre, pourquoi en avez-vous après moi ?
- Parce que je dois tuer les Alchimistes…tous les Alchimistes…eux et leurs créations…ce ne sont que des aberrations de la race humaine…mais je vais y remédier.
- Vous êtes le Diable…
- Le Diable ? C’est trop d’honneur.

Des lames plus aiguisées que des rasoirs surgirent d’entre les cheveux de la fille, qui se mit à sourire.

- Je suis le châtiment incarné, celle qui choisit les damnés et les punis, Damn, c’est le nom que l’on m’a donné, mais moi je préfère de loin…Birth…ce nom sonne comme quand je déchire la chair de mes victimes !

Les lames s’allongèrent en une fraction de seconde pour transpercer l’homme, qui évita à temps l’attaque mais chuta. Il se mit à ramper en arrière dans la ruelle pour fuir cette fille à la chevelure meurtrière.

- C’en est fini de toi, oyasuminasai, Renkinjutsu…
- A-attends ! AAAHH Nooon ! AAAARG !

La tête tomba lourdement des épaules de l’Alchimiste. Les redoutables lames disparurent dans la chevelure de la fille qui fit demi-tour pour s’en aller.

- Ohlàlà, que de bruit pour une gamine aussi rachitique.

Elle leva les yeux vers une terrasse plongée dans l’obscurité. Une silhouette humaine en sauta en effectuant une lente vrille et tomba silencieusement sur la pointe des pieds.

- Ah, t’étais là, l’ancêtre.
- La ferme, on t’a jamais appris à respecter tes aînés, sale morveuse ?
- Urusei.
- Et tu t’excuses même pas de me réveiller ? Tu crois que ça me fout de bonne humeur d’me faire tout le temps réveiller par toi et ta mèche rose ridicule ?
- Aïe ! Arrête ! Laisse mes cheveux, Envy ! Désolée de t’avoir réveillé…

Envy lâcha les cheveux de la jeune fille, qui se massa le front en tremblotant. Il était évident qu’elle le craignait, même si elle était capable de se défendre. Il se mit à marcher pour chercher un autre coin où dormir et elle le suivit.

- Tu me trouves quelqu’un d’autre à tuer ?
- Et qui ?! T’as buté tout les alchimistes que t’as vu à Central, la souffreteuse.
- Tu dois en connaître qui habitent ailleurs…
- Ouais j’en connais…j’en connais un très intéressant même…

Il se mit à sourire et regarda Birth d’un air sadique.

- Tu vas bien t’amuser avec lui, Edward Elric, le Fullmetal Alchemist.
- C’est parfait. Où est-il ?, demanda-t-elle en souriant également.
- Dans un patelin au sud du pays, Resembool.



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