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: B s . A A A    : full 3/4 1/2   : E E   : Light Dark Anime/Manga » Gundam Wing/AC » Il n'y a pas de lumière sans ombre

Artoung
Author of 27 Stories

Rated: M - French - Romance/Angst - Trowa B./No-Name & Quatre W. - Reviews: 33 - Published: 08-27-08 - id:4502297

Note : Oui, je sais, c’est étonnant, c’est la folie, ce n’est pas un HP/DM, même pas une fic HP tout court…faut croire que je suis malade… ou alors juste inspirée par autre chose, bref voici ma première (et surement unique) fic sur gundam wing.

Alors il y a une explication à ça (ouais quand même), c’est que ces derniers jours, j’ai relus les fabuleuse fics de Calamithy et que du coup j’ai été inspiré.

D’ailleurs, j’ose ? J’ose pas ?

Allez, j’ose : Calamithy, même si on ne se connaît pas –d’ailleurs t’auras peut être jamais l’occas de lire cette fic, dans ce cas ça sera le cadeau de l’ombre :p-, je me permets de te faire cadeau de cet os (plus que laborieux) puisqu’après tout il est là par ta faute, mais surtout pour te remercier de toutes tes histoires sublimes.

Ensuite, je ne suis pas une experte en gundam wing, je n’ai pas vu des masses d’épisodes du coup il se peut qu’il y ait des erreurs et j’en suis désolée.

Coupleuh : 3x4

Genre : romance/angst . Two shot.

Rating : M

Merci à Baddy qui a corrigé ce chapitre alors qu’elle connaît même pas gundamwing (l’est gentille la puce) o/


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Il n’y a pas de lumière sans ombre.

(Louis Aragon)

Chapitre 1 : L’Ombre

Mi-Juillet, AC 205. Résidence de Quatre Raberba Winner.

Je suis l’ombre.

« Tu n’es plus que l’ombre de toi-même, Barton. » m’a dit Yui tout à l’heure avec détachement.

J’ai eu envie de le frapper mais à la place je me suis éloigné, dans un endroit moins bruyant, plus…ombragé.

Je me suis dirigé vers les jardins, presque des bois ces jardins d’ailleurs-car aucun invité sachant se tenir en société ne l’aurait fait. Le soleil tape moins fort ici et les bruits de la fête deviennent de plus en plus étouffés.

Je me demande ce que je fous là. Qu’est ce que j’en ai à carrer que ce soit ton anniversaire ? En ce qui me concerne tu peux crever, je m’en tape…

-‘Tain, j’ai besoin d’une clope !

-Prends une des miennes…

Je me retourne, Yui m’a suivi et me tend une cigarette. Ce n’est pas la marque de mes clopes et j’ai mon paquet sur moi mais je la prends, de la main gauche, celle qui n’a pas de bandage. Il n’y est pour rien après tout si j’ai les nerfs en pelote.

Nous fumons en silence. Sorte de calumet de la paix, en moins hallucinogène et je me détends imperceptiblement. On ne se rend compte qu’on avait vraiment besoin de fumer qu’au moment où on inspire la première bouffée.

-Belle fête, commente-il, Winner a fait les choses en grand.

J’acquiesce silencieusement même si je sais que je me suis crispé à l’entente de ton nom. Je suis pathétique…

-Tu devrais y retourner, je réponds enfin en aspirant une nouvelle bouffée, tu passes moins inaperçu que moi quand tu t’éclipses.

Il hausse les épaules.

-Que veux tu, sourit-il, c’est dû à mon charme naturel !

Je le regarde. L’humour va bien à Heero Yui et c’est vrai qu’il a un charme fou et aujourd’hui il le sait. Pas comme avant où il considérait le fait d’être un homme comme secondaire…même si à l’époque déjà il avait quelque chose…Il a grandit le Heero dans tous les sens du terme et il s’est embelli tout pareil. Il sourit plus même si pas tout le temps – pas comme toi – mais ses sourires sont des vrais – pas comme les tiens.

-Fais gaffe à tes chevilles, je ne suis pas sûr qu’elles puissent supporter tant de charme, je réponds ironique.

-Tu veux en parler ? demande-t-il sérieusement.

-De tes chevilles ? Non merci.

-Non, de Wi...

-Non. Merci. Ecoute Heero, j’ai juste envie de fumer tranquille. Retourne à la fête et arrête de te la jouer à la Maxwell, l’ami du peuple.

-Je ne suis pas l’ami du peuple, mais je suis le tien.

-Je préfère quand tu parles moins.

-Et moi je préfère quand tu n’as pas ce regard.

J’écrase ma cigarette, à moitié fumée, sous mon talon.

-Je ne vois pas de quoi tu parles, je réponds froidement. Et j’aimerais bien que tu me lâches !

-Le regard de quelqu’un qui va prendre une vie, répond Yui tout aussi froidement.

-Relax, je ne suis pas un assassin. Et tu n’as pas compris quels mots dans « j’aimerais que tu me lâches » ?

-Mais tu es un tueur. Et la hargne ne te va pas Barton. Je suis ton ami.

-Tu fais chier…

Je sens que je tremble. J’aurais préféré que ce soit Maxwell ou Chang qui soit à sa place. Maxwell aurait lâché l’affaire au moindre mot prononcé trop fort. Pas qu’il soit lâche, mais il a horreur des conflits, en ce moment…oui peut être qu’il est lâche finalement, ou peut être juste qu’il a autre chose à faire que de prendre la tête pour des histoires qui ne le concerne pas – quitte à le regretter plus tard. Et Chang n’aurait même pas essayé de me parler. Il aurait attendu que je fasse le premier pas si l’envie m’en prenait…en vain donc.

Mais pas Heero, car Heero a raison, il est mon ami, le meilleur…même si pour le moment j’aimerais qu’il dégage.

-Ne fais pas de mal à Winner, commente-t-il. Quels que soient tes griefs envers lui…tu n’as aucune chance.

Je hausse un sourcil ironique, je le trouve bien catégorique. Toi contre moi, je ne sais pas qui peut gagner mais ce que je sais c’est que si l’affrontement devait avoir lieu, les pertes seraient grandes, des deux côtés. Mais j’ai dit que tu pouvais crever, je m’en fous, ce n’est pas pour autant que je veux te tuer…quoique…

-Puis-je savoir ce qui te rend si sûr de toi ?

-Parce que je suis son garde du corps. Même si tu parvenais à me tuer, ce dont je doute, jamais tu ne pourras nous tuer tous les deux.

-Son garde du corps ? Tu te fous de moi ?

Je m’approche de Yui, mon ami et il sort son flingue, le pointe sur moi avant que je puisse être assez près pour devenir une menace.

-Reste calme Trowa.

Heero ton garde du corps, quel ironie ! Dis moi Quatre, est-ce que mon remplaçant fait du bon boulot ?

-J’ai proposé mes services il y a une semaine, explique-t-il.

Une semaine ? Le jour où…

-J’étais avec toi, reprend-t-il, quand il est passé à la télé. J’ai vu ta réaction après. Je t’ai même entendu frapper dans le miroir de la salle de bain. Tu as eu combien points de suture déjà ?

-Je ne vois…

-Bordel Trowa, pas avec moi ! T’avais envie de le démolir. Tout ça pour quoi ? Parce qu’il a fait son coming out devant des milliards de téléspectateur. Tu es homophobe ou c’est autre chose ? T’avais envie de le tuer ce jour là alors je lui en ai parlé. C’est aussi mon ami. Et je lui ai proposé de le protéger. Tu sais, il ne croyait pas à ce que je disais. Il n’avait pas de nouvelles de toi depuis sept mois et d’un coup je lui annonçais que tu voulais sa peau, il ne m’a pas cru. Et puis il y a trois jours, il a reçu ta réponse à son invitation, tu as répondu bien tard alors que ça fait un an qu’il prépare cette fête et que tu as reçu ton carton…A l’instant où il a eu ta réponse dans ses mains, il a accepté ma proposition.

Est-ce que j’ai vraiment voulu te tuer ? Oui, quand je t’ai vu sur le petit écran, quand je t’ai vu piétiner, sans le savoir, ce que tu avais fait de moi. A ce moment là, je voulais ta mort. Yui a raison. Peut-être que je la veux toujours ? Peut-être que c’est pour ça que je suis là ?

Tu as vingt-cinq ans aujourd’hui. Dix ans que ça dure…d’autres que moi auraient craqué plus tôt, non ?

Je me permets de sourire. À qui je veux faire croire ça ? Je ne peux pas te tuer…et pas seulement parce que Heero est entre nous…non parce qu’il y a autre chose entre nous. Quelque chose que de plus problématique que l’ex pilote numéro un : mes pathétiques sentiments pour toi, Quatre-gay-et-fier-de-l-être.

Je te la ferais ravaler ta fierté si je pouvais ravaler la mienne. Je te ferais bouffer ta gay-té si j’avais autre chose que de la bile dans la gorge.

Tout ça me donne envie de gerber. Garde ton nouveau garde du corps près de toi, après tout lui est peut être fait pour ça. Moi, je passe mon tour, déjà essayé…la plus grosse connerie de ma vie. Comme si je pouvais te protéger, la seule chose que j’ai réussi à faire c’est de jeter ma fierté aux orties.

Je suis l’ombre. Et à cette époque j’étais la tienne.

Ton garde du corps, toujours à tes côtés. J’avais voulu ce job, pour être près de toi. Quand j’y pense, ça aussi ça me donne envie de gerber. Etais-je si pathétique ? Je suis pire maintenant. Je suis foutu et par ta faute.

Je faisais tout : le chauffeur, l’ami, le garde d’un corps que je ne touchais que dans mes rêves fiévreux. Oh, c’est moi qui voulais tout ça ! Moi qui t’ai dit « Ne prends pas de chauffeur, je n’ai pas confiance, je préfère le faire »…Ouais je me suis mis volontairement à ton service, vingt quatre heures sur vingt quatre. Mais que pouvais-je faire d’autre ? Tu étais là…et c’était tout ce qui comptait. Au début ça me suffisait…au début ça a marché.

Les gens te comparent au soleil…c’est très con. Mais je les ai entendu avec leur « Quand Winner entre dans une pièce, tout s’illumine », « On dirait un ange de chaleur et de bonté », « Il est si beau, si gentil ! Tu crois que j’ai une chance ? »…Oh oui, une chance avec toi, une nuit dans tes bras c’était tout ce qu’elles voulaient…et si elles étaient mignonnes et discrètes, tu disais souvent « banco ».

Tu es leur soleil…limite la lumière divine même, ce qu’il ne faut pas entendre. Alors ça faisait de moi une ombre, ton ombre…Je te suivais partout, même un chien n’aurait pas été aussi présent. Une ombre plus grande que toi, pas de beaucoup mais j’y tiens à nos deux centimètres de différence. Toujours à l’écart et pourtant toujours là. Oui, j’étais ton ombre et comme Heero le dit si bien maintenant je ne suis plus que l’ombre de moi-même. Outch, la rétrogradation fait mal…

Ils ont tort pourtant, tu n’es pas un être de lumière, et tu n’es plus ni doux, ni timide. Tu n’as plus quinze ans. Tu es un homme d’affaire, un ancien terroriste, tu as du sang, aussi bouillant que ton sacro-saint thé, qui coule dans tes veines. Et la tête aussi froide que ce même thé version « ice ». Oui, tu n’as rien d’un ange même ton apparence ne donne plus le change. Parce que les anges ne respirent pas le sexe. Ils ne font pas mouiller les petites culottes des femmes ou avoir la trique à un homme.

Tu caches bien ton jeu. Tu le caches tellement bien que je n’ai jamais capté que tu étais homo. Est-ce le type qui te prenait la main à la télé qui t’a révélé ou étais-tu comme ça avant ?

Depuis une semaine ma vie a basculé. Quatre Raberba Winner qui sort du placard lors d’une interview en direct, retransmise partout dans le monde…Quatre Raberba Winner qui présente son petit ami du moment presque avec négligence. Petit ami en question qui a un sourire tellement crétin qu’il a l’air d’avoir gagné au G-loto. Mon avis à moi c’était que le soleil avait eu rendez vous avec sa lune. Oh oui, il avait la tête de quelqu’un qui venait d’y avoir droit…

Heero a raison, j’ai eu envie de te tuer…et j’en ai encore envie finalement, je crois.

-Je répète, dit Heero, pourquoi as-tu accepté l’invitation au dernier moment ?

Je te chasse de mes pensées un instant et reviens sur terre. Je calcule les chances que j’ai contre Yui.

Pas beaucoup je le crains. J’ai la main gauche blessée, même si ça fait une semaine, les coupures étaient profondes…et je suis gaucher. Et il a une arme…Je suis lucide, j’aurais à peine le temps de me jeter sur lui avant qu’il ne tire...en plein dans le mille.

Comme s’il suivait le fil de mes pensées, je le vois enlever le cran de sureté de son révolver. Heureusement que ce type est mon meilleur ami…qu’est ce que ça serait s’il ne pouvait pas me blairer ?

-Heero, Trowa ? Quatre m’a chargé de vous ramener. Apparemment les journalistes voudraient une photo de groupe.

J’observe l’intrus. Heero ne bouge pas d’un pouce mais je sais qu’il l’a intégré comme nouvelle donnée de la situation. Duo Maxwell nous regarde sans manifester la moindre surprise. Comme si il était parfaitement normal qu’on soit sur le point de s’entretuer Heero et moi lors d’une fête d’anniversaire.

-Te mêles pas de ça Maxwell.

-Parle à mon cul Yui.

Je vois Heero esquisser un sourire qui me déstabilise un peu. Maxwell se place devant moi, devant la trajectoire du canon du revolver. Yui cesse de sourire.

-Quatre et les autres attendent, dit Duo.

-Hn.

Heero baisse son arme. Excédé, je dépasse Duo et mon « si perfect » ami. Je me dirige vers la terrasse, loin du jardin boisé, loin de l’ombre, vers la lumière, vers t…

Je me rends compte que j’en veux à Maxwell. S’il n’avait pas ramené sa fraise, j’aurais peut être avancé, j’aurais peut être attaqué Heero. Je serais peut être mort.

-Ah voilà Monsieur Barton ! s’exclame un journaliste en s’avançant vers moi. Venez, placez-vous là, à côté de Monsieur Winner. Ah ! Les deux autres arrivent aussi, parfait !

Je me place là où on me le dit, je te regarde sans te voir. Je ne t’ai même pas dit un mot depuis le début de l’après midi. Je suis impoli. Je m’en bats les couilles. J’ai appris que ton petit ami était devenu un ex petit ami. Décidemment, la dévalorisation n’a aucune pitié avec les hommes qui t’aiment. Il n’a pas résisté à la pression ou l’héritier Winner s’en est juste servi devant les journalistes ?

Dommage, j’aurais bien aimé le rencontrer…et le dépecer douuucement.

Nos épaules se touchent. Je suis à ta droite. Sur ta gauche, il y a Maxwell qui blague avec le photographe. Heero grogne à ses côtés et Wu Fei, près de moi, lui ordonne d’arrêter de faire le gamin. Je t’entends rire franchement. J’ai envie de t’étrangler. Et j’ai la gaule.

Je n’esquisse pas l’ombre d’un sourire quand le flash m’aveugle à moitié et on ne me le demande pas.

-Parfait ! s’exclame le photographe. Une dernière photo et ça sera bon. Rapprochez vous un peu de Monsieur Winner, Monsieur Barton.

-William, vous faites un travail formidable, souris-tu en t’avançant vers lui mais je crois qu’on a eu notre dose de photos pour l’année. N’est ce pas les gars ?

Tu te tournes vers nous et nous fait un clin d’œil.

-Hn.

-Tu l’as dit Cat’ ! Et puis c’est l’heure du gâteau non ?

-Arrête de penser avec ton estomac Maxwell !

-En attendant ce n’est pas le mien qui fait un bruit de tronçonneuse depuis tout à l’heure, Wu !

-Je crois que je vais rentrer, je murmure.

-Quoi déjà Barton ? Mais Winner n’a même pas ouvert ses cadeaux.

Wu Fei Chier avec ses bonnes manières. Duo ne dit rien mais plisse les yeux. Heero me dit silencieusement que je fais bien de déguerpir. Toi, je n’en sais rien. Je ne te regarde même pas.

-J’ai des trucs à faire et je ne crois pas être indispensable. Salut.

-Je viendrais te voir ce weekend Trowa, répond Heero.

Je l’enverrai se faire foutre ce weekend.

-Ben ça fera plus de gâteau pour nous, rentre bien vieux !

-Bonne soirée, Barton.

Je réponds d’un signe de tête et me retourne.

-Attends ! Prends au moins un verre avec nous.

Mais tu sais où tu peux te le mettre ton verre ?

Je m’arrête, les battements de mon cœur ne sont plus en mon pouvoir mais au tien. .Hais. D’où tu me parles ? Ce n’était pas bien quand tu m’ignorais ? Sept mois sans une seule parole et là tu veux que je prenne un verre avec toi ? Tu me prends pour un con ?

Faut croire que oui car tu me tends une flute de champagne. Je ne vois que ta main, pas tes yeux. Plus jamais tes yeux. Je me secoue et attrape le verre sans trembler. Je suis bêtement fier de moi. Oui, je vais trinquer, je vais même te souhaiter un joyeux anniversaire puis après je partirais. Pour. Toujours.

Allez ça ne va pas être si dur de te regarder en face. Je connais ton visage par cœur, la faute à une époque où je ne cessais de te dévorer des yeux. Mais ton regard…la dernière fois que je l’ai vu tu…

Murmurais mon prénom en prenant ton pied.

..t’es foutu de ma gueule.

Je lève les yeux vers toi. Tu t’es rasé de près et ta mâchoire carrée à l’air contractée…hmn ? Tu serres les dents ? Je passe vite sur tes lèvres, pâles mais délicatement ourlées et arrive sur ton nez, droit avec une légère bosse sur le dessus, tellement légère que seuls les gens qui t’ont regardé très fort peuvent l’avoir remarqué…J’ai dit que ça ne serait pas dur ? Je me suis trompé je crois. Je suis d…

Allez, ne me regarde pas comme ça. T’es pas sensé avoir les yeux aussi sombres, j’ai l’impression de plonger au fond d’un lac de mépris et de colère sans qu’on m’ait permis de prendre ma respiration.

Ok, tu me hais aussi. Cette mise en point n’était pas vraiment nécessaire.

-Joyeux anniversaire Winner.

J’espère que mon ton a été assez insultant. J’avale le champagne d’une traite, les yeux dans les tiens, fronce les sourcils car j’ai cru te voir esquisser un sourire mauvais. J’ai dû rêver. Je mets ma flûte vide dans tes mains et prends la direction de la sortie.

Ce n’est que lorsque je me trouve devant ma moto, dans la rue déserte, normal tous les autres propriétaires des véhicules ici, sont à ta fête…Ce n’est qu’à ce moment là que je sens mes jambes se dérober sous moi.

-Humph ! Connard.

°O°O°O°O°O°O°

Chambre de Quatre Raberba Winner, même jour, six heures plus tard.

J’ouvre les yeux doucement. J’ai mal à la tête. Je…suis où ?

Je suis assis, dans un fauteuil. J’ai mal aux bras. Je regarde autour de moi, tout en essayant de trouver une position plus confortable et je comprends. Je comprends parce que mes bras refusent de venir jusqu’à moi et restent sagement derrière le dossier du fauteuil. J’ai déjà été ligoté pour comprendre rapidement que c’est ce qu’il m’est arrivé, même si mon esprit a encore du mal à se rassembler.

Je suis attaché donc, aux poignets et aux chevilles. Assis sur un fauteuil qui aurait pu être confortable en d’autres occasions. Je tire doucement sur mes liens. La personne qui m’a attaché n’est pas un débutant…je vais avoir du mal à m’en débarrasser. Au moins il n’a pas utilisé des menottes mais de la corde de bonne qualité.

Tout en testant les liens je regarde la pièce où j’ai été amené et cette fois j’en oublie presque de respirer.

Je suis chez toi. Dans ta chambre même. Je la reconnais, pas parce que j’y ai déjà dormi – à part dans mes rêves les plus fous – mais parce que c’est moi qui y ait fait placer tes nouvelles alarmes – que Yui a dû changer depuis puisqu’il a prit ma place.

Puis je me souviens de tout et en même temps mon mal de crâne s’estompe. Le verre de champagne.

Tu. As Osé. Me. Droguer.

Un bruit sur ma droite attire mon attention et je t’aperçois. Tu reviens de la douche. Avec juste un jean noir sur toi et une serviette que tu frictionnes dans tes cheveux.

-Déjà réveillé, constates-tu en jetant la serviette blanche sur ton lit.

Tu t’approches de moi, je garde le silence. Tes cheveux sont dans tous les sens et pas encore sec. Du coup, ils sont plus foncés que d’habitude et ça te change…

Tu es le connard le plus beau de la création.

-Ne t’en fais pas le mal de tête ne va pas durer. La drogue que tu as bue n’a pas ce genre d’effets secondaires. Encore heureux que tu sois tombé à l’extérieur de la propriété, cela aurait été plus problématique si ça avait été au milieu de ma terrasse. Personne ne sait que tu es là, même pas Heero. Il a son weekend, comme tout mon personnel. Nous sommes tranquilles pour cette nuit.

Hmm, tu parles beaucoup. Es-tu nerveux ? Je penche la tête sur le côté pour mieux t’observer. Détache-moi que je t’étrangle en douceur…Tu es allé trop loin en me droguant. Tu es allé trop loin en m’attachant. Jusqu’où vas-tu encore aller ? Que vais-je devoir te faire pour estimer que j’ai obtenu réparation ?

-Sept mois Trowa qu’on n’a pas discuté. Tu veux me tuer parait-il ?

Non, tu n’es pas nerveux. Au contraire, tu es calme, tu es serein. Ça ne te rend que plus beau, ça ne me rend que plus en colère. Tu sais parfaitement ce que tu es en train de me faire. Tu sais parfaitement que je vais devoir te tuer pour ça. Il me fallait une bonne raison, j’avais les miennes mais elles manquaient de fairplay, maintenant le problème ne se pose plus.

-Tu ne réponds pas ? Ah oui, j’oubliais que Trowa Barton aime entretenir le mystère. Un sacré foutage de gueule si tu veux mon avis. Pas grave, je peux faire les questions et les réponses, après tout j’ai l’habitude avec toi.

L’ironie te va comme un gant et dire qu’il y a encore des gens qui te trouvent gentil. Ils devraient venir te voir ici et maintenant. Il devrait venir voir ce que je vois dans tes yeux et dans le pli amer de ta bouche. Je ne suis pas le seul à être en colère, je ne suis pas le seul à avoir envie de tuer.

-Donc tu veux me tuer. Le truc que je ne comprends pas c’est pourquoi ?

-…

-Parce que je suis gay ? Non ça tu l’as su il y a sept mois. J’aurais pourtant cru que tu aurais été heureux de savoir que je suis passé à quelqu’un d’autre…ou alors mon leurre ne t’a pas convaincu. C’est vrai que ce pauvre Carl n’a pas ton magnétisme, ni ta sensualité mais il a fait de son mieux.

Qu’est ce que tu racontes ? Il y a sept mois, tu n’étais pas gay, enfin tu devais déjà l’être mais tu jouais vachement bien à l’hétéro. Oh oui, tu y jouais bien avec cette fille qui te chevauchait dans la voiture alors que je conduisais. J’ai pas pu m’empêcher de regarder dans le rétroviseur, l’instant d’avant elle parlait pour ne rien dire puis elle s’est tue alors ça m’a intrigué. C’est seulement après que j’ai entendu son souffle se faire plus fort. Même que je me suis arrêté pour mater, je m’en foutais que tu saches, j’étais trop perturbé. Je n’ai vu la scène qu’à travers le rétroviseur et je n’avais les yeux que sur ton visage.

T’avais trop bu ce soir là, t’avais peut être pris une ou deux lignes de coke, ça t’arrivait de temps en temps quand tu avais le blues. Peut-être que ça t’arrive encore ? Je détestais ça mais je n’avais pas voix au chapitre. J’étais un ami-employé, un ami incapable de t’aider parce que dès que je posais mes mains sur tes épaules tu t’éloignais. Tu me repoussais. J’étais assez bon pour te protéger mais pas pour te consoler. Je me demandais souvent pourquoi tu me gardais à ton service. Après tout, tu étais bien assez à même de te protéger sans moi, tes gardes du corps habituels étaient là pour faire joli.

Moi j’avais proposé de bosser pour toi, juste pour être à tes côtés mais toi ne n’ai jamais su pourquoi tu m’as embauché.

J’ai donc tout supporté en serrant les dents. Ton dégout de moi de plus en plus marqué, tes soirées où tu te détruisais peu à peu pour oublier. Les filles que tu ramenais. Un soir tu en avais trois et tu m’as même proposé d’en prendre une, alors que je vous conduisais à un de tes hôtels. Si tu savais comme je t’ai haï ce soir là, alors que complètement stone, tu me prenais pour un larbin à qui tu faisais cadeau d’une pute. Mais je suis resté. A tes côtés, j’ai appris que je pouvais encaisser beaucoup de chose. Je m’en foutais car justement j’étais à tes côtés…mais il y a eu le soir où je regardais dans le rétroviseur.

Je ne sais pas ce que la fille t’a fait. Je sais juste qu’elle devait t’avoir en main car au bout d’un moment tu as commencé à grogner. J’étais dur de te voir comme ça. Putain, j’avais même une trique d’enfer. Ton visage…tes yeux…ton souffle…J’avais même commencé à poser discrètement une main sur ma braguette. Tu n’en saurais jamais rien après tout, tu ne pouvais pas voir ce que je faisais et puis tu étais tellement stone que le lendemain t’aurais oublié que tu avais baisé une fille sous mes yeux. J’en étais sûr.

Mais j’ai même pas eu le temps de l’ouvrir – ma braguette – que tu as levé les yeux sur moi. J’ai été figé, incapable de détourner le regard, mes yeux rivés aux tiens. J’ai cru que ça n’allait pas durer que t’allais me faire un petit sourire ou un clin d’œil genre « ouais je tire mon coup, mon pote, maintenant excuse-moi mais je vais faire sa fête à la dame ».

Ce serait passé, je me serais repris, j’aurais roulé jusqu’à un hôtel en espérant que tu oublies le lendemain que je te matais en train de baiser. Mais tu n’as rien fait, tu m’as fixé et ton regard s’assombrissait de plaisir.

La fille devait être entre tes jambes car il y avait un bruit de succion, puis elle gémissait aussi, comme si c’était la meilleure sucette qu’elle eût jamais goûtée. Pour le goût je n’en sais rien, mais ça devait sûrement être sa première pipe à une bite pas loin d’être en or massif vu l’estimation en crédit que la bourse donnait à son propriétaire.

C’était surréaliste mais tu avais les yeux dans les miens alors que tu prenais ton pied. Ils y étaient encore quand la fille t’es monté dessus, a viré sa culotte et s’est assise entre tes jambes. Je l’entendais bouger sans la voir, elle prenait plaisir à te chevaucher, j’ai oublié tout ce qu’elle a dit, je n’écoutais que ton souffle à toi. Que tes gémissements. Que ta voix rauque. Que cette suite de mot que tu disais qui ressemblait tellement à mon prénom que je n’ai pas compris tout de suite que c’était réellement mon prénom.

Tu sais je l’entends encore cette phrase quand je ferme très fort les yeux. J’entends encore ton : «- Tro…wa…je-je…vais jouir…hmmm Tro…aaah ! ». Et je revois tes yeux s’écarquiller de plaisir alors que tu te vidais dans une fille que tu ne connaissais que depuis deux heures. Je ne sais même pas s’il elle t’avait mis une capote. On dit que les mecs ne sont pas beaux quand ils jouissent. Ceux qui disent cela ne t’ont jamais vu avoir un orgasme. Ils ne savent pas que ta bouche s’ouvre dans un cri muet, que tout ton corps se tend, que ton regard part dans le vague, que tes cheveux tombent sur ton front sans que tu sois capable de les remettre en arrière. Ils n’ont jamais vu tes joues rougir, tes muscles frémir, entendu ta respiration hachée. Toi, à bout de souffle, à bout de jouissance…une petite mort avec mes yeux dans les tiens et mon prénom sur tes lèvres.

Je suis devenu furieux. Depuis quand savais-tu que j’étais gay ? Que tu me plaisais ? Parce que tu le savais pour te foutre de moi comme ça ! L’alcool et la drogue ne pouvaient pas excuser ça. Pas cette fois. Bordel, c’est mon prénom que tu as gémis ! Personne ne m’avait autant humilié. Il faut dire aussi que personne n’avait osé baiser une fille et me baiser du regard en même temps.

J’ai vraiment voulu te tuer cette fois ci mais je t’ai laissé une chance. A la place, j’ai attendu le lendemain matin et je t’ai donné ma démission. La raison : je te l’ai dit en toute honnêteté.

« -Je ne supporte plus la façon dont tu me considères. Je démissionne Quatre. »

Tu m’as fixé, juste cinq secondes puis tu as dit avec un détachement glacé.

« -Si tu veux. Ce n’est pas comme si tu étais indispensable. »

Et c’était fini. Tu m’avais juste brisé le cœur en cinq secondes. Ça a l’air court mais en fait la douleur reste longtemps. J’ai passé sept mois comme anesthésié de tout et de chacun puis je t’ai vu à la télé et…

-Je ne veux pas mourir Barton mais je sais ce que tu vaux. Il se pourrait bien que tu arrives à tes fins. Après tout tu fais parti des quatre personnes sur cette terre qui peuvent réussir cet exploit sans y laisser la vie…mais en y laissant quelques plumes quand même.

Tu t’approches de moi. Si seulement j’avais au moins mes jambes de libres je pourrais te frapper, mais elles sont attachées aux pieds du fauteuil, si je les bouge, je tombe. Je ne peux rien faire à part attendre. Tu glisses une main dans mes cheveux et me force à te regarder dans les yeux.

Je vais te tuer Quatre.

-Cette coiffure te va mieux, constates-tu doucement. On peut enfin voir tes deux yeux, mais encore faut-il que tu regardes la personne. Tu ne m’as pas regardé une fois de toute la fête, sauf à la fin. Serais-tu lâche ou avais-tu peur que je lise en toi en le faisant ? C’est idiot. Je n’ai jamais utilisé mon empathie sur toi. Je te respectais trop pour ça…

Je ne cille pas en constatant que tu as utilisé l’imparfait. Les choses changent et ton respect je l’ai perdu avec le reste…Est-ce que ça veut dire que tu vas lire en moi ? Tes yeux turquoise semblent me le promettre et pour la première fois de toute cette histoire, j’ai vraiment peur. Tu. Ne. Dois. Pas. Savoir.

Je force sur mes liens et secoue la tête pour y dégager ta main. Ne me touche pas ! Ne me regarde pas ! Ne regarde pas dans mon cœur…tu y verras trop d’ombres et tu y verras trop de toi. Laisse-moi au moins ce secret là !

-Enfin une réaction ! jubiles-tu en allant vers ta commode.

Je me cambre, tu sors un couteau du tiroir. Un long couteau de chasse ou de tueur et ça me calme immédiatement. Etrangement je préfère ça…même si la peur est encore là.

-Je dois dire que j’ai été déçu de ne pas avoir de cadeau de ta part, tout comme je ne vois pas pourquoi tu veux me tuer, même si je l’accepte, même si je veux bien jouer moi aussi. J’ai donc décidé de te donner une bonne raison de vouloir me tuer et de m’offrir mon cadeau en même temps. Après tout, si je dois mourir, autant que j’en profite avant.

Tu t’approches de moi, tenant négligemment le couteau à la main. Puis aussi agile qu’une anguille tu te glisses sur mes jambes et te retrouves assis sur mes cuisses, ton visage juste en face du mien. Je me cabre, tente de te jeter par terre mais la lame froide que je sens sur mon cou m’arrête net.

-Tuuut tuuut Trowa, je sais que tu mes hais mais il va falloir supporter mon corps encore un peu.

-Dé…

-Pardon ? chuchotes-tu ne pouvant t’empêcher de sourire à ta nouvelle victoire : celle de me faire parler.

-Détache-moi.

-Non, mon cœur, susurres-tu en passant ta main libre dans mes cheveux, pas encore, mais après…oui après tu seras libre et tu pourras essayer de me tuer.

Mon cœur. Ça aussi je te le ferai ravaler. J’aurais préféré que tu me files un coup de couteau plutôt que ce nouveau coup au cœur.

-Détache-moi, tout de suite !

-Hummm…ça ne va pas être possible…Je n’ai pas encore eu mon cadeau. Il est là sous moi mais même pas encore ouvert. Pas de gestes brusques, mon cœur, et laisse-moi te déballer.

Tu as un drôle de sourire et je me tends contre le dossier alors que tu tranches le col de mon t-shirt avec le couteau. Tu tires sur le tissu et je me retrouve en haillons, avec tes yeux fixés sur mon torse. Ta langue passe inconsciemment sur tes lèvres, le couteau est jeté au loin. Je frissonne.

Tu ne dis rien, approches une main presque hésitante et touches doucement ma peau. Mon ventre se contracte, j’ai la chair de poule. Tu as l’air absorbé par ce que tu fais et tes doigts deviennent plus courageux. Je me rends compte que je me laisse faire, que je suis limite en train de me tendre pour que tu puisses me toucher mieux et je me déteste. J’essaie de me détacher. Je tire sur mes poignets à m’en faire mal, à rouvrir ma plaie à la main mais mes pauvres tentatives te font juste sourire.

-Arrête ça ! je crache.

-Je ne peux pas. Je te veux.

Tes mains fouillent mon torse, titillent mes tétons, caressent mon ventre, glissent sur mes épaules, frôlent mes côtes. Je tremble, je suis à fleur de peau. Il suffit que tu me touches pour que je ne me contrôle plus. Si tu savais comme je te hais ! Si tu savais comme…non pas ça !

Ta bouche vient de se poser sur moi.

-Tu ne crois pas être indispensable, hein ! siffles-tu avant de mordiller un de mes tétons.

Je râle, me cambre tandis que tes mains s’activent sur ma braguette.

-Ne fais pas ça…

-Pas quoi ? demandes-tu en posant ta main sur ma poitrine. Ton cœur bat si vite !

Tu te frottes contre moi. Je bande. Tu souris.

-T’es déjà dur ? Humm, Tro…Je vais t’embrasser.

Et tu le fais. Je ne suis même pas capable de te mordre et pourtant j’arrive à te répondre. J’arrive à sucer ta langue. Je voudrais que tu me libères mais si tu me faisais, au lieu de t’étrangler, je risquerais d’enlever ton putain de pantalon et de te toucher, partout, partout…

Ne me détache pas encore. Embrasse-moi encore. Humm, oui comme ça…donne moi tes lèvres, laisse-moi te goûter…Depuis le temps que j’en rêve.

-Je te veux…en moi, gémis-tu.

Et tu te frottes, frottes, frottes, contre moi tout en m’embrassant. Je perds la tête, tu la remplies de toi. Que me fais-tu ?

-Hnn ! Non…Non…Détache-moi…

-Plus tard, halètes-tu en défaisant la ceinture de mon jean.

Tes mains pressées tirent fort sur la lanière pour la faire glisser. Elles tremblent un peu en défaisant le bouton et la fermeture éclair. Mais elles ne s’arrêtent pas, ne s’arrêtent plus jusqu’à ce que tu parviennes à sortir mon sexe de mon caleçon. Je vais mourir…

Tu m’embrasses encore plus fort que tout à l’heure et tes mains sur moi prennent la mesure de ma virilité. Je me sens objet. Je me sens rien du tout…ou juste une ombre…

Même si doucement je deviens un hombre entre tes doigts.

Alors c’est ça être vivant ? Avoir mal aux bras et aux jambes. Avoir de la lave à la place du sang et n’être qu’une boule de nerf prêt à exploser…

Puis soudain, tu n’es plus là. Tu es debout. Tu n’as plus rien de serein quand tu défais ton pantalon. Je voudrais fermer les yeux mais je ne perds pas une miette de tes jambes pâles et musclées, de ton sexe tendu, gorgé…Qu’est ce que tu vas nous faire faire ? Je ne veux pas…Je ne veux pas de ça entre nous. Tu n’as pas le droit de prendre ce qui a toujours été à toi. Pas comme ça.

Tu me regardes aussi. Je suis à moitié défroqué devant toi. Humilié et pourtant ma barre est fièrement dressée. Tu ne la quittes pas des yeux. Putain de yeux turquoise affamés, putain de toi mais là et maintenant c’est surtout putain de moi. Homme-objet, l’ombre que je suis prend de la consistance. L’ombre que je suis s’humanise à ton contact. Je m’hombrise…Je suis chair, je suis sang…je suis dur.

-Je te hais.

-Tu me désires.

-Ne fais pas ça.

Tu t’approches, nu, beau, déterminé. Tu glisses sur moi, prends appui sur mes épaules. Je peux sentir tes fesses frôler mon érection. Mes cuisses se contractent malgré moi. Mon cœur va lâcher…

-Tu es le violé le plus consentant de l’histoire de l’humanité, souffles-tu, les ongles fichés dans mes épaules.

-Je te hais.

-Je sais mon cœur. Je…descends…

J’oublie de respirer, tu le fais pour deux, tu grinces des dents, tu souffres. Pourquoi t’imposes tu ça ? Tu viens, tout autour de moi. Je ferme les yeux très forts.

-Doucement, souffles-tu comme pour t’encourager.

-Hnnn…

-Doucement Trowa, ne bouges pas les hanches…pas..enc…aaahh !

-Vas te faire foutre ! je grogne en poussant fort contre toi.

Tu hoquètes, serre mes épaules à m’en faire mal, mords ma bouche.

-Oh Allah !

-Je te tuerai.

-Je sais…tu me tues déjà…

Tes mains emprisonnent mon visage et tu montes et descends sur moi…doucement, tes yeux dans les miens. Je serre les dents pour ne pas te supplier d’aller plus vite. Je suis un homme-objet avec une fierté pas encore morte, faut croire. Lentement.

Tu montes…

-Montre moi ta haine.

-…

Ta voix est rauque. Tu ne descends pas encore. Je te hais.

-Montre moi ton cœur…

-…

Tu viens. Je gémis sourdement, autant pour la fierté…

-Je veux te voir…

-…

Tu remontes. Tes yeux sont sombres, ton sourire est mauvais.

-Je…vais te voir…

Et je comprends enfin. Ton empathie…

-Non !

-Si.

Tu redescends d’un seul coup. J’en ai le souffle coupé. Je voudrais hurler. Je bouge mes hanches à ta rencontre. Tu es concentré sur moi, tu fouilles mon esprit à la recherche de mes sentiments.

-Hnh, tu es en colère !

-Connard !

Tes mouvements se font plus irréguliers, plus rapides.

-Tu es plein de désir aussi…allez…al…lez, montre-moi ta haine aussi, montre moi ce que tu essaies de cacher, montre moi ta…

Tu te figes, me regarde d’un air horrifié et c’est à moi d’avoir un sourire mauvais. Tu as enfin compris. Allez Quatre prends donc mon amour en pleine gueule. Prends tout surtout…fais le vide derrière toi.

-Oh !..oh Allah ! Qu’ai-je fais ? Tro…Tro…..wa, il y en a tel-tellement…

Tu ondules sur moi avec une passion amoureuse qui vient de mon cœur. Tu m’as mis à nu, assume maintenant. Ta tête part dans tout les sens, tu cris des mots d’amour que j’ai au fond de la gorge. Tu es beau. Tu es lumineux. Tu prends ton pied.

Meurs avec moi…

Lâche tout.

Lâche-toi.

Je t’aime.

Je me détache de l’ombre et je m’envole loin…tes bras autour de moi. Même à ce niveau là du plaisir j’ai conscience de toi…

Je te tuerai pour ça.

A suivreuh…


Deuxième et dernière partie qui doit arriver un jour :p avec le POV de Quatre.

Je suis un peu nerveuse vu que c’est ma première fic sur cet anime donc n’hésitez pas à me dire ce qui ne va pas.

Zoux à tous

Artoung.


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