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: B s . A A A    : full 3/4 1/2   : E E   : Light Dark Books » Harry Potter » Les Sacrifices du Crépuscule

snakesandapples
Author of 12 Stories

Rated: M - French - Mystery/Romance - Hermione G. & Severus S. - Reviews: 148 - Updated: 11-03-08 - Published: 09-07-08 - Complete - id:4524302

Dernier chapitre, possibilité INFIME d'épilogue.

Merci à mon homme (bon, je t'ai beaucoup echappé jusqu'ici, mais c'était pas à dessein...)

Merci à Kiko (Soutien infaillible qui te vaudra mon respect pour un certain nombre d'années, sans dec.)

Merci à Angel (Ce que j'ai pu m'en faire, du sang d'encre, pour toi...--°... Mes pauvres artères de fumeuse!)

Merci à Enitna (On a un nombre incalculable de différences, mais au fond, bien au fond, on est pas si différentes)

Merci à Didine (oui, toi qui n'as pas recu de nouvelles depuis fort longtemps, je pense souvent à toi et je SAIS que tu es toujours ici...)

Merci à Lilith (Même si j'ai pas pu y répondre, j'adore tes reflexions, elles font prendre BEAUCOUP de recul par rapport à ce qu'on écrit et c'est à chaque fois une séance de rire...)

Merci à Sevivi ( Toi... Ca faisait très longtemps et ca m'a fait très plaisir.)

Merci à nightshad (Infiniment courageuse, tu es une brave, et j'ai carrément été sur les fesses lorsque j'ai vu ta review... Dans un tel contexte...)

Merci à Ste7851 (Ton avidité me faisait pleurer " Quoi? déjà un nouveau chapitre? Elle est insatiable!"... Mais merci énormément.)

Merci à Alatariel (Spécial merci pour m'avoir suivie jusqu'au bout, c'était vaillant. Surtout que cette fic était casse-gueule...)

Merci à gabrielle ( Revenue du côté sombre de la force, hein?... lol... Merci beaucoup)

Merci à Scarlett (Merci pour ton soutien, c'était plus signifiant qu'un revieweur ne se l'imagine, d'ordinaire...)

Merci à Popo (qui a dû décrocher depuis belle lurette), Wonka, Luu-ci-3, guignou, superfan, mel, welva (qui a aussi du être paumée en route), Siana, manelor et Theriel. Merci beaucoup à vous.

Quant à Miss Peau de Vache... On verra à la fin si tu conserves ton titre. Mais je m'incline de toute évidence devant ton style, quoi qu'il arrive.

OoO

Personne ne parlait. Les meubles qui les entouraient, les lumières, les vernis et les ciselures dans le bois, les plantes, les portraits accrochés aux murs, les verres de cristal, les tapis d'orient, tout était éteint autour d'eux, ils étaient seuls ensemble.

Le Manoir avait repris vie, toute la crasse et la poussière avait été nettoyées, les meubles avaient été dépouillés de leurs draps livides, et les fenêtres avaient été ouvertes. Le parc avait été réaménagé, les fleurs y poussaient en de petits bosquets champêtres, et le gazon s'étalait là où quelques semaines plus tôt, tout était revêche et incertain.

Mais la bibilothèque avait été condamnée.

OoO

-Severus, reviens, je t'en prie...

Evey, quelques jours après la mort de son père, avait pu serrer de nouveau son enfant, et bien qu'elle ait supplié, Severus était reparti pour sa maison natale, plus renfermé que jamais. Il n'était pas agressif, mais sombre. Il avait acquis une attitude plus sobre, plus taciturne et s'était écarté de la mère et de l'enfant, sous le regard morne et vide de Moira.

Cette dernière était pourtant la plus ravagée. Elle ne dormait plus, mangeait à peine, et les moments passés avec sa fille et son neveu étaient tous empreints de cette marque indélébile, cette cicatrice sanguinolente de sa dernière rencontre avec Tom. Elle pouvait encore sentir avec horreur ses doigts crispés sur ses mains pour éviter qu'elle ne meure. Et de cette fce surhumaine contre laquelle elle avait dû lutter.

Il n'avait pas usé de sa magie, il l'avait combattue d'égal à égal.

-Je ne peux pas, Evey. Je ne peux pas regarder ta mère sans que...

Il perdit le sens de ses mots et s'apprêta à refermer la porte sur elle, mais la main de la jeune mère se fit autoritaire lorsqu'elle retint le pan de bois. Elle pénétra sa demeure.

-Severus.

Ils n'étaient qu'à quelques douloureux centimètres l'un de l'autre, mais elle ne baissait plus les yeux. Elle le brûlait des mêmes yeux que son père avait eus. Son regard à lui, était incroyablement fuyant.

-Severus.

Elle posa sa main palpitante sur la joue émaciée du jeune père et le força à la rencontre.

-Non... Je... Je ne peux pas.

-Severus.

Elle l'attira à elle et le berça dans ses bras, tandis qu'il tentait faiblement de résister.

Peu à peu, elle ferma la porte et le fit cheminer vers le salon, puis dans sa chambre. Constatant que cette dernière était dénuée d'atours, dénuée de tout, elle sourit en son for intérieur de voir qu'il était vetustement négligent. Puis, elle le mit au lit, écartant les couvertures pour qu'il s'installe et le rabattant sur lui.

Une fois l'opération terminée, elle lui posa un baiser maladroit sur le front, et se retourna pour sortir.

Mais une main la saisit vigoureusement par le dos. Elle se retourna donc avec hâte et son visage s'éclaira d'un sourire lorsqu'elle vit celui du jeune homme repentant.

-Désolé... Bredouilla-t-il, je ne sais pas ce qui m'a pris.

-Moi je sais... Rit-elle en se laissant tomber auprès de lui.

-Evey! Tenta-t-il de la sermonner, mais elle se pencha sur lui, et toujours souriante, lui demanda:

-Où as-tu fourré mon manuel sur les gobelins?

Il essaya de réprimer un sourire, puis en vain de faire une grimaçe. Mais il était déjà trop tard. Evey l'effleura de ses lèvres, les yeux apaisés, sereins. Il lui saisit les siennes avec avidité, et l'attira à lui avec fermeté:

-Aïe! Attends, une seconde, que je te débarasse de ces couvertures...

-Gênantes... Parvint-il à grogner.

Ils se retrouvèrent de fait sous les couvertures, l'un vers l'autre et ils ne disaient plus rien. Alors les mains de Severus emprisonnèrent le visage d'Evey, comme autrefois, et il posa ses lèvres sur les siennes, tandis qu'elle lui caressait la nuques, les doigts s'entremêlant aux cheveux de jais. Il poussa un soupir de frustration, et sourit dans son interminable baiser tandis qu'il se mettait peu à peu à califourchon sur elle.

Lentement, il la déshabilla de son haut, ses mains comme des éventails courant sur la peau blanche et palpitante de la jeune femme. Elle-même s'attaqua à sa chemise qu'ils envoyèrent au loin après maintes contorsions.

-Pourquoi tu ris?!? C'est pas drôle!

-Hihi, désolée... Où on en était, déjà?

-Tu avais dans l'idée de reprendre son bouquin stupide, je te signale!

Elle l'attrapa pour l'entraîner avec elle dans sa chute, et peau contre peau, ils se défirent rapidement de leurs autres vêtements, avec la même sensualité, la même fébrilité à l'idée de se rencontrer à nouveau depuis presque plus d'un an.

Il était sur elle, elle pouvait sentir tout son corps chaud et rougi par l'excitation peser sur le sien. Ses caresses la brûlaient, elle se contorsionnait sous lui, sous ses souffles délicats ou rauques, sous ses mains lisses et pourtant ridées, sous ses lèvres entrouvertes et humides.

Lorsqu'il s'installa en elle, leurs chairs se heurtèrent presque comme si elles s'étaient frôlées, à la fois avec suavité et avec empressement. Ses allées-et-venues étaient ponctuées de soupirs, de gémissements lascifs, de grognements de frustration, elle s'était agrippée à lui, il s'était enfoncé en elle. Leurs mouvements s'accélèrèrent, elle ondulait avec ses hanches et lui avec son bassin. Il expia deux ou trois grognements, et enfin, lorsqu'ils atteignirent l'orgasme, tous deux s'affaissèrent, haletants, l'un contre l'autre sous d'épaisses couvertures.

-T'as pas un peu chaud?

OoO

Il était revenu une semaine après, alors que tout était encore en travaux, et avait aidé à reconstruire et modeler le manoir. Cela faisait un mois qu'il y vivait avec Moira, Evey et leur enfant. James venait les voir de temps en temps et annonça bientôt que Lily attendait aussi un chérubin. Severus boudait. Evey regardait ailleurs, elle était de plus en plus distraite et avait consulté plusieurs médecins pour les mêmes symptômes depuis quelques dizaines de jours. Mais tout était plus brillant.

OoO

-Moira? Vous m'avez fait demandé?

-Severus, viens, approche.

La mère était alitée. Ses joues étaient creuses, son air était déjà trop révélateur, ses cheveux épars autour d'elle étaient gras et impropres, mais ce qui frappa le jeune père, ce fut ses yeux. Ils avaient cette majesté dont elle avait fait preuve un mois et demi plus tôt.

-Severus, prends-toi un fauteuil, il faut que je te dises quelque chose.

Il fit selon ses désirs et l'air concentré, l'écouta attentivement:

-Severus, j'ai gardé cette boussole assez longtemps. Il est temps pour moi et pour Evey de te laisser.

-Je ne comprends pas... S'exclama Severus, soudain alarmé.

-Tom venait du futur. Dans son futur à lui, en effet, ni moi ni Evey n'existions. Toi, en revanche, tu y avais ta place...

-Comment savez-vous tout cela?

-Il parlait toujours pendant son sommeil, il racontait des histoires aux rêves merveilleux. Des histoires sombres, tu peux me croire... Toujours est-il qu'un homme a échangé sa vie pour créer celle d'Evey. Et cette histoire de détruire le fils de James... Tom a sacrifié sa vie pour que je vive, donc il a épargné celle des Potter. Mais Evey et moi sommes condamnées.

-Non! Pas du tout! Vous ne craignez plus personne! Vous... Vous êtes sauvées!

Rogue sentait son esprit s'embrumer.

-Tom et James, par extension, le fils de James, étaient liés. Si l'un d'eux meurt, l'autre a le droit de vivre. Cette condition était valable pour notre période et le temps d'où Tom venait. Evey et un certain "vieux fou" sont liés par le même fil. Toutefois, Evey n'existait pas lorsque la boussole a été activée...

-Elle a déjà été activée?

-Oui, et ce "vieux fou" vivait encore... Mais l'authenticité de la réalité d'où Tom vient prévaut sur la notre, le Temps dans lequel la boussole a été activée est le bon, si tu préfères...

-Ce qui veut dire? Demanda fébrilement Severus, prêt à tout pour ne pas comprendre.

-Ce qui veut dire qu'Evey doit disparaître, et moi avec elle, car je mourrai dès que cette boussole sera détruite...

-Non... Attendez, qu'est-ce vous racontez?!? Vous divaguez? Les médecins ont pris votre tension? Il doit s'agir d'une erreur...

-Severus! C'est ainsi.

La voix de Moira le rassura autant qu'elle lui mit la mort dans l'âme. C'était comme si elle n'avait pas peur de tout laisser derrière elle.

-Vous... Vous ne pouvez pas refuser le bonheur à votre fille! Elle a eu tant de peines à l'avoir! Supplia-t-il.

-Severus... Tu n'as pas le choix, c'est comme cela. Tu le sais bien, c'est toi qui l'a inventé, cette boussole!

-Je peux la mettre sous clé!

-Evey va dépérir de toute manière. Moi-même, regarde, j'ai l'air d'une moribonde, mais je ne peux pas mourir.

-Moira. Je vous en prie. Vous avez nourri mon coeur d'illusions et vous voulez tout me retirer?

Evey rentra dans la chambre à ce moment-là, avec le bébé. Irruption inopinée qui fit pâlir le jeune père. Moira lui saisit la main:

-Va chercher cette boussole.

-Un jour! Je veux un jour de plus! Moira!

La dame soupira, mais le pressa plus fermement. Evey s'approcha lentement de lui, et lui remit le bébé entre les mains. Elle fouilla avidement un tiroir de la table de nuit sous l'oeil brisé de son amour, et retirant un objet doré du meuble, le lui remit lentement dans les mains.

-Maintenant? Gémit-il.

Evey lui déposa un douc baiser sur le front, et lui sourit avec calme.

-TU SAVAIS! ET... TU NE M'AS RIEN DIT! Cria-t-il, les yeux piquants.

-Allons, Severus, c'est difficile pour tout le monde! Plaida Moira, Pensez à Tom qui s'est sacrifié...

-Pour que vous viviez! S'il y a bien un acte que nous aurions eu de commun, ce serait celui-là! Jamais je ne ferai une chose pareille.

Evey se prit à trembler:

-Ecoute, Severus, que ce soit aujourd'hui ou demain, tu me perdras. Mais de jour en jour, la douleur augmente en moi, j'ai de plus en plus mal, d'un mal qui me ronge de l'intérieur...

-DEMAIN! TU M'ENTENDS?!? DEMAIN!!!

Il sentait les larmes, le désespoir et la fatalité s'abattre sur lui. Ces femmes étaient... Démoniaques!

OoO

Sa baguette était pointée vers la boussole.

-AVADA KEDAVRA!

Alors qu'il serrait son amante contre lui avec toute la force qu'il lui restait de ces pourparlers, il sentit qu'elle s'envolait, et que peu à peu, la lumière émanait de son corps lévitant.

-EVEY!!! Hurla-t-il de toute la force de ses poumons, comme si ses cris pouvaient influer sur la clémence du Destin.

Mais déjà, tout était redevenu normal. Les jardiniers s'affairaient dans le parc, le vent cognait au fenêtres, et l'horloge du Grand Salon sonnait seize heures.

Et tout avait changé même si rien n'était différent. Il manquait deux coeurs, et peut-être trois. Il se sentait nauséeux. Il sentait ses membres le laisser tomber à terre.

OoO

-Ah non, pas d'alcool dans cette maison! Le gronda Pikkles.

-LA FERME! Beugla-t-il, avachi dans un fauteuil, les yeux rougis par trois mois de vie de deuil.

-Et la gamine? Qui est-ce qui s'en occupe, hein? Vous allez lui mettre un biberon de Whisky, peut-être?!?

Merlin ce que cette elfe était horripilante.

-Laissez-moi! Cracha-t-il.

-Et ben, buvez si vous voulez, mais vous buverez avec votre fille sur les genoux!

Sur ce, elle lui flanqua la petite sur les genoux. Elle dormait, malgré les joutes verbales et les éclats de voix.

Lorsqu'il fut seul avec elle, il put lui sourire, et ses yeux durs, ses sourcils froncés, se déplissèrent avec de petites perles brillantes qui roulaient sur ses joues hâves.

-Je vais prendre soin de toi, Hermione.

OoO

Je tiens tout de suite à prévenir, vous avez pas encore gagné un épilogue... Va falloir reviewer, mes cocos.


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