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Note de l'auteuze : Première fic Supernatural, et je ne fais pas dans la dentelle ! Je me déprime moi-même, c'est terrible...
Résumé : La vraie raison du départ de Sam pour Stanford... John y était bien pour quelque chose. One Shot.
AVERTISSEMENT : Cette fic traite de viol, d'inceste parental et d'humilitation (Hé oui, tout ça !) donc ne lisez qu'à vos risques et périls, ok ? Elle n'est définitivement pas pour les mineurs, même si on a fait pire au niveau graphisme !
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Cela commença comme l’une de leurs énièmes disputes, et Dieu sait s’ils en avaient eu un grand nombre, depuis les seize ans de Sam.
Maintenant, son benjamin en avait presque vingt, et John avait l’impression d’avoir passé ces quatre dernières années à se quereller avec lui.
Espérant améliorer leurs relations, et comprenant le besoin de normalité de son cadet, John avait loué cette petite maison à étage trois mois plus tôt, et décidé de faire un effort pour ne plus quadriller le pays en long en large et en travers. Il est vrai que la demeure se trouvait à Salem, et que le coin ne manquait pas de travail pour un chasseur !
Sam et son frère avait désormais chacun leur propre chambre, c’en était fini des motels sordides, mais cela n’avait malheureusement pas suffi à améliorer l’humeur de son benjamin.
Certes, il n’était pas facile d’être le père de deux garçons, mais jamais son aîné, Dean, ne lui avait causé autant de problèmes…
Dean, qui prenait de plus en plus souvent la tangente pour ne pas se retrouver coincé au milieu de leur guérilla verbale, partagé entre ses sentiments pour son père et ses sentiments pour son frère.
Comme cette nuit.
John était rentré d’une chasse laborieuse, qui l’avait laissé épuisé, fébrile, et absolument incapable de répondre avec calme à un jeune homme rebelle qui avait justement choisi ce soir-là pour remettre sur le tapis leur sujet favori de discorde : ses études à l’université.
Comme d’habitude, le ton monta, jusqu’à ce que, comme d’habitude, lassé, John ne coupe court à la conversation d’un ton tranchant.
– Tu n’iras pas, un point c’est tout.
Sam avala sa salive avec difficulté, lui jetant un regard de défi étrangement humide. Il croisa les bras contre sa poitrine, révolté, se refusant une fois de plus à obéir à l’ordre sous-jacent.
– Stanford m’a accepté ! J’ai reçu la lettre il y a une semaine !
La surprise coupa littéralement le souffle à John. Il savait les notes de son fils cadet excellentes, mais de là à être pris dans une université aussi prestigieuse que celle-ci… !
Sam s’essuya rageusement les yeux, refoulant les larmes qui menaçaient de lui échapper, et curieusement, ce geste toucha John. Il lui rappelait que si quelquefois, certaines expressions, certaines attitudes, laissaient entrevoir l’homme que serait un jour son fils, l’enfant qu’il avait été ne manquait pas de faire encore, lui aussi, quelques petites apparitions.
Aussi John Winchester inspira-t-il profondément, dans un ultime effort pour recouvrer son calme et ne pas laisser une fois de plus la situation dégénérer en conflit. Il se devait de faire comprendre à son benjamin que si ce dernier les quittait, lui et son frère, il se retrouverait isolé, et donc vulnérable.
A la seule idée que le démon qui s’en était pris à Mary puisse aussi s’en prendre à Sam, John sentait une sueur froide courir le long de son épine dorsale.
– Sammy, reprit-il avec plus de douceur, nous avons besoin de toi, ici. De plus, si tu t’en vas, tu seras seul, loin de nous, à la merci du danger.
– C’est sur, ironisa Sam, il y a tellement de démons sur le campus de Stanford. Tu me prends vraiment pour un con !
John avait les nerfs à fleur de peau, l’adrénaline de la chasse n’étant pas encore vraiment retombée, et face à cette arrogance, à ces sarcasmes permanents, il perdit le contrôle. Sa main s’abattit sur la joue de son plus jeune fils avec un claquement sec.
Pendant quelques secondes, Sam ne put que le regarder, incrédule, avant d’exploser à son tour.
– J’irai à Stanford, tu ne pourras pas m’en empêcher ! cracha-t-il d’un ton venimeux. On m’a accordé une bourse, de plus, je suis majeur ! Je n’ai pas besoin de ton accord, et tu ne peux rien contre ça !
John vit rouge. Jamais auparavant l’un de ses fils ne l’avait plongé dans un tel état de fureur. Il attrapa soudain le bras de Sam, et le serra avec violence, tout en hurlant :
– Tu ne partiras pas !
Ce qu’il n’avait malheureusement pas escompté, c’était que la colère de Sam égalait au moins la sienne, sinon davantage.
Au risque de se casser le bras, le benjamin des Winchester se tordit comme une anguille, et se libéra d’un mouvement brusque.
– Va te faire foutre ! cria-t-il à son tour.
Le jeune homme, incapable de se contrôler davantage, se rua à l’étage, dans l’intention bien arrêtée de s’enfermer dans sa chambre pour y déverser sa colère et sa détresse. Mais tout à sa fureur, il ne s’aperçut pas que John, aussi enragé que lui, était sur ses talons.
Lorsqu’il voulut refermer la porte, son père l’en empêcha d’un violent coup d’épaule, envoyant le battant claquer contre le mur, et par la même occasion, son fils par terre.
Le souffle coupé, Sam regarda son géniteur comme s’il se trouvait face à un étranger, et une peur abjecte remplaça momentanément la colère au fond de ses yeux.
Haletant comme s’il avait couru un marathon, les poings serrés, les yeux lançant des éclairs, John ne lui avait jamais paru aussi impressionnant. A cet instant précis, et même si Sam faisait une bonne demi-tête de plus que lui, son père le dominait de toute sa taille, et semblait presque prêt à commettre un meurtre.
Allongé sur le sol, Sam se trouvait quant à lui dans une évidente position de faiblesse.
A cette pensée, la panique reflua, tandis qu’un voile rouge assombrissait son regard.
Son père n’avait pas le droit de le traiter comme un gamin ! Il était un adulte, bon sang ! Au même titre que Dean ! Il voulait vivre sa vie, et non pas rester prisonnier pour le restant de ses jours de la chasse aux monstres !
Se redressant, il se remit debout avec vivacité, et leva instinctivement le poing. Il n’eut cependant pas l’occasion de découvrir s’il aurait été capable de frapper son propre père, car les doigts de John le saisirent soudain par le col de sa chemise pour le rejeter ensuite en arrière.
Avec un craquement sinistre, le tissu céda, et Sam se retrouva violemment projeté sur son lit, sa chemise en lambeaux. Le goût du sang envahit sa bouche, et il comprit qu’il s’était mordu la lèvre inférieure sous l’effet de la fureur.
Mais avant qu’il n’ait eu le temps de contre-attaquer, John était sur lui. Fou de colère, Sam se débattit de toutes ses forces, vociférant comme un damné.
– Lâche-moi, espèce de salaud ! Sors de ma chambre !! Je te hais, tu m’entends ?! Je te hais !
Jamais encore au cours de son existence, excepté pour le démon qui avait tué sa femme, John n’avait-il éprouvé une telle envie d’étrangler quelqu’un. Le corps qui gigotait sous le sien, s’opposant à lui comme personne n’avait osé le faire auparavant, réveillait en lui la bestialité latente qui sommeille en tout être humain.
Toute raison le quitta.
Dans un geste inconscient, ses mains se resserrèrent convulsivement autour de la gorge de son fils, ne relâchant leur emprise que lorsque ce dernier se mit à suffoquer.
– A… arrête ! balbutia Sam, hors d’haleine.
L’élan de fureur aveugle qui avait amené John à agir de manière si contraire à sa nature céda soudain le pas à une colère froide, bien plus dangereuse.
Sam le regardait, les yeux exorbités, ce qui ne fit rien pour l’apaiser, loin de là.
– Je vais te donner ce qui t’a toujours manqué, et que tu aurais du recevoir il y a bien longtemps, Sammy, articula-t-il froidement. Une bonne fessée !
– C’est… SAM ! rectifia fièrement le jeune homme, dans une ultime tentative de rébellion.
Se redressant d’un seul mouvement, John s’assit sur le rebord du lit, avant d’attraper son fils et de ramener ses deux bras derrière son dos. Le jeune homme se débattait sauvagement, vociférant et hurlant des imprécations, mais sa violence n’empêcha nullement l’homme plus expérimenté de le balancer en travers de ses cuisses.
Sa main gauche enserrant toujours les poignets de son fils dans une étreinte de fer, John entreprit avec la droite de baisser le jean et le boxer du jeune homme.
Par trois fois, sa main s’abattit sur les fesses rondes et fermes.
Par trois fois, un halètement choqué s’échappa des lèvres de son fils.
Sam n’arrivait pas à croire ce qui lui arrivait. Jamais auparavant John n’avait osé lever la main sur lui de telle manière. Certes, ils s’étaient souvent affrontés, mais pas au point d’en venir aux mains.
Un sanglot lui échappa tandis que sans pitié, la main paternelle se levait et s’abaissait dans un mouvement rythmique sur son arrière-train en feu. Choqué, le jeune homme n’essayait même plus de se débattre.
La douleur vive n’était rien face à l’humiliation cuisante que John était en train de lui infliger.
De longues minutes s’écoulèrent ainsi, entre cris et bruits de coups, avant que ne s’opère un étrange changement…
Sam eut soudain conscience d’un sentiment un peu trouble, qui prenait naissance dans le creux de ses reins. Il se mordit la lèvre inférieure, soudain choqué, en constatant avec effarement que la souffrance se transformait en une vague de chaleur, qui pour son malheur, se propagea directement dans son bas-ventre.
Horrifié, il sentit son membre réagir à la situation.
Une frappe sur ses fesses un peu plus forte que les autres, et ce qui n’avait été qu’un début d’excitation se changea en douloureuse érection.
Un Sam affolé se tordit de désespoir, et se faisant, sa virilité tendue entra directement en contact avec la cuisse de John.
Son père ne pouvait pas ne pas avoir remarqué ce qui se passait…
Non, non, non.
La main qui frappait son arrière-train resta brusquement figée dans les airs, tandis que celle qui le maintenait perdait un tant soit peu de sa fermeté et se mettait à trembler.
– Sam… murmura John d’une voix étranglée.
Un sanglot, âpre comme une détonation de revolver, échappa soudain au jeune homme, et il ferma les yeux, humilié, des larmes amères roulant sur ses joues.
Lentement, comme si le temps avait ralenti, il sentit que John le relevait, et l’asseyait sur ses genoux. Il serra désespérément les paupières, cherchant à retarder le plus possible le moment ou il devrait affronter le regard de son père, et enfouit son visage dans le cou de celui-ci.
– Sam… regarde-moi, s’il te plait…
Il secoua négativement la tête et sentit que son père retenait un soupir. Mais c’était plus fort que lui, même dans une situation pareille, il fallait qu’il continue de le défier.
– Sam, c’est une réaction normale…
Sam ouvrit les yeux, prêt à exploser et à hurler qu’il n’y avait rien de normal à avoir une érection lorsque son père lui donnait une bonne trempe, lorsqu’il croisa le regard de John.
Il y avait une telle ardeur au fond des prunelles paternelles, si semblables aux siennes, qu’il paniqua et chercha immédiatement à se redresser. Il fut brutalement ramené contre des cuisses musclées, et se figea en sentant contre lui la preuve qu’il n’était pas le seul à être affecté par la situation.
Une terreur sans nom l’envahit et il lutta désespérément pour se libérer.
– Non, papa… NON !
Mais John ne l’entendait déjà plus. La froide colère qui avait motivé ses agissements précédents venait de se transformer en une vague de chaleur trouble, et il se perdit avec délice dans un brouillard de luxure.
Cela faisait si longtemps qu’il n’avait pas éprouvé de désir pour un autre être humain…
De ses deux fils, Sam était celui qui ressemblait le plus à Mary. Dans son esprit en proie à la confusion, c’était un peu de son épouse qu’il tenait dans ses bras en ce moment même. C’était une part de Mary qui se tordait sous ses doigts tandis qu’il embrassait les lèvres tremblantes de Sam.
Il ignora délibérément les hurlements de son cerveau qui lui criait que le crime qu’il s’apprêtait à commettre allait le précipiter tout droit en enfer. Il ignora les sanglots et les supplications de Sam.
Il laissa la raison le déserter, et la folie aliéner sa liberté de choix(1) tandis qu’il finissait de déshabiller un adolescent trop choqué pour continuer à lutter.
Quitte à être damné, autant que ça en vaille la peine…
Sam vivait un cauchemar.
Le genre de ceux qu’il avait vécu toute sa vie.
Un cauchemar éveillé.
Excepté que cette fois-ci, il ne pouvait pas combattre le monstre.
Il ne pouvait que se replier sur lui-même et nier de toutes ses forces ce qui était en train de se produire…
Non, ce n’était pas le souffle rauque de son père qu’il sentait tout contre sa peau. Ce n’étaient pas les doigts aimants, caressants de celui qui l’avait élevé qui écartaient ses fesses, fouillaient son intimité et le violaient d’une manière dont aucun parent ne devrait jamais toucher son propre enfant.
Ce n’était pas son père qui lui infligeait l’atroce sensation d’être soudain déchiré en deux en le pénétrant avec un râle, sans même le préparer auparavant…
Ce n’était pas la main de l’homme qui lui avait donné la vie qui le masturbait et le faisait jouir avec violence, tandis que son esprit ne cessait pas un seul instant de hurler :
« Non, non, NON ! »
Ce… n’était… pas… son… Père !
Sam abandonna toute résistance, et son esprit se ferma comme une porte que l’on claque.
Un gémissement, un cri rauque – Mary ! – et ce fut fini.
Le souffle coupé, haletant, John s’abattit sur Sam, la sueur dégoulinant de ses flancs pour venir se mélanger à la sienne, le sperme se mêlant au sang lorsqu’il se retira de son fils.
Avec l’apaisement revint la raison.
Horrifié, John fixa le léger filet rougeâtre qui maculait les cuisses de son fils, vivante accusation de son crime.
Il n’eut que le temps de se précipiter dans le cabinet de toilette adjacent pour y vomir. Il rendit tout ce qu’il avait dans l’estomac, les spasmes ne cessant que lorsqu’il en arriva à cracher du sang.
Lorsqu’il revint dans la chambre, Sam n’avait pas bougé. John l’approcha comme l’on approcherait d’un animal terrifié. Il tendit une main hésitante vers l’épaule du jeune homme, puis la laissa retomber sans aller jusqu’au bout de son geste.
Les yeux vitreux, en état de catatonie, Sam ressemblait à une statue grecque.
Avec des gestes précautionneux, John le rajusta.
– Sam, murmura-t-il d’une voix hachée, Sam, mon dieu, pardonne-moi…
Il continua à balbutier une litanie de mots sans suite, rongé par le remords et la culpabilité, tout en caressant les mèches collées de sueur de son fils.
Sam ne manifesta aucune réaction. Il était parti dans un autre monde.
John resta de longues heures allongé auprès de son fils, les larmes roulant sur ses joues blêmes, ses lèvres tremblantes murmurant encore et encore à quel point il était désolé.
Il avait commis l’irréparable.
Franchi le point d e non-retour.
« Damnés, Mary, pensa-t-il, nous sommes damnés, damnés, damnés ! »
Et il lui sembla qu’il n’y avait plus rien à sauver, que l’espoir avait quitté ce monde en même temps que la lumière dans les yeux de Sam.
Il s’endormit ainsi, collé contre le dos de son fils, ses bras autour de lui dans un simulacre de ce qu’ils avaient été jadis l’un pour l’autre.
Le lendemain, il se réveilla seul.
Ses deux fils étaient dans la cuisine, ils déjeunèrent ensemble tous les trois. Sam semblait être redevenu lui-même. Peut-être un peu plus distant, un peu plus silencieux…
Ils ne reparlèrent plus jamais de ce qui s’était passé ce jour funeste.
Mais un mois plus tard, tandis qu’il rentrait d’une chasse, John trouva la chambre de son plus jeune fils déserte. Aucune trace de son Sammy. C’était comme s’il n’avait jamais existé.
Se retournant, il croisa le regard énigmatique de Dean, appuyé au chambranle de la porte.
– Il est parti pour Stanford, papa, l’informa-t-il laconiquement.
John ne sut jamais si son aîné avait compris tout seul, ou si Sam lui avait raconté quoi que ce soit.
Mais Dean devint un parfait étranger pour lui.
Et l’esprit de John amorça une lente et douloureuse agonie, tandis qu’il se contraignait à vivre, à respirer, et à chasser pour protéger ses enfants.
C’était tout ce qu'il lui restait, mais jusqu’à ce que la mort le prenne enfin, ce serait bien suffisant…
FIN
(1) "L'être de l'homme, non seulement ne peut être compris sans la folie, mais il ne serait pas l'être de l'homme s'il ne portait en lui la folie comme limite de la liberté" (Jacques Lacan)
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J'espère que ça ne vous aura pas trop déroutés...