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: B s . A A A    : full 3/4 1/2   : E E   : Light Dark Misc » Misc. Plays/Musicals » Manifeste de la fanfiction musicale Française

Aelin Ueal
Author of 15 Stories

Rated: K - French - General - Reviews: 12 - Published: 12-03-08 - Complete - id:4693635

Titre : Manifeste sur la fanfiction française ou ce qui suit après

Auteure : Aëlin Ueal

Disclaimer : tout est à moi, sauf les quelques citations... citées.

Déclaration : en ayant plus qu'assez des inombrables fanfictions dont le style laisse à désirer, je me permets de faire ce manifeste sur la section. A vous de juger si vous trouvez ces arguments avancés juste ou non. Je n'attends pas de commentaires, mais plutôt des réactions quant à ce texte.

De la pratique de la fanfiction française

ou

l'important de la fanfiction dans la section musical/plays sur

Avez-vous déjà rêvé de faire vivre vos personnages ?

Avez-vous déjà rêvé de devenir célèbre par vos écrits ?

Avez-vous déjà rêvé de prêter un trait de votre personnalité à un artiste que vous aimez ?

Aujourd'hui, avec l'expansion d'internet, tout cela est POSSIBLE.

Il y a environ trois ou quatre ans, avec la fureur fébrile des blogs, nous avons pu voir l'apparition miraculeuse de pseudo-littéraires s'essayant aux poèmes Baudelairiens, toujours avec un style d'écriture décadent qui aurrait PU s'accorder au spleen recherché, mais dont les thèmes – trop – récurrents et mal-exploités, alourdissaient le style.

Passons à notre fanfiction française. Qu'est ce que la fanfiction en france ? Il y a quelques années, la fanfiction était encore ce texte à la Zola, qui remplissait nos coeurs de figures de style recherchées et des mots compliqués que nous prenions plaisir à rechercher dans le dictionnaire. Les 'fanficeuses' étaient ces femmes qui répondaient à vos commentaires construits et qui prenaient plaisir à écrire sur des thèmes inexploités.

Aujourd'hui, nous pouvons réellement nous demander s'il n'y a pas eu cent ans de différence dans le niveau littéraire.

Il y a deux ans, voire trois, nous pouvions nous délecter des textes merveilleusement écrits, parfois mélodramatiques, qui donnaient toujours la petite larme à l'oeil au dernier chapitre, et qui nous transportaient dans des mondes lointains mais bien réels.

L'année dernière, avec la recrudescence d'articles inintéressants et truffés de fautes aussi grosses que leurs auteurs sur la musique japonaise, nous avons pu voir arriver la nouvelle 'génération' de fanficeuses sur le visual kei. Beaucoup de jeunes pré-adolescentes se sont penchées sur cette facette du japon.

Nous pouvons insister ici sur le mot « pré-adolescente ». En effet, nous, c'est à dire toutes les fanficeuses d'avant 2006, avions conscience que le fait d'utiliser de réelles personnes dans nos textes ne voulaient pas vraiment dire que nous allions les dépeindre telles qu'elles étaient dans la vie réelle. Nous étions conscientes que nous prêtions des caractères totalement basés sur nos imaginations fertiles, dans des contextes donnés par leurs actions passées.

C'est ainsi que nous avons pu écrire de bons textes, reconnus ou non par la population visual kei française de l'époque. Vous pouvez rechercher des bios des auteures qui écrivaient antérieurement à 2006, elles ont toutes entre 18 et 50 ans. Voire plus.

Venons-en à la racine profonde de ce manifeste. Ce que nous pouvons repprocher à la fanfiction aujourd'hui, ce sont les points suivants :

1) le manque d'inspiration : nous pouvons voir que certains sujets se répètent : viols, prisons, morts, j'en passe et des meilleurs. La nette apparation des fanfictions incluant les 'auteurs' elles mêmes dans leur texte est un manque flagrant de modestie, et montre ici un énorme EGOISME. Ce qu'on appelle dans le jargon fanficaire les mary-sue, ces fanfictions inutiles qui ne servent qu'à l'intérêt personnel de l'auteur. Laissez-nous vous apprendre qu'un texte est fait pour être lu, non pour satisfaire l'auteur. C'est le principe fondamental de la littérature.

2) l'inexistante de la grammaire et de l'orthographe : nous pouvons voir beaucoup de fautes IMMONDES sur une grande majorité de textes ( je parle ici du peu que j'ai lu, les pseudo-auteures savent de quoi je parle, puisque mes commentaires n'en ont été que plus flagrants que leurs fautes insensées). Nous pouvons nous accorder sur le manque de prise en charge de l'éducation primaire de la population française, mais il y a une limite à ce que la littérature peut permettre. Il existe des ouvrages sur lesquels nous pouvons nous appuyer pour nous aider : le bled, le dictionnaire, le bescherelles. Bien sûr, il est très agaçant d'ouvrir sans cesse les dictionnaires, mais s'il n'y a pas cette prise de 'risque', vous pouvez être sûr(e) de n'arriver à rien dans la vie. Votre patron prendra plutôt une lettre de motivation bien rédigée, aux fautes non apparentes, non corrigées sur word, qu'un torchon de fautes dont les problèmes syntaxiques sont flagrants. Autre problème que la syntaxe. Relisez-vous, voyons ! Il est plus agréable de lire un texte fluide, bien écrit, que d'essayer de déchiffrer toutes les secondes le langage sms de l' « auteur »

3) le style : pourquoi vous-obstinez vous à écrire dans un pseudo style théâtral ? On ne met PAS les noms des personnages devant leur réplique, c'est un MANQUE TOTAL de connaissance envers la littérature. Il y a cela, mais aussi les descriptions. Parlons plutôt ici de mise en place d'un environnement propice au déroulement de l'histoire. Beaucoup d'entre vous vous estimez le droit de passer sur ce détail ô combien important, qui aide à comprendre l'histoire

4) le manque de ressources : nous nous sommes toujours renseignées à fond sur les sujets que nous exploitions (pour ne citer que Ranka, qui a fait pas mal de recherches sur la position des yakuza au Japon pour sa fic Hired Gun). Personnellement, je fais aussi beaucoup de recherches sur l'histoire de France quand je pose mes fanfictions dans ce pays. Cela rend les textes plus réels, c'est mieux à la lecture. Je tiens aussi à préciser que dans les résumés, il faut savoir être juste avec soi-même, il est vrai, mais aussi donner un 'coup de pub' à ses lecteurs : on ne se dénigre pas dans son propre résumé (citons ici Marluuna, qui sait de quoi il est question puisqu'il a été question d'un débat enflammé il y a quelques temps). Il existe aussi des termes appropriés pour la fanfiction : on ne parlera pas de « shonen ai » ou de « yaoi » dans un texte sur Tokio Hotel ou tout autre groupe occidental : ou parle alors de gay, de twincest, d'autres mots d'origine anglaise ou des traduction française si vous le désirez, mais ne mélangez aucunement les deux cultures.

5) dernier problème : la non-demande de béta lectrice. Il existe dans votre barre de menu, en haut du site, un lien qui envoie vers les 'beta readers', qui sont des personnes qui peuvent vous relire et vous corriger, si vous ne souhaitez pas le faire. Ces personnes se proposent gentiment, alors profitez-en.

Que dire d'autre ? Bon nombre de lectrices et d'auteures d'antan ont abandonné cet endroit et se sont dirigées vers d'autres sections, par dénigrement de fanfictions sur Tokio Hotel, Cinema Bizarre, et autres groupes dont nous ne jugeons aucunement ici les performances musicales. Par faute de style, la fanfiction musicale est en train de mourir. Le but de ce texte n'est pas de vous faire sentir coupable, mais au contraire de vous remuer pour relever le niveau. Montrez que la littérature n'est pas perdue et que l'espoir reste encore possible !



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