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Author of 4 Stories |
Pairing: HPDM et SSRL principalement ( peut-être RWHG – BZPP à venir )
Genre: UA Fantastique, SLASH, probablement un peu OOC (haha)
/ ! \ Histoire à caractère homosexuel, merci de passer votre chemin si cela vous pose un quelconque problème. Possibilité future de Rating -18ans (j’ai pas encore décidée… lol)
Résumé: Harry Potter a des pouvoirs extraordinaires, il vient d’arriver dans la ville de Metropolis dans l’espoir de devenir rédacteur pour le journal Daily Planet. Mais il va devoir faire ses preuves et prouver qu’il peut travailler aux côtés du meilleur reporter de la ville : Draco Malfoy. Altruiste dans l’âme, Potter utilise ses pouvoirs pour aider la population qui bientôt surnommera son sauveur Superman. Personne, hors mis son ami d’enfance Blaise Zabini, ne sait qu’en réalité Harry Potter et Superman ne font qu’une et même personne…
Disclamer: Les personnages appartiennent à JKR, quant à l’histoire elle provient en très très grande partie du DC Comics Superman.
Note: Chers lectrices ou lecteurs (s’il y en a), merci bien d’avoir rejoint cette page. Je tiens à vous signaler que l’histoire d’amour est plutôt absente dans ce chapitre, la progression est lente, mais cette fic reste néanmoins un slash (prenez votre mal en patience, mwhaha) ! En tout cas Harry et Draco seront quand même proches, en tant qu’ils travaillent ensemble ! N’hésitez aucunement à faire des remarques via une petite review (vous pouvez suggérer, demander, critiquer…)
Bonne lecture ! *trop émue*
Superman
Chapitre 01 : L’arrivée au 23ème étage.
« Encore un carton plein, c’est le dernier…
- J’y crois pas que tu n’aies pas fait tout ça avant, bon sang Harry ! T’avais toute la semaine. T’es vraiment un branleur quand même... »
Sourire hypocrite.
« Mais jt’en prie. »
Doigt d’honneur fièrement dressé.
Le jeune noir assis sur le canapé fixa son colocataire l’air dépité. Harry était un vrai gamin parfois. Chose qu’on avait du mal à croire quand on le voyait. Il était grand, bien bâti, son visage était souvent sérieux. Quand on le voyait on lui donnait facilement un peu plus que son âge, tant il paraissait posé et mur. La seule chose qui contrastait avec son apparence était ses cheveux noirs, toujours un tantinet indisciplinés. Faut dire qu’il était difficile avec un ADN pareille d’essayer de coiffer des cheveux rebelles ! Mais Harry y voyait un point vraiment positif, il n’avait jamais besoin de se raser la barbe, sa peau était toujours lisse et parfaite... au pire une fois par mois il se donnait un petit coup de laser et le travail était fait.
« Tu es simplement jaloux, par ce qu’en quelques petites minutes à peine, je peux ranger mes affaires, alors que toi non. Simple, efficace…
- Ouai ba d’ailleurs, môsieur aux supers pouvoirs aurait pu m’aider quand il s’agissait de mes cartons, tu crois pas ? Ca m’aurait évité de me faire autant… »
Le corps du jeune brun disparu en quelques secondes, et tous les objets se trouvant dans le carton disparurent en un clin d’œil pour se retrouver sur les étagères, parfaitement rangés.
« chier… »
Harry le regarda et sourit. Blaise se plaignait relativement souvent... c’était sa nature de garçon pourri gâté. Mais c’était ce qu’appréciait Harry depuis leur enfance. Blaise malgré son air de « moi je », avait été le seul dont Harry se sente assez proche pour pouvoir lui confier son terrible secret. Ses pouvoirs qu’il avait eu depuis sa naissance, en héritage d’il ne sait qui… Harry avait été adopté par Lily et James Potter, un couple de fermier de Smallville, là où pour la première fois on avait découvert le garçon abandonné alors qu’il n’était qu’un bébé.
De ce qu’il se souvient, et d’après ce que lui ont dit ses parents de cœur, Harry avait toujours eu ces pouvoirs. D’étranges pouvoirs inexplicables, à la fois effrayants et fantastiques. Il avait eu énormément de difficultés à cacher tout cela à ses proches, et seul Blaise, son meilleur ami depuis qu’il s’en souvienne, avait été mis au courant. La réaction qu’il avait eue lors de ce jour exceptionnel était loin, très loin de tout ce qu’avait pu imaginer Harry. Il s’était attendu à de l’étonnement, ou à de la peur, peut être même à du mal aise… Au mieux il espérait de la compréhension… mais le jeune noir s’était contenté d’un « naaan… cool !! ».
Aujourd’hui, ils étaient à Metropolis, dans leur tout nouvel appartement. Harry venait enfin de déballer tous ses cartons. L’aménagement était terminé, et l’appartement était enfin digne de ce nom…
« Voilà, fais donc ton deuil de ‘l’entrepôt’. »
Blaise secoua la tête… depuis la dizaine de jours qu’ils étaient là, il n’avait pas arrêté de rabâcher à Harry que la pièce était tellement bordélique qu’il se croyait dans un entrepôt, au milieu de dizaines de cartons appartenant tous au brun qui se refusait à les ranger.
« Ha ha, très drôle… »
Regard à sa montre.
« Bon Potty » reprit le jeune noir, « Sans vouloir te mettre une pseudo pression, par ce qu’on sait bien que le temps n’est vraisemblablement pas un problème pour toi... Faudrait peut être que tu songes à déguerpir si tu veux pas arriver en retard pour ton entretien. »
Harry passa sa main dans ses cheveux d’un air résigné, il attrapa son attaché-case, et passa l’embrasure de la porte d’entrée non sans lancer un « Oh, soit mignon, quand je rentre ce soir, que la bouffe soit prête chéri. »
Blaise se leva en trombe avec la forte envie de botter les fesses de son colocataire, mais celui-ci était parti en un coup de vent. Le noir resta les bras ballants face au palier, et maudit pour la énième fois ses « putains de pouvoirs à la con ».
o.O.o.O.o.O.o
Le jeune homme pénétra dans l’immense building « 23ème étage : la rédaction du Daily Planet ». Il sourit et se dirigea vers l’ascenseur qui allait se refermer.
« Attendez !! »
Une jeune fille venait d’appuyer sur le bouton de réouverture alors que son voisin pesta et lui lança un regard d’agacement qui la fit rougir.
Harry se faufila dans l’ascenseur, tout sourire.
« Merci. »
La jeune fille hocha la tête, encore un peu rouge. Son voisin quant à lui, regardait d’un air dubitatif cette espèce de binoclard complètement niais qui venait de pénétrer pour rejoindre les cinq autres personnes s’y trouvant déjà.
« Je vais au 23ème étage, c’est la rédaction du Daily Planet, j’ai un rendez-vous là-bas… Faudrait pas que je sois en retard. » Se sentit obligé de dire.
Le silence s’installa, tout le monde le regardait assez bizarrement.
« Vous connaissez des gens du 23ème ? »
Silence.
Les regards se posèrent sur le jeune blond élégamment habillé qui se demandait vraiment qui était ce type un peu allumé. Lui, il venait du 23ème. Il vivait presque au 23ème d’ailleurs… Draco Malfoy, le meilleur reporter de toute la ville, et du Daily Planet forcément. Doté d’une incroyable plume, et surtout d’un énorme culot qui lui permettait de se donner tout les moyens nécessaires pour être le numéro 1, pour être toujours le premier à sortir un scoop. Draco Malfoy était un reporter dans l’âme, un requin du journalisme et il en était plus que fier. Il était le digne fils de son père… Lucius Malfoy, dirigeant du groupe Malfoy Corporation, l’un des hommes les plus riches et puissants de Metropolis…
Doucement mais sûrement l’ascenseur montait, et allait bientôt atteindre le 19ème étage, où une femme d’une quarantaine d’année allait bientôt descendre. Harry leva les yeux dans un soupir de désespoir pour admirer le plafond de la cage. Personne ne lui avait répondu, et il se demandait bien pourquoi il avait sorti une phrase aussi stupide. Il regarda les boutons de l’ascenseur… le 23ème était allumé. Il devait donc bien y avoir quelqu’un qui irait au même étage que lui… En son for intérieur Harry pria fort pour que cette personne soit la jeune fille qui lui avait retenu l’ascenseur, c’était la seule qui semblait un minimum sympathique.
19ème. La bonne femme murmura un léger ‘pardon’ et sortit de la cage. Les portes se refermèrent devant Harry qui jeta un regard en biais, scrutant ainsi le jeune blond.
Il était à peine plus petit que lui, portait avec classe un costume dont la coupe lui allait parfaitement. Ce qui intéressa le plus Harry était le teint clair, presque pur du jeune homme. Une peau parfaite, un nez droit, légèrement retroussé, de belles pommettes. « Un vrai dandy » pensa t il. Et ces cheveux... blonds platine, fins, d’aspect soyeux, retombant sur son front.
Draco Malfoy regarda sa montre agacé, il n’aimait pas être en retard, et ce matin il l’était. A cause d’un stupide bus scolaire qui l’avait empêché de rouler au dessus de 40km/h, il avait déjà 7min de retard, et 7min pour Draco Malfoy s’était suffisant pour ruiner sa matinée. Le jeune reporter tourna légèrement la tête et vis son voisin qui le regardait. Et... Mon Dieu qui venait de lui sourire… Draco fixa un point droit devant lui, impatient d’arriver enfin à ce foutu 23ème étage.
Ses vœux furent exhaussés et la cloche de l’ascenseur retentit. Harry souffla de contentement alors que les portes s’ouvraient. Malgré lui, au fur et à mesure que se dévoilait face à lui l’étage de la rédaction, les bureaux, les gens qui s’activaient, il sourit. Il s’avança alors que le blond sortit précipitamment et le bouscula. L’attaché-case du brun tomba par terre et quelques dossiers se renversèrent sur sol. Harry fulmina et se baissa pour tout ramasser alors que le responsable de cette inadmissible attaque lui jeta un regard que le brun traduisit par « non mais quel looser ».
Harry se releva, et admira l’étage tout entier qui s’étalait face à lui, d’une immensité qu’il n’aurait jamais imaginé. Il y avait des dizaines et des dizaines de bureaux, certaines personnes étaient pendues au téléphone, d’autres avaient les yeux rivés sur leur pc. L’étage était éclairé par la lumière extérieure, car les murs étaient complètement vitrés… Tout ceci fascina Harry qui s’approcha doucement d’une des immenses vitres. Il voyait une bonne partie du quartier, les gens grands comme des fourmis qui marchaient dans les rues blindées… Il aurait pu rester de longues minutes à regarder ainsi la ville, cela lui rappelait les quelques fois où il avait survolé Metropolis, il avait été émerveillé par tant d’activité. Ca changeait de Smallville, c’était le moins qu’on puisse dire !
Le brun se ressaisit doucement, il devait poser sa candidature. Il était ici pour enfin réaliser son rêve. Etre reporter pour un des meilleurs journaux. Etre reporter au Daily Planet… Il sourit et se dirigea vers… il ne sait où… Il s’arrêta soudainement et accosta un jeune roux qui s’affairait à la machine à café.
« Euh, excusez moi, je suis Harry Potter, je cherche le bureau du directeur…
- Ah, bonjour. »
Le roux lui tendit la main qu’Harry serra avec joie.
« Ron Wealsey, le bureau de Mr Snape est tout au bout, sur la porte c’est indiqué. Vous ne devriez pas vous tromper. »
Harry sourit, enfin quelqu’un qui avait l’amabilité de lui répondre. Il se lança d’une manière un peu incertaine, il sentait que peut être il pouvait s’autoriser de parler un peu avec ce Ron.
« Euh, en fait je suis là pour déposer une candidature, j’espère que ça se passera bien. »
Le sourire de Weasley se figea légèrement, il toussota un peu, et la machine à café s’arrêta. Il attrapa le gobelet et le tendit à Harry.
« Ecoute, prend ça. Mr Snape attend son café noir, sans sucre. Avec un peu de chance il t’écoutera peut-être si tu lui apportes… Mais bon courage… »
Harry grimaça… Ron tourna les talons et retourna à ses occupations. Le brun respira profondément et se dirigea vers le bureau de son futur patron (du moins il l’espérait de tout son cœur). Il était face à la porte et hésita sérieusement à frapper. Apparemment là dedans il y avait une discussion plutôt houleuse, et Harry se dit que même s’il n’avait pas de chance, il devait se lancer.
Son poignet hésita légèrement, puis il frappa la porte en bois.
Silence…
« Entrez bon sang ! »
Harry dégluti, il entra d’un pas qui se voulait entreprenant.
Le jeune blond de l’ascenseur haussa un sourcil dubitatif en le voyant pénétrer, quand au grand patron avachi sur sa chaise immense, devant son bureau immense, il ne lui jeta qu’un bref coup d’œil et reprit.
« Les clowns attaquent la banque de la Bourse, voilà leur première page Draco ! Et nous ? Peux-tu me rappeler notre putain de première page ? »
Malfoy passa nerveusement sa main dans ses cheveux.
« L’amorce de...
- JE M’EN FOUS. C’est de la merde. »
Le vieil homme aigri attrapa le journal posé devant son bureau et le balança dans la pièce
« Tout ça, c’est un ramassis de merde ! Demain je veux qu’on ait un sujet, un vrai. Est-ce que c’est si difficile que ça ? Est-ce que je demande la lune ? Je demande la lune Draco ?»
Draco secoua la tête.
« Bien, alors si ces atrophiés du cerveau de chez Metropolis Times arrivent à être sur le coup, toi aussi tu as grandement intérêt à l’être. Et vous, vous voulez quoi ? »
Harry sursauta légèrement en comprenant que le glacial Snape s’adressait à lui.
« C’est mon café ? Donnez moi ça, j’attends depuis je ne sais pas combien de temps ! La prochaine fois apportez le moi à midi, ne vous dérangez pas. » Dit il sarcastiquement.
Le jeune brun écarquilla les yeux.
« Euh, pardon, monsieur Snape, en fait voilà je suis… »
Le dit Snape tendit sa main, et Harry lui donna son café encore fumant.
« Vous êtes dehors maintenant, et toi aussi Draco, la conversation est terminée. »
Draco franchit la porte en pestant. Dieu qu’il détestait les sautes d’humeurs de son patron, d’autant plus qu’il était le premier à rager contre ce scoop qui lui était passé sous le nez.
« Qu’est ce que vous ne comprenez pas dans le mot « dehors » ? »
La voix du vieil homme claqua dans l’air, donnant quelques frissons à Harry, mais il ne se démonta pas pour autant.
« En fait, désolé monsieur Snape mais je suis là pour… »
« Oui vous êtes le nouveau c’est ça ? Votre nom, vous ne vous êtes même pas présenté, tss. »
Harry se mordit les joues. Quel homme exécrable.
« Potter, Harry Potter. »
« Bien, monsieur Potter, DEHORS, allez voir… quelqu’un, je ne sais pas, débrouillez vous pour qu’on vous montre votre bureau. »
Harry sourit, il fit demi-tour et sortit du bureau, non sans donner un au revoir de politesse qui n’eut aucune réponse. Il resta adossé à la porte quelques instants.
Alors ça y est ? Il était pris ? Il était enfin reporter au Daily Planet.
Le jeune brun était toute fois un peu étonné que Snape l’ait engagé ainsi, sans même prendre la peine de lui poser quelques questions… Il avait déjà envoyé sa candidature, après tout, il avait du faire mouche.
Il regarda ses tout nouveaux collègues s’affairer dans l’immense étage qui s’étalait devant lui. Il vit au loin Ron Weasley. Sans plus se poser de question, Harry se dirigea vers la personne qu’il estimait la plus évidente pour l’aider. Le roux le regarda avancer jusqu’à lui, et sourit.
« Ah, alors ? Vous êtes sorti vivant de l’antre du dragon ? »
Harry hocha la tête, fort content.
« Oui, j’ai été engagé, Mr Snape m’a demandé de m’adresser à quelqu’un pour me montrer mon… hum, bureau ? »
Ron acquiesça.
« Pas de problème, ravi de vous voir parmi nous. Suivez-moi, je vais vous montrer votre place. »
Après quelques mètres en arrière, Harry se trouva tout proche du bureau de Snape, face à une table remplie de paperasse, de dossiers. Ron tendit les mains vers la chaise.
« Tadam, voila votre bureau, où vous pouvez le voir, vous attends déjà beaucoup de travail… Ne vous en faites pas, il n’est pas toujours comme ça, parfois il est presque humain. Mais bon, je suis sûr que vous allez réussir à bien vous y faire. Laissez-moi quand même-vous dire, que même si vous faites correctement votre travail, il trouvera toujours quelque chose à redire… Je ne voudrais pas vous démoraliser mais, le dernier stagiaire n’est resté que deux semaines… En tout cas, si vous avez besoin de quoi que ce soit. Faites moi signe. »
Harry sourit pour la forme, il regarda encore une fois le bureau rempli de feuilles en tout genre, puis il s’adressa à Ron qui allait s’en aller.
« Euh attendez, je ne comprends pas bien, hm… Comment se fait-il que j’ai déjà, tout ça ? »
Ron se gratta la nuque.
« Ba comme je vous l’ai dit, l’ancien stagiaire que Mr Snape a pris est vite parti, et ça fait déjà cinq jours qu’il n’y a plus personne pour s’occuper d’aider la secrétaire, d’où l’urgence. »
Harry fronça les sourcils.
« Oui je sais » Reprit le rouquin, « Vous vous dites que pour cinq jours seulement ça fait beaucoup de paperasse, Mr Snape est toujours très occupé il faut dire. Je suis sûr que… »
Le brun secoua la tête, et rit nerveusement.
« Non, nan, hum… Vous vous trompez je crois, je ne suis pas là pour être assistant, je suis le nouveau reporter. »
Harry sourit gentiment, alors que le visage de Ron prenait des trais sérieux.
« Excusez moi, mais… non, enfin, ce n’est pas possible… »
Le jeune homme à lunettes pinça ses lèvres.
« Mais, si... enfin, je suis le nouveau reporter… »
Sa main vint s’écraser sur son visage, et il souffla.
« Je vois… merci quand même Ron »
Le roux fit une moue embarrassée, Harry se dirigea d’un pas assuré vers le bureau du patron.
Il inspira fortement, toqua et entra sans vraiment attendre de réponse.
Snape claqua sa langue, agacé.
« Vous, encore ? Est-ce que…
- Excusez moi monsieur Snape, mais je pense qu’il y a eu un mal entendu, je suis ici pour un poste de reporter. »
Harry s’avança jusqu’au bureau et déposa son CV.
Snape le regarda étrangement.
« En effet il y a un malentendu »
Harry hocha la tête alors que le patron du journal reprit.
« Je n’ai pas besoin de reporter, du balais !
- Mais monsieur, avec tout le respect que je vous dois, j’avais rendez-vous pour un entretient. »
« Ecoutez, je n’ai vraiment pas de temps à perdre, il n’y a plus personne qui bosse correctement dans ce fichu journal. » Dit-il pour lui-même. « Mon agenda n’est plus à jour depuis 5jours, je n’ai aucun rendez vous avec vous, et j’en suis ravi.
- Moi j’en ai un ! Regardez au moins mon CV, je ne vais vous prendre que 5min de votre temps… s’il vous plait. De toutes façons je ne partirais pas tant que je n’aurais pas eu mon entretient. »
Snape esquissa un sourire amusé. Il prit le papier sur son bureau et le survola avec vitesse.
« Candidature rejetée. »
Le visage d’Harry se décomposa. Quel enfoiré…
Il regarda avec mépris l’homme d’âge mûr, qui le lui rendit bien, puis il se retourna pour quitter la pièce, attrapant avec vigueur la poignée de cette fichue porte de ce bureau de merde.
« L’assistant n’est pas là, donc… »
Le jeune brun regarda Snape qui le fixait.
« Occupez vous de son travail si ça vous chante. »
« Non, ça ne me chante pas vraiment » reprit Harry vraiment écœuré.
« Mais si, je suis sûr que vous êtes digne d’accomplir tout ce travail. »
Harry allait répliquer mais le téléphone sonna. Snape décrocha très aimablement, et le jeune homme partit, ne voulant pas être une seconde de plus dans la même pièce que cet enfoiré.
Après tout, s’il avait du bosser pour cet homme abjecte…
Harry était plutôt content de ne pas avoir été pris…
En fait, non…
Il aurait tout donné pour avoir ce job. Le job de ses rêves, dans le plus grand journal de cet état…
Il souffla, le début de sa nouvelle vie commençait vraiment on ne peut mieux !
Son regard se posa sur Ron qui était apparemment resté à proximité du bureau. Le jeune roux lui fit signe de venir, et Harry s’exécuta, d’un pas dépité.
« Ca s’est mal passé ?
- C’est le moins qu’on puisse dire… »
Ron sourit tristement.
« Ce n’est pas facile de trouver un travail dans ce milieu. »
Harry rit doucement.
« Ah ba j’ai trouvé un travail d’assistant, la belle jambe.
- Il vous a proposé ça ? »
Harry acquiesça, et Ron réfléchit quelques instants.
« Vous savez, vous devriez quand même garder le poste, quelques semaines… je sais que c’est un peu incongru tout ça, mais essayez de montrer de quoi vous êtes capables, peut-être que si vous lui présentez de bons sujets, le chef vous prendra. »
Ron sourit et s’en alla, laissant Harry incertain.
Il réfléchit à ce que venait de lui dire le rouquin. Après tout, il avait raison. Pourquoi ne pas essayer ? Il avait les qualifications requises pour être journaliste, il avait juste à faire ses preuves. Et si ça ne marchait pas, il s’en irait. Rien à perdre, tout à gagner.
Avec néanmoins beaucoup de dépit, Harry s’installa sur son nouveau bureau, et commença à éplucher la paperasse, carnet de rendez vous, numéros à appeler… Mon Dieu… Il allait être le pseudo secrétaire de la rédaction… Blaise allait bien se foutre de sa gueule…
o.O.o.O.o.O.o
22h45.
Harry Potter sortait enfin de cet immeuble machiavélique. Fichu job qu’il regrettait déjà d’avoir accepté ne serait ce que pour peu de temps…
Le jeune homme pesta, et fit un deuxième tour avec son écharpe. Le vent était froid, et pourtant, il ne sentait pas vraiment de différence. A vrai dire il aurait pu tout bonnement être en T shirt, l’effet n’aurait pas été bien différent. Mais voilà, Harry voulait se fondre dans la masse, être comme tout le monde. Porter des lunettes inutiles, faire un deuxième tour d’écharpe inutile… Ca lui plaisait au fond. Son corps ne demandait jamais rien, mais son mental aspirait à tant de choses.
Le brun regarda autour de lui. Les rues étaient éclairées par les grands lampadaires, par les voitures qui passaient. Il n’y avait plus beaucoup de monde, quelques passants par ci par là. Harry soupira. Hors de question de prendre le métro ou le bus à cette heure ci, il avait tellement hâte d’arriver chez lui. De rentrer le plus vite possible.
Quand Blaise l’avait appelé dans l’après-midi pour lui demander s’il avait été embauché, Harry lui avait dit les grandes lignes de sa matinée. Sa matinée ô combien géniale… Blaise compatissait, et à sa grande surprise il n’avait pas fait de blague de mauvais goût. Il savait que pour Harry être reporter était un rêve. Etre reporter au Daily Planet était LE rêve.
Harry traversa la grande avenue du quartier d’affaires et repéra au loin quelques petites rues. De là il pourrait tranquillement s’éclipser, et en moins de deux il serait chez lui.
o.O.o.O.o.O.o
Dans la pénombre d’une ruelle de Metropolis, on distinguait deux silhouettes.
« S’il vous plait, ne me faites pas de mal !
- Ton sac jte dis, magne toi ! »
La sexagénaire s’exécuta d’une main tremblante, les yeux rivés sur le canif pointé vers elle. Le jeune homme lui arracha violemment son sac, ce qui fit crier la vieille dame.
« Tu vas la fermer ! Maintenant ta bague, et vide tes poches.
- Non pas ma bague, elle vient de mon mari… »
Mais les supplications étaient vaines.
Le jeune homme s’approcha violement de la dame, le couteau pointé vers elle.
La vieille femme retira son alliance, les yeux pleins de larmes et de colère, et la jeta sur le sol, prêt de son agresseur.
Ce dernier s’abaissa pour récupérer le petit objet scintillant et se releva aussi sec.
« Qu’est ce que t’as fait là ?!! Putain, salope, tu te prends pour qui ? »
Alors qu’il s’avançait un peu plus, la vieille se retourna pour courir, et cria du plus fort qu’elle le pu.
Elle appelait à l’aide.
Elle appelait, priant pour que quelqu’un vienne à son secours, alors que d’un geste brusque on l’attrapa par le bras pour la tirer violemment.
Elle fut jetée par terre.
Dans ses sanglots, elle entendit alors son agresseur qui se mit à hurler.
La vieille dame souleva sa tête, et vit un homme tenant fermement le poignet du criminel, le tordant jusqu’à lui arracher un autre hurlement. Avec ferveur l’agresseur donna un grand coup de couteau de sa main libre, visant les côtes de son tortionnaire. La lame se brisa. Elle se brisa au contact de la peau de l’inconnu.
La femme fixa le sol, les yeux rivés pendant de longues secondes sur les petits bouts de lames éclatés par terre.
Une voix douce parlait… que disait-elle ?
Elle releva la tête et vu son sauveur qui lui tendait la main.
« Madame ? Vous allez-bien ? »
La sexagénaire attrapa la main et se fit relever. Le jeune homme lui rendit son sac, l’air un peu inquiet.
Elle tourna la tête vers le sol, regardant quelques mètres plus loin son agresseur allongé, visiblement inconscient.
« La police va s’en charger, je vais les joindre. Vous devriez rentrer chez vous. Est- ce que ça va ? »
La petite vieille acquiesça et Harry lui sourit.
Il fit demi-tour pour aller à la cabine téléphonique de l’angle de la rue, alors qu’il avait fait déjà plusieurs mètres la femme lui cria :
« Merci ! Qui que vous soyez… merci »
Pour toute réponse Harry leva la main doucement, puis il rejoignit la cabine.
o.O.o.O.o.O.o
« Attendez ! »
Le tout nouvel assistant pénétra dans l’ascenseur juste avant que les portes ne se referment (ah ahh ahhhh aahhh en apesannnteuuuuur XD).
Il rajusta doucement sa cravate alors que la boîte métallique commençait doucement son ascension. Harry regarda du coin de l’œil ses partenaires de quelques minutes. Encore Draco Malfoy.
Mémo personnel : 7h30, heure d’arrivée du grand manitou, sa sainteté, roi de la plume… Malfoy.
1er dong de l’ascenseur : 11ème étage.
Harry resongeait à l’entretient qu’il avait surpris entre Malfoy et Snape. Il se rappela ainsi le visage fermé du blond, et la rage du patron. Harry pensa avec évidence à la première fois qu’il avait lu un article du grand Draco Malfoy. Il était sans doute le plus talentueux reporter de ces 5 dernières années. Harry admirait son travail. Même s’il n’était pour le moment qu’un fichu assistant, il se sentit assez fier de lui de pouvoir travailler dans le même milieu que Malfoy, de travailler tout bonnement au Daily Planet.
Le brun se tourna vers le reporter et lui sourit franchement, tout en lui tendant la main.
« Bonjour, vous êtes Draco Malfoy, c’est ça ? Je vous admire beaucoup. En fait, j’aimerais vraiment être un aussi bon reporter que vous. »
Draco ria légèrement, le timbre de sa voix tendait à être un tantinet sarcastique.
Le jeune homme à lunettes resta quelques secondes déconcerté, puis remis sa main dans sa poche.
2ème sonnerie : 20ème étage.
« Au fait, je m’appelle Harry Potter, je suis le nouvel assistant, mais ce n’est que temporaire. En vérité j’espère être engagé en temps que reporter. On s’est vu la dernière fois dans le bureau de Mr Snape, vous vous souvenez ? »
Draco tourna légèrement la tête pour fixer Harry.
Celui-ci se sentit un peu gêné par le regard qu’il sentait encré dans ses prunelles.
« Oui, je me rappelle. » Répondit le blond d’une voix trainante.
« Oui. » Reprit il, « vous vous êtes aussi rétamé par terre à la sortie de l’ascenseur. »
Au souvenir de la scène Harry grimaça, re-visualisant le moment où il s’était fait toisé purement et simplement avec dédain par le blond.
La cloche sonna pour la troisième fois. 23ème étage.
Sans plus de formalité Draco sortit de l’ascenseur, non sans lâcher une légère et douce phrase.
« Je veux mon café avec de la crème, une cuillère de sucre… et chaud. C’est évident. » Reprit-il d’un ton détaché.
Harry tiqua.
Il était pris pour un con.
Mémo personnel : cracher dans le café, la crème aura quelques bulles. Il se dit alors que Draco devait probablement adorer les bulles.
« Hey Harry ! »
L’interpellé se retourna, non sans d’abord foudroyer la nuque du blond qui s’avançait dans l’étage.
« Ah, Ron ! Ca me fait plaisir de te voir. »
Durant la journée d’hier, Harry avait pu sympathiser un peu plus avec le roux, qui avait d’ailleurs eu la gentillesse de lui expliquer deux trois trucs. Harry était content de voir qu’il avait au moins un allié ici.
« Moi aussi, mais te réjouis pas trop vite. Y’a une pile de dossier sur ton bureau, faut que tu photocopies tout ça en 23 exemplaires, et c’est pour 10heures. Tu dois aussi ramener tout les matins un exemplaire du Metropolis Times au grand patron. Désolé, on se voit à midi, ok ? »
Harry acquiesça et fit demi-tour dans l’idée d’aller acheter en bas de la rue, ce foutu exemplaire du Metropolis times.
Une fois sa mission accomplie, alors qu’il se dirigeait vers le bureau de son agréable patron, il se fit interpeler.
« J’attends. »
Harry se retourna pour faire face à un Draco impatient.
« Mon café. » Reprit il, alors que le cerveau d’Harry eu un déclic.
Le brun leva les yeux au ciel, et fila apporter au dragon son fichu journal, puis il y alla d’un pas (ô combien pressé) à la machine à café pour ramener ensuite à sa sainteté Draco son bien.
Le reporter attrapa le gobelet, et lâcha avec une amabilité naturelle un « pas trop tôt». Il amena le verre de café à ses lèvres alors qu’Harry sourit faussement.
Mémo personnel : Effectivement, Draco avait l’air de trouver les bulles à son goût.
Il allait faire demi-tour quand le blond s’adressa à lui d’une voix trainante.
« Vous demanderez au photographe un format 15x21 pour le cliché 32, qu’il éclaircisse la photo, et un filtre d’un ton en dessous. Je veux également une photocopie des articles du jour. Ah, et, Henri s’il vous plait, dépêchez-vous. »
Sourire hypocrite.
« Harry, je m’appelle Harry. »
Draco le regarda avec étonnement. Un étonnement que le brun traduisit par « et alors ? Qu’est-ce que vous faites encore là ? ».
Le jeune homme à lunettes fit demi-tour. Il en avait déjà plus que marre de cette matinée. Il alla dans la salle à photocopieuses. Il allait en avoir pour une plombe, ça c’était sûr. Au bout de plusieurs dizaines de minutes, Ron entra dans la pièce.
« J’ai deux minutes à moi, jme doutais que je te trouverais ici. File moi un paquet, je vais t’aider. »
Harry sourit, et tendit une petite pile à son collègue.
« Je suis pas vraiment prêt d’avoir finit, et je dois encore trouver ce mec là… Je suis sûr que ça va encore être un gars désagréable. Jte jure si Malfoy pouvait gentiment aller se faire voir…
- Ah, ba ça… c’est qui le gars que tu dois voir ? »
Harry fit mine de s’étrangler.
« Je dois aller m’entretenir avec le photographe qui travaille avec Malfoy. Purée, c’est que le gars doit en tenir une bonne couche pour bosser avec lui, tu le connais ? »
Ron sourit.
« Ouai, je vois un peu qui c’est. Mais je crois pas qu’il soit désagréable, je crois même que c’est un mec vraiment sympa. En plus, il a vraiment une bonne tête.
- Enfin une bonne nouvelle… et il ressemble à quoi ? Trouver quelqu’un ici c’est l’enfer, tous les bureaux sont presque côte à côte… »
Ron arrêta la machine, il en sortit la feuille de planning, puis il en prit une autre qu’il réinséra avant d’appuyer sur le bouton.
« Ba, il a une allure cool, il est de taille moyenne, assez beau, les cheveux roux, et je dirais qu’en ce moment il doit se trouver dans la salle à photocopieuses. »
Harry sourit.
«Non… sérieusement, tu es photographe ? Et… tu bosses avec Malfoy… »
Le rouquin passa sa main sur sa nuque.
« Ouai mais au fond, il est pas si chien que ça. »
Il arrêta la machine qui avait finit de cracher ses feuilles, ramassa le petit paquet et alla le tendre à Harry.
« Bon allez, on va faire ce qu’il t’a demandé, et tu reprendras tes photocopies après, tu viens ?
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« Attends, attends, tu veux dire qu’ils t’ont vu utiliser tes pouvoirs ?
- J’ai soulevé l’un des types, et ses pieds ne touchaient plus vraiment le sol. »
Blaise passa ses mains sur son visage nerveusement.
« Harry, t’aurais pu faire attention… Et si malgré la pénombre ils aient vu ton visage ? Je sais pas, imagine qu’ils puissent t’identifier ? »
Le brun s’affala sur le canapé.
« Tu voulais que je fasse quoi ? Ce type se faisait agresser, j’ai pas eu vraiment le temps de penser à comment lui venir en aide, j’ai un peu foncé dans le tas. »
Blaise s’installa à côté de lui.
« Ouai… j’imagine bien. Mais bon sang… Ca va faire cinq personnes qui t’ont vu en deux soirs. Je sens que ça va mal finir tout ça. »
Harry soupira. Il n’était pas vraiment rassuré non plus. Il avait toujours fait très attention, il était habitué à se cacher, à ne jamais utiliser ses pouvoirs devant autrui. Mais là… Il avait été témoin de deux agressions en deux soirs. Impossible de rester sans rien faire…
« T’aurais pu te mettre un sac sur la tête je sais pas… »
Le brun rigola.
« Oui c’est sûr, l’homme masqué.
- Ba sincèrement Harry, si tu dois sauver des gens, montrer tes pouvoirs tous les jours, te camoufler serait peut-être une solution oui.
- Bon allez, il se fait tard, je vais me coucher. »
Blaise le regarda d’un air désabusé.
« C’est çaaa… va te coucher pour la forme…
- Je vais méditer, nuance. » Reprit le brun d’un air faussement supérieur, puis il se dirigea vers le couloir.
« Hey Harry, promets de faire attention la prochaine fois. »
Le jeune homme acquiesça, et s’engouffra dans le corridor.
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C’était son troisième jour de boulot. Harry regardait ses chaussures priant pour qu’aujourd’hui soit un meilleur jour. Mais quelque chose, ou plutôt Draco Malfoy, lui faisait dire qu’aujourd’hui allait être mouvementé. En effet le jeune homme à côté de lui avait l’air plus que tendu.
Le blond regardait sa montre avec agacement. 7h27.
L’ascenseur s’arrêta, laissa deux personnes sortir, alors que le jeune reporter semblait de plus en plus furax.
Harry l’épia doucement, il posa son regard sur les sourcils froncés de Draco, sur ses lèvres légèrement pincées en une moue que le brun trouva assez marrante. Il faut dire qu’Harry trouvait au final très réjouissant de voir le blond dans cet état. Ses yeux détaillèrent les mains fines qui se tordaient, alors que Draco regarda pour la énième et inutile fois sa montre.
La cloche retentit. 23ème étage.
L’ascenseur s’ouvrit pour laisser en sortir un Draco Malfoy plus crispé que jamais. Harry s’amusait décidément beaucoup à le regarder ce matin.
Il sortit lui aussi de la cage métallique, alors que son prédécesseur s’arrêta net face à l’étage et se mit à crier à la surprise générale.
« Qui a quelque chose à me dire sur ces agressions ? »
Silence.
« Quelques uns d’entre vous ont du en entendre parler, non ? » Reprit-il d’une voix forte, mais néanmoins trainante. « Ce justicier qui sauve des gens ? Ca cache un truc de louche, je veux un maximum de personnes sur le coup. »
Harry soupira. Est-ce qu’on parlait de lui là ?
Draco se retourna pour fixer le brun qui ne savait pas trop où se mettre.
« Café, si ce n’est pas trop demandé… » Dit-il d’un ton détaché.
Puis il tourna les talons pour rejoindre au fond de la salle son bureau.
Le brun ne prit même pas la peine d’enlever son manteau et se dirigea vers la machine à café : un pour Snape, puis Malfoy, et les autres reporters dont il était à la botte…
Il alla apporter son bien à Snape qui ne lui jeta pas même un regard, puis se dirigea vers Draco qui était au téléphone.
« Oui… je sais, écoute si tu veux on peut… »
Le blond s’arrêta en plein milieu de sa conversation pour fixer Harry et lui dit sarcastiquement :
« Je ne vous dérange pas ? Non parce que je suis au téléphone au cas où ça ne se verrait pas. »
Puis sans même attendre une quelconque réponse il reprit sa conversation.
« Non c’est bon, un simple stagiaire... Oui… on se voit tout à l’heure ?... »
Une petite voix dans le for intérieur d’Harry s’écria le mot « connard » qui résonna élégamment à ses oreilles.
Il déposa le café sur le coin du bureau et fit demi-tour non sans maudire une nouvelle fois Malfoy.
Les rumeurs allaient bon trains. Presque tout le monde à l’étage avait quelque chose à dire sur ce fameux sauveur… Harry était en pleine méditation alors que Ron vint s’adresser à lui.
« Hm, désolé Ron, je n’écoutais pas, je pensais à cette fameuse histoire, tu disais ?
- Jte saluais. » Dit le roux en souriant.
« Ah… dis-moi, hm… qu’est-ce que tu sais exactement sur ce mec qui sauverait des gens ?
- Mwarf… ne vas pas me dire que tu crois à ces histoires. Il paraîtrait qu’un type, un surhomme, sauve des vies en utilisant une force incroyable, qu’il serait même indestructible dû à une opération qui l’aurait rendu bionique. Ce matin j’ai encore entendu dire qu’il aurait tué quelqu’un rien qu’en le regardant… nan mais t’imagines ? »
Harry rigola. En effet, tout ça c’était un peu trop. Au final, il n’y avait sûrement pas de quoi s’inquiéter pour toutes ces histoires… Mais ce soir Blaise allait encore piquer une crise.
« Enfin en tout cas, pour les reporters ce n’est pas des informations à prendre à la légère… Draco en est fou, t’as vu ça ? Il est à fond sur le dossier. Il m’a dit que cet après-midi il irait voir un informateur probablement.
- Un informateur ? C’est-à-dire ? » Répondit Harry plus qu’intéressé.
- Je ne sais pas trop, mais bon… franchement à mon avis il perd son temps. En plus je ne suis pas sûr que Snape apprécie qu’il dépense son énergie sur ce genre de dires absurdes. »
« HEY. »
Silence.
Ron et Harry se retournèrent pour voir une dizaine de mètres plus loin Draco Malfoy, assis sur sa chaise qui les fixait. Tout le monde le regardait. Puis tout le monde regarda les deux interpellés.
« Tu crois qu’il a entendu ? » Demanda Harry doucement.
« Non, je crois qu’il t’appelle… »
Harry se dirigea d’un pas résigné vers le reporter, se demandant bien ce qu’il allait encore lui demander.
« Il est froid. » Dit le blond d’une voix lente.
« Pardon ? » Demanda le jeune homme à lunettes, un peu déconcerté.
« Mon café, Henri. Il est froid. »
L’assistant se mordit la lèvre inférieure. Ne pas faire de vague… Il récupéra le gobelet alors que Malfoy ne lui portait déjà plus aucune attention. Harry fixa le café légèrement clair à cause de la crème, puis força légèrement sur ses yeux. Le café se mit à faire quelques frémissements alors que de la fumée s’élevait au dessus du gobelet.
Le brun retendit la boisson chaude au reporter.
« Vous êtes sûr ? Ce café est chaud. »
Draco le fixa d’un air qui voulait dire « non mais vous me prenez pour un con ? ». Mais devant l’insistance du brun, Draco attrapa le café et le porta à ses lèvres.
Harry sourit.
Draco cracha et porta une main contre sa bouche.
« Ah. Jme suis brûlé…
- Vous voyez, c’était chaud. »
Le blond fusilla du regard le stagiaire, ne comprenant pas vraiment ce qu’il venait de se passer, à part que sa langue était vraiment douloureuse.
« Au fait je m’appelle Harry, pas Henri. »
Sourire hypocrite.
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Draco entra dans le Café du Monde, et scruta quelques secondes à peine la salle.
Il repéra la table et s’y dirigea rapidement pour s’y asseoir.
« Bonjour chère informatrice, excuse moi je suis un peu en retard.
- De quelques minutes à peine, ne t’en fais pas. Je t’ai commandé un expresso caramel. »
Elle lui tendit la tasse que Draco accepta, le sourire aux lèvres.
« Merci Pansy. Alors dis moi, qu’est ce que tu sais à propos de ce soit disant sûr-homme ? »
La jeune fille haussa les épaules.
« Honnêtement, on a eu quelques plaintes sur lui, des vagues dépositions. Une femme par exemple s’est faite agresser cette semaine, et elle jure que ce type aurait reçu un coup de couteau de l’agresseur dans le ventre. Seulement il n’a rien eu, la lame se serait brisée. L’agresseur confirme également le fait. »
Draco écarquilla les yeux.
« Le truc c’est qu’effectivement » reprit la brunette, « on a trouvé la lame cassée en mille morceau sur le sol, mais bon. Il aurait pu taper sur du béton, ou je ne sais quoi… »
Le blond sourit légèrement.
« Cette histoire ressemble plutôt à une belle mascarade donc ?
- Franchement Draco, si tu veux mon avis… Les dépositions ne sont pas crédibles, il n’y a pas de preuves concrètes, au poste on est tous septiques. Le boss m’a mis sur l’affaire, jte dis tout ce qu’on sait, c'est-à-dire pas grand-chose… »
Le jeune homme but un peu de son café caramel, avant de répondre.
« Le truc, c’est que Snape est sur les nerfs en ce moment. On a raté le scoop des clowns cambrioleurs… Et il faut vraiment que je sois au taquet.
- Ouai… si j’avais pas été en congé ce jour là, crois moi tu aurais eu toutes les informations que tu voulais. Mais jme suis quand même renseignée sur l’affaire pour toi, et on a pas vraiment de piste non plus. On arrive à rien, pas de pistes, pas d’indices… Ces mecs sont de vrais pros, et on est tous à peu près convaincu qu’ils vont remettre ça… Mais où et quand…
- Je vois. Enfin, si tu commences à avoir une idée ou une info, je suis preneur. »
Pansy acquiesça. Depuis que Draco était journaliste, et depuis qu’elle avait été promue au commissariat de Metropolis, la jeune femme ne passait pas une semaine sans donner des tuyaux à son meilleur ami. Elle connaissait le professionnalisme du blond, et savait que même s’il était prêt à tout, il ne diffusait que des infos vraies, validées, et jamais des rumeurs comme dans tous ces torchons qu’on trouvait…
« En tout cas, pour cette histoire de sûr-homme, laisse tomber, ça ne vaut pas un clou, crois moi Draco. »
Le blond regarda sa montre, et s’excusa.
« Ma chère Pansy, merci pour tout, mais je dois filer, j’ai vraiment du boulot… »
La jeune femme se leva en même temps que le garçon, et ils se dirigèrent vers le bar pour payer leurs consommations. Draco déposa un billet.
« Je paye, pour me pardonner du retard. »
La brune sourit doucement, et regarda la télévision au dessus du bar. On y voyait un homme habillé avec élégance parler à un journaliste.
« C’est une évidence que Metropolis ne peut refuser de telles offres. Je ne comprends pas pourquoi le maire n’a pas déjà accepté ma proposition. Mais je sais que de nombreux citoyens soutiennent mon projet, et je compte bien faire en sorte qu’il soit mené à bien.
- Êtes-vous prêt à tout pour cela ? demanda le journaliste avec intérêt.
- Enfin, voyons… Je suis sûr que Monsieur le maire se rendra vite compte de l’utilité de mon appui, et que nous conviendrons indéniablement à un arrangement. »
Draco fixa également l’écran et secoua sa tête. Il sortit une cigarette et l’alluma, reportant son regard furieux sur la TV.
« Tu devrais aller le voir… » dit Pansy à l’attention de son ami.
« Ce que fait cet homme ne m’intéresse pas. »
« Mais Draco, c’est ton père. Que tu le veuilles ou non… »
« Il paraît. »
Sans plus de cérémonie, le blond quitta le café, suivit de peu par l’inspecteur.
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Les portes de l’ascenseur s’ouvrirent au 23ème étage. Harry sortit d’un air détendu. Il avança jusqu’à son bureau sur lequel se trouvaient quelques piles de feuilles. Ce matin il était venu légèrement en avance. Pas de Draco Malfoy dans la cage métallique, et Harry était convaincu que la matinée allait être plutôt bonne. Mais c’était sans redouter la fureur du dragon noir.
Le patron du Daily Planet sortit de son bureau avec rage, faisant claquer la porte contre le mur. Il était pendu à son téléphone portable, qu’il raccrocha à peine sortit de son antre. Il le jeta violemment dans la pièce contre le sol. Tous avaient les yeux rivés sur lui, attendant la sentence terrible qui allait probablement s’abattre. Le temps semblait presque arrêté.
Snape avança de quelques mètres, cherchant des yeux quelque chose, ou bien quelqu’un.
Il s’arrêta, les yeux rivés sur Harry qui s’était arrêté en plein milieu de son « retirage d’écharpe ».
« Vous. »
Tout le monde fixa Harry, et celui-ci cessa immédiatement de respirer, se sentant presque comme aspiré par le sol.
« Vous. » Reprit-il. « Allez m’apporter le Metropolis Times ! VITE ! »
Puis le grand patron retourna dans son bureau faisant encore une fois claquer la porte.
Harry prit une grande inspiration. Bon sang que ce type était affreux. Il avait oublié de prendre ce fichu journal, il n’y avait vraiment pas de quoi faire ce cirque !
Il secoua nerveusement sa tête, et fit demi-tour pour aller rejoindre l’ascenseur. Il entendit plusieurs de ses collègues chuchoter sur son passage. Harry tendit l’oreille, entendant quelques murmurent ça et là.
« les agressions sont même décrites » « … surhomme » « la lame s’est brisée »
Harry se figea.
On parlait de lui ? Ils savaient ? Est-ce que tout le monde savait la vérité?
« … Metropolis Times ont le scoop du mois, avec les interviews » « Malfoy va être en colère… »
Harry souffla.
Alors la rumeur devait commencer à se rependre… Le brun se mordit les lèvres, il espérait qu’aucun portrait robot ou quoi que ce soit n’ait été diffusé. Il se sentait mal…
L’ascenseur s’ouvrit. Harry pénétra dedans, redescendit au rez-de-chaussée pour se ruer presque vers le kiosque à journaux devant le bâtiment. Il acheta le journal dont le gros titre était « L’homme mystère : sa force est sûr-humaine ! »
Harry lu rapidement l’article, il soupira. Il n’y avait heureusement aucune réelle description. Aucune caractéristique qui pourrait faire penser ne serait-ce qu’une minute qu’il s’agissait de lui.
Il repartit dans l’immeuble et arriva quelques minutes après devant son patron. Draco se trouvait à côté ainsi que Ron et quelques autres reporters du journal. Snape, l’air furieux, lui arracha des mains le journal.
Son regard parcouru les lignes rapidement, comme l’avait fait son employé un peu avant.
Tous attendirent une réaction qui ne mit pas longtemps à venir.
« L’enfoiré… »
Le mot avait été lâché entre les dents serrées du patron.
Il déchira violemment le journal et envoya valdinguer les bouts par ci par là.
« Et vous bande d’inutiles que vous êtes ! » dit il à l’attention de tous les reporters.
« Je veux ! J’EXIGE le nom de ce type ! Trouvez moi une photo ! Campez s’il le faut dans les quartiers mal famés de la ville ! BOUGEZ VOUS ! »
Les journalistes retournèrent tous à leur bureau. Draco allait en faire autant lorsqu'il se sentit tirer par le bras.
« Draco je compte sur vous, ne me décevez pas. »
Le blond acquiesça alors que son patron tournait les talons. Il serra les poings de frustration. Ce scoop il devait le faire. Il devait être le premier, comme il l’a si souvent été.
Justicier de pacotille ou pas, Draco se fit le serment de découvrir la vérité et de la montrer à tous.
A suivre…
Note : En espérant que vous avez apprécié ce début… Je vous réserve plein de choses pour les prochains chapitres ! N’hésitez pas à me donner des idées ! (que vous avez peut être déjà vues dans les albums de Superman, ou dans Lois et Clark, ou juste comme ça !)
Vos avis, questions, critiques… Merci beaucoup !!
Je suis contente de me remettre à l’écriture avec cette fic, je pense poster une fois par mois au moins ! (cela dépendra de mon temps de travail à la fac… )
A bientôt !
Aki_no_Sabaku