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: B s . A A A    : full 3/4 1/2   : E E   : Light Dark Books » Harry Potter » Le mari de Narcissa et l'épouse de Lucius

Ivrian
Author of 41 Stories

Rated: M - French - Angst/Romance - Lucius M. & Narcissa M. - Reviews: 24 - Updated: 05-17-09 - Published: 12-30-08 - id:4754414

Le mari de Narcissa et l’épouse de Lucius

Auteur : Ivrian.

Disclaimer : Bonjour, je m’appelle Joanne Kathleen Rowlings, et j’ai décidé de publier sous le nom d’Ivrian pour pouvoir enfin assouvir tous mes fantasmes slash. On y croit vachement, je sais…

Genre : M pour plus tard.

Pairing : Lucius / Narcissa. (Ben non, pour une fois, pas de slash ! Que du het ! Vous me lirez quand même, j'espère ?^^)

Résumé : Draco doit prendre une décision difficile. Devenir un mangemort, ou se rebeller contre l’autorité paternelle et rejoindre l’ordre du phenix. Alors qu’il désespère, il va recevoir l’aide inattendue de sa mère, qui lui lègue avant de quitter définitivement le manoir Malfoy son journal intime. Draco se plonge dans la lecture. Souvenirs de jeunesse, de son mariage, de la naissance de son fils, de sa vie en tant qu’épouse de mangemort. Pour la première fois, à travers ses écrits, Narcissa Black Malfoy se dévoile à son fils… En espérant l’aider à faire son choix.

Note de l’auteuze: Je me décide à reposter « Le mari de Narcissa et l’épouse de Lucius », à la demande de Sophie, une de mes amies, qui en est ‘fan’ comme elle le dit si bien. J’avais abandonné cette fic, mais Soso m’a carrément menacée de torture et de mort lente si je ne la terminais pas. Donc, repost et corrections en cours. Je tiens à la vie, moi !

°0°0°

Prologue

POV Draco

Ça y est. Me voila face à mon destin. Moi l’éternel insouciant qui n’a jamais eu à affronter le moindre problème, me voila devant la décision la plus difficile de toute mon existence. Les ténèbres, ou la lumière. Mangemort ou phénix.

Le camp de Voldemort, ou celui de Harry Potter. Je ne peux pas m’empêcher de faire la grimace. Les deux me paraissent également haïssables. Même si j’ai plus de respect pour l’un que pour l’autre.

Aujourd’hui, Père m’a enjoint de choisir. Et de lui donner ma réponse définitive sous vingt-quatre heures. C’est bien court pour décider de toute une vie. Mais c’est ainsi, je viens d’avoir dix-sept ans et il estime que je suis en âge de prendre mes propres décisions en tant qu’adulte. Peut-être, après tout…

Il est une heure du matin. Le manoir n’a jamais été aussi tranquille. Père est sorti dieu sait où, probablement appelé par le Lord en personne, et Mère m’a souhaité bonne nuit très tôt. J’aimerai pouvoir lui parler, mais les mots se bloquent dans ma gorge.

Elle a toujours l’air si… froid. Bien que ce soir, il m’ait semblé voir de la tristesse au fond de son regard. Arriverai-je un jour à comprendre mes parents ? Je réalise que je ne sais au fond, pas grand-chose sur eux.

Mon père, Lucius… Dur, inflexible, toujours si maître de lui en toutes circonstances. Ma mère, Narcissa… belle, glaciale, aussi émotive qu’un bloc de marbre. Un diamant, exempt de tout défaut, mais tranchant.

Allongé sur mon lit, les bras croisés derrière ma nuque, j’essaie de me souvenir d’un quelconque élan de tendresse de leur part. L’un envers l’autre, ou envers moi. Rien. Où alors, j’étais si petit que je ne m’en rappelle plus. Ma mère est morte, morte de l’intérieur, et mon père n’est guère plus vivant.

Seigneur ! Ai-je vraiment envie de devenir comme eux ? !

Ai-je vraiment envie de faire un mariage arrangé avec PARKINSON ??!!

Soudain, je me redresse. Un bruit de sanglots étouffés parvient à mes oreilles, et durant une humiliante minute, je me demande si ce n’est pas moi qui suis en train de pleurer. Je touche mes joues, mais elles sont sèches. Alors je me lève, tout doucement, et je sors en silence de ma chambre.

Elle est dans le hall d’entrée. Une cape sur sa robe de velours sombre. Elle pleure. Ma mère. Cette inconnue.

J’ai l’impression que l’on vient de me frapper au plexus. J’ai du mal à respirer. Je ne peux pas croire ce que je vois. La belle, l’inaccessible Narcissa Malfoy est en train de sangloter dans le hall. Et je suis stupéfait de voir deux valises posées à côté d’elle.

Comme avertie par un sixième sens, elle lève la tête et pose son regard sur moi.

– Mère, dis-je avec étonnement, mais que fais-tu ?

Sur le moment, je ne me rends même pas compte que je ne l’ai pas vouvoyée. Elle me sourit tristement, à travers ses larmes.

– Je m’en vais, Draco, fait-elle simplement. Je quitte ton père et ce mausolée. J’ai supporté dix-huit ans d’être l’épouse d’un mangemort. Je ne supporterais pas d’en être aussi la mère.

La stupéfaction me cloue littéralement sur place. C’est une évidence. Sous ses dehors indifférents, rien n’échappe à ma mère. Elle me regarde, et pour la première fois, je discerne quelque chose au fond de ses prunelles. Est-ce une lueur de tendresse ?

– Retourne te coucher, Draco. Tu as une décision difficile à prendre, mais je t’aiderai autant que je pourrais.

– En quittant la maison ? dis-je avec ironie.

Elle ne répond pas, mais sort sa baguette d’un geste vif. Elle la pointe sur moi et murmure quelque chose d’inaudible. Cela a été si rapide que je n’ai pas le temps de réagir. Immédiatement, mes paupières se font lourdes. Bon sang ! Elle m’a jeté un sortilège de sommeil ! Je ne . . .

***

Lorsque je m’éveille, je suis dans mon lit – dois-je en remercier les elfes de maison ? – et le soleil est déjà haut dans le ciel. Je regarde machinalement l’heure. Neuf heures et quart. Les événements de la veille me reviennent en mémoire. Ma mère est probablement loin, maintenant. Et mon père. . .

Je m’habille à la hâte et je file dans la salle à manger. L’elfe qui me sert mon petit déjeuner me regarde d’un air craintif, mais j’ai autre chose à faire qu’à le martyriser, aujourd’hui. Mes pensées ne sont que confusion. Ma mère a quitté mon père.

Elle ne veut pas être épouse et mère de mangemort. C’est une énigme vivante. Je ne remarque pas que l’elfe s’est rapproché de moi en tremblant.

– Maître Draco ?

– Oui, que veux-tu ?

– Ma Maîtresse et mon Maître m’ont chargé de vous remettre ceci, en vous recommandant de bien le lire.

Il me tend en tremblant un vieux cahier, épais, relié en cuir fauve, apparemment aussi vieux que moi. Je m’assoie pour déjeuner et je l’ouvre, frémissant à l’idée de ce que je vais y découvrir. Je remercie machinalement le serviteur, qui manque s’en étrangler de surprise.

Sur la page de garde, il y a deux messages. Deux écritures. Celle de ma mère et celle de mon père. Elle a écrit :

Draco, mon chéri,

L’heure est venue pour toi de faire un choix décisif. Je peux peut-être t’y aider.

Ceci est le journal intime que je tiens depuis mon enfance.

J’y ai consigné mes rêves, mes espoirs, mes craintes. J’espère qu’après l’avoir lu,

tu me comprendras un peu mieux. J’espère que tu sauras pourquoi je pars.

Mon père, quant à lui, a rajouté d’une écriture décidée :

Draco, je viens de passer la nuit à lire ce journal.

Je pars à la recherche de ta mère. Ne prends pas de décision

qui ne soit mûrement réfléchie.

Ton père qui t’aime.

Là, j’en suis certain, j’ai carrément atterri dans la quatrième dimension ! Ma mère m’appelle « Mon chéri » et mon père me dit qu’il m’aime ! Mais c’est impensable, cette histoire !

Je m’effondre sur le fauteuil, ahuri. Mais je me ressaisis rapidement. Je sais ce qu’il me reste à faire pour arriver enfin à résoudre le mystère que représentent mes parents. Je me cale confortablement contre mon dossier et je commence à lire le journal de Narcissa Black Malefoy. . .

°0°0°

Je sais, le prologue est très court. Mais la suite arrivera rapidement, je dirai… l’année prochaine ? LOL


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