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Author of 13 Stories |
MOONY, WORMTAIL, PADFOOT AND PRONGS
Note: Cet OS a pas mal stagné (hurgh, plusieurs mois), mais le voilà! Cette fois, le couple James/Lily en avant, et Sirius/Remus en arrière plan (ou pas...). Vous êtes invités au mariage de James Potter et Lily Evans!
Disclaimer: Je ne gagne pas d'argent en utilisant les personnages de JK Rowling.
Dans le canon, on sait que James et Lily se sont mariés entre l'été 1978 et l'hiver 1979. Pour moi, ils se marient pendant l'hiver (cf: la neige)
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Il avait juré sur Merlin, Morgane, et même Dumbledore. Il avait argumenté pendant une demi-heure avec Sirius. Il avait élevé la voix à l’encontre des passants affairés, avait insulté Snape (par l’esprit, mais quand même). Il était devenu rouge, vert, blanc, bleu, jaune et orange à pois roses quand Remus en avait eu marre.
Aujourd’hui était le jour de son mariage, aujourd’hui était le plus beau jour de sa vie.
Et en passant la porte, James dut laisser tous ses tracas derrière lui. La guerre, le doute, la peur, et même la mort. Oublier l’oubli. Se laisser prendre au bonheur.
« Et ils vécurent heureux pour toujours ! »
Ce fut en croisant le regard de la jeune femme qu’il comprit à quel point tout cela était facile.
Alors, lorsque James répondit « Oui » à la question du mage marieur, le seul vert qui lui vint à l’esprit était celui des yeux de Lily.
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« Sirius ? »
Pas de réponse. James hésita quelques secondes à insister, les regards de la foule rivés sur lui, avant de se résigner, et de lui donner un coup de coude.
« Sirius !
-Hm ? »
Le brun à lunettes retint un soupir, et il ne put empêcher un sourire de fleurir aux coins de ses lèvres.
« Arrête de reluquer ma mariée ! »
Sirius le dévisagea, surpris. Lily, en robe blanche, se dirigeait en riant vers eux.
« Je ne reluque pas ta mariée ! »
Il se détourna et fixa avec obstination le couple qui arrivait dans leur direction.
« Je sais. Mais admets que pour quelqu’un qui n’est pas préalablement informé, ça pourrait prêter à confusion ! »
Sirius poussa un grognement typiquement canin.
« Et ne bave pas à mon mariage ! »
Padfoot l’ignora superbement, concentrant toute son attention vers l’homme aux cheveux châtains en élégant costume beige et brun qui tenait le bras de la jeune femme.
C’était un beau rêve de voir Remus être mené jusqu’à l’autel.
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« Moi, je me contenterai que tu m’emmènes à l’hôtel ! » souffla Remus à l’oreille de Sirius d’un ton amusé.
Padfoot le fixa quelques instants, semblant hésiter entre l’indignation et le rire. Il lui sourit espièglement, tandis que la musique s’élevait et que James et Lily s’envolaient sur la piste de danse. Comme dans un rêve.
Sirius lança deux trois regards circonspects autour de lui avant de l’embrasser du bout des lèvres.
« S’il ne te faut que ça pour être heureux… »
Remus sentit une vague de chaleur lui réchauffer les entrailles. Tout autour de lui brillait. Oui. Il ne lui fallait que ça pour être heureux…
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James et Lily.
Lily et James.
Mr. Et Mrs. Potter.
Mrs. Lily et Mr. James Potter.
Peter touilla avec application son jus de citrouille.
La musique résonnait dans la salle et, dans ses oreilles, le bruit des pieds sur la piste de danse, les éclats de rires et les exclamations, les froissements des jupes de dentelle, des costumes trois pièces, les tintements de verre… Peu de personne avait été invitées, de peur d'attirer l'attention des Mangemorts, mais leurs pas et leurs voix résonnaient comme deux cents.
Il s’en voulait un peu de ne pouvoir laisser sa morosité à la porte, comme les autres l’avaient fait, mais lui était incapable d’ignorer le malheur et le doute.
Il se saisit d’un petit four qui avait l’air tout à fait appétissant. C’était tout de même le plus beau jour de la vie de James et Lily !
Aller, souris, Peter !
Dommage, son truc, c’était plutôt les rats…
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Elle se posa devant lui avec la grâce d’un ange. Elle brillait.
Il lui sourit doucement, comme pour ne pas l’effrayer. Son regard aussi scintillait.
« Aller, viens, Remus. »
Elle lui tendit une main blanche et nacrée. Il la fixa, sans comprendre.
« S’il te plait. Danse avec moi. »
Elle lui faisait l’effet d’une bouffée d’air frais, et de dix ans de moins. Il se mordit la langue, et agrippa ses doigts sans un mot. Sa gorge le brûlait.
Tu ne devrais pas, Lily-Jolie, moi je suis le grand méchant loup. Les princesses ne dansent pas avec les loups.
Tendrement, il la saisit par la taille, l’effleurant à peine, de peur de la briser. Dans son ventre, des milliers de papillons dansaient avec eux. Il en eut le tournis.
Il savait qu’il aurait du lui dire quelque chose, la féliciter, lui souhaiter tout le bonheur du monde, mais sa langue était pâteuse et son souffle erratique.
Il ne comprenait pas comment il pouvait être ému à tel point face à la jeune fille, la femme, la mère, qui le caressait de son regard vert, pourquoi il se sentait si bouleversé par ce jour, par cette union.
« Il avait treize ans, quand il a juré qu’il t’épouserait. »
Quand elle hocha doucement sa tête, les boucles de ses cheveux roux effleurèrent gracieusement la pâleur de porcelaine de son cou dégagé, sa chevelure relevée dans une coiffure simple et légère. Une senteur de lys et d’herbe fraichement coupée lui parvint aux narines, alors qu’il s’approchait pour l’embrasser sur la joue.
Ses joues prirent la teinte d’une rose un matin de printemps.
Il la fit tournoyer d’une pression du bras, suivit des yeux ses petits pieds chaussées de délicats souliers à talons, et rattrapa son regard en même temps que sa main.
« J’ai l’impression de voler ! rit-elle.
-C’est normal, tu es un ange.
-Je n’ai pas d’ailes.
-Si, regarde bien. Tu t’envoles.
-J’ai le vertige.
-Tu ne peux pas avoir le vertige. Tu es un ange.
-Remus?
-C’est moi.
-J’ai l’impression de vivre un conte de fée.
-Tu es aux anges. »
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A le voir, on aurait dit que c’était le plus beau jour de sa vie, et non de celle de James.
« Pourquoi n’invites-tu pas Alice à danser, Pete ? Je suis sûr que Franck ne fera pas trop d’histoires. »
Peter esquissa un sourire amusé et leva les yeux au ciel.
« Tu es un tel gamin, Sirius. »
Le brun fronça les sourcils, mais sa mine restait joyeuse.
« Et toi, un tel moralisateur ! »
Wormtail aurait juré que son ami s’était fait le pari de concurrencer le bonheur de Prongs, pour voir jusqu’à quel point cette journée pourrait les mener. Pour voir jusqu’à quel point il pourrait pousser James à oublier la mort et la guerre.
« Il faut bien que quelqu’un s’y mette, depuis que tu as corrompu Moony ! »
Sirius lui jeta un regard outré, mais il était bien trop honnête pour oser le contredire. Il finit par hausser les épaules. Le sourire toujours accroché à ses lèvres, il tenta de reprendre la direction de la piste de danse, où James se remplissait la panse d’un liquide douteux, lorsque Peter referma sur son bras une emprise tenace.
« Sirius, fais attention, je t’en prie. Aujourd’hui, tu planes, mais demain, c’est l’atterrissage. Il pourrait être dur. »
Padfoot se libéra un peu trop brusquement, mais Wormtail dissimula son air peiné. Le regard empli de reproches de Sirius le transperça.
« Merci de l’attention, Peter, j’en prends bonne note. Mais je pense qu’il serait plus prudent que tu laisses tes peurs pour toi et moi. »
Peter baissa les yeux. A défaut de James, protégé des malheurs du monde par son chien de garde, dévoué corps et âme à sa cause, il avait au moins pu prévenir le toutou en question.
Il savait que c’était lâche, de ne pas s’autoriser un sourire, une danse, sous prétexte que par la suite, tout se compliquerait.
Et « Carpe diem », alors ?
Mais il était le seul qui pensait encore à l’avenir, en ce jour d’hiver, et il se devait d’y songer pour tous les autres.
Même s’il avait promis. Même si c’était le mariage de James et Lily. Même si Sirius allait lui en vouloir. Même si c’était par couardise.
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« Alors, c’est ce que tu espérais ?
-Non.
-Ah ! C’est mieux alors?
-Non plus.
-James ! (C’est pas dans le scénario!)
-Dans mes rêves, Snape serait pendu par les pieds devant la porte, Remus et toi auriez dansé toute la soirée –des fois mêmes à la limite de la décence…
-Hey !
-… et Peter aurait amené une blondasse pour cavalière, à propos de laquelle on l’aurait charrié pendant les vingt années suivantes…
-Prongs !
-Padfoot, ces rêves, je les ai faits lorsque j’étais un adolescent pré-pubère en crise d’identité. J’ai cessé de rêver par la suite.
-Tu…
-J’ai cessé de rêver, parce que c’était la réalité.
-Oh, c’est tellement romantique ! Petit Jimmy est devenu grand…
-Mieux que les séries débiles à la tévélision, hein ? »
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La musique ralentit, le rythme effréné de sa respiration également.
Remus la reposa au sol avec douceur, et approcha sa bouche contre son oreille, si près que les battements de son cœur vibrèrent au sein des deux poitrines.
Une de ses mains fraîches dans la sienne, il libéra sa hanche de l’autre et effleura du bout de ses doigts l’étoffe immaculée de son ventre encore plat.
« Félicitations, Lily. Pour tout. »
Elle le regarda s’éloigner de ses grands yeux verts écarquillés, ses mains crispées à l’endroit où il l’avait frôlée.
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James sursauta lorsque la main de Remus s’abattit sur son épaule.
« Lily veut te parler, Prongs. Elle a quelque chose à te dire. »
Le jeune marié fronça les sourcils.
« Il est arrivé quelque chose ? demanda-t-il d’un air inquiet, mais le sourire doux de son ami le rassura.
-Rien de grave, ne t’en fais pas.
-Qu’est-ce… »
Les yeux de Moony se mirent à briller, et il poussa doucement James en direction de sa récente femme.
« Si je te dis un mot de plus, elle me tue. »
Sirius, adossé à la table, croisa les bras.
« Alors pourquoi tu es venu le voir ? »
Remus lui lança un coup d’œil railleur.
« Parce que si je ne l’avais pas prévenu, ça aurait été James l’assassin. »
Padfoot haussa élégamment un sourcil, tandis qu’il tendait les bras pour accueillir son amant, qui posa un léger baiser dans son cou, lui donnant des frissons.
Moony posa son front sur l’épaule du jeune homme et soupira longuement. Sirius sentait sa poitrine se lever et s’abaisser contre la sienne. Les mots sortirent en cascade de murmures de sa bouche, sans qu’il puisse les retenir.
« Tu as de la chance que James et moi sachions dans quelle équipe de Quidditch tu joues, sans quoi je crois que ta petite danse avec Lily aurait été écourtée. »
Remus agrippa un pan de sa chemise et releva ses yeux ambre qui se plongèrent dans ceux de son interlocuteur fébrile.
« Ne me dis pas que vous étiez jaloux ! »
Sirius croisa les doigts pour ne pas rougir, mais c’était apparemment vain, à la vue du demi-sourire sur les lèvres de son amant.
« Il est vrai que l’avantage d’être pédé est qu’on peut faire tout ce qu’on veut avec une fille, le mari ne s’en offusquera jamais. »
Sirius tiqua, comme s’il avait été avait été frappé par une décharge de magie pure. Il fit une grimace et considéra Remus.
« La prochaine étape, c’est celle où tu m’avoues que sortir avec moi n’est qu’une couverture pour te taper les femmes mariées ? »
Moony sourit de plus belle et pencha la tête sur le côté. Il posa doucement ses lèvres sur la mâchoire crispée du jeune homme.
« Je ne me souviens pas… »
Remonta sa langue jusqu’à son oreille.
« … que le fait que je sois sous la couverture… »
Padfoot frissonna, Remus fit glisser sa bouche jusqu’à la sienne.
« … t’ait déjà gêné auparavant… »
Sirius rendit les armes et oublia tout ce qu’il aurait pu vouloir objecter.
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Les flocons voletaient jusqu’au sol en tourbillonnant, jouant avec la fumée. Remus inspira une nouvelle bouffée de cigarette. Sirius posa sa coupe de champagne sur le rebord extérieur de la fenêtre, et renforça le sortilège de désodorisation.
Ca avait toujours été ainsi entre eux. Moony qui fumait, et Sirius qui buvait. Remus perdait bien assez souvent le contrôle de son corps pour qu’il ait eu envie de s’imbiber l’alcool, et Sirius ne supportait plus l’odeur de la cigarette, après une enfance passée dans l’atmosphère lourde et enfumée du salon des Black.
James sortit ses mains de ses poches et les noua derrière son cou, tandis que Peter resserrait les pans de sa veste autour de lui.
« Alors? demanda l’un d’entre eux, sans que nul ne sache lequel précisément.
-Sirius, tu vas être parrain. »
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« Bien sûr, Remus, tu pourras être la marraine. »
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Les douze coups de minuit sonnèrent, mais Cendrillon resta une princesse.
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« Au fait, Sirius, ton discours pour les mariés ?
-Mon quoi? »
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« Ca ne choque personne que Remus ait été le premier au courant pour le bébé ?
-Moony est très doué avec les gosses. »
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« James, ton fils…
-Ce sera une fille !
-Non non, ce sera un beau petit garçon, et il va assurer la descendance des Maraudeurs !
-A lui tout seul ?
-Remus et moi, on n’est pas très dispo… Et Peter est un célibataire endurci. Donc, il sera notre héritier !
-Tu te sens si vieux que ça que tu penses déjà aux futures générations ?
-Les vrais héros doivent savoir quand il est l’heure de passer le flambeau. Notre temps à Hogwarts est écoulé, Prongs. Je sais que c’est dur de t’y résoudre, mais…
-Merlin, James, tu es sûr que c'est avec Lily que tu vas avoir cet enfant? »