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Author of 15 Stories

Rated: T - French - Friendship/Romance - G. House & J. Wilson - Reviews: 24 - Updated: 11-19-09 - Published: 02-25-09 - id:4885393

Titre : Sept ans de bonheur

Série : House MD

Résumé : Wilson & House n’avaient jamais cru à ces superstitions sur les miroirs brisés, mais il fallait bien avouer que le destin – et le miroir - avait du jouer un rôle majeur ce soir-là.

Genre : A FAIRE ; House/Wilson (House/Stacy, Wilson/ses femmes)

Disclaimer : Rien n’est à moi niveau personnages.

Notes : En considérant que Wilson avait 38 ans dans le pilote, que j’ai donné à House – après sondage – 5 ans de plus que lui et qu’ils se sont rencontrés 17 ans avant la série, au début de cette fic, House a 26 ans et Wilson 21. Bonne lecture !

Si vous voyez la moindre erreur, faites-le moi savoir ! C’est la première fois que je me lance dans un projet sérieux de fic à chapitres, alors je ne dis pas non à des reviews !

(Mon dieu ce titre est laaaaaaaaaaame.)

MERCI A ENNEMIE POUR LE BETA-READING ET LE SOUTIEN.


Chapitre 1 - Au commencement était le miroir

S’il y avait bien une chose que Gregory House détestait par dessus tout, c’était les conférences.

Cependant, ce soir-là, il avait du faire une exception. Cette jeune femme lui avait dit qu’elle arriverait à lui décrocher un poste s’il acceptait de venir – et s’ils se croisaient éventuellement. Il devait bien admettre qu’elle avait eu certains arguments plutôt… convaincants – un bon 90C, si ce n’est plus – et il s’était laissé convaincre par cette foutue conférence ennuyeuse sur la radiologie. Il n’y avait que la Nouvelle-Orléans pour faire un foin pareil sur un sujet aussi ennuyeux. Oh, la radiologie était sûrement une science très respectable, mais elle n’était qu’une étape ennuyeuse amenant à un diagnostic intéressant. Un jour, House espérait pouvoir diriger un département entier où il ne ferait que des diagnostics. Voilà pourquoi il avait accepté la proposition de la bim- jeune femme – même si évidemment il n’avait rien dit à propos de son but absolu.

Ainsi il était resté assis des heures à écouter des gens discuter de leur passion commune pour la radiologie. Il avait bien du admettre que ce n’était peut-être pas si ennuyeux que ça, mais à vrai dire il n’écoutait que d’une oreille, guettant la silhouette avantageuse de sa bienfaitrice – quel était son nom, déjà ? Un truc à voir avec les supermarchés

Il avait fini par abandonner, et une fois la conférence terminée, il était descendu dans le premier bar venu, histoire que ce voyage serve à quelque chose.

***

Ecouter les conversations des autres était une activité très intéressante, c’est pourquoi House s’y jeta à corps perdu dès qu’il eu entre les mains un grand verre de whisky. Une jeune femme n’arrêtait pas de baragouiner quelque chose en français à propos de son petit roquet – à moins que ce ne fut de son petit hoquet, il n’était pas très sûr de comprendre parfaitement cette langue. Un type tout à fait morbide fixait le fond de son verre vide comme s’il rêvait de s’y installer et d’y rester caché le restant de ses jours – quoiqu’encore eut-il fallu qu’il puisse y rentrer, ce qui vu sa corpulence était tout bonnement impossible. Trois gamins essayaient tant bien que mal de persuader le barman qu’ils avaient l’âge légal pour acheter de l’alcool, et dans un coin, un type louche donnait la réplique à une minette tout aussi louche.

Cette foule d’êtres humains n’avait rien de bien intéressant. House prit une gorgée de whisky et parcourut une nouvelle fois la salle du regard, quand quelqu’un retint enfin son attention.

C’était un petit gars, qui devait avoir à peine dépasser la vingtaine ; mais l’air de profond désespoir sur son visage lui donnait l’air beaucoup plus jeune. Il était bien habillé – peut-être que lui aussi s’était rendu à la conférence ? – mais ses cheveux étaient en désordre, élément qui fut aussitôt éclairci quand il frotta sa nuque et ses cheveux avec sa main gauche. Il serrait contre lui un colis, ce qui intrigua particulièrement le futur diagnosticien.

Quelqu’un alluma le juke-box, et House sourit en entendant les premières notes de Leave a Tender Moment Alone, de Billy Joel. Le type, qu’il ne quittait plus des yeux maintenant, sursauta légèrement et se tourna vers celui qui avait allumé la musique pour lui jeter un regard noir. Tout à fait intéressant, songea House en se penchant en avant. Il prit une nouvelle gorgée de whisky.

L’autre – qui ne semblait pas avoir remarqué qu’une paire d’yeux bleus était plaquée sur lui désormais – n’arrêtait pas de gigoter, faisant tourner son enveloppe entre ses mains. De temps en temps, il lui jetait un petit coup d’œil incertain, avant de pousser un profond soupir. Cette scène pleine de petits gestes et de mimiques amusait beaucoup House, qui ne le lâcha pas des yeux en allant commander un autre whisky.

Quand la chanson s’arrêta, celui qui l’avait mise enclencha le juke-box à nouveau, et à nouveau la même chanson résonna dans la salle. Personne d’autre que House et celui qu’il observait ne semblaient s’en rendre compte, de toute façon. Il fit tourner son verre de whisky entre ses mains et décida de rester accoudé au bar, d’où il avait une meilleur vue sur sa « cible ».

Le nouveau 007 dut retenir un éclat de rire quand Leave a Tender Moment fut remise pour la troisième fois. La « cible » semblait à bout de nerfs maintenant ; il malmenait son enveloppe tant et si bien qu’elle était toute froissée. Il se retourna vers le juke-box ; les mains de House se crispèrent d’excitation sur son verre déjà à moitié vide.

- Vous pourriez arrêter avec cette chanson, s’il vous plaît ? cria-t-il à l’adresse du pauvre gars qui remettait ce qui devait bien être sa chanson préférée. Il ne l’entendit pas – ou fit très bien semblant.

House vit l’autre serrer les dents, et de nouveau il porta sa main à sa nuque dans un tic maladif. Rien n’était plus intéressant que les tics ; ici, celui-ci démontrait à la fois son malaise, et peut-être un début de colère imminente. Il brûlait d’impatience de voir ce que cela allait donner.

Une quatrième fois, Billy Joel reprit son morceau. Soit le gars au juke-box était sourd comme un pot – ce qui expliquait d’ailleurs pourquoi il remettait la chanson à chaque fois, peut-être essayait-il d’entendre les moments qu’il avait raté les autres fois ? cette idée fit rire House tout bas – soit il était sacrement culotté. C’est ce qu’avait l’air de penser le gars à l’enveloppe.

Il se leva et alla s’asseoir au bar, à quelques tabourets de House, comme si changer de place allait lui permettre de ne plus entendre la chanson. House pouvait presque l’entendre ruminer toute sa haine envers le juke-box.

La cinquième fois – c’était vraiment trop comique – le gars se leva d’un bond. Il se mit à hurler :

- Vous allez arrêter cette foutue chanson, oui !

House se retourna pour ricaner dans son verre – et en profita pour le finir et en commander un troisième. Il commençait à penser qu’il n’avait pas perdu sa journée, finalement. Il essayait de lire ce qui était écrit sur l’enveloppe – bien qu’il avait quelques théories intéressantes sur ce qui pouvait être à l’intérieur – mais elle était trop loin, et de toute façon l’autre n’arrêtait pas de la bouger.

La sixième fois fut la fois de trop.

Le moment fut si fulgurant que House s’en rappelait encore parfaitement, vingt ans plus tard. Le gars à l’enveloppe attrapa la bouteille la plus proche de lui, et d’un magnifique tour de poignet, la balança en plein dans le miroir qui se trouvait derrière le bar. C’était un très beau miroir, que House avait remarqué en entrant. Il était entouré de dorures, et devait bien faire trois mètres, et valoir assez pour payer un verre de whisky à tout l’état de la Louisiane. Le regarder tomber en morceaux était une sensation particulièrement grisante.

Il y eut un silence. Quelqu’un éteignit enfin le juke-box. Le type à l’enveloppe fixait le miroir comme s’il n’arrivait pas encore vraiment à croire ce qui venait de se passer.

Un verre fusa tout près de la tête de House et atterrit à son tour derrière le bar, puis un deuxième passa au dessus de celle du barman qui se baissa juste à temps.

La bagarre générale venait d’être déclarée.

Celui qui l’avait déclenchée reprit enfin ses esprits, et avisant l’instigateur de sa colère, il se jeta sur lui, profitant de l’agitation générale pour lui régler son compte.

House esquiva deux ou trois autres verres, se resservant lui-même du whisky – puisque le barman s’était planqué sous son comptoir pour téléphoner à la police et déplorer la perte de son antique surface réfléchissante. En observant les éclats de verre sur le sol, House se surprit – avec un petit sourire – à penser aux années de malheur qui attendaient ce pauvre type qui avait balancé la bouteille.

En entendant les sirènes dans la rue, tout le monde se figea – sauf House, qui finit tranquillement son verre d’une traite. Celui qui était à l’origine de tout ça se redressa – le fan de Billy Joel avait finit par perdre connaissance à force de se manger des gauches répétées – et passa sa main sur le sang qui coulait de son arcade, l’air soudain beaucoup plus calme et perdu. Il attrapa l’enveloppe tombée par terre et sursauta quand la police entra dans le bar.

Saisissant l’occasion de l’approcher alors que commençaient les arrestations, House se glissa jusqu’à lui.

- Je m’en occupe, fit-il avec un grand sourire.

L’autre le fixa sans comprendre.

House profita de l’agitation générale pour s’éclipser – de toute manière, comme il le dit au policier qui tenta de l’arrêter alors qu’il atteignait la rue, il était bien le seul, avec le barman, qui n’avait rien à voir là-dedans. Ledit barman, encore sur le coup du décès de son précieux miroir, acquiesça d’un air absent.

***

Gregory House aimait autant les commissariats que les conférences sur la radiologie, mais cette fois encore il estimait y être obligé.

Il évita de s’attarder sur les visages défaits de gens qui avaient peut-être été volés, violés, ou dont l’un des proches avait été peut-être sauvagement assassiné, ou peut-être accusé à tort – ou à raison. Il s’approcha du bureau le plus proche, bousculant au passage des gens qui avaient sûrement des choses très, très importantes à régler, à en juger par leurs regards noirs et leurs grognements de protestations.

- Excusez-moi Madame… oui, fit-il finalement en se tournant vers le flic. Je viens payer la caution du type qui a cassé un miroir dans un bar. Il avait une enveloppe.

Voyant que le policier le regardait d’un air vitreux, House se pencha vers lui.

- Un grand miroir. Ce truc dans lequel votre frère jumeau vous regarde, vous savez ? Il a déclenché une bagarre générale. Il fait une tête de moins que moi et il a l’air niais.

Son interlocuteur réagit enfin. Fouillant dans ses papiers, il demanda vaguement :

- James Evan Wilson ?

House acquiesça à moitié – il n’avait proprement aucune idée de comment il pouvait s’appeler, mais c’était sûrement ça. Le policier lut les charges à haute vois pour lui-même – « vandalisme, destruction de la propriété d’autrui eeeet agression » - avant de marmonner le montant de la caution à l’intention de House, qui sortit prestement l’argent réclamé pour la libération de ce dangereux criminel répondant au nom de James Evan Wilson. Il signa les papiers en prétendant être un cousin éloigné.

Il quitta la queue en ignorant les insultes vociférées par la bonne femme qui put enfin accéder au bureau, et se planta en plein milieu de la salle d’attente, retenant avec peine son impatience.

Wilson apparut enfin, accompagné d’un deuxième flic qui lui défit ses menottes. Il jeta à House son troisième regard d’incompréhension de la soirée. Il ne le quitta des yeux que pour signer à son tour et récupérer son enveloppe et ses autres affaires, puis ils se retrouvèrent tous les deux dans la nuit froide de la Nouvelle Orléans.

- On va prendre un verre maintenant, Jimmy ? fit House avec un grand sourire.

Voyant que l’autre ne réagissait toujours pas, il leva les yeux au ciel.

- Je te promets de choisir un bar sans juke-box cette fois.

Il eut droit à un micro sourire alors que Wilson serrait son enveloppe contre lui.


Notes de fin de chapitre (facultatives à lire) :

Ufff alors voilà youpi j’ai envie de dire, ça c’est fait. Bon alors pour commencer je dois dire que j’ai fait plein de recherches inutiles pour ce début de fic, outre les vérifications sur le background des personnages, comme par exemple le genre de conventions médicales qu’il y a en Nouvelle Orléans, et je vous assure qu’en 1988 (d’après ce que j’ai trouvé en tout cas) y’a eu une convention de radiologie. J’ai aussi vérifié pour les cautions, mais j’ai pas trouvé grand chose, alors ils ont juste signé un papier, c’est pas très crédible si ça se trouve, au pire j’y reviendrais plus tard s’il le faut.

Au niveau de House et Wilson. Comme je suppose que ça va se remarquer au fil de l’histoire, House n’est pas cynique au début. Je pense que, bien qu’il était déjà sarcastique, misanthrope et désagréable depuis sa naissance, son véritable cynisme a été déclenché par son accident. Donc oui, ne vous inquiétez pas, il va être méchant avec Wilson. Mais peut-être pas autant que dans la série. Pour ce qui est de Wiwi, il va être plus ou moins comme d’habitude, gentil et serviable quoi. C’est Wilson en même temps hein, j’allais pas en faire un rebelz (quoique je suis sûre que ça aurait fait plaisir à Ennemie.)

Pour finir, à propos de la scène de leur rencontre. J’ai vraiment adoré écrire ça, c’était génial. Pour information et pour ceux qui n’auraient pas été l’écouter tout de suite après sa mention dans House, Leave a Tender Moment Alone est une très belle chanson, calme et agréable, et vous trouverez sûrement abusif d’y réagir violemment simplement après six écoutes. Alors non. Je ne pense pas que Wilson voue une haine profonde au pauvre Billy Joel. Je pense juste que, plutôt que le nombre de fois que la chanson a été jouée, c’est le sujet de la chanson qui l’a énervé, puisque c’est une chanson d’amûr et qu’il venait de recevoir ses papiers de divorce.

Voilà, c’est à peu près tout. Merci d’avoir lu la fic, et merci d’avoir lu ça aussi, tant qu’à faire. :)



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