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Hey tout le monde !
Ça faisait un moment que je parlais de la suite de Vive les Enfants, mais la voilà enfin ! Le prochain chap. à venir est pour Accident fâcheux, mais après ce sera à voir. Peut-être pour 10 Commandements… On verra !
Merci à Julie, comme toujours, pour la correction !
Une petite review ? Pourquoi pas !
Bonne lecture à tous !
Grissom entra dans le LVPD en même temps que sa fille Allegra. L’adolescente ressentait l’inquiétude et la confusion de son père, bien qu’elle ne comprenait pas. Elle savait qu’il avait reçu un message sur son portable. Elle n’avait pu en savoir la teneur, mais elle avait aperçu son visage se décomposer. Et il lui avait annoncé qu’ils rentraient, la surprenant incroyablement.
Dans la voiture, il y avait eu un silence total. Gil était perdu dans ses pensées et Allegra se demanda s’il suivait la route. Mais le père et la fille arrivèrent en un seul morceau au labo de Las Vegas. Allegra prit tout son temps pour descendre de la voiture, car elle savait qu’une dure nouvelle l’attendait à l’intérieur… Et elle avait incroyablement peur de cette nouvelle.
Toujours dans un silence complet, Griss dirigea sa fille vers son bureau. Une fois à l’intérieur, il lui proposa de s’asseoir sur le canapé, pendant qu’il allait voir sa mère et les autres. Allegra supposa que les autres incluaient Nick, Catherine et Brass. Elle regarda son père sortir de la pièce et aller elle ne savait où. Elle soupira et se laissa tomber sur le canapé. Elle resta un moment couchée sur le dos, mais rapidement elle se releva et jeta un œil au contenu du bureau de Gil Grissom.
Il y avait une tonne de dossiers, disposés pêle-mêle. Ce n’étonna pas vraiment Allegra, parce que sa mère lui avait souvent répété que son père n’était jamais ordonné dans son bureau. Puis, dans un coin, Allegra vit ce qu’elle cherchait : Une photographie de sa mère. Elle s’approcha et prit doucement le cadre dans ses mains. Sur l’image, Grissom entourait Sara de ses bras. Leurs deux visages étaient souriants, totalement innocents et ignorant complètement le déchirement et la douleur que la vie leur imposeraient bientôt. Leurs yeux pétillaient de malice pour elle et d’amour pour lui. Elle ne put s’empêcher de sourire devant la tendresse et le bonheur évidents du couple sur la photo.
La porte s’ouvrit subitement et Allegra reposa le cadre, gênée d’avoir été piégée dans un moment aussi secret. Il s’agissait d’un homme qu’Allegra n’avait jamais vu avant. C’était un homme blanc de grandeur moyenne, avec des cheveux bruns, mais dans lesquels se faufilaient quelques mèches grises. « Grissom n’est pas là ? » s’étonna-t-il. Il pénétra un peu plus dans le bureau et regarda Allegra comme si elle était une intruse.
« Visiblement, il n’est pas là. » répondit la jeune femme sur un ton mauvais.
« Et tu es ? » demanda l’intru.
« Allegra Sidle. » dit l’adolescente.
Le regard de l’homme devant elle fut révélateur. Il devait savoir qui elle était ou du moins avoir entendu parler d’elle. Allegra se dit que cet homme avait du travailler au labo au temps où sa mère y était encore. L’homme s’approcha encore un peu. « Alors, c’est vrai ? »
« Qu’est-ce qui est vrai ? » s’enquit Allegra sans comprendre. Son ton était agressif, pour essayer de faire comprendre à la personne devant elle qu’il la dérangeait.
« Que Sara est de retour à Vegas ! » s’exclama le jeune homme, comme s’il s’agissait d’une évidence. Allegra acquiesça et l’observa sans un mot en attendant que lui dise quelque chose.
« Ho… Au fait, je suis David Hodges. J’ai travaillé avec ta mère quelques années avant son départ… Et Grissom me parlait quand… Tu connais Grissom, non ? » Allegra fut un peu surprise. Ce David Hodges était en train de raconter quelque chose qui le passionnait visiblement et il s’était arrêté brusquement pour lui demander si elle connaissait Grissom…
Bien sûr qu’elle connaissait Grissom… mais si, parfois, elle aurait préféré l’oublier !
« Bien sûr. Vous disiez ? »
« Heu… Je disais que… heu… ta mère a embrassé Grissom avant de … heu… partir et … enfin c’était devant moi… » balbutia Hodges. Il avait commencé à parler, mais en cours de route, il s’était rendu compte qu’il ne devrait peut-être pas parler de ça. Après tout, qu’est-ce que Allegra en avait à faire ?
« Et alors ? » fit la fille de Sara. « Qu’est-ce que ça fait ? »
« Heu… rien. » Il y eut un silence gêné pendant lequel Hodges regarda partout autour de lui. Puis, il baissa les yeux vers son alliance. Il devait voir Grissom pour lui demander s’il pouvait partir plus tôt. Aujourd’hui, ce faisait douze ans qu’il était marié avec Wendy et il avait envie de lui préparer une petite surprise. Mais pour cela, il devait quitter le labo avant elle. « Sais-tu où est Grissom ? »
« Sûrement avec ma mère. »
« Et où est ta mère ? »
« Avec Catherine. » L’autre question fut immédiate.
« Et Catherine, tu sais où elle est ? » David commençait à être énervé par les réponses évasives d’Allegra.
« Sûrement avec Nick, Brass, ma mère et mon père. » Hodges soupira avec force, comprenant qu’il n’obtiendrait sans doute rien de cette adolescente. Il tourna les talons et dès que la porte se fut refermée derrière lui, Allegra ressaisit le cadre qu’elle avait pris plutôt. Elle observa les visages de ses parents, triste de voir et de constater que tout avait bien changé…
Grissom se rendit dans la salle de repos, croyant que Sara, Catherine, Nick et Brass puissent y être. Il trouva Greg et Warrick en train de discuter. Il entra rapidement et s’adressa à eux sans préambule.
« Vous avez vu Sara et les autres ? » Les deux experts levèrent la tête vers lui.
« Heu… non. » répondit Greg.
« Ils doivent être dans le bureau de Brass… Je crois. » Griss remercia les deux jeunes hommes et s’éloigna. « Il est bizarre, tu ne trouves pas ? » demanda Greg à Warrick, avant de prendre une nouvelle gorgée de café. La réponse du jeune noir fut automatique.
« Quand il s’agit de Sara, il est toujours bizarre. »
Pendant ce temps, Griss se rendait dans le bureau de son ami et il y trouva ce qu’il cherchait. En effet, Catherine, Nick, Brass et Sara étaient là. Grissom s’arrêta quelques instants avant d’entrer dans la pièce. Il inspira profondément, essayant de garder son calme le plus possible. Puis, il alla rejoindre les autres.
Ils se retournèrent lorsqu’il ouvrit la porte et le saluèrent tous, sauf Sara qui fixait ses pieds. Elle releva rapidement la tête. « Où est Allegra ? » demanda-t-elle impatiemment. Grissom la regarda attentivement avant de répondre. Elle avait des cernes qui s’étendaient sous ses yeux. Ses cheveux, impeccablement peignés, étaient plus court que lors de son départ quinze ans plus tôt. Elle portait un tailleur soigné, comme une vraie femme d’affaire. Physiquement, elle n’avait presque pas changé en quinze ans, excepté les petites rides qui s’étaient formées aux coins de ses yeux. Mais sinon, c’était exactement la même. Hum… Non, elle ne souriait pas.
« Dans mon bureau. » dit Grissom en donnant un coup de tête vers l’arrière afin de désigner les couloirs plus loin. « Je ne lui ai encore rien dit, si c’est ce que tu te demandes, Sara. » ajouta-t-il à la question silencieuse de son ancienne petite-amie. La brunette fit quelques pas, le regard toujours fixé sur le sol. Puis, elle leva une main et se frotta les yeux. « Je n’arrive pas à croire… tout ça, c’est impossible… Juste impossible. »
Elle soupira et ferma les yeux, comme si elle voulait disparaître. Gil ne put s’empêcher d’éprouver de la pitié pour elle. Il eut envie de s’approcher et de la prendre dans ses bras, mais c’était impossible. Du moins… pour le moment. Alors il se contenta de la regarder marcher, la tête baissée, un peu comme si l’enfer la poursuivait encore. Elle releva la tête et regarda fixement Griss.
« Je peux savoir pourquoi tu as été la rejoindre ?! » Elle paraissait presque en colère. Ses joues se coloraient doucement de cette teinte si caractéristique, comme toujours lorsqu’ils s’étaient disputés. Mais avec Griss et Sara, les réconciliations étaient assez… passionnées.
« J’avais besoin de lui parler. C’est un crime ? » Il était calme, mais à l’intérieur, il bouillonnait. C’était comme si toute sa peine et sa rancœur envers Sara venait de se muer en colère. Et il avait plus que peur d’exploser devant elle.
Sara leva les yeux au ciel et détourna le regard. « La prochaine fois, parles-moi avant d’aller la voir. » marmonna-t-elle en tentant visiblement de garder son calme. Ce fut au tour à Grissom à lever les yeux au ciel. « Ridicule, tout ça est ridicule. On dirait un couple divorcé qui se dispute pour la garde de leur enfant, » pensa-t-il. Et voilà ce qu’ils étaient devenus : Un de ces couples brisés par la vie qui ne pouvaient à peine se retrouver dans la même pièce sans que retentisse les cris. Génial !
« Bon, on pourrait peut-être se concentrer sur l’affaire… » murmura Brass pour calmer le jeu entre les deux anciens amoureux. Sara acquiesça et Grissom ne dit rien, mais Catherine prit tout de même la parole. « Alors nous avons trouvés le corps de Sally dans la bibliothèque de l’université. Elle a été étranglée, mais on ne sait pas encore par quoi. Il y avait des fibres sur son cou et nous les faisons analyser par Hodges. Ce devrait nous donner une idée de ce qui a été l’arme du crime. » expliqua Catherine.
« Nous avons également retrouvé quelques cheveux ayant encore leurs racines, ce qui prouve qu’ils ont été arrachés. Il y avait des livres tombés sur le sol, ce qui laisse supposer que la victime s’est débattue. Elle avait aussi une blessure à la tête et un livre couvert de sang près d’elle. Le livre a sûrement servi à l’assommer. Nous avons fait un relevé d’empreintes aux bibliothécaires et nous les avons comparées à celles prélevés sur le livre. Pas de correspondance, ni avec aucun des fichiers. Il y avait aussi de l’ADN sous les ongles de Sally. Il est en train de se faire analyser par Wendy. » ajouta Nick, en montrant les photos des lieux du crime à Griss et Sara qui ne l’avaient pas examinés.
Il y eut un silence dans la pièce pendant lequel Nick replaça les feuilles et les photos dans la chemise devant lui. Grissom et Sara évitaient le regard de l’autre et Brass échangea un regard consterné avec Catherine. Brisant le silence, le portable de Catherine sonna. « Ha Hodges a des résultats pour nous ! À plus tard ! » dit-elle joyeusement en quittant la pièce avec Nick.
Brass ne voulait pas vraiment rester seuls avec les deux experts. « J’ai du travail, au revoir. » prétendit-il en sortant de son bureau. « Et oh ! Sara, j’ai été enchanté de te revoir ! » Son sourire était franc et Sara lui répondit. « Moi de même Jim. » Elle en voulut au policier de la laisser seule avec Griss, mais c’était quand même une bonne chose. Ils devaient se parler.
« On va prendre un café ? » proposa Gil à Sara, sentant lui aussi qu’ils avaient beaucoup de choses à se dire et à s’expliquer. Sara acquiesça et les deux adultes se dirigèrent vers la porte du bureau. Ils sortirent de la pièce et marchèrent côte à côte dans le corridor. Ils sentaient les regards posés sur eux, mais ce n’était rien de nouveau. Après l’enlèvement de Sara, ça en avait aussi été ainsi. Pour les employés qui n’étaient pas là quinze ans plus tôt, ils étaient surpris de voir leur patron, si taciturne, mais toujours très calme, avec une femme dont il semblait visiblement très proche. Et pour ceux qui l’avaient vus avant, pendant et après l’enlèvement de Sara, ce n’était qu’un retour en arrière.
Ils se dirigèrent vers la salle de repos, sans un mot et un regard. Quand ils entrèrent dans la pièce, Sara se dirigea vers le canapé, où elle s’agit. Grissom alla à la machine à café et saisit deux tasses sur le comptoir. Il les emplit du liquide brûlant et en donna une à Sara. Il s’assit ensuite face à elle et posa sa tasse sur la table basse qui les séparait. Sara fit comme lui et ils croisèrent les mains devant eux presque en même temps.
« J’aimerais clarifier un point… » commença Grissom. Sara croisa son regard et l’encouragea à continuer. « Tu as dit qu’Allegra a souffert d’otosclérose. L’otosclérose est une maladie héréditaire et tu le sais aussi bien que moi. Réponds-moi, s’il te plait. Allegra est-elle m… notre fille ? » Il avait failli dire « ma fille », mais il préférait dire « notre fille ». Ça les englobait tous les deux, comme pour montrer qu’il voulait, que tous les deux, ils s’occupent d’Allegra.
Sara inspira profondément et expira ensuite. « Oui. » Grissom ferma les yeux. Il savait que ce serait cette réponse. Il le savait. L’otosclérose était une maladie assez rare et peu de personnes en étaient atteintes. Il semblait presque impossible à Gil que Sara ait couché avec un autre homme atteint de la même maladie que lui. Il y avait bien sûr une probabilité, mais elle était infime.
« Et si tu en as douté… C’est que tu as très peu confiance en moi… » avoua Sara, blessée. Grissom se sentit minable de son manque de confiance et baissa la tête. Son regard tomba sur les mains de Sara et plus particulièrement sur sa main gauche. Il ouvrit la bouche, mais au même moment, Warrick entra pour prendre un café. Gil l’ignora et dit ce qu’il voulait lui dire depuis un moment.
« Tu portes toujours ta bague de fiançailles. » Ce n’était pas une question, mais plutôt une constatation. Sara baissa elle aussi les yeux vers sa bague et acquiesça lentement. « Officiellement, on est toujours fiancés. » poursuivit Griss. Un silence inconfortable s’installait tranquillement entre eux et Sara voulait tout faire pour le chasser.
Grissom avait demandé Sara en mariage quelques semaines avant qu’elle parte. Les fiancés avaient commencés à parler de noces, de buffet, de réception, de robe et de complet-cravate, mais avant que les détails soient finalisés et qu’ils avertissent leurs amis, Sara avait quitté Vegas pour ne revenir que quinze ans plus tard.
« J’imagine puisque je ne t’ai jamais rendu la bague. » La bague… Une des choses qui avaient fait croire à Grissom que Sara reviendrait. Elle savait ce que cette bague signifiait pour lui et jamais la jeune femme n’aurait pu partir avec un objet ayant une telle valeur pour son fiancé. Mais au fil des années, Griss s’était persuadé qu’elle avait dû en oublier la valeur puisqu’elle ne l’avait jamais rendue ou revenue à ses côtés.
Warrick s’étouffa avec son café. Il était mal à l’aise d’avoir assister à une discussion privée entre son boss et sa meilleure amie, mais s’ils ne voulaient pas être entendu, ils auraient dû s’installer ailleurs. Warrick s’approcha d’eux lentement, bien qu’il se sentait coupable d’avoir entendu un peu de leur conversation. « Griss… Hodges vous cherche. »
Grissom soupira. « Merci Warrick. » le remercia l’entomologiste.
« De rien Grissom. » ajouta l’expert avant de sortir de la pièce. Gil enfouit son visage dans ses mains, mais releva rapidement les yeux quand il entendit Sara laisser échapper un espèce de rire. « Quoi ? » demanda-t-il, surpris par son air amusé.
« Il ne t’a pas lâché ?! » s’exclama-t-elle, étonnée. Grissom roula des yeux. Sara avait toujours ri de lui à cause de la profonde admiration qu’Hodges lui portait. Cette admiration avait souvent mis Griss mal à l’aise, mais l’avait bien fait rire parfois aussi.
« Il est moins pire depuis son mariage. » le justifia Grissom. Pour lui, la notion d’un Hodges était plus que normal, mais Sara écarquilla les yeux, très étonnée par ce fait. « Oui, il s’est marié il y a douze ans… avec Wendy. »
« Notre Wendy ? » s’étonna la brunette. Grissom acquiesça. Sara perdit son air surpris pour une expression plus nostalgique et plus troublée. Un peu comme si… elle éprouvait des regrets. « J’en ai manqué des choses, dis donc ! » fit-elle en tournant la tête pour éviter le regard de Griss.
« Oui, c’est vrai. Nick est fiancé, Greg est avec Mandy et ils ont deux enfants, Hodges est marié avec Wendy, mais tu le savais déjà. Warrick a officiellement divorcé d’avec Tina quelques mois après ton départ. Il consommait beaucoup des relaxants et des stimulants, mais il a tout arrêté avec l’aide de Catherine. Maintenant, ils vivent ensemble, mais ne sont ni mariés ni fiancés. Et Lindsey est maintenant mariée et a aussi un enfant… » Grissom énuméra toutes les choses qui s’étaient produites depuis le départ de Sara. Mais en quinze ans… il en arrive des tonnes de choses.
« Tu as manqué énormément de choses, Sara. » Il n’y avait pas de larmes dans les yeux de Sara, mais elle était visiblement troublée par tout ça. Elle n’avait jamais voulu manquer tout ça. Et ça lui faisait peur de constater que tout avait autant changé à Vegas pendant son absence. Malgré tout, elle se disait qu’elle n’avait pas le droit de penser ça. Ce n’était pas comme une trahison. Après tout, c’était qui était partie, qui avait tout plaqué. La seule personne à qui elle pouvait s’en prendre, c’était à elle-même…
« Je crois qu’il n’y a que pour Brass que rien n’a changé… » affirma Griss après avoir réfléchi une seconde. Sara déglutit difficilement. Était-il en train de dire que même sa vie à lui avait changée ? Qu’il avait quelqu’un d’autre dans sa vie ? Elle ne pouvait pas lui en vouloir, mais… Les larmes gagnèrent lentement ses yeux, mais elle se refusait de pleurer. Pas là, pas maintenant. Il s’agissait de leur première conversation depuis son retour. Leur première vraie conversation. Il était hors de question qu’elle éclate en sanglot devant lui… simplement hors de question !
Grissom étudia le visage de Sara et comprit soudainement que ses paroles pouvaient avoir été mal interprétées. Il changea de canapé et s’installa à ses côtés silencieusement. Il passa un bras par-dessus les épaules de la brunette sans réfléchir et la prit tout contre lui. « Je parlais des autres Sara… Pour moi rien n’a changé… Personne… n’a pris… ta… place…» dit-il doucement, comme intoxiqué par le parfum enivrant de Sara. Il baissa la tête et déposa un doux baiser sur son front.
Sara releva la tête et leurs regards se croisèrent. La tension monta, malsaine et vicieuse, entre eux. La seule chose qu’ils pouvaient voir et à laquelle ils pouvaient penser était le visage de l’autre près du leur. Près, si près… Trop près. Et sans presse, leurs lèvres se rapprochèrent, prêtes à se redécouvrir après quinze ans d’abstinence. La redécouverte allait être agréable, si agréable…
Leurs bouches allaient enfin se retrouver, mais…
« Gil, Sara, j’ai les résult… » commença Cath. Elle s’arrêta en voyant les visages de deux adultes, enlacés sur le canapé. Ils avaient tourné la tête vers l’intruse dès la seconde où elle avait parlé et ils étaient tous les deux furieux d’avoir été dérangés dans un moment aussi important. Mais en même temps, avant de se remettre ensemble, ils avaient encore beaucoup de choses à discuter.
« Oui Catherine ? » fit Gil, ses mains toujours dans celles de Sara bien que les deux experts se soient éloignés l’un de l’autre.
« J’ai reçu les résultats ADN pour les cheveux trouvés sur la scène de crime. » Elle prit une grande inspiration. « La peau sous les ongles de Sally n’a pas été identifié pour l’instant, mais l’ADN est masculin. Certains cheveux ont ce même ADN masculin… » Elle se tut et baissa la tête. Après tout, la mauvaise nouvelle était à venir. « Les autres cheveux contiennent un ADN féminin. »
Sara se figea, sachant ce qui allait être dit. Elle serra encore plus les mains de Gil. Ce dernier ferma les yeux, ne voulant pas réellement savoir ce que Catherine allait ajouter.
« Et c’est celui d’Allegra… »
À suivre…