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Author of 26 Stories |
Bonjour !
Voilà, encore une autre fic de terminée… Complète… Un mot qu’il me fait mal de penser parce que j’ai vraiment aimé écrire cette fic, comme vous pouvez le voir par le nombre de chapitres publiés en peu de temps. Quatre en une semaine, je crois que c’est mon nouveau record !
Encore une fois, je vous gâte… Deux chapitres en très peu de temps. Mais c’est aussi Julie qu’il faut remercier pour sa correction rapide ! En plus, je pars une semaine sans Internet, alors j’essaie de faire pardonner mon absence, j’imagine.
En tout cas, merci à tous ceux qui ont lus et/ou reviewés – je sais que je me répète, mais il faut le dire, non ? Donc j’espère que vous vous reconnaissez, ceux que je vise.
Donc, assez de bavardage… Voici une fin bien guimauve, j’espère que vous l’aimerez… En tout cas, envoyez une review ! XD Et je saurai ce que vous pensez !
La main de Sara se plaça sur son bustier satiné, pour glisser le long de sa poitrine. Ses doigts rencontrèrent rapidement son ventre plat, pour continuer leur route vers le bas de sa robe. Ses cheveux, trop courts pour être coiffé d’une façon ou d’une autre, avait simplement été enjolivés par une marguerite blanche. Sara baissa la tête vers le bas de sa robe, celle qui était bouffante. Ses doigts jouèrent nerveusement avec le tissu satiné.
Ça y est. Le moment qu’elle avait attendu pendant si longtemps. Ce moment qu’elle imaginait depuis vingt-cinq ans. Le moment qu’elle espérait depuis sa rencontre bénie avec Grissom. Leur mariage. Le jour où ils uniraient une bonne fois pour toute leur destinée. Ce jour était enfin arrivé.
Sa nervosité la surprenait, mais au fond elle aurait dû s’y attendre. Elle allait se marier avec l’homme de ses rêves. Et bien qu’elle savait que plus rien ne se mettrait dans leur chemin, mais elle n’en restait pas moins nerveuse. Et s’il y avait un retournement de dernière minute ? Et si quelqu’un s’opposait à leur union ? Et si Gil l’abandonnait juste avant qu’elle atteigne l’autel ?
Elle savait bien que toutes ses angoisses étaient dérisoires, mais elle ne pouvait s’en empêcher. Sa vie avait été trop souvent marquée par les déceptions et la douleur qui s’ensuivait. Quand elle avait commencé à fréquenter intimement Grissom, plus de dix-sept ans plus tôt, elle avait eu du mal à croire à sa chance. Il lui arrivait souvent de se pincer, alors qu’elle s’endormait dans les bras de l’entomologiste après des ébats amoureux passionnés. Ils avaient, après quelques mois, bâtis leur propre routine et la vie de couple était devenue normale – ou plutôt, aussi normale que puisse être une vie de couple pour deux CSI cachant leur relation à tous leurs amis et collègues.
Ça faisait un peu plus de trois mois depuis que Sara avait parlé du mariage avec Griss derrière le miroir sans tain. Les choses avaient ensuite défilées à une vitesse folle. Sara avait officiellement pris son poste de directrice du laboratoire de la police scientifique de Las Vegas. Griss avait célébré ses cinquante-six ans, deux mois plus tôt, avec Sara, Allegra et leurs autres amis dans sa maison. Ensuite, Sara, Allegra et lui choisirent une maison dans laquelle ils emménagèrent tous ensemble. Comme il était de nouveau en infraction avec le règlement du labo quant au relation amoureuse, il décida de prendre sa retraite. Lors de sa dernière journée de travail, Sara et lui avaient annoncés leur fiançailles, qui durait depuis quinze ans. En le sachant, tout le monde avait ravi de voir que les deux amoureux étaient de nouveau ensemble.
Et maintenant… Maintenant, c’était le grand jour.
À cette simple pensée, le cœur de Sara battait à tout rompre. Le fait d’être mariés ne changerait sans doute rien à leurs vies. Voilà un détail qui avait étonné Sara. Quand ils avaient choisis la maison, Sara s’était dit que retourner vivre avec Grissom après toutes ses années seraient sûrement étrange. Mais en fait, ça n’avait semblé qu’un retour à la normale. Grissom et elle avaient retrouvés leurs petites habitudes, incluant simplement Allegra dedans. Griss faisait le repas, Allegra mettait la table et ils faisaient tous ensemble la vaisselle, si c’était nécessaire. Sara faisait leur lit chaque matin, Gil observant souvent ses mouvements alors qu’elle passait sa main sur les draps pour défaire les plis.
Allegra, plutôt rude avec Grissom lors de leur première conversation, l’avait aussitôt accepté dans sa vie après qu’il lui ait sauvé la vie. Après les funérailles déchirantes de Mario, Frank et Sandy, la jeune fille avait eu une période dépressive. Elle s’enfermait souvent dans sa chambre, montant le son de sa chaîne stéréo afin de ne pas se faire déranger. Sara ignorait ce que faisait sa fille, mais elle ne pouvait s’empêcher de s’inquiéter. Malheureusement, elle se retrouvait souvent occupée avec les préparatifs du mariage, que Grissom souhaitait le plus tôt possible. La fiancée de Gil avait réussi à convaincre sa fille de consulter un psychologue, bien qu’elle ignorait complètement comment. Après seulement deux rencontres, Allegra allait déjà mieux. Elle se mit à passer de plus en plus de temps avec Jeff, qui s’était rapidement remis du coup de couteau dans le ventre que lui avait administré Powell, mais qui ne pouvait pas en dire autant de la mort de ses deux meilleurs amis. Il accompagna Allegra à plusieurs rendez-vous avec le psychologue et ensemble, ils parvirent à faire le deuil de Mario et Sandy, bien que la plaie était encore ouverte.
Quelques jours plus tôt, lors du seizième anniversaire d’Allegra, Sara avait remarqué un grand rapprochement entre Allegra et Jeff. Elle en avait parlé à Grissom. Ce dernier avait haussé les épaules et dit : « On verra. »
Quelqu’un cogna à la porte, sortant Sara de ses pensées.
« Entrez ! » s’écria Sara, en jetant un dernier regard à son reflet dans le miroir. La porte s’entrouvrit derrière elle et Catherine entra dans la pièce. Ses cheveux, bouclés pour l’occasion, tombait doucement sur ses épaules. Sa robe, dans des tons de crème, lui allait à merveille.
« La cérémonie va commencer bientôt… Tu es prête ? » Incapable de répondre, Sara acquiesça lentement avant que son regard ne revienne sur le miroir devant elle. Cath soupira et s’approcha de Sara. Elle posa ses mains sur les épaules de la brunette. « Tu sais Sara… Si tu n’es pas certaine, on peut toujours repo -» commença-t-elle, avec sollicitude.
« Non, » l’arrêta Sara. « Je suis prête… et je suis certaine. » Elle inspira profondément en passant une main sur son ventre. « Je suis seulement un peu… surprise de ma chance, j’imagine. »
Catherine lui fit un petit sourire, tout en reculant un peu. « On t’attends… » murmura-t-elle, en allant ouvrir la porte à Sara. Cette dernière saisit son bouquet et sortit de la pièce, prête à faire ce dont elle rêvait depuis qu’elle avait rencontré l’homme de sa vie.
Grissom inspira. Debout devant la foule, il attendait avec impatience Sara. Contrairement à sa fiancée, il n’avait aucun stress. Il avait l’impression d’être prêt pour ce moment depuis toujours. De toute façon, Sara et lui partageaient déjà tout, comme avant qu’elle quitte Las Vegas. Ils vivaient dans la même maison, dormaient dans le même lit, mangeaient la même nourriture végétarienne et avaient les mêmes rêves et aspirations. Le mariage ne changerait sans doute rien à leur relation et à leur vie. Ça ne ferait que prouver et officialiser les choses.
La musiquese mit à résonner dans la petite chapelle. Gil releva la tête vers la porte qui s’ouvrit lentement. Tout le monde était là, sauf Brass qui serait au bras de Sara. Allegra se trouvait au premier rang. Lorsqu’elle croisa le regard de son père, elle lui signa : « Tout va bien aller. » Grissom lui sourit, alors que tous se tournaient vers la porte pour voir la future mariée entrer dans la pièce.
D’un pas doux, mais décidé, Sara, toujours aussi magnifique dans sa robe blanche, s’avança en direction de l’autel. Brass était à son bras, la guidant avec honneur vers son futur époux. Sara fixa Gil, un sourire apparaissant doucement sur ses lèvres douces. Griss ne put s’empêcher de signer à sa promise un « T’es époustouflante ! » Personne ne comprit le message qu’avait envoyé Grissom à Sara, sauf Allegra bien sûr. Elle leva les yeux au ciel. Elle s’étonnait parfois de constater à quel point son père et sa mère pouvaient devenir fleur bleue.
Sara atteint l’autel et se posta devant Gil. Il lui prit la main avec douceur. À cet instant, toute la nervosité et tous les angoisses de Sara disparurent. Plus rien n’existait, pas même le curé à sa droite. Il n’y avait qu’elle et Griss. Que les yeux de Gil dont Sara ne pouvait pas détacher les siens. Les mots de l’homme d’église à leurs côtés ne semblaient résonner que pour eux. Quand il demanda si quelqu’un s’opposait à leur union, seul un silence total se fit entendre dans la pièce. Un silence qui fit sourire à la fois Gil et Sara, car plus rien ne se mettrait dans leur chemin désormais.
Puis, la phrase magique que les deux amoureux attendaient l’un comme l’autre.
« Je vous déclare mari et femme… » Et se tournant légèrement vers Gil, le curé ajouta : « Vous pouvez embrasser la mariée. »
Et alors, presque avec impatience, Gil se pencha et embrassa Sara pour la première fois en tant qu’homme marié. Sara ne put empêcher un sourire de gagner ses lèvres alors que la langue de Grissom pénétrait sa bouche pour aller caresser la sienne. Leurs invités vinrent ensuite féliciter les nouveaux mariés. Allegra, portant une robe lilas qui lui allait très bien, s’approcha la première. Elle prit ses parents dans ses bras, esquissant un véritable sourire pour la première fois en trois mois. Elle s’éloigna, laissant la place aux autres. La plupart des employés du LVPD était présent. S’ils n’avaient pas connu Sara avant son départ, maintenant, ils savaient qui elle était à cause de son nouveau poste. Et Grissom avait non seulement été un CSI expérimenté, mais aussi un homme compatissant et généreux qui avait une oreille attentive.
Ensuite, les nouveaux époux se rendirent dans la salle de réception qu’ils avaient choisis pour la suite des célébrations. Lors du repas, il y eut plusieurs discours, dont celui de Greg, plutôt humoristique et celui d’Allegra… émouvant.
L’adolescente s’était levée afin que tout le monde la voit bien. Le silence s’était fait dans la grande salle, car tous étaient curieux de savoir ce que dirait la jeune fille sur ses parents. Allegra s’éclaircit la gorge avant de prendre la parole.
« On m’a demandé de prendre la parole ce soir. Au début, quand j’ai dû écrire ce texte, je me suis demandé ce que je devais dire. Puis, j’ai décidé de laisser parler mon cœur, parce que je ne suis pas vraiment douée avec les mots… » Elle prit une grande inspiration.
« Maman, je veux te dire merci pour tout ce que tu as fait pour moi. Tu m’as toujours fait passer avant tes propres intérêts et je ne peur que te remercier. Je suis seulement triste de constater que je suis la raison pour laquelle tu ne voulais pas revenir à Vegas, pour rejoindre Gil. Mais je comprends la peur que tu avais, mais je suis surprise de constater que tu t’es fait souffrir pendant quinze ans, loin de l’homme que tu aimais passionnément… pour moi. Heureusement qu’on est revenue ici, sinon… Je préfère ne pas y penser. Donc, Maman, je te remercie pour tout ce que tu as fait pour moi. Je tiens à m’excuser pour t’avoir fait souffrir parfois, et pour t’avoir accusé de toutes sortes de choses que je regrette aujourd’hui. Je suis contente que tu sois avec Gil, parce que… Enfin, je vois que tu es heureuse… et tu le mérites Maman… Bien plus que tu le crois. »
Allegra s’arrêta et regarda sa mère. Elle s’essuyait légèrement les yeux, touchée par le discours de sa fille. Gil fit un sourire à Allegra, pensant qu’elle avait terminée, mais étonnamment, l’adolescente ouvrit de nouveau la bouche pour poursuivre.
« Gil… J’apprends seulement à te connaître et… c’est définitivement grâce à toi. Cette nuit-là… Je ne sais pas ce qui m’est passé par la tête quand j’ai pensé pouvoir vaincre Monsieur Powell, mais… » Elle déglutit. Les mots semblaient bloquer dans sa gorge et les larmes lui montaient dans les yeux. Elle baissa légèrement vers ses escarpins pour se calmer. « Je ne pourrai jamais assez te remercier pour m’avoir sauvé la vie. Je… Maman m’avait parlé de toi, beaucoup. Elle m’avait parlé de ta façon d’être, de penser… Elle m’avait parlé de ton humanisme. Elle m’avait dit que tu n’avais jamais tué un homme… Et, enfin, pour moi, tu as… Tu as tué quelqu’un… Pour me sauver la vie. Je voudrais m’excuser pour notre première conversation… J’ai été un peu rude, mais je voulais seulement éviter que Maman soit blessée… Je me rends compte que je me trompais sur ton compte. Tu rends Maman heureuse et… moi aussi. Avant, l’idée d’avoir un père potentiel me répugnait, mais maintenant, je te remercie de faire partie de nos vies… Papa. » Gil avait été très surpris par ce que sa fille lui avait dit. C’était également la première fois qu’elle l’appelait « Papa », se bornant habituellement à dire « Gil. » Grissom se rendit ensuite compte que sa fille n’avait pas terminée. Elle faisait un geste bizarre, mais que lui et Sara comprirent très bien. Allegra referma le majeur et l’annulaire sur sa main, mais laissa ses autres doigts bien droits. Quand elle vit son père lui répondre, elle fit un sourire et se rassit.
« Moi aussi, je t’aime. »
Après le repas, Grissom guida Sara sur la piste de danse. Une chanson des plus simples se mit à résonner dans la pièce et Gil attira Sara à lui. Rapidement, d’autres couples les entourèrent à mesure qu’ils évoluaient sur la piste. À un certain moment, Sara posa doucement sa tête sur son épaule. Une de ses mains était posée sur la base de son cou et l’autre sur sa poitrine, sentant les battements de son cœur qui ne semblait battre que pour elle. Grissom glissa une de ses mains autour de la taille, toujours aussi fine, de sa nouvelle épouse, alors que l’autre se posait sur celle de Sara, sur sa poitrine. Leurs doigts s’entremêlèrent et la nouvelle mariée ferma les yeux. Jamais elle n’aurait cru pouvoir se sentir si bien dans les bras de Gil… son mari.
Enfin
Ils bougèrent pendant quelques minutes en rythme avec la musique, tout à fait inconscients de ce qui se passait autour d’eux. La seule chose importante pour l’instant était l’autre. Mais soudain, Griss tourna la tête et se raidit. Sara le ressentit et releva lentement la tête. Son mari semblait regarder un autre couple, un peu plus loin, sur la piste de danse. Au début, Sara ne reconnut pas du tout l’autre couple, puis elle vit le visage du garçon, alors qu’il lui faisait enfin face.
Il s’agissait de Jeff. Et quand la jeune fille se tourna, Sara vit qu’il s’agissait de sa fille. Finalement, timidement, Jeff déposa un baiser tout à fait inexpérimenté sur les lèvres d’Allegra. L’adolescente se raidit, surprise. Elle aimait bien Jeff et s’était incroyablement rapproché depuis trois mois, mais jamais elle n’aurait imaginé qu’il ferait ce qu’il venait de faire. Quand il lui avait demandé si elle voulait danser avec lui – car elle l’avait aussi invité au mariage de ses parents – elle avait accepté en se disant que ça ne signifierait sans doute rien pour lui. Visiblement, elle s’était bien trompée.
Hésitant, Jeff regarda Allegra en se mordant la lèvre inférieure. Avait-il fait une erreur ? Mais après quelques secondes à être paralysée par la surprise, Allegra avança son visage vers Jeff et captura ses lèvres. Jeff répondit au baiser avec surprise. Ils s’embrassèrent pendant quelques secondes, avant de se séparer. Jeff ramena Allegra contre lui et, presque avec peur, tourna la tête vers Grissom et Sara. Cette dernière lui fit un sourire alors que Gil levait le pouce pour rassurer l’adolescent. Jeff rougit et détourna rapidement la tête vers sa nouvelle petite-amie.
« Ce n’est plus un bébé, » murmura Gil dans l’oreille de sa femme.
« Je sais… Elle est déjà seize ans et elle est en âge de conduire… » ajouta Sara, avec nostalgie. « Tu aurais dû la voir, Chéri, quand elle était toute petite. Et si minuscule quand j’ai accouché, si tu savais… » Sara releva la tête et croisa le regard de son époux. « Désolée… Je ne crois pas que j’aurais dû - » Gil la fit taire avec un doux baiser. Il la garda ensuite bien au creux de ses bras et l’avertit d’un ton sérieux : « Ça suffit les regrets, Sara.» Il la fit tournoyer, puis l’arrêta devant lui. « Ce qui est fait, est fait, d’accord, mon amour ? » Les yeux de Sara rencontrèrent ceux de Grissom. Elle y vit de l’amour, de la tendresse, mais surtout, du pardon, bien au-delà des mots. Devant ce pardon, si vif, si présent, Sara ne put s’empêcher d’acquiescer lentement. Gil reprit Sara contre lui, lui répétant encore une autre fois combien il l’aimait.
Trop rapidement, la réception fut déjà terminée et l’heure de partir arriva. Gil et Sara avait un avion à prendre dans trois heures. Ils devaient se changer et ensuite se rendre à l’aéroport. Ils partaient en lune de miel pour une semaine et demi à Hawaï. Quant à Allegra, ses parents lui avaient laissés le choix de rester à la maison, chez Jeff ou chez Catherine. Normalement, l’adolescente serait restée sans problème plusieurs jours seule chez elle, mais avec les récents évènements, elle préférait aller chez Catherine et Warrick. Elle aurait bien aimé aller chez Jeff. Même les parents du jeune garçon était d’accord, mais Allegra avait apprendre à connaître les plus proches amis de son père. Et elle se doutait que Cath allait lui faire un « Top dix de ce qu’il faut absolument savoir sur Gilbert Henry Grissom.»
Gil et Sara se retrouvèrent à l’aéroport sans trop comprendre comment. Avec chance, leur avion ne fut pas retardé et ils s’installèrent dans leurs sièges avec joie. Ni l’un ni l’autre n’avait jamais été à Hawaï et ils découvraient ensemble cette destination paradisiaque. Le vol durerait environ trois heures, et comme Sara était épuisée par la journée chargée d’émotions, elle appuya sa tête sur l’épaule de Griss et s’endormit rapidement. Pendant ce temps, Gil essaya de lire le livre qu’il avait glissé dans son sac de voyage, mais ses pensées étaient sans cesse ramenées vers sa femme. Il ne pouvait d’ailleurs s’empêcher de tourner la tête vers elle et de caresser tendrement sa joue. Il s’émerveillait pratiquement toujours de la douceur incroyable de sa peau.
Après trois heures de vol, l’avion atterrit finalement et Gil réveilla doucement Sara. Le couple récupéra ses bagages et se dirigea vers un taxi qui les conduisit à leur hôtel, un des plus luxueux du coin. Quand ils furent enfin dans leurs chambres, une magnifique suite avec vue sur la mer, Gil posa leurs valises. Sara se tenait sur le balcon, admirant la vaste étendue d’eau qui s’étendait devant elle. La lune était pleine dans le ciel et se reflétait légèrement dans l’eau, agitée par quelques vagues. Même à Hawai, les nuits étaient plutôt fraîches. Sara frissonna et Gil prit cela comme un signe pour approcher.
Il se plaça derrière elle et entoura sa taille. Sara soupira et alla poser sa tête sur l’épaule de Gil.
« Tu y crois, toi ? Qu’on est enfin mariés ? » demanda Sara en murmurant. C’était comme si elle avait peur de parler trop fort et de se réveiller pour constater que le mariage n’avait été qu’un rêve.
« Oui, j’y crois… » répondit doucement Gil, en déposant de petits baisers sur la nuque et le cou de Sara. Il s’amusa à embrasser la peau nue qui lui était accessible, mais bientôt, seulement disposé des baisers comme il le faisait n’était plus suffisant. Il avait besoin de montrer à Sara son amour.
« Tu sais quoi ? Il y a un lit géant dans notre chambre qui s’ennuie… Il aimerait bien qu’on le réchauffe, mais surtout qu’on l’utilise… » dit calmement Gil à Sara. Cette dernière sentit un sourire s’afficher instantanément sur ses lèvres.
Griss attira sa femme dans la chambre avec lui. Ce n’était pas la première fois qu’ils faisaient ou tentaient de faire l’amour depuis qu’ils s’étaient remis ensemble, mais c’était la première fois qu’ils avaient du temps. Du temps pour se redécouvrir pour de vrai, du temps pour vraiment s’aimer.
Sara portait une petite robe d’été, ne comportant qu’une fermeture éclair dans le dos. Gil, tout en l’embrassant passionnément, la descendit. Une fois détachée, la robe glissa sans effort sur le sol et Griss passa un bras autour de la taille de Sara pour mieux l’attirer à lui. Ils s’embrassaient toujours passionnément et Gil tenait Sara fermement contre lui, comme si la simple proximité de leurs corps n’était plus suffisante. Finalement, Sara recula de quelques pas, un sourire coquin s’étant préalablement affiché sur ses lèvres. Elle poussa Gil sur le lit derrière eux.
Bien plus tard, Griss enveloppa Sara dans ses bras, et qu’il lui répéta qu’il l’aimait à la folie. Il resta quelques minutes à observer Sara, alors qu’elle glissait lentement dans les méandres du sommeil. Il réalisa à quel point il était chanceux. Il était marié à une des plus belles et des plus incroyables femmes de la Terre. Et ils avaient une fille, tout aussi merveilleuse, belle et intelligente que sa mère. Finalement, Gil se laissa aller et s’endormit, heureux.
Ils avaient oublié toutes leurs disputes, leurs malentendus et leurs désaccords. Ils avaient oublié leurs différences et leurs divergences de point de vue et d’opinion. Ils avaient oublié leurs problèmes, présents ou passés. Ils avaient oubliés les déchirures… et la séparation. Ils avaient oublié tous ce qui pouvait les faire souffrir. Ils avaient oublié tout ce qui était négatif et néfaste pour eux, pour se concentrer sur leur avenir. Un avenir qui se voulait prometteur et positif, mais surtout un avenir qu’ils envisageaient à deux – ou à trois, plutôt !
Car désormais, une seule chose comptait réellement pour eux;
Après s’être tant cherchés… ils s’étaient finalement retrouvés.
FIN