Anime/Manga » Fruits Basket »

Far Far Away!
Author:
shaggy-underdog PM
-Nouveau résumé- Que faire quand on est pessimiste, maladroite, malchanceuse et qu'on est obligée de travailler pour la famille Soma pendant plus d'un an? On subit. Et on prie pour se réveiller.N'est ce pas Lucy?
Rated: Fiction T - French - Humor - Chapters: 17 - Words: 175,726 - Reviews: 118 - Favs: 28 - Follows: 23 - Updated: 08-15-12 - Published: 03-09-09 - id: 4913042
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Disclaimer: Les personnages et les lieux de FruitsBasket ne m'appartiennent pas.
Rating: T
Notes: 100 REVIEWS?! 100 REVIEWS? (plus UNE?!) MERCI MERCI MERCI! J'arrive pas à croire que cette modeste fanfiction ait atteint ce chiffre! (bouhouhou j'en verserais une larme!) Malheureusement, pour vous remercier, je vous offre un chapitre pourri. Et oui, je suis généreuse. Hem.
Bref, merci à CHAQUE PERSONNE M'AYANT LAISSE UN MOT.Je pense que vous ne vous rendez vraiment pas compte de ce que ça me fait! :) j'arrive pas à y croire. Je pourrais écrire un long discours de remerciement, mais bizarrement, j'ai pas l'impression que ça vous intéresse ;)

Hum, ce chapitre est nul, mal écrit (enfin, encore plus que d'habitude haha) et j'ose pas imaginer le nombre de faute d'orthographe, désolée! Mais j'ai fait de mon mieux!

MERCI à TOUT CEUX ME LAISSANT UN MOT! MERCIIIIII


The Game is On


Au point où j'en suis, hein, me prendre les pieds dans un sac et m'étaler dans l'avion, c'est même pas trop dramatique. Même si je me suis sérieusement fait hyper mal au bras. M'en fous.

M'en fous aussi qu'un abruti se soit ouvertement foutu de ma gueule. Franchement, mon gars, gêne-toi pas, je suis là pour ça.

Autant envie de vivre qu'un type coincé sur un iceberg qui fond lentement mais sûrement. Ha ha. J'espère que c'est jamais arrivé à personne, parce que ça craint comme mort. Enfin bref, je me ré-jou-is d'arriver en Australie, où je pourrai m'enfermer dans ma chambre pendant le reste de ma vie, et ne plus avoir à supporter la lumière du jour et les abrutis de gens qui ont l'air content de vivre.

Non mais. La fille et le mec assis à côté pourraient quand même être un peu plus respectueux et arrêter de se tripoter alors que je suis juste à 10 centimètres!
Non mais j'y crois pas, je suis probablement déprimée niveau 100 (je pourrais battre Mewtwo en un seul coup, je vous le dit tout de suite, avec l'attaque : « torrent de larme » (attaque eau, donc) et j'ai des perspectives d'avenir très joyeuses, et comme si tout ça ne suffit pas je me retrouve évidemment à côté d'un couple à qui certaines notions de pudeur doit échapper.
Et non, si jamais vous étiez en train de vous le demander, je ne suis pas amère. Pas du tout. En temps normal, ça ne m'émouvrait vraiment pas du tout. Je trouverais pas ça mignon du tout, des gens d'un certain âge qui trouvent que c'est de bon goût de fourrer leurs mains dans des endroits pas appropriés. En plus, comme je voyage avec une compagnie pas très chère (merci, Akito) les sièges sont hyper étroits (Bon OK, peut-être juste parce que c'est une compagnie japonaise, et comme ils font tout en modèle réduit... (si j'étais de meilleure humeur et de meilleure disposition mentale, maintenant serait le moment que je choisirais pour faire une remarque inappropriée sur certains organes de l'être masculin japonais haha.) , et donc, tout ça pour dire que comme les sièges sont étroits, le mec me frôle de temps en temps, et comme ça fait cinq minutes chronos que je suis assise (après - je le rappelle - m'être étalée comme une pauvre fille dans l'allée, mais qui est le salaud qui a laissé un sac traîner hein?) j'ai un peu peur pour le reste du voyage. Je risque quand même d'être traumatisée à vie.

Et y captent même pas que si j'ai les bras croisés et que je regarde obstinément par la fenêtre c'est parce que j'essaye de communiquer mon envie de leur dire que je suis totalement scandalisée ! N'importe qui arriverait à déchiffrer mon comportement ! C'est hallucinant. Si j'étais un peu plus débrouillarde et sans-gêne, je pense que je leur ferais un commentaire.

Foutue vie. En plus, j'aime pas l'avion. Ça n'a aucun sens ! On est pas fait pour voler ! Si on arrive à nager sans devoir utiliser de la technologie impressionnante quoique troublante, c'est parce qu'on est fait pour nager ! Mais à ma connaissance, personne n'arriver à voler ! (Enfin, sauf si superman existe. Ce que je n'espère pas, parce que l'idée que des extraterrestres existent vraiment...Enfin, niveau révélations surnaturelles, je pense que j'ai rempli le cota pour toute une vie!) du coup, les avions n'ont aucun sens, et c'est une invention satanique et pfff.

Huit heures de vol ! Huit ! J'aurais mieux fait de demander de pouvoir rentrer en croisière, même si ça aurait été plus long. Mais une croisière, quoi. Ça doit quand même être sympa... La mer, les maillots de bains...les dauphins...les naufrages...Jack...Rose...hem.
Et voilà, le mec devant se met à ronfler. D'accord, il est onze heures du soir, je devrais être crevée aussi, mais je préfère me morfondre, voyez-vous, parce que en ce moment, j'arrive pas à trouver un seul point positif dans mon avenir.
Si avenir j'ai, et si je prends en considération ce que l'Amikiri m'a dit ça me paraît être un pari périlleux. Mais une partie de moi espère encore et toujours qu'il disait ça dans l'unique but de me faire peur et me faire sombrer dans les méandres du désespoir. Non mais à part ça, pas besoin de prédire ma mort pour me déprimer, je rappelle qu'aucun de mes amis japonais ne se souvient de moi, et ceux qui se remémorent mon joyeux passage dans leur pays soit a) vont mourir d'ici peu soit b) me détestent cordialement comme si j'avais fait quelque chose d'extrêmement grave. Ce qui n'est pas le cas.

Enfin, je sais pas, c'est pas comme si j'avais lu toutes les coutumes bizarres du pays, j'ai peut-être – Bref.

Heureusement, je vais pouvoir revoir mon papa, ma maman et mon petit frère. J'espère que ma grand-mère sera pas dans le coin, parce que je suis persuadée qu'elle va sortir une phrase qui va avoir comme conséquence mon écroulement immédiat en sanglots pas très dignes. Et niveau dignité brisée, ce soir, j'ai quand même déjà fait fort en m'étalant dans ce putain d'avion.
Je crois que je ne m'en remettrai jamais. Y'avait la totalité des passagers, juste derrière moi ! Et moi, qu'est-ce que je fais ? Je tombe sur le sac du SEUL type qui est entré dans ce foutu engin avant ma personne. La vie est injuste avec moi, c'est à se demander si je lui ai fait quelque chose. Entité paranormale mon cul.

Mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire de ma vie ?

Et je suis sérieuse en me demandant ça ! J'ai à peine dix-sept ans et j'ai déjà l'impression que je suis dans une impasse cosmique ! Mais sérieusement ! Pourquoi?!(1)
-Excusez-moi, mais nous allons bientôt décoller, pourriez-vous attacher vos ceintures ? »
Ha Ha ! Double « HA ! » Le couple démonstratif (voire même très démonstratif ) vient de se faire remonter les bretelles par l'hôtesse ! Moi je me suis attachée tout de suite ! Et oui, je respecte les lois, moi ! (Enfin ok, en ce qui me concerne, c'est que je suis terrifiée et que si un bout de tissus qui nous retient à la taille peut nous sauver, je vais sauter sur l'occasion pour m'y accrocher comme un singe escaladant un temple Aztèque se désagrégeant sous ses pieds.)

Et ils répondent « yeah yeah » comme s'ils s'en foutaient, de vivre ou non ! Des australiens pfff, aucun respect.

Je ne viens pas de penser ça.
Je ne viens vraiment pas de penser ça ?! Mon dieu ! Le Japon m'a complètement corrompue ! Je suis devenue une espèce de coincée choquée à chaque fois que je tombe sur des gens démonstratifs !
Ma vie est encore plus pourrie que je ne l'imaginais, et pourtant je pense que c'était relativement difficile de faire pire ! J'y crois vraiment pas !

Je soupire et essaye de ne pas agripper les accoudoirs avec trop de force quand l'avion se met finalement en marche, parce que déjà qu'on doit me prendre pour une malade, si en plus j'ai une tête de psychopathe à jeter des regards affolés partout en étant crispée sur mon siège... C'est fou, j'ai toujours eu relativement peur de l'avion, mais là, c'est décuplé fois mille.
Peut-être parce qu'un dieu japonais a prédit ma mort future. Allez savoir.

Ce serait con, quand même, que je meurs dans un putain de crash d'avion. Je préférerais – quitte à mourir- être tranquille en train de faire les magasins à Sydney, quand un criminel (qui aurait braqué une banque parce que sa femme sur le point de mourir aurait eu besoin de médicaments et qu'il n'avait pas les moyens de s'en procurer) aurait essayé de tirer sur un autre type (qui aurait été un méchant) et qu'il m'aurait tiré dans le dos par inadvertance, et puisque son arme serrait évidemment silencieuse, je me serais rendu compte de rien, et mes dernières pensées auraient très poétiquement été : « Oh, j'adooooore ces chaussures ! »

Voila. Le coup de « hiiii oh non, l'avion est en chute libre ! Hiii ohoooo noooon vite ! Argh », si j'ai mon mot à dire, je préfère dire NON.

Mais quand même. En un an, j'ai pas eu beaucoup de chance. J'ai même très envie de dire que je n'ai pas eu de chance DU TOUT. Parce que oui, on pourrait arguer : « Mais ! Un millionnaire (milliardaire?) est tombé amoureux de toi ! » (en admettant qu'il ne m'ait pas menti), mais à ça, je pourrais répliquer : « peut-être, mais c'est le seul millionnaire/milliardaire qui fait partie d'une famille MAUDITE et qui va mourir d'ici peu. »

Et à tout les trucs où j'ai soit disant eu de la chance, je peux citer un ou deux événements qui prouvent que finalement, non, j'ai pas été si chanceuse que ça.

Purée, alors le crash d'avion au dessus de l'Océan indien, merci, mais une autre fois. (enfin, de préférence jamais, on s'entend) je retiens ma respiration en sentant que l'avion décolle. Je hais cette sensation d'être poussé en avant, sans rien pouvoir faire, et surtout de voir par le hublot que la terre s'éloigne. Franchement, le type qui s'est un jour dit que ce serait marrant de pouvoir voler avait vraisemblablement quelques problèmes d'ordre onirique.

Quinze minutes plus tard, heureusement, l'avion se stabilise et je sens tout de suite que j'ai un peu moins peur. Haha, c'est chaque fois la même chose, en plus. J'ai monstrueusement peur pour le décollage et l'atterrissage, mais pour ce qu'il y a entre, enfin... C'est pas le plus flippant. J'imagine même que d'ici trois heures je serai blasée, et je n'aurai plus la moindre petite parcelle de peur dans mon esprit éveillé.

Heureusement qu'ils passent des films pour faire passer le voyage plus vite. J'ose même pas imaginer mon état en arrivant s'il n'y avait pas des trucs pour nous distraire, parce que je pense que passer huit heures à me morfondre sur la totalité de ma vie risquerait d'influencer mon moral d'une manière pas vraiment positive.

J'attrape donc mes écouteurs, espérant que le film qu'ils aient décidé de passer soit quelque chose du genre d'Ironman...Mais non. Bien sûr que non. C'est une putain de comédie romantique qui va bien se finir. C'est tellement injuste ! On dirait que la force cosmique de l'univers me provoque sciemment et trouve ça marrant !
Bon gros dilemme. Je regarde, ou pas ? Oui- non ? D'un côté, le temps passera plus vite, mais je suis sûre que ça va me faire déprimer, et il y a de grandes chances qu'à la fin du film je sois en train de pleurer comme une pauvre fille, et le couple à côté sera extrêmement condescendant. Je préférerais éviter ça. Je range donc mes écouteurs avec un air frustré – bon de toute manière, c'est combien de temps, un film romantique. Une heure et demie? Et après, ils vont forcément mettre un bon film d'action pour que les hommes (et les femmes qui n'ont pas envie de voir un film retourner le métaphorique couteau de la mort dans leurs plaies) ne soient pas complètement scandalisés.

Bien sûr, c'est le moment que choisit un bébé pour hurler. Et vu les décibels, il doit pas être très loin. Bon, tant pis pour mon moral, ce sera le film.

Haha. Ha. Je me connais bien quand même. Parce que je suis évidemment en train de pleurer, alors que c'est le film le plus bidon que j'aie jamais vu! Et je dois probablement être la seule passagère à essayer de s'essuyer les yeux discrètement. J'aurais pu faire pire. J'aurais pu éclater en sanglot. Ça, ça aurait quand même été un peu plus difficile à faire passer discrètement.

Je me retourne face au hublot, de toute manière, il fait complètement nuit, je sais même pas où on est, et ça fait à peine deux heures et demie qu'on est parti.. Pff... Encore miiiiille ans !

Je me demande ce que fait A- ...Non cerveau tais-toi. Tu ne penses pas à ça. En tout cas pas avant d'avoir une chambre personnelle dont la porte peut se fermer à double tour, des litres de glace et compagnie.
Et voilà que le couple recommence à être indécent. Non mais franchement. J'ai pas l'impression d'être particulièrement coincée, mais ça dépasse un peu les limites de ce qui est acceptable en communauté ! (Enfin, en communauté humaine, on s'entend, parce que d'après ce que j'ai déjà lu/vu sur les bonobos, c'est pas eu qui se gênent quand ils sont en groupe. Enfin bref.)

Les hôtesses et stewards passent pour donner le repas à ceux qui ne sont pas endormis, c'est à dire, à peu près personne à part le bébé, le couple et moi. (et probablement la mère du bébé. Parce que s'endormir quand un truc émet de telles vibrations, ça me paraît tenir du surnaturel.) Ah, par contre avec ma chance, le type devant dort, et évidemment il a reculé son siège un maximum et l'a complètement baissé. Je suis vraiment dans la position la plus confortable du monde. Mal aux genoux, dans un siège bien trop étroit non mais genre, j'ai aucun espace ! Mes cuisses touchent les deux accoudoirs ! C'est un peu vexant. Mais comme je l'ai déjà souligné plus tôt, c'est une compagnie japonaise. Ils voient les choses en petit. Hum. Bref, non seulement ça, mais en plus un couple qui me frôle sans faire exprès toutes les trois minutes et le bébé qui pleure, il manquerait plus que j'ai un torticolis. Franchement, je pense qu'en fait, je suis déjà morte sans m'en rendre compte et que je suis déjà entrée dans le premier cercle de l'enfer.

Ça doit être ça.

L'écran – oui parce qu'en plus, c'est pas comme dans les avions australiens, où il y a un écran par personne ! Non ! C'est écran commun. Si j'avais su, j'aurais pris mon gameboy dans mon sac à main. Ou quelque chose à faire, comme un livre ou n'importe quoi ! Mais non, en tant que reine des grandes malignes, j'ai décidé d'être masochiste jusqu'au bout et de m'offrir un tête à tête mental, puisque j'ai rien pour m'occuper. Enfin, maintenant que l'écran se rallume, je pense que si j'ai de la chance je vais tomber sur le film d'action que j'attends !

Et c'est un film pour enfant. Pourquoi ils gardent le film d'action pour la fin, hein?C 'est idiot ! C'est quoi leur réflexion ?! Les femmes s'endorment en premier, donc comédie romantique en numéro 1, les gosses en deuxième donc film pour enfant, et finalement, les hommes, les vrais, ils ne dorment pas tout le voyage, courageux et nobles qu'ils sont ! Toutes ces années à tailler du bois et faire des feux leur ont servi ! Allez, le film d'action en dernier, pour leur montrer à quel point nous sommes fiers de leur détermination ?!
Franchement.

En plus, c'est pas un film pour enfant sympa à toute âge, du genre Shrek et compagnie. Non, non, c'est un film pourri, dont la saveur disparaît au moment où on passe le cap des huit ans. Comme s'il y avait beaucoup de gamins de huit ans encore réveillés dans l'avion.

C'est décidé, je vais écrire une lettre à cette compagnie pour leur montrer de quel bois je me chauffe. Non, on ne fait pas ce coup là à Lucy Yekles.

Dire que j'en suis réduite à lire les catalogues à disposition dans les avions ! Olala, pour quarante dollars, je pourrais m'offrir une bouteille de champagne ! Ce serait énorme ! Une cuite toute seule dans l'avion. Hum. Sauf que je suis mineure.

Ou je pourrais m'acheter une miniature de l'avion ! Bonne idée ! Quelle superbe décoration, un avion en fer dans ma chambre ! Enfin, je rigole, mais je suis sûre que c'est le genre de trucs que mes parents achèteraient.

En parlant de mes parents, je me demande si ma mère s'obstine toujours à garder Stanislas-Rodolphe dans la maison, ou si elle a finalement compris que les kangourous ne sont pas vraiment faits pour être domestiqués. En plus, à chaque fois qu'ils invitent des gens « d'importance », on a toujours le droit à des remarques snob et désobligeantes.

Je lève la tête du magasine juste à temps pour voir une hôtesse traverser l'avion avec un air moyennement serein.

Sérieusement ! Ça devrait être interdit de faire ça ! Comment ils veulent que les gens restent tranquille si les hôtesses paniquent ? Bon, en même temps, c'est pas comme s'il s'était passé quelque chose. Genre monstrueuse secousse. Donc c'est peut-être juste une affaire personnelle.

Ça doit être ça.

Bon, le fait de réveiller les gens et leur dire d'attacher leurs ceintures, c'est très moyennement sympa. Bordel. Niveau de panique:60%, là. S'ils pouvaient juste dire qu'il y a une zone de trous d'air où je ne sais pas quoi, ça pourrait me tranquilliser mais...

Et soudain, coupure de courant. Et j'aime autant vous dire qu'on voit absolument que dalle. Ça fout vraiment les boules, surtout que les gens commencent à s'affoler méchamment. Je peux même pas compter le nombre de personne qui exige savoir ce qu'il se passe, le tout avec un ton de circonstance. (Pas très tranquille, quoi.) On va quand même pas se crasher, j'ai pas de chance depuis un an, mais à ce putain de point ? Et je sais que selon l'Amikiri, je suis censée mourir avant Akito, mais je me rends compte que je pensait réellement qu'il disait ça pour me rendre totalement désespérée. En même temps, ça expliquerait son grand sourire quand je l'ai vu pour la dernière fois, y'a peut-être quatre -cinq heures... juste avant le concert...Olala.

Au moins, y'a un point positif à tout ça : le couple a arrêté de se tripoter indécemment. Ah ah.

Et c'est horrible parce que je sens que l'avion se penche. Sérieusement, il se penche. En avant. Et pas de trou d'air, ni tempête, c'est pas possible qu'un avion s'écrase sans raison, non ?

Nooon, c'est juste une petite panne électrique, rien de grave, pas d'inquiétude, surtout quand on est à peu près 10'000 mètres au DESSUS DU SOL. Que faire, que faire, que faire...et bien entendu, comme je commence à paniquer j'enlève ma ceinture (je sais pas trop ce que j'essaye de faire...Courir partout ?) Et j'ai à peine réussi à l'enlever – avec quelque difficulté, parce que dans le noir total c'est pas si facile – que je sens qu'on m'attrape par le bras et, comme il fait complètement nuit, j'ai une réaction complètement normale, c'est à dire que je hurle de peur. Manquerait plus que je me fasse assassiner. Enfin bref, le coup de « j'ai peur, donc je crie » c'était une très mauvaise idée. Ouais, parce que c'est la pire réaction en chaîne que j'ai jamais vu de ma vie : tout le monde, et je dis bien tout le monde, se met à hurler. Non mais franchement, c'est horrible. Dans une autre situation je pense que j'aurais pu trouver ça marrant, mais en l'occurrence, le moment ne se prête pas trop à la rigolade.

Olala, jusqu'à ce que le bruit des réacteurs de mon côté s'arrête. J'y crois pas je vais vraiment mourir dans un avion. Comment j'ai pu être assez débile pour aller dans un avion, déjà ?

Voilà c'est décidé, un des plus grands regrets de ma vie sera définitivement d'avoir cultivé le déni dans mon être, parce que si j'avais été plus maligne, je me serais planquée au Japon jusqu'à ce qu'Akito soit mort – prouvant ainsi que l'Amikiri m'ait menti- et ENSUITE je serais rentrée chez moi.

En attendant, la personne qui m'a chopé le bras essaye de me tirer vers elle, mais j'aime autant vous le dire, si on doit vraiment se crasher, je préfère rester assise en position « oeuf ». (J'ai entendu dire dans un film que cette position avait tué des gens dont la colonne vertébrale avec transpercé le cerveau. BON DIEU POURQUOI JE PENSE A DES TRUCS COMME CA), finalement la personne en question arrive à me tirer assez pour que je m'étale à moitié sur le mec qui est assis à côté de moi qui, probablement parce qu'il est dans un moment de panique, me gicle de son autre côté, et la femme hurle et me pousse, et comme je suis près de la personne qui essayait de me tirer en premier lieu, il arrive à me redresser et à m'entraîner dans le fond de l'avion.

C'est quoi ce bordel ?!
Ça ne se fait absolument pas ! En plus je suis positive quant au fait que je ne connais absolument personne dans ce foutu engin. À l'aéroport, j'ai eu tout le temps du monde de dévisager tous mes camarades d'infortune extrême, et aucun d'entre eux ne fait partie de mon cercle de connaissance ! Ah, c'est peut-être un type qui s'est dit « je vais mourir ! Allons faire des choses pas très nette dans le fond de l'avion avec une inconnue ! » mais ça serait pas très logique, parce qu'il y a mille personnes qui sont bien plus canon que moi dans cet avion. Enfin personnellement j'aurais pas été mon premier choix. Hem.

Il me plaque contre une des parois, et quand même, faudrait peut-être que je lui dise que c'est pas très poli..., enfin « lui » je déduis que c'est un homme parce qu'une femme avec une telle force... ça doit bien exister, hein, mais il ne me semble pas avoir aperçu une catcheuse professionnelle en montant dans cette foutue boîte de ferraille. Ou cercueil de ferraille. Je devrais arrêter de penser. Hum. Ça risque d'arriver plus tôt que prévu.

-Qu'est-ce que vous voulez ? »Je demande et je constate une nouvelle fois que ma voix prend une tournure hystérique. Mais là, c'est tellement plus justifié que d'habitude ! J'ai tout à fait le droit d'être hystérique ! Je suis quand même dans un avion sans électricité dont le réacteur gauche s'est arrêté.

Le mystérieux inconnu, qui cela dit en passant, me tient toujours par le col de mon pull m'empêchant ainsi de m'en aller, répond :
-Quand l'autre réacteur s'arrêtera, l'avion va tomber en chute libre, et à cause du poids de l'appareil, et des forces physique, il va se disloquer en tombant. Ne me lâche sous aucun prétexte. »

Je sens que j'ouvre la bouche et la referme, le tout sans accord de mon cerveau – la révolution corporelle, non!- et...Enfin, je sais même pas quoi ajouter à ça, ni quoi faire, ni quoi penser. Je vais mourir. Dans un putain de crash ! Non mais j'ai du mal à m'en rendre compte ! J'ai à peine le temps d'essayer de lui demander s'il est un super-héros (non parce que ce serait quand même arrangeant), enfin oui, essayer, puisque ce qui sort de ma bouche est plutôt quelque chose ressemblant à : « ermargerdhero ? » que « jeune homme (oui, c'est un homme selon sa voix.) seriez-vous dotés de super-pouvoir pouvant nous sauver la vie ? » que le bruit que faisait l'avion, c'est à dire bourdonnement de fond indiquant qu'il y avait toujours des choses fonctionnelles, s'arrête. Et qu'on penche cette fois complètement vers l'avant.

Évidemment, je commence à tomber, chose logique, pour une fois, c'est pas la faute de mes deux pieds gauche, ou plutôt deux pieds droits, ça me saoule ce racisme envers le gauchers, non mais ! Enfin bref, mais le type me tient toujours et -

Et ensuite je dois bien admettre que tout devient assez flou. Probablement parce que je suis paniquée, stressée, et désespérée comme je l'ai JAMAIS été, et pourtant, ces dernières semaines, j'ai quand même manqué de me faire écraser au moins mille fois. Enfin bref, tout le monde hurle – moi aussi, je précise – certaines personnes pleurent – moi aussi – et d'autres ont la très nette impression qu'ils vont littéralement se pisser dessus – enfin surtout moi- (je vais pas demander aux autres, ce serait pas très poli). Et après quelques secondes de panique générale qui semble être limite suspendue dans le temps, ou alors c'est le stresse qui me donne l'impression qu'il s'est passé un long moment de pause alors que c'était seulement une seconde, après, c'est sérieusement la chute libre.
Et là ça devient vraiment moins sympa, parce que ceux qui s'étaient levés pour une raison ou pour une autre se font projeter à une vitesse incroyable contre l'avant de l'avion, et c'est à peu près à ce moment là que le type, qui, au passage, arrive à rester debout comme si le fait d'être quasiment à 90° ne l'atteint pas du tout, met sa main devant mes yeux.
Et franchement, je pense que c'est mieux comme ça, parce qu'avec les bruits de désespoir et de gens qui hurlent le prénom des proches qui sont/étaient? Avec eux, et les bruits vraiment horrible d'os qui craquent, je préfère ne pas voir ce qu'il se passe.
Un énorme bruit, et d'un seul coup la cabine n'est plus pressurisée, l'avion est sérieusement en train de tomber en morceau, alors qu'on est sûrement encore à des kilomètres de la terre ferme, (ou de l'océan, si on est pas chanceux), et en moins de dix secondes, je sens que je suis incapable de respirer, et surtout qu'il fait horriblement froid.

Et sans que je comprenne vraiment pourquoi ni comment, puisque je suis trop occupée à sangloter d'une manière très digne, la seconde d'après, je ne touche plus rien. Plus de mur derrière moi, plus de sol sous mes pieds. Bon.

Et ensuite, plus rien.


-Réveille-toi, ma chérie. »

J'ouvre péniblement les yeux pour me trouver face à ma mère. Ma maman. Et je suis chez moi, dans ma chambre, en Australie.

Une énorme bulle de soulagement éclate dans mon ventre, pas de Japon, pas de dieu complètement dingue, pas d'avion, je sens que je commence à pleurer jusqu'à ce que je remarque que tout est beaucoup trop brillant. Ou plutôt, lumineux.

-Viens avec moi, Lucy. C'est bon. »

Mais soudain tout devient vraiment beaucoup plus sombre et je sens que j'ai du mal à respirer.

-Maman ? » je demande avec une pointe de panique avant d'essayer de la toucher pour remarquer que mon bras est complètement pourri et-

J'ouvre les yeux et me retourne immédiatement pour tousser, sentant que j'ai probablement cinq litres d'eau dans les poumons. Sérieusement, j'ai jamais eu aussi mal à la gorge et au poumon de toute ma vie. Quelques minutes plus tard, quand mes soubresauts se calment un peu, je réalise que j'avais de l'eau dans les poumons. De l'eau. Je me redresse, et regarde avec affolement autour de moi. Je suis sur des rochers. Des ROCHERS. Entourée d'eau. Oh purée, pitié, dites-moi que je suis pas morte et surtout dites moi que je ne suis pour la deuxième fois dans une « maison de l'esprit. » je regarde autour de moi, et constate avec soulagement (avant de me sentir coupable d'avoir été soulagée par ça) qu'il y a de la lumière une centaine de mètres plus loin, et que ça m'a tout l'air d'être un espèce d'incendie éphémère à cause du crash de l'avion. Oh mon dieu. Je suis vivante. J'essaye de me relever, m'attendant à m'écrouler et ensuite rendre l'âme, mais à ma grande surprise, j'y arrive !
C'est supposément impossible de survivre à un crash pareil, surtout en arrivant sur des rochers, je devrais être en lambeau, sérieux ! mais apparemment pour la première fois depuis mille ans, j'ai de la chance ! Je suis indemne ! Mais ça sent quand même assez mauvais. Parce que maintenant que les souvenirs me reviennent, je n'ai sûrement pas réussi à survivre toute seule. On m'a aidée. Et mon dernier souvenir, c'est celui de me faire happer par une énorme vague. D'où les poumons remplis d'eau, et le rêve « l'au-delà t'accueille mon enfant, les sandwichs c'est par là! »
Je me retourne pas spécialement tranquille -oui je suis quand même en plein milieu de l'océan-, et je repère une forme masculine qui me tourne le dos. Habillé en steward. Probablement le type qui m'a sauvé la vie.

Sans aucune raison. C'est super louche. D'autant plus que je ne suis pas celle, dans l'avion, qui aurait mérité le plus d'être sauvée. Et en plus, maintenant que j'y pense, comment il a fait ? Enfin, je veux bien qu'il y ait des dieux et compagnies, mais des super-héros ? Quuuoi ?

Il se retourne et je sens mes entrailles se glacer.

-Lucy-chan ! »

Quelque chose ne tourne pas vraiment rond, dans le déroulement de la vie. Parce qu'on est bien d'accord : sans son intervention, dont j'ai des souvenirs très vague, puisque j'ai perdu connaissance à cause du manque d'oxygène, que j'ai repris connaissance pour me faire happer par une vague, enfin bref, sans lui, je serais morte. Et vu ma chance, pas d'une manière indolore et sympathique, alors qu'il se soit introduit dans l'avion – probablement en utilisant la marque qui est toujours là (oui, j'avoue j'ai vérifié à l'aéroport) (pourquoi je suis quand même montée dans l'avion ? Non mais franchement, Lucy!)– breeef, tout ça pour faire en sorte que je survive à une mort pareille c'est... Totalement illogique ! Il a passé deux semaines à envoyer des voitures sur moi !

Sauf si... Sauf si il a finalement décidé qu'il allait encore me pourrir la vie, et qu'il a orchestré l'écrasement lui-même ? Je pense une seconde au couple et au bébé qui pleurait, et au type qui ronflait devant moi. Le sentiment d'indignation et d'horreur l'emporte carrément sur ma peur :

-Il y avait des gens innocents là dedans ! » Je m'exclame en faisant un geste vague en direction de l'épave qui est lentement en train de sombrer.

Il me sourit et penche un peu la tête :

-Tu ne penses tout de même pas que c'est ma faute, Lucy-chan? »

Je fronce les sourcils, constatant au passage que mes jambes tremblent comme si je venais de courir pendant trois heures.

-J-je ne vois vraiment p-pas d'autre expli- »

Il ne me laisse pas finir :
-Non, non, Lucy-chan ! Ça, (il désigne l'épave du doigt) c'était ton destin ! Tu étais censée mourir aujourd'hui ! » Il ricane « Décapitée par un bout de tôle alors que, paniquée, tu serais restée pétrifiée sur ton siège ! »

Sa révélation à le même effet qui si on m'avait vidé un seau d'eau glacée sur la tête. Mais ça n'explique toujours pas pourquoi je suis toujours en vie. Et surtout pourquoi je suis toujours en vie grâce à l'Amikiri. Il m'étudie du regard un instant :
-Je trouvais l'idée extrêmement amusante. En fait, mon plan original était d'être là, d'être témoin de ta fin horrible et dégoûtante, et ensuite de la montrer à Akito. » Et soudain, toute malice disparaît de son visage et il a un air grave que je ne lui ai jamais vu. Ce qui ne me met pas particulièrement à l'aise. « Mais ce que tu m'as montré il y a quatre jours, je dois dire que ça a un peu changé ma vision des choses. Au début, j'avais l'intention de te laisser mourir, et d'attendre une autre occasion pour me libérer et libérer le Maneki Neko, mais je me suis rendu compte qu'en plusieurs siècle, tu étais la seule humaine assez idiote pour te laisser marquer par moi. Et j'ai finalement décidé que je ne pouvais pas laisser passer l'occasion. »

Je fronce des sourcils :
-Et vous...tu as décidé ça quand ? »

Il hausse des épaules, son sourire à nouveau là :

-Il y a deux jours, je crois ! »

-Et ça ne te serait pas venu à l'idée de me dire de ne pas monter dans l'avion ? » Je m'exclame, oui, je deviens presque arrogante, mais quand même, il vient d'avouer qu'il avait encore de l'utilité pour moi. Et donc, que pour l'instant, je ne suis pas en danger de mort, quoique je dise. Je sais pas, mais j'ai bien l'intention d'en profiter.

-Mais, Lucy-chan, ça n'aurait pas été drôle ! »

-Ah ouais, c'est sûr, que c'était vachement marrant. On devrait remettre ça ! » je lui réponds avec colère. J'ai failli mourir, de un, et en plus, j'ai entendu et vu des trucs qui me feront probablement fréquenter un psychiatre jusqu'à la fin des temps.

En une seconde il est face à moi (comprenez son visage à un millimètre du mien) et ajoute :
-N'oublie pas ta place, stupide humaine. »

-Pardon. » Je m'exclame en me sentant débile d'avoir osé élever la voix contre lui. (Et oui, j'ai appris en regardant certains films, que si on veut se frotter aux dieux, soit on est un génie capable de fabriquer des boîtes de conserve volantes, soit on se transforme en monstre vert – enfin bref, pas moi.)

Il me sourit d'un air satisfait.
-Je te propose un marché. »

Très mauvaise idée, hurle une partie de ma conscience.

-Tu me libères de kekkais et tu m'aides à libérer le Maneki-Neko, et en échange, je t'aiderai de tout mon possible à libérer la famille Soma de sa malédiction. »

Je fronce des sourcils. Où est l'arnaque ?

-On peut pas avoir ça par écrit ? » Je lui demande « parce que si c'est pour que je te libère et qu'en suite tu te barres... »

-Pas si stupide, finalement » déclare-t-il avant de faire apparaître un espèce de vieux parchemin. Ça sent l'arnaque. Je suis probablement en train de me faire entourlouper, mais s'il me laisse ici, je ne donne pas cher non plus de ma peau. Hey, on regarde pas les dents d'un cheval qu'on nous à offert !

Je relis quand même ce qu'il y a écrit, et ne voyant pas où je vais me faire pigeonner tel un pingouin, je le signe. (Pratique de pouvoir faire apparaître encre, plume et parchemin de nulle part, purée!)

-Bien. » Dit-il en le signant lui-même. « nous sommes désormais liés par ce pacte et nous sommes obligé d'honorer nos obligations, sauf bien sûr, si l'un de nous se fait tuer. »

J'ouvre de grands yeux :

-Tu peux mourir ? »

Il ricane :

-Pas de la main d'un ridicule mortel, évidemment, mais ceux que nous allons devoir trouver, dans l'espoir d' avoir des informations, sont loin d'êtres mortels. »

Ah ahahah ! Dans quoi je me suis encore fourrée ?

En voyant ma tête, il éclate d'un rire presque hystérique (deux hystériques qui font équipe, ça me paraît finalement pas une si bonne idée...):

-Tu t'attendais à quoi ? Une cueillette de champignon ? » il arrête de rire : « Non, Hiyama était loin d'être un imbécile. Nous allons d'abord devoir localiser le coffre, ce qui déjà ne sera pas une mince affaire, puisque personne jusqu'à présent n'a réussi à mettre la main dessus. Et crois-moi presque chaque « dieu » a essayé. Et après, si on y arrive, il faudra réussir à le reprendre alors qu'il est probablement gardé par un autre yokai. »

Je pince des lèvres. Il me sourit, dévoilant pour la millième fois de la journée ses horribles dents et ajoute :
-Sans compter que nous sommes pressés par le temps Lucy-chan, parce que ça me chagrine de devoir te l'annoncer, mais Akito sera marié dans quatre petits jours et dans quatre jours et demi environ, il sera sur le chemin de la paternité – il ricane - . Quant à toi... » il désigne l'épave – enfin, l'endroit où était l'épave il n'y a pas si longtemps- « Ton corps sera retrouvé dans quatre jours. Sinon, plus personne ne trouvera crédible que tu aies pu survivre à un accident pareil. »
Je déglutis en hochant la tête. Il a raison, si on prend plus de temps, tout risque de devenir bien plus compliqué. Déjà, admettons qu'on prenne cinq jours au lieu de quatre, Sayato sera déjà... enceinte. Quelle Horreur. Quant à mon « corps »

-Tu entends quoi, quand tu dis que « mon corps sera retrouvé » ? »

Il soupire et lève les yeux au ciel :

-Qu'un bateau passant miraculeusement par là, remarquera qu'il y a quelque chose sur ces rochers, et trouveront le corps démembré d'une fille qui est miraculeusement toujours en vie. »

-...Démembré ? »

D'accord, je veux bien croire qu'après un crash il serait logique que je sois un minimum en mauvais état. Soyons logiques et réalistes. Mais de là à être démembrée? Enfin, quand même un peu de retenue, c'est mon corps ! Et jusqu'à présent, il m'a été plus ou moins fidèle !

-Ce que j'entendais par là, c'est que la plupart de tes os seront brisés, pas qu'il te manquera des bouts d'organes. Ce n'est pas l'envie qui me manquerait, Lucy-chan, mais si tel était le cas, ta survie pendant quatre jours paraîtrait totalement impossible. Mais impossible dans le sens de « peu probable », impossible.

J'hoche lentement de la tête. Ok, si c'est pour me retrouver avec quelques os cassés, je crois que je peux payer ce prix là. En plus, il a raison.

-Attends, mais ça veut dire que pendant quatre jours ma famille - »

Il me coupe la parole et j'ai bien envie de lui faire un commentaire quant à sa politesse. Mais je me retiens de justesse:

-Sera effondrée d'apprendre ta mort dans de tragiques circonstances. Heureusement, leur chagrin sera de courte durée. Sauf si tu meurs entre temps, bien sûr » (sourire de psychopathe, le retour.) (je devrais peut-être lui suggérer de devenir acteur, il serait convainquant dans le rôle de méchant)

-T'es pas censé pouvoir voir mon avenir ? »

Il soupire et me regarde comme si j'étais vraiment une imbécile finie (ce que je ne nie pas totalement haha):

-Ce serait bien trop facile, tu ne crois pas ? Il suffirait qu'un humain arrive à corrompre un Yokai – et nous sommes facilement corruptibles- pour qu'il échappe continuellement à la mort jusqu'à ce qu'il soit trop vieux pour que son corps soit capable de fonctionner. Non, nous pouvons changer le destin de quelqu'un qu'une fois. Ensuite son futur ainsi que celui de tous ses proches devient flou. »

Bon, la encore, je vois la logique. Ce serait trop facile, en plus. Il suffirait qu'il regarde dans mon futur pour voir si notre « plan » va marcher où pas. Ce qui ne serait pas très marrant, bien qu'assez accommodant, pour le coup.

-Ok... » je réponds en essayant de penser à une autre interrogation existentielle. « On commence par quoi ? »

Il me sourit – toujours pas spécialement amicalement, je tiens à la préciser – et déclare :
-On va au manoir Soma, tu me libères de kekkais, et on avisera ensuite. »

-Pourquoi est-ce que tu dois absolument être libéré? » je réponds avant de réfléchir une seconde et d'ajouter : « et comment on va y aller, parce qu'au cas où tu ne l'aurais pas remarqué on est au plein milieu de l'océan indien! »

-Pacifique. » me corrige-t-il en me lançant un regard méprisant. « et comment crois-tu que je t'ai sauvée, imbécile ? » Il secoue la tête. Bien sûr, tout est clair maintenant. Pfff ! Quel petit con arrogant. « Et je dois être libéré des kekkais, parce que je ne suis qu'une projection, capable d'être loin du Japon uniquement parce que tu t'es laissée marquer. Je suis moins puissant que le plus faible des kekkais. »

-Ah. Ok. »

Il me regarde et ajoute :

-Au passage, une fois au manoir Soma, si on croise Akito, tu te tais. Quoique je dise, et quoique je fasse, tu ne laisses aucun son sortir de ta bouche. C'est bien clair ? » J'hoche piteusement la tête. « Bien. Il s'approche de moi, et touche mes cheveux, et en une seconde... ils POUSSENT ! MES CHEVEUX REPOUSSENT, et ... deviennent noir. Ok. Bizarre. En voyant mon air très probablement interrogateur au possible il s'explique (le tout avec un air agacé et suffisant).

-Tu es vraiment lente, ça ne te vient pas à l'esprit que - » Il s'arrête de parler et son visage prend une expression euphorique. Il jubile pendant quelques instants avant de déclarer d'une voix un peu aiguë : « Il vient d'apprendre ta mort ! » il éclate de rire, son agacement apparemment disparu : « Oh, c'est le plus beau jour de ma vie, d'abord je suis témoin de toi en train de vider ta vessie dans tes sous-vêtement» je jette un œil désespéré et désapprobateur à ma robe, j'suis trempée de partout à cause de l'océan, il est simplement en train de bluffer pour m'embarrasser. Ça doit être ça. Je peux pas croire que mon corps me lâcherait pareillement dans une situation de crise d'une telle envergure. Et s'il dit la vérité, et bien, vessie, tu vas passer un sale quart d'heure « et ensuite, Akito qui s'effondre comme un château de carte ! » Il éclate de rire une nouvelle fois avant de se reprendre et de continuer ce qu'il était en train de me dire :
-ça ne te vient pas à l'esprit que tu ne dois pas être vue ? Tu es censée être morte, Lucy-chan, et crois moi, le manoir Soma en entier sera au courant d'ici une demi heure. »

Ah, oui. C'est vrai qu'avec des longs cheveux noirs je me ressemble pas du tout. (ironie).

-Ce n'est que temporaire. Une fois sortis du manoir, je te rendrai tes... « cheveux » habituels. Est-ce qu'il y a des habits que tu ne mettrais jamais ? » Me demande-t-il ensuite comme si c'était la suite logique de sa déclaration précédente. Mon dieu. J'comprends rien à rien. Je crois que je vais me contenter de le suivre et de faire ce qu'il me dit. Bon plan !

J'hausse donc des épaules et déclare :

-chais pas, une tenue de Père-Noël? »

Il secoue la tête, et touche mes habits. C'est quand même trop cool, ces pouvoirs. Si seulement je pouvais avoir les mêmes ! Tranquille pour se coiffer et s'habiller. Ouais. Sauf que je ne suis plus dans la robe que j'avais mise au concert, mais dans une espèce de combinaison moulante façon agent secret. Et si ce genre de truc ça va très bien dans les films à certaines actrices, c'est absolument DEGUEULASSE sur moi.

-T'ES DINGUE? ENLEVE MOI CA ! » je réponds en essayant frénétiquement de trouver comment ce truc s'enlève.

-Le but n'est pas que tu sois... » Il fronce le nez « attirante », mais qu'il ne se doute pas que ce soit toi qui me rende service. »

Quelle horreur. J'espère que je ne me retrouverai pas devant un miroir, parce que je pourrais faire une crise cardiaque en voyant mon accoutrement. Déjà j'imagine que cheveux noirs, plus mes quelques tâches de rousseur doivent donner quelque chose d'horrible (j'ai pas la peau de quelqu'un qui a des cheveux noirs, purée!) mais en plus, comme si ma nouvelle coiffure ne suffisait pas, le fait que je sois fourrée dans une combinaison TOUT sauf flatteuse me condamnerait à me faire Hara-Kiri immédiatement.

Je relève la tête pour lui expliquer clairement ce que je pense de tout ça – et tant pis si je me fais trucider après – mais sa forme humaine à disparue pour laisser place à un énorme oiseau rouge.

-Non. » je déclare en comprenant – pour une fois – où il veut en venir. « Non. Non. Jamais. »

Il s'avance vers moi d'un air menaçant, et au point où j'en suis, je pourrais clairement me jeter à l'eau pour ne pas avoir à vivre un truc aussi traumatisant, mais il m'attrape par le bras avec son BEC ! SON BEC ! Et me jette sur son dos. J'aime autant vous le dire, c'est peut être un grand oiseau, mais taille autruche, pas taille : méga grande, tranquille aucun danger.

ARGH. Et il décolle et franchement, c'est vraiment une soirée pourrie.

Deux heures de souffrances atroces, et d'ego disparu (oui j'ai peut-être hurlé à la mort une ou deux ou trois fois) plus tard, on arrive au manoir Soma. Pas trop tôt, ai-je envie de dire. Voler à dos d'oiseau, c'est vraiment pas très marrant. Genre vraiment pas. J'aurais préféré le bateau, ou le pinceau géant du bonheur enfoui de l'Alaska. Enfin bref, si un jour j'ai l'occasion de rejouer à Pokemon, je jure de ne plus jamais faire utiliser « vol » à mes dresseurs, parce que LES PAUVRES. J'avais jamais réalisé.

-Le plan est simple. » Déclare-t-il. J'adore, maintenant il a un petit air stressé, c'est assez marrant. Qui aurait cru que l'Amikiri pouvait ressentir d'autres sentiments que le sadisme le plus absolu et la colère dévastatrice ? Non, mais quand j'aurai le temps, faudra quand même que je m'assoie cinq minutes pour réaliser à quel point ma vie est devenue complètement dingue.

Entre ça et le concert – OH PUREE j'avais oublié ça ! Ce connard ! Si j'ai l'occasion de lui hurler dessus et ou de lui mettre une droite dans la tête, je le ferai. Peu importe les conséquences. Maintenant ne me paraît juste pas très propice.

Phase 1 :Je te balance au-dessus de la barrière...-»

-Pardon ? » Non mais « balancer » ? Je veux bien qu'il m'aide à l'escalader, puisque jusqu'à présent je n'ai jamais réussi à faire un tel exploit toute seule, et c'est pas faute d'avoir essayé, mais de là à me balancer !

-Je te fais passer le mur » reprend-il en me lançant un regard exaspéré, « et ensuite tu cours dans ma salle et tu fais tomber les récipients à encens. Compris ? On a pas de temps à perdre, alors ne fais surtout pas n'importe quoi. »

J'hoche de la tête. C'est plutôt facile, comme plan. Pas grand risque que quelque chose ne tourne mal. Il m'attrape sous les bras (j'ai l'impression d'avoir à nouveau cinq ans!) et le tout comme si je pesais trois grammes, et m'aide à attraper le haut du mur, avant de m'aider à me hisser pour que j'arrive en haut :

-J'AI REUSSI ! » Je m'exclame ! Purée ! J'en aurai mis du temps ! Je me souviens que j'avais déjà tenté ma chance le premier jour de mon arrivée dans ce maudit pays ! Et là, j'y suis finalement arrivée ! Victoire de ma vie sur le mur de la famille Soma !

-TAIS-TOI ! » Répond-t-il apparemment pas très impressionné. Surtout qu'il m'a aidé, d'accord. Pas ma faute. Il semble réfléchir quelques secondes avant de me lancer... Une paire de lunettes de soleil.

-Mets-les. Je ne veux pas prendre de risque. »

Je lui réponds un « ok » très blasé, parce que franchement, je dois avoir l'air d'une abrutie totale, et tente de descendre dignement. (Échec. Je tombe à moitié, et j'avoue m'être un peu tordu la cheville)

Bon, je n'ai plus qu'à courir -enfin boiter- jusqu'à la salle maudite par excellence, et ensuite, bam, la phase deux peut commencer.

J'avance donc à tâtons, oui il fait toujours nuit, et en plus, avec des lunettes de soleil, j'vois encore moins. Non mais c'est quand même une situation de dingue. J'arrive pas à croire que je fasse équipe avec l'Amikiri. L'Amikiri ! Le type...dieu...truc... qui m'a pourri la vie pendant mille ans, et qui retourne sa veste plus vite que Lucky Luke ne tire.

Flippant. Et j'arrive pas à croire que je me laisse faire aussi facilement. Enfin, il a quand même essayé de me tuer plein de fois, et à menacer de tuer mon frère. Je dois avoir un problème psychique, je vois pas d'autre solution. Ou alors un cas grave du syndrome de Stockholm. Ewww dégueu. Oh images mentales, sérieusement, dehors !
Bon, je crois que je vois plus ou moins où je suis. Je suis à trois minutes chronomètre ultra performant en main de la salle en question. Sérieux, je pourrais me mettre à siffler de relaxation tellement tout me semble enfin -

-Qui êtes-vous ? »

Non, mais ça en devient juste lassant. À croire qu'ils ont des radars et qu'ils savent quand les gens essayent de s'introduire dans leur propriété. Non mais pas UNE SEULE FOIS j'ai réussi à faire quelque chose sans me faire prendre. Comme avec l'épisode « Spiranza », et celui de l'autel vaudou, et celui où je voulais juste emprunter un raccourci, et la fois où j'avais vraiment trop besoin d'aller aux toilettes et sérieusement, c'est une forêt, quelle était la probabilité pour que je me fasse choper ? Bien sûr que j'aurais du savoir, que j'allais rentrer dans quelqu'un, et d'ailleurs l'Amikiri aussi il aurait du anticiper ça, il sait parfaitement que j'ai autant de chance qu'un type...n'ayant pas de chance...hem.
C'était tellement prévisible que j'en suis blasée. Oui, exactement. Je suis blasée, dans une combinaison immonde, avec des cheveux noirs et des lunettes de soleil en pleine nuit. Je me retourne, et oui, dans le mille, avec ma chance, c'était soit Akito soit Takana, il semblerait que dans mon malheur, j'ai quand même eu droit à une certaine clémence, parce qu'il ne s'agit pas d'Akito.

Je sais vraiment pas si j'aurais été capable de gérer. Enfin bref, j'essaye de prendre le même air que la « pote » d'Alexandre, la danseuse au chewing gum. C'est à dire un air blasé d'espionne américaine.

-Désolée, information classifiée. » Je réponds. Je sais pas trop ce que j'essaye de faire, il n'y a aucune chance pour qu'elle gobe que je sois vraiment une espionne qui foutrait dieu sait quoi dans le jardin de la propriété Soma, mais bon. Ça me fera peut-être gagner du temps.

-On verra si la police est du même avis. » répond-t-elle en sortant un Talkie-walkie. Oh non. Impression de déjà vu, je vais me retrouver dans la cabane des gardes ! C'est pas vrai, c'est pas vrai !

Il faut que je prévienne l'Amikiri, qu'il se débrouille pour m'aider, parce que sérieux ! Je suis coincée ! En plus avec ma cheville je suis incapable de courir, oh purée, il va me démonter !
Bon comment je l'appelle...Hum, on partage toujours le lien/connexion/marque blabla, donc logiquement, je devrais trouver un moyen pour l'appeler. Peut-être en touchant la marque tout en pensant à lui ?... Euh, vu l'endroit où est placé la marque en question, c'est quand même un peu bizarre. Mais qui ne tente rien n'a rien !
Ah, faudra que je note, quand même, tous les trucs embarrassants que j'ai fait en un an. Parce que me taper les fesses avec un air inspiré devant Takana, c'est quand même pas mal. Bien joué, Lucy, tu viens de prouver une fois de plus que tu as les idées les plus DEBILES de la terre.

Elle appuie cette fois pour de bon sur le talkie-walkie tout en ayant un air un peu traumatisé, mais je sens que quelque chose apparaître derrière moi. Ça a marché ? ÇA A MARCHE ? Hallelujiah.

Et c'est marrant parce que Takana prend un air terrifié. Et ouais, vieille chouette, moi j'ai des connexion avec le monde d'en haut ! Enfin... Le monde d'en bas si j'ai bien compris que les yokai sont des démons, enfin bref.

-Je crois qu'il serait dans ton intérêt de ranger cet appareil, n'est-ce pas Hina? »

Elle hoche de la tête, toujours l'air aussi effrayé qu'une gazelle face à un lion, mais le range quand même dans la poche de son kimono. Et moi je lui fais un sourire méprisant digne d'Éva dans ses grands jours.

-Bien, allons-y. » Et je le suis avec obéissance, sentant quand même que je vais me faire engueuler d'ici quelques secondes.

-J'étais persuadé que c'était une légende, ta capacité à toujours t'attirer des ennuis. »

Il me fusille du regard :

-C'est pas ma faute ! J'ai rien fait ! » je déclare avec une subtile note de désespoir dans le ton que j'ai choisi, en mon âme et conscience, d'utiliser.

Il secoue la tête avec colère et on entre dans « sa » salle. Purée, à chaque fois, j'oublie qu'il y a les shojis les plus glauques du monde et ils me surprennent et m'horrifient à chaque fois autant.

En plus, ça ne m'avait pas encore frappé jusqu'à présent, mais je suis CREVEE. Je sais pas quelle heure il est, mais...mais ça va bientôt faire vingt-quatre heures que je n'ai pas dormi ! Horreur.

-Ils représentent quoi, ces dessins en fait ? » je demande à l'Amikiri qui ne me montre pas très subtilement les réservoirs à encens.

-Tu n'arrives pas à deviner ? » me demande-t-il agressivement. « Le héron est le symbole de la famille Soma, et les homards et crabes... » j'entends le claquement d'une pince, ce qui me fait évidemment sursauter, et il secoue la tête en me traitant de minable. (enfin en utilisant un terme plus haut de gamme). Ah, donc les dessins sont une métaphore de l'Amikiri qui bouffe la famille Soma. Charmant.
Je me détourne des dessins et m'approche du réceptacle le plus proche de moi et lui demande :

-Je suis censée faire quelque chose de spécial ou j'ai juste à les renverser? »

-Renverse-les » il me regarde attentivement, l'air impatient. Purée, j'imagine que si j'étais enfermée dans la même pièce pendant huit cent ans, je serais aussi pressée d'en sortir.

Je pousse le premier jusqu'à se que son contenu se repende par terre avec un bruit de ferraille, et m'approche de l'autre pour faire la même chose quand la porte derrière moi, et donc, par conséquent face à l'Amikiri, coulisse.

Je me retourne par réflexe, et sérieusement, si on avait pu m'épargner de voir Akito dans un état pareil, ça aurait été sympa. Sérieusement, on dirait un animal sauvage dangereux sur le point de mourir qui va tuer tout ce qui l'entoure avant de rendre son dernier souffle. Pas spécialement réjouissant.

-Oh, Akito-chan ! Quelle bonne surprise ! Très belle soirée et matinée, n'est-ce pas ? »

Je sais à quoi il fait allusion, mais comme je lui ai promis de ne rien dire, je suis un peu obligée de le laisser faire. Bon ok, c'est pas parce que je lui ai promis que je ne dis parce que c'est quand même hyper salaud de remuer le couteau dans la plaie, hein, mais plutôt parce que que j'ai très peur des répercussions. Et oui, c'est un fait, je suis toujours aussi courageuse.

Akito ne répond pas, mais il est très clairement en train de brûler de rage.

-Et dire que c'est toi qui l'a enregistrée dans le vol ! Je n'ai rien eu à faire ! Tu te rends compte Akito ? » il rigole, et la pensée que c'est quand même un gros psychopathe me traverse l'esprit : « c'est ta faute ! Tu as tué la seule personne qui t'appréciait ! Et maintenant qu'elle est morte, tu vas honorer sa mémoire en te mariant et en bai-»

C'est stratégiquement à ce moment là que je fais tomber le deuxième récipient à encens. Ça commençait à devenir un peu trop horrible pour mes pauvres oreilles. Enfin bref, d'un coup, l'Amikiri n'est plus là – oups – et Akito me regarde, plus vraiment en colère mais plutôt absent et las. En fait, typiquement le regard du mec qui vient subitement de renoncer à tout.

-Je ne sais pas qui ou ce que tu es, mais merci de condamner ma famille à jamais. » le tout dit quand même avec une pointe de haine. J'aimerais bien qu'on réussisse, l'Amikiri et moi, à détruire la malédiction, histoire que je lui remette ça dans la face. Hum.

Il disparaît derrière le shoji, sérieux, je donnerais mon foie pour pouvoir lui courir après et lui dire : « c'est moi ! Dans une combinaison dégueulasse et avec des cheveux noirs ! » mais quelque chose de bien plus important m'attend. Oh. C'est vrai que si j'ai un jour l'occasion de lui dire qu'en fait c'était moi, ça voudra dire qu'il m'aura vu dans la combi de la honte.

Je me retourne, pour voir que l'Amikiri est de retour, mais que quelque chose a définitivement changé chez lui. Il est encore plus imposant qu'avant. Pas cool. comme si je le trouvais pas déjà assez flippant avant.

-Et maintenant, on fait quoi ? » Je lui demande en espérant pouvoir sortir de la combinaison et de retrouver mes cheveux rapidement :

-Maintenant...Lucy-chan, la partie peut enfin commencer ! »


Réponses à LA review anonyme:

Mariepolska: Oh, merci merci beaucoup! :D C'est tellement sympa de me dire ça! Et merci d'avoir laissé un mot, c'est vraiment... D: MERCI!QUOI? T'aimais pas Akito à la base? Moi je l'aime bien... Je dirais pas que c'est mon personnage préféré, mais c'est celui que je trouve le plus intéressant! :D je suis aussi HYPER contente et HONOREE si tu aimes bien Lucy, j'avais peur de faire une Mary-Sue à la base... :D (piètre Mary-Sue maintenant que j'y pense haha)Oh, la fanfiction n'était pas finie! Il reste encore quelques chapitres! ;) Et merci infiniment de me dire ça, ça me va droit au coeur. Malheureusement je ne suis pas totalement d'accord avec toi, il y a des fics mille fois meilleure que la mienne sur ce fandom! :D Si tu veux ma liste personnelle...!:D ENCORE MERCI INFINIMENT!

Merci aussi à : xXx-Lyra-xXx, Kohana-nami-niji, Lalina15, calypso, lulu-neechan, Kyoko Mukuro, Hiko Mua et xXxAkunokoxXx (le "A" est là! :) )


(1) haha ! J'ai écrit ça, et je me suis dit que je devais arrêter de regarder les vidéos de Norman.:(


Parlons business: je suis vraiment désolée pour ce chapitre. Vraiment, j'espère que vous ne me fuierez pas ;)
Sinon j'arrive pas à croire que je suis arrivée à ce point de l'histoire! Qui l'eut cru! Enfin bref! Merci ! :D

Et si certains d'entre vous me laissent un mot, vous avez droit à un massage personnel! :D !

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