|
Author of 35 Stories |
Avant dernier !! Wouhou !! Je suis pas peu fière ! D'être arrivée jusque là, hein, pas du texte en lui-même, parce que le thème me plaisait pas vraiment. Enfin... vous serez indulgents, comme toujours *puppy eyes*
Quicky (9. La voie express)
Depuis qu'ils se connaissaient ou presque, ils attendaient. Il y avait toujours qui se mettait en travers de leur route, qe ce soit leur âge, leur manque d'expérience, leurs peurs, les interdits d'un père pourtant peu intéressé par le sort de sa descendance, et enfin le code de conduite militaire. Alors ils se retenaient, ils s'évitaient même, mais le jour où enfin ils s'accordèrent le droit de céder à la tentation, ils ne perdirent pas de temps en discussion ni en arrangement d'aucune sorte.
La guerre était finie, et même s'ils se considéraient l'un comme l'autre indigne d'être encore là, ils avaient survécu.
Les massacres étaient derrière eux et ils pouvaient passer le reste de leur existence à tenter de réparer leurs erreurs.
Mais avant de se lancer dans leur nouvelle bataille, ne sachant pas encore ce que l'avenir leur réservait, ils s'accordèrent quelques instants de répit.
Roy allait repartir à Centrale pour recevoir des honneurs qui l'écoeuraient et Liza retournerait à l'Académie pour être diplômée.
Ce qu'il adviendrait ensuite, ils n'en avaient aucune idée et ils n'avaient pas envie d'y réfléchir.
Tout se passa très vite alors qu'ils avaient réussi à se faufiler discrètement à l'arrière d'un des derniers trains pour la capitale et sans un mot ni une concertation, ils succombèrent.
Les lèvres de Roy descendirent sur celles de Liza et la jeune femme répondit avidement à son baiser. Puis sa bouche
s'entrouvrit et voyagea jusqu'à son cou alors que sa main passait sous son pull.
La tireuse ne put retenir un hoquet de surprise en sentant les dents de l'alchimiste se planter dans sa gorge et dans un souffle, elle se permit une réprimande.
« Attention, monsieur... »
Elle n'avait pas besoin de préciser de quoi elle parlait. Ils le savaient tous les deux. Roy ne pouvait se permettre de laisser la moindre marque révélant leurs activités. Il modéra un peu ses ardeurs et réfréna ses pulsions pour se concentrer sur l'essentiel. Il n'avait pas de temps à perdre, même si l'idée de tout bousculer n'était pas pour lui plaire.
Il se rapprocha encore un peu plus de Liza, glissa ses doigts sous la ceinture de son pantalon au bas de son dos pendant que son autre main explorait lentement sa poitrine.
La jeune femme se retint de rire en sentant l'avancée de son supérieur vers ses fesses. Il la chatouillait sans le savoir et Liza ne put réprimer un frisson, la faisant pousser un peu plus ses hanches sur celle de Roy.
Le major prit son geste pour une invitation et il se plaqua intimement contre elle tout en continuant à la caresser.
Il percevait sous sa paume les battements affolés de son coeur et il en éprouva une certaine fierté.
Elle qui était toujours calme et impassible vibrait contre lui et il reprit ses lèvres pour l'empêcher de protester alors que des bruits de pas résonnaient à quelques mètres seulement.
S'ils devaient être arrêtés, autant que ce soit pour une bonne raison. C'était du moins le raisonnement de Roy.
Mais bien sûr, il ne convenait pas vraiment à la jeune femme qui refusait de le mettre en danger même si tout son corps hurlait pour la délivrance promise par le jeu de ses doigts sous son pantalon.
Malgré l'uniforme toujours bien en place, l'alchimiste s'était frayé un chemin jusqu'à l'entre-jambes de Liza et il s'amusait à la provoquer par ses caresses quasi fantomatiques, effleurant à peine sa chair quand elle ne réclamait que son intense attention.
Comme la porte derrière elle ne s'ouvrait pas, Liza fut brièvement rassurée et elle se permit à son tour de prendre les choses en main et s'invita à son tour sur le corps de son partenaire.
Elle commença doucement, ne sachant pas bien ce qu'elle était prête à faire, puis petit à petit, elle s'enhardit. Elle avait assez imaginé ce moment pour ne pas avoir à réfléchir à ce qui conviendrait le mieux.
De son torse, elle passa dans son dos, puis attrapa ses fesses alors qu'elle enfonçait brusquement sa langue dans sa bouche comme pour lui montrer qu'elle était encore capable de prendre le dessus.
Même si leur situation était précaire et que toute leur relation était plus que fragile, ils luttaient encore pour la dominance, chacun voulant submerger l'autre et lui faire partager aussi bien le désir intense refoulé pendant des années que le plaisir de pouvoir enfin céder.
Sans plus de formalité, Roy déboutonna le pantalon de la tireuse et le glissa jusqu'à ses genoux avant de lui agripper les hanches pour l'aider à se soulever.
La position n'était sans doute pas des plus confortables pour elle, mais Liza ne protesta absolument pas. Elle s'accrocha au cou de l'alchimiste et s'appuya contre le métal du wagon pour lui permettre de défaire son propre pantalon.
Il s'invita en elle brusquement, priant intérieurement pour ne pas lui faire mal quand il sentit ses ongles se planter dans ses épaules malgré son uniforme.
Mais Liza le rassura en l'embrassant de plus belle et elle ondula rapidement contre lui, comme pour lui indiquer que ce n'était pas le moment de trainer.
Ils savaient bien l'un et l'autre que ce n'était pas comme cela que leur première fois aurait dû se passer mais ils avaient toujours l'espoir de pouvoir se rattraper plus tard, quand enfin leur situation se serait stabilisée.
Roy fit de son mieux pour que sa partenaire en profite au moins un peu, compensant par ses caresses bien placer ce qu'il ne pouvait pas lui donner par le reste de sa performance et après quelques coups de reins, il se laissa sombrer, dépassé par la sensation de posséder enfin celle qui hantait ses rêves depuis trop longtemps.
Il eut un regard penaud face à l'air surpris de la jeune femme, réalisant qu'il avait été moins que passable, mais Liza ne s'en formalisa pas.
Elle pouvait se contenter de l'avoir satisfait lui puisqu'il ressentait la même chose qu'elle. Ils se séparèrent aussi vite qu'ils s'étaient retrouvés et réajustèrent rapidement leurs uniformes.
Alors qu'ils allaient se séparer, Roy lui attrapa le poignet, cherchant comment formuler ses regrets quant à sa pitoyable démonstration affective, mais Liza lui répondit d'un coup d'oeil rassurant. Et avec un sourire espiègle, elle lui glissa à l'oreille : « La prochaine fois... »
Entre promesse et absolution, ses mots permirent à l'alchimiste de repartir de son côté, avec l'espoir de lui prouver bientôt de quoi il était réellement capable.