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Mesquineries
En général, Cagalli n’était pas du genre à se coucher très tôt. Avant même de prendre ses fonctions de représentante en chef de son pays, elle avait toujours été du genre à ne se réveiller qu’en milieu du matinée et donc, elle veillait jusque tard dans la nuit.
Bien sûr, avec ses nouvelles responsabilités, les grasses matinées n’étaient plus aussi fréquentes, mais la jeune fille n’avait pas non plus l’opportunité de se mettre au lit avant des heures avancées puisqu’elle s’acharnait sur son travail jusqu’au milieu de la nuit, quitte à s’épuiser plus que nécessaire.
Athrun veillait du mieux qu’il pouvait à ce qu’elle ait son compte de sommeil, même si avec l’emploi du temps qu’elle avait, ce n’était pas toujours chose facile.
Par chance, une fois qu’il eut accès de façon régulière et officielle dans une certaine mesure, à sa chambre, il put se permettre d’utiliser des moyens plus mesquins pour forcer la princesse à se mettre au lit.
La règle entre eux était assez simple et l’ancien pilote n’eut aucun mal à l’imposer à Cagalli. Au même titre qu’il n’avait pas le droit de la quitter pour rejoindre sa chambre après leurs ébats, la princesse était prisonnière des bras de son amant, avec interdiction de retourner à ses dossiers une fois son désir assouvi.
Il fallait donc à Athrun un peu d’imagination pour éveiller l’intérêt de sa maîtresse et s’assurer qu’elle le suive rapidement.
Au début, les appâts étaient faciles. Un simple regard intense alors qu’il s’adossait à la porte de son bureau était amplement suffisant à déclencher un brasier dans les reins de la jeune fille qui devenait incapable de se concentrer et accompagnait sans la moindre résistance son garde du corps jusqu’à ses appartements.
Puis le temps passant, il dut rajouter quelques baisers, qu’elle tentait d’éviter afin de garder l’esprit clair, mais c’était souvent peine perdue.
A la fin, Cagalli prit l’habitude d’ignorer son protecteur quand elle voulait travailler et non seulement elle ne levait plus les yeux sur lui, mais elle se tassait aussi dans son siège, l’empêchant de l’approcher.
Plusieurs soirs de suite elle resta dans son bureau jusqu’au petit matin, ne dormant que quelques heures avant de repartir en réunion, sans même prendre le temps de manger.
Au bout de trois jours, Athrun se décida à utiliser les grands moyens et il n’attendit même pas la fin de la journée pour mettre son plan à exécution.
Alors que la princesse montait dans l’ascenseur la conduisant au parking, il se faufila derrière elle et referma les portes avant que quiconque puisse les rejoindre.
Il glissa ses bras autour d’elle pour la serrer contre lui et lui murmura combien il la trouvait belle. Ses doigts dessinaient sur son ventre en remontant lentement sous sa chemise et ses lèvres se promenèrent dans son cou, la faisant délicieusement frissonner.
Bien sûr, elle tenta de résister mais quand il l’embrassa à pleine bouche, elle commença à hésiter et dès qu’ils furent montés en voiture et qu’il s’allongea pratiquement sur elle pour reprendre le cours de ses baisers tout en la caressant, elle oublia ses rendez-vous et ordonna à son chauffeur de la ramener chez elle.
Il va sans dire qu’Athrun se chargea de l’épuiser pour qu’elle ne soit pas en état de repartir avant la nuit tombée et donc soit obligée de dormir.