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: B s . A A A    : full 3/4 1/2   : E E   : Light Dark Anime/Manga » Gundam Wing/AC » Je crois qu'il y a une erreur

Calamithy
Author of 224 Stories

Rated: T - French - Romance/Humor - Heero Y. & Duo M. - Reviews: 36 - Updated: 05-10-09 - Published: 05-03-09 - Complete - id:5036293

Disclaimers: Shin Kidousenki Gundam Wing, personnages et produits dérivés appartiennent à Sunrise, Bandai, Sotsu Agency et aux parties associées.

Genre : Yaoi, humour, UA oneshot en 3 parties (écrites, en corrigeant j'ai voulu faire des parties égales pour votre confort de lecture et donc voilà)

Rating : T

Micis ? Merci à toutes les personnes qui m'ont fait un coucou sur mes autres fics.

Pour qui ? Pour moi, parce que ça m'arrive de temps en temps d'avoir besoin de fluff ¤Gros câlins à moi-même¤

Spéciale dédicace : à Ness ! Considère cette petite chose comme un très très très modeste cadeau-détente pour ton big day !

J’écris à dose homéopathique en ce moment (même si ça semble être revenu, je me connais, donc, aucune certitude). Pourvu que ça dure !

Merci à ma Lunanamoi pour le titre !


Je crois qu'il y a une erreur...

-

Classtel Hôtel, Suite nuptiale, 3 mai 2009, 22h00

-

Duo tinta sa flûte avec Heero et répondit, penchant la tête de côté, en souriant :

-

- C’est vrai, on n’est pas demain.

-

Puis il but une gorgée de son champagne. Et la recracha aussitôt.

-

- Pouah ! C’est ptet un des meilleurs mais c’est dégueu. Comme quoi c’est pas parce que c’est cher…

- Je n’aime pas non plus.

- Il reste du Pinot ?

- Non, tu as tout fini.

-

Duo fit la moue.

-

- Dans ce cas… tu peux finir ta morue qu’on puisse entamer le dessert ?

-

Heero sourit.

- Hmm…

-

Duo en était à sa deuxième bouchée de ce fondant délicieux au chocolat avec des framboises entières.

Heero semblait se régaler de le voir manger.

Genre. C’est pas un soap, rétablissons la vérité.

Heero semblait avoir trop mangé. C’était pas copieux mais… pas copieux+pas copieux+pas copieux = bourre-gueule.

Ils avaient parlé de choses et d’autres, de leur passé, un peu de leurs ex un peu débiles, s’étaient raconté des anecdotes, de celles qui faisaient des souvenirs communs.

Ils avaient continué à se taquiner, à s’envoyer balader et de temps en temps…

-

- Tu veux ma part ?

-

Duo lécha sa cuillère, laissant une petite trace du chocolat qu’il lapa sans scrupules.

-

- T’es sûr que t’en veux pas ?

- Oui. J’aime bien mais je préfère les fraises.

-

Duo ne se fit pas prier.

Au bout d’un moment il décida de ralentir un peu, de moins faire le morfale.

Il fallait quand même s’intéresser à son invité. Il s’y intéressait vraiment, mais avec du chocolat…

C’était un homme monomaniaque.

-

- Mais dis-moi ?

- Hn ?

- Pourquoi la flûte ?

- Pourquoi pas ?

- Arrête de faire de l’esprit. Tu savais qu’en donnant ton métier tu lâcherais ta petite bombe. Tu n’as pas la tête de l’emploi.

- Et j’ai quoi comme tête ?

-

Sexy….

-

- Terroriste.

-

Heero qui buvait un verre d’eau faillit tout recracher.

On lui avait dit mannequin, agent secret, garde du corps… le côté classe.

Là, Duo lui avait mis le côté crasse.

Il éclata de rire.

-

- J’avais un crush sur mon professeur de musique. Il jouait de la flûte, j’ai voulu en jouer. Le crush est parti, mon amour de l’instrument est resté. Comme il faut être très bon pour que ça rapporte, je suis très bon. Comme j’aime arrondir mes fins de mois, je participe aux projets de la société Evénement-Ciel.

- Ah oui ? Laquelle ?

- Evénement-Ciel.

- Oui j’ai compris mais laquelle ?

- Evénement-Ciel.

- Tu me prends pour un con ou quoi ?

- La société événementiellEU s’appelle Evénement comme un événement et Ciel comme le ciel.

- Ah. Ben ils sont cons.

- Le procédé est plutôt judicieux. Hein Juste Leblanc.

- Oh ça va, hein !

-

Duo plongea dans son chocolat en rougissant un peu, oubliant la petite honte qu’il venait de s’infliger.

Heero relança la conversation.

-

- Et sinon toi ? Pourquoi admin-réseau ?

- Parce que j’aime administrer les réseaux. J’aime tellement ma boîte que je suis là c’est te dire !

-

Heero secoua la tête.

-

- Tu sais que c’est pas si mal la flûte… il suffit de savoir en jouer.

- Moi mettre des doigts sur des trous c’est pas ma vocation.

- C’est parce que ton prof t’as traumatisé.

-

Duo éclata de rire, finissant presque son chocolat.

Puis il bailla.

-

- On devrait appeler Wu Fei pour qu’il vienne desservir.

- Oh il n’aura pas grand-chose à faire. Juste récupérer la table roulante.

- C’est vrai. Tu veux la dernière bouchée, Heero ? Que tu goûtes un peu de ton dessert ?

-

Heero sourit et attrapa le poignet de Duo qui lui mit la cuillère délicatement dans la bouche.

Heero ferma les paupières… avant de les rouvrir et de le bouffer des yeux ouvertement.

Heero qui avait l’air de le trouver à son goût, son comportement ne laissant pas planer le moindre doute sur ses préférences.

S’il lui plaisait vraiment il ne pourrait même pas se dire que c’était rapide sinon il serait un hypocrite notoire atteint d’un Alzheimer de complaisance car il aurait effacé de sa mémoire toutes les soirées passées en boîte.

Restait à savoir si Duo devait succomber au petit truc qu’il voyait dans ses yeux alors qu’il voulait être sans mec et avoir la paix et surtout, garder son job.

Car s’il cédait maintenant à ses gentilles petites pulsions, il savait qu’il ne dormirait pas de la nuit.

Et qu’il se réveillerait au Pôle Emploi.


Wu Fei était passé, demandant si tout s’était passé correctement.

Duo l’avait remercié chaleureusement. L’homme était certes digne mais il était surtout gêné de sa précédente méprise.

Duo lui avait dit que Heero aurait préféré des fraises mais que c’était vraiment à titre indicatif : tout était très bon.

Wu Fei sembla noter l’information avant de prendre congé.

Sitôt la porte fermée, Duo traversa salon et chambre pour aller frapper à une porte comme un malade.

-

- Chéri, mets tes fesses en warning ! J’ai envie d’y passer aussi, je te rappelle !

- T’as envie d’y passer, Duo ? C’est bon à savoir.

- Fous-toi de ma gueule.

-

Duo entendit un bruit de feuilles.

-

- Non mais c’est qu’il lit un magazine…. Hey, j’entends le bruit des pages !

- J’allie l’utile à… l’utile.

- Traître.

- Fallait y aller avant

-

Heero émit un petit rire.

Duo fulmina.

-

- … Putain ça sent l’asperge.

- Normal quand on en a une et quand on en mange plusieurs.

-

Duo éclata de rire.

Grogner avec Heero pouvait durer deux minutes chrono.

Il protesta, pour la forme.

-

- Je vais aller dans ta chambre ça va être vite réglé. Si à mon retour ça pue ici, t’y dors !

- Et tu ferais comment pour m’y faire rester ?

-

Duo répondit d’une voix d’outre-tombe.

-

- Ne sous-estime pas les mecs à la musculature nerveuse. Ce sont les plus dangereux.

-

Heero arrêta de tourner les pages pour répondre.

-

- Ah oui… tu as une musculature… très nerveuse.

- Ouais. Et l’adrénaline me fera déplacer le canapé du mal pour t’empêcher de sortir.

-

Heero recommença à tourner ses pages. Pas impressionné pour deux sous.

-

- Aère bien avant de revenir.

- Connard.

-

Mais c’était dit avec un petit sourire.

-

- Je crois qu’on frappe, Duo.

- Ouais j’ai envie de te frapper, c’est sûr.

- Non. Quelqu’un est à la porte.

-

Effectivement on avait frappé.

Si Duo n’avait pas entendu la première fois, la seconde fut la bonne.

Une succession de trois coups rapides, discrets mais on sentait le crescendo.

On sentait dans l’urgence des coups que ce n’était pas la première série.

-

- Putain ! T’as des oreilles bioniques ou quoi ?

- Pas que les oreilles.

- Ouais t’as les corones en fer c’est pour ça que tu peux briser celles des autres. J’arrive !

-

Duo traversa chambre et salon pour aller ouvrir.

C’était Quatre… et il le dévorait des yeux, un magnum de champagne à une main, un panier de fraises fraîches et une bombe de chantilly qui semblait faite maison de l’autre.

Wu Fei ? C’était super gentil.

A côté de ça, le fait que ce soit Quatre qui les apporte était plutôt…

Effrayant ?

Mais peut-être que ce n’était pas pour eux ?

-

- Oui ?

- Bonsoir Monsieur Maxwell. Monsieur Yuy est-il présent ?

- Non.

-

Duo vit comme un sourire aussi calculateur que charmeur dans le regard de Quatre.

-

- Oh. Il a décidé de regagner sa chambre simple ?

- Non. Il est là où même les rois vont seul. De toute façon y aurait pas la place pour deux. Je peux appeler la réception quand il sortira si c’est urgent.

- Non, c’est à vous que je voulais parler. Je passais pour voir si tout était à votre convenance malgré les circonstances. C’est que nous prenons… très à cœur les desi…deratas de nos clients.

-

Que répondre ?

Oui la bouffe était bonne mais la chambre était chère pour ce qu’elle était ?

Duo n’avait peur de personne : s’il n’avait peur de rien il ne serait pas venu à cet hôtel pour conserver son boulot.

Il avait peur de la conjoncture ! Mais il n’avait peur de personne. Par contre Quatre…

Quatre était un prédateur super hot sous son uniforme rouge impeccable.

C’était le loup à peine déguisé en chaperon.

C’était Bambi avec des nunchakus.

-

- Ben la suite nuptiale ne ressemble à rien mais c’est pas votre faute.

- Oui c’est sûr, je n’ai pas dessiné l’hôtel.

- Ouep. Je persiste à dire que c’est trop cher pour ce que c’est. Par contre la bouffe était plutôt sympa.

-

Duo s’en sortait bien, il était honnête, reconnaissait les défauts et les qualités avec sa diplomatie inexistante.

Quatre fit un petit pas, comme s’il voulait entrer.

-

- Ravi que quelque chose ait trouvé grâce à vos yeux. Et… le service ?

- Wu Fei a été super.

- …

-

Le bleu du blond s’était légèrement assombri et une moue dubitative jouait sur ses lèvres.

Duo ajouta.

-

- Vous aussi bien sûr. Vous avez été très sympa.

-

Quatre sourit à pleine dents. Il avait parfaitement conscience de l’effet qu’il produisait sur les gens.

-

- Nous avons pris un très mauvais départ, Monsieur Maxwell.

- Ouais c’est sûr mais bon, vous faisiez que votre travail.

- Oui. Je suis venu vous dire que vous pouviez bénéficier à tout moment d’un service personnel et dévoué…

-

Duo avala bruyamment sa salive.

Quatre fit un petit pas.

-

- Oui, vous me l’avez dit.

- Je me ferais un plaisir de me déplacer comme je le fais maintenant, avec quelques victuailles et des huiles de massage.

- Non merci.

- … Mais vous pouvez venir me rejoindre à la réception, pour profiter de toute la qualité de nos… prestations.

-

Quatre n’en était pas au point de se passer la langue sur les lèvres : il semblait plus raffiné que ça.

Duo leva les yeux au ciel. L’hôtel de la lose même au niveau drague que blondie faisait passer pour du SAV.

Pourquoi lui. Y avait écrit gay sur son front ?

Non. Mais il y avait vraisemblablement écrit « attrape-gay »

Qu’il arrête de jouer sur les mots ce Quatre. Duo allait le prendre à…

Choix malheureux de mots.

Il n’était pas venu à cet hôtel pour se faire draguer par des beaux blonds psychopathes.

Bon, ok, pas vraiment psychopathe. Mais déterminés.

Ou ptet que le gars s’était fait remonter les bretelles par sa direction ? Pauvre victime d’une erreur de saisie. Il savait ce que c’était les erreurs involontaires qu’on te faisait un peu trop payer.

Peut-être que derrière le prédateur se cachait un futur chômeur ?

-

- Je peux venir avec Heero ? Y a pas de raison qu’il n’en profite pas.

-

Le sourire de Quatre se fit candide. Faussement.

-

- Monsieur Yuy ne se sent pas lésé par notre hôtel. Vous, si, puisque vous trouvez la chambre trop chère. Vous venez encore de le dire.

- …

-

Lui et sa grande gueule…

Quatre poursuivit.

-

- Comme je vous l’ai dit, le service est personnel. Je ne peux donner de ma personne… qu’à une personne. La personne de mon choix. Et vous êtes cette personne, Monsieur Maxwell.

- …

-

Le sourire de Quatre se fit carnassier.

-

- C’est un service unique même s’il peut se reproduire à l’envie. Encore… et encore… et encore… D’une qualité exceptionnelle.

-

Quatre se mordit la lèvre.

Duo avait chaud.

Il était quand même canon le bonhomme. Pourquoi il refusait alors qu’il le chauffait ?

Ah oui. Bambi nunchakus. Labyrinthe Man. On sait comment on rentre, on ne sait pas comment on en sort.

-

- J’en doute pas.

- Bien…

- Mais…

- Détendez-vous… vous n’avez pas envie d’un extra ? Moi quand je vois un client tel que vous, j’ai envie qu’il reparte avec le sourire… et j’ai envie de sourire aussi… de prendre… tout mon temps pour le combler. Fruits frais, crème et excellent champagne à volonté… comment pouvez-vous résister ?

-

Ok. Deux cent jeux de mots en une phrase ça laissait plus place aux doutes.

Le Quatre employait toujours des mots à double-sens pour se retrancher derrières des mots, des malentendus, si toutefois on rapportait ses propos à la Direction.

A côté de ça, il ne pouvait pas attendre que Duo quitte officiellement l’hôtel pour lâcher sa bombe, il n’était pas sûr de le rencontrer.

Duo pouvait donc lâcher la sienne bombe.

-

- Non mais vous me draguez là ou vous poussez très loin la dévotion ?

-

Un bruit de chasse d’eau discret, lointain.

Quatre cligna des yeux.

-

- Vous ne faites pas dans la subtilité, vous.

- Ben désolé, je suis aussi subtil que ma Visa Electron. Si c’est de la drague je suis flatté mais surtout, pas intéressé.

- …

- Si c’en est pas, j’offre vos services à Heero. Ça me fera plaisir de lui faire plaisir et du coup ça vous fera plaisir de me faire plaisir.

-

Le cri du cœur fissura l’image de Bambi.

-

- Je suis si moche que ça ?

- Et Heero ? Il est si moche que ça ?

- On parle de moi ?

-

Heero était arrivé aussi silencieusement qu’un chat, juste à côté de Duo.

Quatre observa le pan de peau laissé par le peignoir s’ouvrir un peu plus sur le corps de Monsieur Yuy.

Cette peau légèrement hâlée… un caramel délicatement salé.

Il avait envie d’y mettre la langue, d’un coup.

Amex était encore plus sympathique presque nu, même s’il préférait la chute de rein de Visa Electron même vêtue.

Evidemment y avait pas que le physique qui comptait, hein ?

Oui, quand on se connaissait.

-

- Oui nous parlions de vous. Monsieur Maxwell refuse l’extra que nous lui proposons pour agrémenter son séjour.

-

Duo observa que le ton n’était sensiblement pas le même.

Heero se rapprocha.

-

- Pourquoi tu refuses ? Le grand chaperon rouge arrive avec une galette et un petit pot de beurre et toi tu dis non ? On ne refuse pas un service de cette qualité.

- J’ai rien demandé !

- C’est pour cela que c’est offert.

-

Duo leva les yeux au plafond.

Mais Heero était con ou quoi ? Ou c’était lui qui comprenait tout de travers ?

Il continuait.

-

- Voyons voir ce qu’il y a dans le panier… des fraises fraîches et de la chantilly… et oh un magnum d’Heidsieck. Alors déjà l’Heidsieck vous pouvez le garder, ce cru-là on le trouve bof. Par contre pour les fraises, on va tester.

- Ben en fait…

-

Avant que qui que ce soit n’ait eu le temps de dire « ouf », Heero avait glissé la main dans le panier pour une sortir une gariguette juteuse et plonger l’extrémité directement dans la bouche de Duo.

Un mot à l’oreille mais suffisamment fort pour être entendu du blond.

-

- Croque.

-

Duo mangea la moitié la première moitié, Heero engloutit le reste, laissant la queue à Quatre.

Allant jusqu’à la coincer derrière son oreille telle une petite fleur.

Le pire était que ça faisait mignon.

-

- Alors Duo ?

- C’est super bon !

- Oui, je pense aussi.

-

Heero tendit le bras pour le panier et le prit des mains d’un Quatre absolument halluciné.

Amex poursuivit.

-

- Alors merci pour le panier, Quatre et gardez le champagne pour vous. A moins que vous n’en ayez un autre à proposer…

- Euh… non.

- Dans ce je vous laisse prendre congé. Si nous avons besoin de vous nous ne manquerons pas de vous appeler. Merci et bonne soirée.

- Mais… et le massage !

- Mais…

-

Et Heero referma puis verrouilla la porte sur un Quatre et un Duo à la même expression bouche-bée.

Ils entendirent des pas furieux dans le couloir et haussèrent un sourcil.

Puis Duo se tourna avec un regard What The Fuck auquel Heero qui répondit par un rictus.

-

- Eh bien tu en fais une tête ? Tu disais que tu avais faim, là on à manger pour un régiment.

- Ben en fait j’ai plus faim… j’ai juste sommeil.

- …


00h10, même chambre, après lavage de dents parce que c’est important

-

- Bon ben bonne nuit, Duo.

-

Heero le regardait avec un « qu’est-ce qu’on fait » dans les yeux.

N’obtenant aucune réponse, il se tourna pour rejoindre le salon quand Duo le retint par le dos de son peignoir.

-

- Où tu vas ?

- Ca se voit, non.

-

Duo avait mal aux fesses d’être resté assis manger alors à plus forte raison dormir.

-

- Non non, tu dors pas sur le canapé. Tu vas te casser le dos dessus. Dors avec moi.

- …

-

Le petit sourire du métis ne passa pas inaperçu.

Duo leva les yeux au plafond.

-

- Je te drague pas, Heero. Franchement le lit est plus confortable et immense on risque pas de se toucher sauf si on le veut. Et on veut dormir, demain on se lève tôt malheureusement.

- Si on veut.

- Si on veut quoi ? Se lever tôt ou dormir ?

-

Duo sourit alors qu’il essayait de détacher la serviette de sur sa tête.

Apparemment la mission était plus difficile que prévue.

-

- Je dors nu et la plupart du temps sans couverture. Je me colle à qui se trouve à proximité. Tu veux toujours partager ton lit ?

- Je dors nu aussi, Heero et j’éjecte quiconque se colle à moi. Ce sera à tes risques et périls !

-

Heero lui lança un énième regard dubitatif.

-

- C’est bien la première fois qu’on me la fait : « le canapé est trop dur, dors avec moi » par charité chrétienne aussi ?

-

Le regard de Duo s’assombrit.

-

- … Putain, t’es beau mais pas irrésistible et t’es encore plus con qu’un mec qui bande, c’est peu dire.

-

Ouch.

-

- Je suis quelqu’un de simple. Si j’ai envie de toi je te le dis ou je te le montre. Alors va te casser le dos, ou mieux, vas dans ta chambre.

- Oui papa.

-

Duo leva les yeux au plafond, essayant tant bien que mal de décoincer sa tignasse du tissu éponge.

Heero rit ouvertement et se rapprocha de lui, posa les mains sur sa tête et entreprit de dénouer.

Les mains de Duo étaient sur ses avant-bras pour le faire cesser.

-

- Je peux me démerder, c’est bon.

-

Le ton de Heero se fit aussi caustique que doux alors qu’il réussissait là où Duo avait échoué.

-

- Sois pas fâché. Je n’ai pas l’habitude, c’est tout.

- De quoi ? Qu’on te dise que t’es pas irrésistible ? Que t’es plus con qu’un mec qui bande ? T’appartiens à la catégorie des beaux gosses que tout le monde harcèle et qui se sentent plus péter ?

- … Oui.

-

Duo secoua la tête, dépité et pointa la porte d’entrée du doigt.

-

- Si tu as faim y a Bambi Nuncha… Quatre aussi, il est affamé. Euh… mais le souci c’est qu’il ne veut pas de toi. Tu sais quoi ? Ça fait deux en une soirée.

- Oui ça j’avais compris. Qu’on me propose naturellement un lit pour dormir… c’est sympa et en même temps c’est…

- C’est quoi ?

- Rien. Merci.

-

La serviette s’ouvrit et la chevelure de Duo se déploya, lavée, ondoyante…

Encombrante.

Heero passa la main dans les courts cheveux, se coinça les doigts arrachant un hurlement à Duo qui lui mit un coup de poing réflexe. Le pauvre atterrit étalé sur le lit pierre, perpendiculaire au matelas.

-

- AAaaaah merde. Merci.

- Putain tu tapes fort. Si moi j’ai la gueule de quelqu’un qui connaît des choses dont tout le monde se fout, toi t’as celle d’un gars qui a des cheveux qui ne servent à rien.

-

Duo ôta son peignoir. Dessous il avait un boxer noir.

-

- Parce que tes cheveux à toi ils te servent à quelque chose ?

- …

- A part vouloir te greffer un hérisson sur la tête parce que c’est une espèce en voie de disparition…

- …

- Eh ben tu vois, t’as perdu une occasion de te taire.

-

Heero, allongé sur le dos, essaya de se relever… et abandonna, la main droite sur le front, les yeux rivés au plafond beige sale, riant à gorge déployée.

-

- Je ne sais pas ce qui me fait le plus mal. Le lit, ton poing, ou mon ego.

- Je crois que c’est le lit. T’as été puni, tiens.

- Je crois que je vais dormir avec toi. Ma chambre est trop loin et le canapé est plus dur que toi.

-

Duo le regarda, le peignoir presque complètement ouvert, les jambes écartées mais l’entrejambe toujours protégé, complètement décadent.

Heero ôta sa main de son front et quitta le ciel bétonné des yeux pour les river à ceux de son hôte, les canines fichées dans sa lèvre intérieure pour contenir son fou rire.

Ou…

Heero bailla, s’étirant comme un chat, écartant un peu plus les jambes.

Duo décida de garder son boxer.

Heero tendit une main devant lui.

-

- Aide-moi à me relever.

- S’il te plaît ça te donnerait un deuxième trou de balle ?

- Merci.

- Tu veux toujours avoir le dernier mot, toi.

-

Heero fit un geste vague de sa main en suspension.

-

- J’ai dit merci.

- Ouais, ouais. Ca vaut pas un s’il te plaît. Il manque une formule de politesse.

-

Heero lui décocha un sourire plein de dents.

-

- Merci. Merci.

-

Duo rit presque malgré lui. Depuis le temps qu’ils se connaissaient il aurait dû le voir venir.

« Depuis le temps »

Cette sensation de connaître une personne depuis longtemps quand on la connaît depuis peu…

Il lui tendit la main et Heero l’attrapa avec une force surprenante, se relevant prestement.

Mais Duo était plein de ressources, il ne vacilla pas.

Lorsqu’ils se retrouvèrent tous les deux le visage à quelque centimètre de l’autre, le bleu indéfinissable dans le bleu-voyage…

-

- Je vais mettre un slip.

- Et j’ai besoin de savoir ta vie parce que ?? Ah merde en te faisant tomber j’ai blessé ta stouquette ? Du coup tu dois l’envelopper de douceur dans un plâtre de tissu ergonomique ? Chochotte.

- Tu parles toujours autant ? Ta gueule !

- Si je veux.

-

Duo fronça les sourcils avant de s’exclamer.

-

- Mais, tu portes des slips ! La honte ! Y a encore des irréductibles qui portent des moule-burnes ? Tu fais partie de la confrérie des slibards anonymes fans des années 80 ?

-

Heero prit Duo aux épaules et le poussa vicieusement sur le lit, pour qu’il y tombe les fesses les premières.

-

- Saaaaaaaaaaaaalaud ! Tu m’as pété le coccyx !

-

Heero lui décocha un sourire fier qui voulait peut-être dire « oh, si seulement » avant de répondre.

-

- Hn.

-

Et d’ouvrir complètement et ôter complètement son peignoir, laissant son corps musclé à la lumière artificielle et à une autre un peu plus naturelle.

Une lumière bleue qui avait déjà vu mais qui appréciait ce qu’elle voyait, même si elle ne le laissait pas trop paraître. Ne rien laisser paraître aurait été complètement pas crédible.

Heero lança le peignoir à la tête de Duo puis alla prendre un slip dans l’armoire, qu’il enfila.

Mollets tendus, cuisses fermes fesses dures… dos à tomber, abdos-tablettes, pecs, biceps, triceps, trapèzes… dans un écrin de cuir caramel.

Pas de gonflette juste…

Duo devait arrêter de penser avec ses hormones sinon il se ferait virer.

Et puis ça donnerait raison à l’autre irrésistible.

Duo entra sous les draps sans prendre la peine de retirer le couvre-lit, trop la flemme.

-

- On peut savoir pourquoi t’as été mettre un slip si c’était pour faire un show ?

- Pourquoi t’as gardé ton boxer, toi ?

-

Duo renifla et dit un mensonge presque éhonté.

Ou un presque mensonge éhonté.

Il lui suffisait d’y penser pour que ça soit vrai. Sur le coup il avait complètement zappé.

Sa mauvaise foi avait raison !

-

- Pour des raisons hygiéniques. Je sais que t’es propre mais je connais ni tes conquêtes, ni les draps. T’es cool mais je veux pas qu’on garde tes morpions ensembles. Toi ?

-

Heero lui décocha un sourire sadique alors qu’il dégageait le couvre-lit, le pliait pour le poser sur la chaise.

Au lieu de contourner le lit pour entrer sous les couvertures, il passa par-dessus le corps de son hôte sans le toucher et lui répondit, le laissant momentanément bouche-bée.

-

- Pour ne pas te donner de complexe.

- …

- Bonne nuit, Duo.

- Bonne nuit petit slip

-

Duo essaya de ne pas lever le drapeau blanc.

Oui, celui entre les jambes.

Il éteignit la lumière.


Une demi-heure plus tard.

-

Il y avait au début des mouvements saccadés, un corps qui se tournait et se retournait et se retournait entre les draps, en sueur.

Et de temps en temps il se mettait sur le ventre et entamait un mouvement de va et vient contre le matelas.

Et de temps en temps son côté du polochon était mordu.

C’était discret, évidemment, mais quand on avait sommeil et qu’il était léger, rien ne l’était.

Au énième mouvement de drap, Duo craqua.

-

- Heero ?

- Hm ?

- Tu bouges trop.

- C’est parce que j’ai faim.

-

L’estomac de Heero choisit ce moment pour se faire entendre.

-

- Il est trop tard pour manger, tu mettras mille ans à t’endormir.

- Oui mais j’ai envie de fraises. Elles étaient trop bonnes. Elles m’attendent.

- Oh Heero, félicitations. J’espère que ta grossesse sera épanouissante. Bonne nuit.

-

Heero rit contre son polochon.

Ses épaules tressautèrent et le matelas bougea encore.

-

- …

- …

- Putain Heero va manger tes fraises et me casses pas les noix.

- J’ai la flemme de me lever. T’es côté extérieur.

-

Duo repoussa les draps dans un accès de rage et tomba lamentablement par terre.

-

- Fais moins de bruit, les voisins vont gueuler.

-

Duo ne releva pas et aller récupérer les fraises et la bombe de chantilly.

Ainsi qu’un petit bol à proximité.

Sentir les fraises d’aussi près faisait gargouiller son ventre, mais il devait dormir.

Heero ouvrit l’interrupteur et la petite lampe de chevet éclaira la pièce d’une ombre d’or tamisé.

-

- Tiens.

- Merci.

-

Duo se recoucha et tourna le dos à un Heero qui s’était redressé pour manger.

-

- Tu manges et tu la fermes.

- Hmmmmm. Tu n’en veux vraiment pas ?

- Non merci.

- Tu es sûr ?

- Oui.

-

Duo entendit Heero croquer délicatement dans la fraise, sucer le petit jus à même la pulpe de ses doigts.

Et il ronronnait de satisfaction. Et l’estomac de Duo s’était remis à gargouiller.

Il se remit sur le dos et dit, exaspéré.

-

- Heero ?

- Hm ?

- Vas sur le canap… hmm ?!

-

Heero venait de lui glissait une fraise dans la bouche.

Duo le mordit et goûta le sel et le fruit à même la peau de Heero.

C’était comme le rite de la tequila paf. Ou le sel de la Margarita.

L’alcool en moins et tant mieux, il était déjà assez ivre.

Heero murmura.

-

- Encore ? Faudrait qu’on tente la chantilly.

- C’est dégueulasse. Me suis déjà brossé les….

-

Heero mit un peu de chantilly sur une fraise avant de la mordre pour mettre la seconde moitié entre les lèvres de Duo. Il le mordit encore.

-

- Non mais des fraises au lit à demi nu… me croirais dans une séduction à la Melrose Place, dans un hôtel chic du pauvre carton-pâte.

- Y avait des gays dans Melrose Place ?

- Ouais et je regardais, je le trouvais mignon. C’est le type qui jouait dans Desperate Housewives. Le mari de Lynette, c’est Matt.

- Tiens une fraise, Duo.

- Non mais je vais me serv… hmph…

-

Heero remit plusieurs fruits d’affilée dans la bouche de Duo pour l’empêcher de poursuivre sa pensée.

Il avait envie de le séduire, pas d’entendre parler de Melrose Wives

Mais Duo ne l’entendait pas de cette oreille.

-

- Te disais. Fraise Chantilly et tout le tralala. C’est la version typique de la bourgeoisie parisienne par les Américains. Et je sais de quoi je parle.

- Je n’y suis pour rien si Quatre voulait te donner des fraises.

-

Duo goba une fraise jusqu’à la queue.

Il allait lui faire perdre la tête.

-

- C’est vrai.

- Je fais d’une pierre, deux coups.

- Pourquoi pas.

-

Duo sourit autour du fruit, qu’il mangea à moitié.

Heero mangea le reste goulûment.

-

- J’adore les fraises… je profite du service et je t’en fais profiter aussi…

-

La voix de Heero s’était faite rauque. Il poursuivit.

-

- en tout bien tout honneur.

-

Il regardait les lèvres de Duo qui semblait presque aussi rouges que les fraises, comme s’il les avait déjà trop embrassées.

Et Heero avait peut-être plus sommeil que Duo s’il commençait à faire des comparaisons à la Harlequin.

Il conclut.

-

- Après tout, je n’ai eu aucun geste déplacé. Il ne faut pas voir le sexe partout, juste une fringale de fraises. Qui pense au sexe… en a peut-être envie…

-

Plus Heero donnait de fraises à Duo, plus il les mangeait avec gourmandise, avec indécence, plus il se rapprochait de son visage.

En finissant le bol il s’était trouvé très près de sa bouche… mais Duo se leva pour se relaver les dents.

Heero souffla dans sa paume et dit à voix basse.

-

- Non mais j’ai l’haleine forte ? Pourtant les fraises naturelles…

-

Duo se recoucha.

-

- Merci pour les fraises.

- Hn.

- Ca m’a un peu émoustillé tout ça.

-

Alléluia.

Mais avant même qu’il n’ait trop le temps d’espérer, Duo avait ajouté d’une voix froide.

-

- Il est 2h00 du mat’. Faut dormir. Soit tu coopères. Soit tu dégages. Eteins la lumière.

-

Heero ferma les yeux de dépit.

Duo somnola difficilement, malgré son passage express par la salle de bains.

Pas que pour les dents.

Il avait trop bon cœur. Et Heero…


Trois heures plus tard

-

Duo avait chaud. Très chaud.

Il était contre quelque chose de brûlant, comme s’il était allongé à même une terrasse caressée par un soleil d’été.

Une brise tiède était sur sa nuque. Une brise qui sentait la fraise.

Il souleva difficilement une paupière, alangui et il lui fallu quelques secondes pour resituer son environnement.

-

- ‘Ro.

- Hm ?

-

La voix contre son oreille n’était pas du tout ensommeillée.

Fatiguée, oui. Mais pas ensommeillée.

-

- Tu dors pas ?

- Non ?

- … Pourquoi t’es collé à moi ?

- Tu as quelque chose contre le désir, Duo ?

- Non. J’ai juste quelque chose contre mes fesses. T’es contre moi.

- Pas fait exprès. Parce que tu es chaud et que tu sens bon.

- Gel douche.

- Et que j’adore ton grain de beauté.

-

Duo essaya de trouver la logique de la phrase mais c’était difficile quand on s’était laissé aller au dodo.

-

- Hein ? Lequel ?

- Celui que tu as sur ta clavicule droite.

-

Duo fronça les sourcils.

-

- Mais tu peux pas le voir dans le noir.

- Non. Mais je l’ai vu dans la salle de bains tout à l’heure. Et même si je ne le vois pas, je peux le sentir. Il est juste là. Je l’ai câliné pendant ton sommeil.

- … Moi j’aime bien tes fossettes. Celle sur la fesse gauche aussi.

-

Heero posa les lèvres sur le petit grain.

Duo frissonna.

-

- Duo ?

- Hm ?

- J’ai très envie de toi.

- Moi aussi et on ne peut pas.

-

Alléluia ! Il le lui disait enfin.

Heero n’avait pas mal interprété les signes.

Il commençait à désespéré.

Duo et lui étaient des mecs simples et obstinés.

Il fallait juste aller dans le même sens.

-

- Et moi qui attendais que tu sois endormi pour être plus raisonnable…

- Je le suis. On peut pas. D’1, demain c’est tendu.

- Oh y a pas que « demain » qui l’est, tu sais…

- 2 ça serait pas un peu rapide ?

- Ca fait 8 heures que je rame. 8 heures entre mecs, c’est long.

- Encore un qui n’en veut qu’à mon corps.

- Tu n’as qu’à être moche et inintéressant. Et puis…

-

Il prit le lobe de son oreille entre ses lèvres un court moment puis poursuivit.

-

- Entre adultes on est prêt quand on le « sent ». Pas quand on le « doit » Et prêt tu l’es autant que moi.

-

Heero cajola son grain de beauté puis, s’enhardissant, mordilla son épaule.

Le demi sommeil de Duo se trouva chasser par une langueur différente.

Heero amena doucement son hôte vers lui pour qu’il puisse se retrouver sur le dos.

Avant de s’allonger sur lui, en l’embrassant dans le cou. Il était très câlin, aimait la chaleur humaine… sous toutes ses formes.

-

- Heerooooo ?

- Duooo…

-

Heero l’embrassa sur la tempe.

Duo poussa un soupir ensommeillé.

-

- On va pas dormir, hein ?

-

Il était vraiment mignon quand il était fatigué.

Cette tendresse que l’on entrapercevait derrière son humour et sa chacalitude se voyait un peu plus quand il laissait tomber sa garde.

Bon, il y en avait une qu’il ne devrait pas laisser tomber.

Heero sourit contre l’oreille de Duo.

-

- Je ne crois pas, non… à moins que tu ne sois plus crédible quand tu refuses.

- Heero ?

- Hmm ?

-

Heero embrassa sa pommette.

Tout venait à point à qui savait attendre.

-

- Je vais me faire virer si j’y vais pas…

- Mais non…

- Et puis…

- Hm ?

-

Heero l’embrassa au coin des lèvres.

Duo le prit par surprise en caressant les siennes de la pointe de la langue.

Heero se retint à peine de lui sauter dessus.

Mais c’était de la séduction, une abdication commune. Une capitulation devant une attirance assez incroyable, contre laquelle il serait inutile d’aller.

Aller contre soi c’était contre nature.

Mais Duo essayait quand même de résister un petit peu quand même.

Les emmerdements de couple il avait connu et abandonné. Et il savait que Heero c’était à lui tout seul la loi de l’emmerdement Maximum.

-

- Il va falloir rendre la chambre demain à 12h00 et…

- Hmm ?

-

Heero lui administra un baiser profond. Duo le laissa entrouvrir un peu plus ses lèvres pour le découvrir, le goûter.

Puis il lui vint lui-même envahir sa bouche et entourer ses épaules de ses bras, amenant Heero sur son ventre.

Lorsqu’il daigna relâcher ses lèvres il finit sa phrase tout contre sa bouche.

-

- et je… je… je serais pas en état.

- Ah, ça non, tu ne seras pas en état… et moi non plus.

-

Heero fit glissa le drap entre le corps pour pouvoir toucher enfin la peau nue.

Ni l’un ni l’autre ne pourraient plus réfléchir d’ici quelques minutes.

Aussi, Heero tendit le bras sous son polochon pour y sortir de quoi leur permettre de passer une nuit agréable, safe, sans prise de tête.

Duo se réveilla d’un seul coup, un détail lui venant brusquement à l’esprit.

-

- Je veux pas payer ma mère pour une nuit avec toi !!! T’en vaux pas la peine !!!

- Tu paieras rien du tout, je te l’offre.

-

Duo renifla et Heero l’embrassa, les mains décidément très baladeuse.

Juste à la lisière de son bas-ventre.

-

- Non merci.

- C’est pour la bonne cause. Et puis…

-

Le ventre de Duo se contracta alors que la main de son invité descendit sous le tissu.

L’hôte entrouvrit les lèvres. Et Heero l’embrassa encore plus fort, capturant son souffle, sa langue, tout.

-

- Si tu me dis que c’est que pour une nuit, Duo, alors je n’ai rien compris à ce qu’il se passe entre nous.

-

Ce n’était pas parce qu’ils se désiraient très fort qu’il n’y avait que ça et même si, le désir c’était très bien aussi.

Le désir n’était pas à dénigrer, bien au contraire. Les couples mariés depuis longtemps ne lui courraient pas après si c’était un paria.

Heero ondula contre son corps et Duo chercha ses mots.

-

- … J’habite Lyon et t’habites… euh…

- sera bientôt là où on le veut tous les deux.

-

Duo éclata d’un rire tout en souffle et releva les jambes, pour mieux sentir Heero.

-

- Ha, ha. Marseillais.

- Non, Parisien. Et c’est à 2h00, l’équivalent d’un train de banlieue en retard.

- Pléo-OOOhhhh-nasme.

- Hmm… orgasme ?

- Y a pas écrit Buzz l’éclair sur mon front. C’est toi qui m’attends depuis 6h00.

- Et c’est toi qui te dénigres depuis 8h00…

-

Duo se mordit la lèvre alors que Heero ondulait plus fort.

Et ils n’en n’étaient qu’au stade préliminaire.

Duo soupira.

-

- Sérieux, je vais me faire virer si j’y vais pas demain.

- Tu te feras porter pâle. Te ferais faire un mot du docteur si tu veux.

- T’as bien choisi ton métier, toi. Pipeauteur.

-

Heero glissa le slip sur les cuisses de Duo, lequel fit glisser le boxer en lui palpant les fesses.

-

- Je connais un médecin. Il nous fera une ordonnance quand on veut.

-

Duo le frappa derrière la tête.

-

- … Et tu le dis maintenant ???!!

-

Heero tira la langue et lapa sa protestation à même ses lèvres.

-

- Je préfère la méthode séduction à la méthode pragmatique. « Duo on peut y aller j’ai un doc qui peut servir » ça casse la spontanéité du truc et surtout, tu m’aurais jeté.

- Et pourquoi je t’aurais jeté ?

- Je suis censé être un nouveau pote beau mais pas irrésistible plus con qu’un mec qui bande.

-

Bon, présenté comme ça, c’était sûr.

Duo éclata de rire alors que Heero changeait de position.

-

- Ton médecin je le paierai pas pour rien. C’est pas honn… mais qu’est-ce que tu fais ?

- Devon ?

-

Il l’avait rappelé Devon.

Ça, ça voulait dire « business » comme on disait en anglais.

Et son prénom coulait comme un bon chocolat dans sa gorge.

-

- Hm ?

- Si tu te demandes ce que je fais alors que je suis tête-bêche, la tête entre tes cuisses et la tienne entre les miennes alors il nous faudra plus d’une journée d’absence et de très, très, très longues conversations.

- Mais…

- Chuut… tiens… voilà…

- Hmm…

- Quelle… bouche…

- Hmm Heeroooo qu’est-ce qu’on fai-hmm…

-

Heero fit une pause dans ses mouvements de hanche ou de succion avant de murmurer.

-

- On vit notre coup de foudre.


Comptoir Classtel, une heure plus tard

-

Il était 6h00 du matin à son comptoir et Khalid n°3 viendrait prendre le relais.

Quatre pestait contre Mr Amex : ça se voyait qu’il avait proposé par pur gentillesse mais vu le potentiel de la Bombe Maxwell, il était normal qu’il s’en trouvât Heerodié.

Ha, ha, ha quel superbe jeu de mot.

Il ne lui restait qu’une fantastique bouteille de champagne, les huiles de massage de la partie SPA de l’hôtel et un autre panier de fraises à partager avec lui-même.

Il soupira une énième fois quand le ding-dong de l’entrée retentit.

Il reconnut une des vieilles rombières fan de lui tellement refaite qu’elle en était défaite, botoxée à mort si bien qu’on lui donnait pas d’âge donc au minimum mille ans était revenue d’une soirée gigolo et apparemment elle en avant ramené un avec elle.

Sous prétexte qu’elle avait le corps d’Arielle Dombasle sans son côté décalé ni son certain charme, elle portait une mini robe noire tellement mini et serrée qu’on pouvait voir qu’elle portait un string gaine.

Retirez-le (si vous avez le courage) et c’est le jackpot : tout tombe.

Elle avait des talons vertigineux avec lesquels elle savait marcher, c’était dire si elle avait de la bouteille.

Des styletos rouge sang assorti à son rouge à lèvre de vampire, à ses ongles de sorcière et son mini sac à main de jeune fille qui a les moyens de se payer un vrai Vuitton.

Elle avait des cheveux roux Régine et il ne lui manquait plus que le boa.

D’ailleurs c’était à ça qu’elle ressemblait. Brrr.

Elle porta ses yeux marron vitreux sur lui et Quatre se dit une énième fois « Pourquoi lui ».

Mais elle lui fit un simple signe avant de regarder langoureusement sa pauvre victime, en lui disant de « venir vite »

Quatre réprima une grimace de dégoût.

Pauvre petite chose.

Cette petite chose se tourna et… wow. Pas si petite, la chose.

-

C’était un jeune homme brun roux en jeans bleu-baskets et pull noir, avec une veste de cuir marron sur l’avant bras et un petit sac à dos.

Et au lieu de rejoindre le boa constrictor, il s’avançait vers le comptoir.

-

- Bonjour Monsieur, auriez-vous une chambre de libre ?

-

Quatre hésita entre soulagement qu’il ne la rejoigne peut-être pas (solidarité maximum même s’il fallait bien manger de temps en temps) et agacement.

Il allait partir.

Mais dès que le jeune homme posa son faisceau vert sur lui, toute volonté de grogner disparut.

Temporairement.

-

- Je suis désolé mais toutes nos chambres sont complètes.

- Vous ne vérifiez pas ?

- Il y a un séminaire et

- Oui je sais, je suis le médecin dépêché par la société Evénement-Ciel. Apparemment il y a eu un quiproquo et ils auraient omis de réserver pour moi.

-

Le docteur secoua la tête, dépité.

Quatre répondit, avec un air dans la tête.

« Comme beaucoup de filles, tu rêves d’être Brenda »

-

- Ah ? Et vous n’habitez pas la région parisienne, docteur ?

- Je vis et travaille au fin fonds de la Seine et Marne. Je vais pas me taper ça tous les jours.

-

Quatre compatit.

-

- Je comprends. Seulement… les dernières chambres ont été prises hier.

- J’ai justement un ami qui a réservé une chambre simple. Peut-être pourrais-je.

- Je crains que non, docteur. Si votre ami occupait une chambre double, pourquoi pas. Mais une simple… c’est contraire à la politique de notre hôtel, vous m’en voyez navré.

-

Quatre ne voulait surtout pas d’un second cas Devon Maxwell.

-

- …

- Par contre la suite nuptiale devrait se libérer aujourd’hui.

-

Les yeux du Docteur Yeux Verts se plissèrent.

-

- Nuptiale ?

-

Quatre hocha la tête.

-

- Je crains que ce ne soit la seule de libre.

-

Docteur Yeux Verts lança un regard qui signifiait « me prend pas pour un pigeon »

Et pourtant Quatre disait vrai.

-

- Je n’ai rien à faire dans une suite nuptiale.

-

Quatre posa les coudes sur la table et soupira, avant de sortir un mini ventilateur de derrière le meuble. Il l’actionna et un petit vent frais et agréable rafraîchit sa peau un brin trop chaude.

-

- Deux de mes clients n’avaient rien à faire non plus et ils ont fini par trouver un… consensus.

-

Le blond décocha un sourire lubrique presque malgré lui. Il était fatigué. Ordinairement il cherchait un peu, là, non.

Le docteur lui lança un regard entendu.

-

- Je vois. Il fait chaud ici, non ?

- Oui, la clim est en panne depuis une petite heure. C’est insupportable.

-

Le docteur posa sa veste sur le comptoir ainsi que son sac à dos.

Puis il ôta son pull.

Et là Quatre cessa de réfléchir avec le cerveau n°1 : c'est-à-dire celui dédié au travail, à l a clientèle.

-

- Il n’y a donc aucune chambre de libre…

- Je crains que non, docteur…

- Docteur Barton. Trowa Barton.

-

Quatre passa sur le cerveau n°2 malgré un prénom à la con.

-

- Enchanté. Eh bien, docteur Barton, j’aurais deux solutions pour vous. La première, rejoindre Mme Delgado pour finir la nuit en attendant…

-

Le docteur renifla.

-

- Je ne suis venu avec qu’elle que parce qu'à cette heure-ci on ne peut pas entrer sans pass.

- Judicieux.

- Et l’autre solution c’est quoi ?

- Vous commencez à quelle heure ?

- 7 heures.

-

Quatre sourit en ouvrant sa veste et en déboutonnant le col de sa chemise.

Il vit Khalid n°3 discuter. Il ne tarderait pas à les rejoindre.

Le blond prit appui sur ses coudes et se pencha le plus près possible de son vis-à-vis.

-

- Eh bien… j’ai terminé mon service. Nous pouvons prendre un petit-déjeuner ici pour vous détendre avant de commencer votre looooongue journée…. et… faire connaissance ?

-

Quatre parlait de plus en plus bas, de sorte à ce que le docteur tende l’oreille vers lui.

Il ajouta.

-

- Et… si cette connaissance vous plaît… j’ai un magnum d’Heidsieck à disposition, une corbeille de fruits frais et un appartement à deux pas pour… approfondir le sujet.

-

Puis le blond se recula, voyant Khalid n°3 arriver assez près.

-

- Qu’en pensez-vous, docteur Barton ? Souhaitez-vous poser une option ?

-

Le docteur décocha un sourire carnassier.

-

- Je réserve immédiatement.

-

Pour la petite histoire :

- Heero, Duo et Quatre se firent porter pâle par Trowa (suuurpriiiise), qui lui-même se fit porter pâle par le Docteur Sally Po, femme de Wu Fei lui-même meilleur ami de Quatre.

- Aucun d’entre eux ne se fit virer... de justesse :p

-

-

OWARI


J’espère que ça vous aura plu ! Bambi Nunchaku... ¤ fou rire toute seule, image mentale XDXDXD ¤

J'écrirais éventuellement une petite interlude avec des dialogues sur la rencontre des deux couples et surtout, l'arrêt maladie à profusion XD

A bientôt,

Mithy ¤ Petite Pause Ecriture Apparemment Ca revient un peu ! Pourvu que ça dure :p¤



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