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Bonjour à tous.
Aujourd'hui, pas d'en-tête tout beau, tout joli : j'ai une flemme énorme de le faire. De plus, vous vous en fiche cordialement, ce qui vous interesse, vous c'est l'histoire ( ce qui est compréhensible en soit). Donc, je ne vous embête pas et je vous livre ce chapitre, non-corrigée malheureusement (bah oui, ma bêta a une vie très mouvementée en ce moment visiblement).
Bonne lecture !
Chapitre 5 : Comportement différent
Ils sont partis. Tout les deux. Lucius et son maître. Ils ont quittés le domaine il y a près d’une heure. Les parents sont rentrés dix minutes plus tard. Je n’ose imaginer à ce qu’il se serait passé si père et mère avaient croisés Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom dans leur salon.
Malgré qu’ils soient d’accord avec sa façon de voir les moldus et les Sang-mêlés, ils ne cautionnent pas ses actes. Plus d’une fois, Lucius et moi avons entendus nos parents rouspéter après la réputation que Vous-Savez-Qui donnait aux Sangs-Purs à cause de ses actions répréhensibles. Je suis assez d’accord avec eux, même si, au-delà de ça, je considère bien mieux les moldus qu‘ils ne le font. Lucius, quand à lui, semble avoir fait l’impasse sur ça et sur tout ce que nous a enseigné notre père, dont la règle primordiale des Malefoy : ne jamais s’abaisser devant autrui.
Souvent, j’ai eu envie d’avouer le secret de Lucius à mes parents, mais je suis aussi terriblement consciente de la colère qui éclaterait après ça. Je le pousse dans ses derniers retranchements mais pas à bout : il en va de ma vie.
Me tirant de mes pensées, une cloche résonne dans le manoir. Cela signifie que le dîner est servi. Je me détourne de ma fenêtre par laquelle je contemplais le coucher de soleil et quitte ma chambre pour rejoindre la salle à manger.
C’est la pièce la plus importante de la maison - après le salon - d’après ma mère. C’est là que se font les accords les plus importants entre les familles de Sang-Purs. Exemple qu’elle ne cesse de citer : ses fiançailles avec père, près de trente ans plus tôt. C’est aussi là que l’union de Lucius et Narcissa s’est décidé.
La salle à manger est de couleur beige, sobre. La table rectangulaire en chêne peut accueillir près de dix invités, mais ce soir, il n’y a que quatre couverts. La table est recouverte d’une nappe en dentelle couleur sable, accordée au service en argent et peint d’or, héritage de mes grands-parents paternels. L’épais tapis qui recouvre le sol et étouffe mes pas est, quand à lui, d’un beige si foncé qu’il en parait marron. Je me souviens y avoir renversé un verre de jus d’orange lors de ma cinquième année de vie.
Je suis la dernière arrivée. Père et mère sont déjà attablés, l’un en bout de table, son épouse à sa droite. Narcissa est installée près de ma mère, et la place à gauche de mon père m’attend. Je m’assied.
- Abigaïl, me salue sobrement mon père. Nous ne t’avons pas vu aujourd’hui, tu es sortie tôt. Des emplettes à faire ?
Avant de répondre, je le regarde. Âgé de plus de plus de cinquante ans, ses cheveux, auparavant de la même couleur que les miens, ont virés au blanc pur. Son regard gris, hérité du côté Black de notre famille, reflète la vieillesse qui s’empare de son corps. Ainsi que sa maladie. La dragoncelle le ronge depuis plusieurs mois.
- Effectivement, fais-je alors qu’une louche me sert une soupe de légumes épaisse. J’avais des achats à faire pour l’école. Et votre journée ?
- La grand-tante Irma était ravie de nous voir, répond mère. Mais elle a déploré ton absence.
Je ne daigne même pas regarder ma mère. Je ne sais que trop bien le plaisir que s’est donné l’arrière grand-tante à casser du sucre sur mon dos. Elle a certainement été plus contente de constater mon absence qu’autre chose.
- C’est dommage que je ne l’ai pas su avant, minaudai-je avec un léger sourire, j’aurais reporté mes projets à demain autrement.
Père fait un geste vague de la main, les lèvres pincés.
- Ce qui est fait est fait, clame-t-il. Nous aurons d’autres occasions de voir Irma et Pollux. Vous viendrez bien entendu avec nous, Narcissa ?
L’intéressée délaisse sa cuillère et sourit poliment à son beau-père.
- Bien sûr, Abraxas, vous n’êtes pas sans ignorer à quel point j’apprécie la grand-tante Irma.
Je retiens mon envie de grimacer outrageusement. Pollux est le frère de la grand-mère de Narcissa et Irma, la sœur du grand-père de ma mère. Mais je n’ai jamais apprécié aucun d’entre eux. Pour éviter de vomir en repensant à l’odeur de naphtaline que dégage Irma, je repense à la réaction de Lily quand je lui avais exposé mon arbre généalogique. Au bout de deux heures, elle avait finalement demandé grâce, arguant que les mariages entre Sang-Purs était de la pure barbarie pour leurs descendants.
La suite du dîner se passe dans un calme serein, excepté lorsque le sujet de Lucius arrive sur le tapis.
- Quelqu’un sait-il où se trouve Lucius ? demande père, entre le plat de résistance et le dessert, interrogeant tout le monde du regard.
- Il dîne avec des amis, répond Narcissa.
- Pourquoi ne l’avez-vous donc pas suivit ? S’enquit instantanément ma mère, s’outrageant déjà que son fils ait pu abandonner sa toute nouvelle épouse.
- Je n’ai pas souhaité le déranger, répond ma belle-sœur, un sourire hésitant aux lèvres. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas revus ces personnes.
- Quelle délicate attention, complimente alors ma mère en tapotant amicalement la main pâle de Narcissa.
Et je choisis malencontreusement ce moment pour rappeler à Narcissa la mise en garde que je lui ai faite lors de son mariage. Père et mère me font alors remarquer que Narcissa n’aura nullement besoin de quitter la couche matrimoniale. Il me faut tout mon self-control pour ne pas faire éclater au grand jour l’appartenance de Lucius au groupe tristement connu sous le nom de Mangemort. Je jette ensuite un regard d’avertissement à le jeune femme blonde, puis retourne à ma crème brûlée.
Le dîner terminé, je prend congé de ma famille et quitte la pièce. Il ne me faut que quelques minutes pour rejoindre ma chambre et me préparer à passer une soirée ennuyeuse, comme tout les soirs, à avancer dans mes révisions.
Je me glisse sous les draps de soies légères et ouvre mon livre de potions avancés. Au moins, comme tout les ans, Slughorn sera ravi de constater que j’ai étudié pendant mes vacances.
oOo
Mes yeux papillonnent. Le noir est complet dans ma chambre, le silence d’or. Pourtant, quelque chose m’a réveillé. Je le sais, je le sens.
Prestement, j’attrape ma baguette et, d’un geste, affiche l’heure en lettre dorée. Il est plus d’une heure du matin. D’ordinaire, à cette heure avancée de la nuit, tout le monde dort dans le manoir.
Soudain, j’entends frapper à la porte de ma chambre. Trois coups précipités. Apeurés. Je me rappelle alors que Lucius a été absent toute la soirée, qu’il est partie quelques heures plus tôt avec Vous-Savez-Qui. Et que j’ai prévenu son épouse de l’état dans lequel il était lors de ses retours.
- Abigaïl ? Souffle une voix effrayée.
Je saute à bas de mon lit et me précipite sur la porte. Je débloque les deux sorts et l’ouvre brusquement. Narcissa, drapée dans une robe de chambre en satin noire, se trouve sur le pas de ma porte, les cheveux défaits, le visage crispée. Je comprends alors. J’avais raison.
- Entre, murmuré-je en m’écartant pour qu’elle puisse passer.
Elle ne se le fait pas dire deux fois et se retrouve instantanément dans ma chambre. Avant de refermer ma porte, je jette un œil à l’autre bout du couloir. Lucius est là, baguette en main. Son regard croise le mien et je reconnais cet air de folie qui l’habite. Demain matin, la Gazette aura de nouveau un massacre a relaté.
Je referme ma porte et relance les sorts. Puis je me tourne vers Narcissa, petite chose fragile et apeurée. Son regard se pose sur tout ce qui se trouve dans la pièce, sauf moi. Ses bras sont serrés contre son buste, moyen dérisoire de se protéger.
- Il ne peut pas entrer ici, dis-je pour la rassurer.
Elle acquiesce. Je brûle d’envie de lui demander ce qu’il s’est passé, mais je suis à peu près certaine de le savoir. Trop souvent, j’ai été à sa place.
- Différent, murmure-t-elle soudain dans un filet de voix que j’ai eu peine à entendre.
- Pardon ?
Elle se tourne vers moi. Son doux regard bleu est empli de larmes. Faiblesse dont un Sang-Pur ne doit jamais faire preuve. Mais difficile de retenir son émoi après ça.
- Tu avais dit qu’il était différent quand il revenait de ses . . . Missions, fait-elle, la voix légèrement tremblante. Je n’aurais jamais pensé que c’était à ce point.
Je cligne des yeux, repoussant rapidement l’image qui a tenté de remonter de mes souvenirs enfouis.
- Je vis avec Lucius depuis ma naissance, Narcissa, tu aurais dû me croire.
Elle secoue la tête, soupire.
- Il est si doux, si prévenant d’ordinaire. Notre lune de miel s’est merveilleusement passé.
Je ne souhaite pas le savoir, n’imagine pas un Lucius tel qu’elle me le décrit. Mais la politesse, et le besoin que je sais qu’elle a d’en parler, m’empêche de l’arrêter.
- Il m’a emmené dans des endroits fantastique, fait visiter des merveilles. Je ne pensais pas qu’il pourrait autant changer en quelques heures.
Je ricane légèrement.
- Ne t’inquiètes donc pas, il sera redevenu lui-même demain. Toujours aussi . . .
Elle me jette un regard indéchiffrable. Je ne dis pas le mot qui me brûle les lèvres, le remplace par un autre.
- . . . Lui ! Conclue-je.
Elle ferme brièvement les yeux.
- Acceptes-tu de partager ton lit ? Me demande-t-elle. Je n’ai pas le courage de retourner dans notre chambre.
J’hoche la tête. Il n’en aurait pas été autrement de toute manière. Lucius est incontrôlable dans ces cas-là et, si moi je peux le cacher, je ne pense pas qu’il en soit de même pour Narcissa. Tout du moins, pas encore.
Je retourne à mon lit, repousse les draps et invite ma belle-sœur à y entrer. Elle s’exécute, au moment où d’autres coups retentisse à ma porte. Narcissa se fige alors, un genou sur le matelas.
- Cissa ? Retentit la voix de Lucius. Je sais que tu es là, veux-tu bien m’ouvrir s’il te plait ?
La jeune femme me lance un regard incertain.
- Cissa ? Sors, veux-tu ? Tu ne vas tout de même pas passer la nuit avec ma sœur ? S’exclame Lucius, incrédule. Viens, je ne recommencerai pas, je te le jure. J’ai juste . . .
Il ne termine pas sa phrase, n’a aucune excuse à son comportement. Je vois Narcissa qui hésite.
- Il va vite se lasser, déclaré-je. Il n’est pas du genre patient et il retournera dormir dans sa chambre.
Lucius continue à frapper à la porte et se met à vociférer :
- Narcissa ! Sors de là ! Abigaïl ! Qu’est-ce que tu lui as dit, sale garce ? Qu’est-ce que tu as encore été fourré dans la tête de Narcissa ? Ne crois pas un mot de ce que cette vieille gargouille puante peux te dire, Narcissa, tout n’est que mensonges et calomnies !
Narcissa s’allonge dans le lit, se pelotonne dos au mur, me faisant ainsi l’effet d’une enfant terrorisée. Je la rejoins, nous recouvre de la couverture. Lucius continue à frapper ma porte, à crier et à hurler des insultes à mon égard. Je fais fi de tout ceci avec l’aisance de l’habitude et attrape la main fine de Narcissa que je serre doucement pour la rassurer.
Déjà, Lucius s’est calmé . . .
oOo
Soupirant, je jette un dernier regard sur mon lit. Narcissa y dort encore, du sommeil du juste. Il est à peine six heures, le soleil commence tout juste à se lever mais je dois éveiller la jeune femme, avant que mon père ne descende prendre son petit-déjeuner. Mes parents ne doivent pas savoir ce qu’il se passe au sein de leur demeure, ne doivent pas savoir que Narcissa a fui son mari cette nuit.
Je m’écarte de la fenêtre, m’approche du lit et m’y assied. D’une main, je secoue l’épaule légèrement dénudée de ma belle-sœur.
- Narcissa, chuchoté-je près de son oreille. Narcissa, réveille-toi.
Ses yeux s’ouvrent doucement, encore embués de sommeil, et ses iris bleus se posent sur mon visage.
- Il faut que tu retournes dans l’aile Est, lui expliqué-je, mes parents ne doivent pas savoir que tu as passé la nuit ici.
Elle se redresse dans le lit, frotte ses yeux.
- Quelle heure est-il ? Demande-t-elle à voix basse.
- Bientôt six heures, je réponds, mon père ne va plus tarder à descendre à la salle à manger. Il faut que tu sois partie avant.
Elle hoche la tête, légèrement absente. Elle ne bouge pas du lit, regarde ma chambre.
- Je n’y étais jamais entré, me confie-t-elle. Je ne l’avais même jamais vu. Ta chambre, ajoute-t-elle devant mon air confus. Lucius ne m’a fait visiter que peu de zones du manoir avant le mariage.
J’acquiesce d’un signe de tête, ne sachant pas où elle veut en venir. Elle rigole alors légèrement, sans moqueries.
- Je n’avais encore jamais vu autant de nuances de rouges dans une pièce, sauf chez les Potter.
Mes lèvres se pincent. Je sais qu’elle ne l’a pas dit avec méchanceté, elle en est incapable d’ailleurs, mais je me sens blessée. Trop souvent, j’ai eu le droit à des remarques acerbes sur la décoration de ma chambre. Ma famille et leurs amis ne comprennent pas que la couleur rouge est signe de chaleur et d’humanisme. Peut-être même ignorent-ils la signification de ce terme.
Je me lève, frissonne et resserre les pans de ma robe de chambre autour de mon corps.
- Tu devrais vraiment y aller. Et n’aie aucune crainte, Lucius se sera calmé et il fera comme si rien ne s’était passé. Pour lui, vous aurez tout simplement dormis. Ensemble.
Elle hoche de la tête, sors de mon lit et . . . Me prend dans ses bras. Devant ce geste inattendu, je ne peux que rester les bras ballants et les yeux grands ouverts. Jamais personne ne m’a prit dans ses bras. En dehors de Lily, mais c’est autre chose.
- Merci beaucoup pour cette nuit, me chuchote-t-elle. Et je veux que tu sache que, si jamais un jour tu as un problème, tu pourras venir me voir. Je t’aiderai de mon mieux.
Je ne sais quoi dire, alors je la laisse me relâcher et, dans un état second, déverrouille ma porte et la regarde sortir.
Ses mots étaient emplies d’honnêteté mais, je ne suis que trop consciente qu’elle ne s’opposera jamais à Lucius. Hors, au jour d‘aujourd’hui, c‘est lui mon plus gros souci.
Secouant alors la tête, je range ses évènements dans un coin de ma tête et m’enferme dans la salle de bain pour ma toilette. J’en ressors une demi-heure plus tard, pimpante.
Ne souhaitant pas accompagné mon père lors de son premier repas de la journée, je récupère mon livre de la veille et m’installe dans un des fauteuils de ma chambre, admirant le lever de soleil. Tout est calme dans la maison. C’est reposant. Et laisse tout loisir à la réflexion. Ce sont alors des mots que j’aurais préféré ne jamais entendre qui me reviennent brusquement à l’esprit, annihilant toute mes forces, ravivant une peur immense.
Tu avais raison Lucius, malgré sa peur, elle n'est pas tout fait prête. Je compte sur toi pour faire ce qu'il faut. Elle sera intronisé à Noël. Ou j'accéderai à son souhait.
Pourquoi donc me veut-il dans ses rangs ? Je n’ai rien de particulier et, si mes résultats sont plus que satisfaisants, c’est que chez moi, je n’ai rien d’autre à faire qu’étudier. A moins que ce ne soit mon sang qui l’intéresse ? Il semble vouloir s’entourer de tout la noblesse sorcière anglaise. Il croit aussi que je pense comme eux, qu’à mes yeux, comme aux leurs, les moldus sont aussi indésirables que les gnomes dans le jardin. Qu’a donc été lui dire Lucius ? Quelles éloges a-t-il fait de moi, sa sœur qu’il ne supporte pas ? Quelle but a-t-il pour moi ?
Mon cœur bat plus fort, mon souffle s’accélère. Il ne me reste que quatre mois. Quatre insignifiants petits mois pour trouver une solution à mon problème : refuser de prêter allégeance à Vous-Savez-Qui, tout en évitant de me faire tuer.
oOo
Chose étonnante dans notre pays réputé nuageux, un soleil éclatant déverse ses rayons brûlants sur les pavés du Chemin de Traverse. Visiblement, ce petit morceau d’Eté inattendu a convaincu les sorciers de sortir faire leurs achats : la rue est bondé.
Je resserre mon emprise sur mes sacs. Une fois n’est pas coutume, je n’ai pas invité Lily à m’accompagner. Et j’ai bien fait. Il y a ici, trop de gens que je connais. J’ai déjà croisé les Nott, les Parkinson, Bellatrix Black avec son futur époux, Regulus Black avec ses parents, et les Flint. Je suis déjà assez angoissé comme ça, inutile d’y ajouter la peur que l’on me voit avec Lily.
- Bonjour Abigaïl.
Arrachée à mes pensées, je tourne la tête vers l’émetteur de l’interpellation. Il est devant la vitrine du magasin de Quidditch, habillé d’un jean noir et d’un tee-shirt blanc cassé. Des mèches brunes retombent devant ses yeux identiques aux miens et son sourire est avenant. Tout ceci me donne envie de le jeter dans la vitrine du magasin.
- Black, fais-je en remontant mes sacs qui menacent de tomber, je ne me souviens pas t’avoir autorisé à m’appeler par autre chose que mon nom.
Son sourire s’élargit, fier de lui.
- Je peux te donner un surnom si tu veux ? Un diminutif ? Abby, ça te dirait ?
L’entendre prononcer un mot que seule Lily est autorisé à employer me hérisse encore plus le poil. Il est à deux doigts de se prendre ma main dans sa figure.
- J’ai un nom de famille, utilise-le.
- Pourquoi, tu en es fière ? Riposte-t-il.
Etonnée de ne pas entendre la voix de Potter riposter derrière lui, je constate alors qu’il est seul, aucun de ses amis ne l’entoure. C’est la première fois que je le vois non-accompagné. Et c’est plaisant de savoir que je n’aurais pas à mener deux joutes verbales.
- Bien sûr, c’est une fierté pour n’importe quel membre de ma famille d’être un Malefoy, je réponds. Pourquoi renierai-je mon nom ?
- A cause de ce que qu’il s’est passé avec ton frère.
Je grince silencieusement des dents. Ne lui avais-je pourtant pas poliment demande d’oublier cette histoire ?
- Black, il me semble pour . . .
- Appelle-moi Sirius.
Je suis à deux doigts de lâcher un inélégant « Hein ?! » mais me retiens à temps.
- Et pourquoi t’appellerais-je ainsi ?
Il soupire et, d’un geste de la main, m’invite à marcher à ses côtés. Je ne peux décemment pas refuser une offre si poliment proposé. Je le suis.
- Je dois aller à Gringotts, m’explique-t-il, mais avant il faut qu’on parle.
Nous croisons le couple Nott. Ils me lancent un regard peu amène. Evidemment, me voir avec le mouton noir de la famille Black ne m’apportera que des soucis. Je soupire et lève les yeux au ciel. Je sais déjà que lors de mon retour au manoir, quelqu’un va me tomber sur le coin du nez.
- Qu’est-ce qu’il se passe exactement avec ton frère ?
Je ne crois pas avoir déjà rencontré quelqu’un d’aussi indiscret que lui. Est-ce que moi je lui demande pourquoi il squatte le jardin du manoir des Potter ?
- Ok, visiblement, tu ne répondras pas à la question alors . . . Oublie la.
Soudain, il ricane et passe une main dans ses cheveux.
- Nom d’un chaudron, ça se trouve, je suis complètement en train de me fourvoyer et tu n’as aucun problèmes avec ta famille.
- Tu recherches désespérément quelqu’un qui te ressemble, Black.
Il me lance un regard en coin.
- Peut-être, mais au mariage, j’ai bien eu l’impression que ce n’était pas super chez toi. J’ai bien entendu ton frère : il a fait exprès de poser cette date, ça te gênait visiblement.
Je pince mes lèvres. Il n’a pas besoin de le savoir, ça ne le concerne pas.
- Tu m’aides pas là, grogne-t-il alors, fais un effort, j’sais pas moi, cause !
Je m’arrête alors, exaspérée et lui lance :
- Honnêtement, qu’est-ce que tu veux que je te dise, Black ? Fais-je sous son regard étonné. Tu ne crois tout de même pas que je vais épancher ma vie privé devant toi ? Je te signale tout de même que nous ne sommes pas amis, à peine des camarades de classe. Alors, qu’est-ce que tu veux ?
- Que tu t’avoues à toi-même que cette vie n’est pas faite pour toi, riposte-t-il en croisant les bras. Tu crois quoi ? Que je suis aveugle ? Tu me ressembles, bien plus que tu ne le crois ! Moi aussi, j’étais comme toi, avant d’avoir rencontré James, Remus et Peter. Fais toi des amis, des gens qui partagent des choses avec toi, et peut-être que tu auras moins l’air d’avoir un balai dans le cul !
- PARDON ?! M’offusqué-je à sa dernière phrase.
Mais je ne pus aller plus loin. Car à ce moment-là, des dizaines de personnes enveloppées de capes noirs et portant des masques, apparurent autour de nous.
J'entends déjà vos cris outragés. ^^ Hey depuis le temps, vous devriez être habitués, non ? :p
La suite dans deux semaines. ;)
Bisous à tous !