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Author of 62 Stories |
Auteur : mimi yuy
Site perso (supprimer les blancs) : www . mimimuffins . com
Série : Les Bleus, Premiers pas dans la police
Disclamer : Aucun des petits Bleus ne m’appartiennent
Couple : Yann x Kevin
Un gros gros merci pour vos retours les filles ! M'attendait vraiment pas à en avoir ici, alors la surprise et leur appréciation fut décuplée ^_-
Je ne suis toujours pas très satisfaite de cette fin, car elle manque toujours d’originalité et semble trop "facile" (mais une suite est prévue, juste pas le temps de l'écrire de suite ^-^). Pis y a pas« The lemon » que beaucoup aime lire. Mais bon, j’espère quand même que ça vous laissera déjà pas sur votre fin ^_^’’
Pas gagné tout ça ;p
Dernier Combat
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8. Et comme toute bonne fin… - Partie 2
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Kevin ne savait plus quoi penser.
Sa convalescence s’avérait être un mixte de grandes joies et de beaucoup d’angoisse.
Les cauchemars presque chaque nuit quand il doutait du lieu où il se trouvait, la peur au ventre qui le retenait de hurler toute sa détresse pour ne pas réveiller son amant, la douleur des soins et des blessures quand les anti-douleurs n’agissaient plus...
Et dans le même temps, il y avait les attentions de Yann, ses soins amoureux, ses caresses, ses baisers…
Si son attitude le touchait et le réconfortait plus que tout autre chose, au fond de lui, Kevin culpabilisait surtout de ne pas avoir pu lui offrir la pareille quand Yann était sortit de l’hôpital.
Souhaitant en discuter, ce dernier lui avait assuré qu’il n’en voyait pas matière à regretter quoique ce soit. Il ne cachait pas avoir vécu des moments difficiles au cours de sa propre convalescence. Mais sa nature même l’aurait empêché d’accepter d’être trop dorloté. Et avec le recul, il était même persuadé que cela aurait fini par devenir une énième source de conflit.
Kevin en conclut que si lui appréciait qu’on prenne soin de lui, Yann voyait cela comme une source de danger à sa virilité. Encore un point à noter. Avec du recul, cela expliquait bien des choses. Yann lui trouvant son appart, Yann le questionnant souvent pour s’assurer qu’il n’avait pas de soucis de budget ou dans son boulot. Et inversement, Yann qui s’était toujours agacé de ses nombreux appels téléphoniques. Non pas pour ce qu’ils étaient mais finalement, car ses messages n’étaient que mots d’amour et demandes à ce qu’il se porte bien.
Avec le recul, Kevin était tout simplement dépité de son constat. Combien de personne donnerait pour que son cher et tendre soit à leurs petits soins ? Son homme à lui voulait le couvrir d’attentions, sans trop en avoir en échange ni plus s’investir pour autant. A peine compliqué son petit capitaine de la BAC.
Indépendamment de toutes ses préoccupations, Kevin fut sorti de ses pensées par l’entrée dans la chambre d’ami du médecin tant attendu pour sa première visite hebdomadaire. Il avait tant de question à lui poser !
Après un examen approfondit de chacune de ses blessures, le verdict tomba.
- A priori tout va bien. Vos contusions se cicatrisent correctement. Vous pouvez de nouveau marcher si vous sentez que votre cheville peut vous soutenir sans douleur. Mais restez prudent pour vos cotes. Je reste aussi circonspect pour la morsure de votre bras gauche. La peau me semble trop rouge et gonflée autour des points de sutures.
- Et pour…
Aux yeux baissés vers sa ceinture de robe de chambre et rougeurs pigmentant ses pommettes, le médecin comprit bien où il voulait en venir. Il avait son dossier en main et tous ses maux y avaient été transcrits sans oublis.
- Je crois savoir que vous avez un rendez-vous chez un urologue dans quelques jours. Mais si vous le souhaitez, je suis habilité à vous donner un avis médical sur la question.
Ayant son rendez-vous après le week-end de Noël et désireux d’être fixé sur la question avant la prochaine semaine, Kevin acquiesça à la proposition.
Comprenant parfaitement les attentes et inquiétude d’un jeune homme dans la force de l’age, son médecin lui sourit désireux de le mettre en confiance.
- Dans ce cas, mettez-vous à votre aise. Je vous propose d’enlever vos sous-vêtements tout en gardant votre robe de chambre, pour ne pas vous mettre trop mal à l’aise durant l’examen.
- Merci.
Agissant comme conseillé, Kevin se rassit au centre du lit. Alors seulement son médecin écarta les pans du vêtement pour découvrir son appareil génital.
- Puis-je vous toucher pour m’assurer que vos organes se sont correctement remis ?
- Oui.
Palpant de manière toute professionnelle chaque testicule, l’homme ne dit mot, avant d’agir de même avec le pénis encore recouvert de traces violacées, telles de petites varices. Les veines entourant l’organe avaient subit de graves dommages suite aux coups reçus.
Kevin fut aussitôt rassuré et inquiet. Le touché de cet homme était si professionnel qu’il n’en ressentait rien. Au moins n’aurait-il pas à se taper la honte devant un homme pouvant être son père, voir grand-père. Pourtant, il avait tendance à apprécier n’importe quel touché en cette région. Aussi, était-ce bien normal de ne pas réagir, même s’il s’agissait d’un étranger ?
- Avez-vous eut des érections matinales depuis votre sortie de l’hôpital ?
Kevin réfuta. Pour lui c’était mauvais signe.
- Ne soyez pas si déçu. Cela n’a rien d’anormal. Votre absence de réaction n’est en aucun cas le signe d’un problème. Votre corps a subit un grave traumatisme. Sans même avoir été blessé à cet endroit, vous auriez subit de tel trouble érectile.
- Pourtant j’ai pu… au début… Enfin avant…
- Vous avez pu bander lorsque vous étiez blessé ?
Kevin hocha doucement la tête.
- Je pense que la douleur infligée à cet instant fut si violente que votre corps en a gardé la marque, au point de refuser que cela ne se reproduise. Cela vous semble-t-il envisageable ?
- Je… crois.
- Soyez rassuré, tout cela est parfaitement normal et purement psychologique. Dés que vous aurez l’assurance que vous ne craignez plus la douleur à ressentir du plaisir, tout reviendra à la normale. Et avec un compagnon aussi séduisant que le vôtre, je ne doute pas que votre libido reviendra très vite à son état normal.
Kevin préféra ne pas répondre à la remarque.
- J’ai peur de devoir vous dire qu’il n’y a qu’une solution pour vous assurer que tout va pour le mieux.
- J’ai plutôt évité la tentation jusqu’ici.
- Et c’était là une attitude prudente que je salue. Mais je vous garanti, suite à mon examen, que tout est rentré dans l’ordre. Vous ressentirez certainement encore une faible douleur, au tout début. Mais si votre partenaire est assez doux dans les premiers temps, cet inconvénient devrait vite s’effacer. Sans vouloir entrer dans des détails que vous maîtrisez mieux que moi, il serait juste meilleur que vous évitiez encore quelques temps une pression trop importante sur votre sexe.
Recouvrant le corps inférieur de son jeune patient, l’homme ne pu s’empêcher d’être amusé de sa réaction presque enfantine. Ca brûlait les yeux qu’il était en manque de plaisir charnel.
- Ca ne m’est donc pas interdit ?
Sachant que trop sourire ferait croire à son patient qu’il ne le prenait pas au sérieux, c’est avec un visage posé et dénué de sentiment, que l’homme poursuit son entretien.
- Ecoutez jeune homme, je vais être clair. Votre anatomie est tout à fait apte à procréer sans plus vous faire souffrir. La seule vigilance vient de vos cotes ! Si vous faites des mouvements trop brusques, vous risquer de tout faire céder. Je suppose que vous êtes le passif dans votre couple.
- Vous voulez dire quoi par là ?
Au regard désabusé de son médecin, Kevin finit par céder d’un simple hochement de tête. Au soupir qui s’en suivi, il comprit que ce n’était pas le mieux pour son cas.
- Vous auriez été l’actif, votre partenaire aurait pu faire en sorte de vous obliger à conserver la position couchée tout du long. Ceci étant, dans votre cas, cela aura le mérite de vous permettre une rémission totale sans pression excessive sur votre organe.
- Mais…
Aux yeux intimant le silence, Kevin n’ajouta rien.
- Dans votre condition, je conseille à votre ami de vous positionner sur le ventre ou de coté. Mais prenez garde à toujours garder le dos droit et non rond. Donc évité la position de la cuillère le dos voûté en fœtus.
Gêné de tous ces détails, Kevin n’en remercia pas moins ses conseils. Du fait que cela faisait une semaine qu’ils dormaient déjà ainsi placé l’un contre l’autre. C’était au moins tout bon, coté maitrise de la position.
- Dernière chose, protégez-vous ! J’ai peur que cette morsure qui s’infecte ne soit l’annonce de quelque chose d’autre. Je vais envoyer votre prise de sang et échantillon d’urine pour une analyse. Je ne voudrais pas vous alarmer pour autant, mais si votre infection au poumon me semble résolue, la couleur de votre peau m’inquiète un peu. Certaine zone non touchée par des hématomes semble toutes aussi jaunie. Alors dans le doute, mieux vaut prendre toutes les précautions.
- Bien.
- Sur ce, je vais vous laisser. Bonne soirée, monsieur Laporte.
Au départ du médecin, Kevin se laissa aller sur le lit. Allongé, il fixa le plafond dans une veine tentative de reprendre contenance quand il entendit Yann le rejoindre. Ce dernier, adossé à la porte de la chambre, l’observa quelques instants. Si voir son compagnon toujours en robe de chambre le perturba, il n’en dit rien. Plus intrigué par sa tête, il vint s’asseoir à ses cotés.
- Alors ?
- Tout évolue comme attendu, à part une morsure qui s’infecte.
- Bien. Et qu’est-ce qui nous vaut que tu sois plus rouge qu’une tomate ? Ne me dit pas que le vieux t’a fait des avances ?
A l’idée même que l’homme ait pu être intéressé, Kevin gémit, couvrant son visage brûlant sous un coussin. Mais Yann le lui confisqua tout aussitôt. N’ayant guère d’autre choix, Kevin tenta l’aveu.
- Je…
- Tu… ?
- J’ai posé une question.
- Mais encore… ?
Sans savoir pourquoi Yann pressentait la nature de la question. Cela faisait une semaine que Kevin vivait chez lui. Et si les deux premiers jours, ils étaient restés sages, discutant longuement de leur attentes et de ce qu’ils pouvaient offrir et concevoir de l’autre. Depuis quatre jours, à part de nombreux baisers et quelques caresses n’aboutissant qu’à peu de chose, ils n’avaient guère pu consommer le fait qu’ils soient de nouveau ensembles. Kevin évitait sciemment de ne pas se retrouver dans des positions trop contraignantes. Respectueux de sa volonté, sachant comme il devait souffrir là où un homme ne devait ressentir que du plaisir, Yann s’était bien abstenu de le pousser à faire quoique ce soit.
Mais devant le regard de plus en plus cramoisi de Kevin, il eut pitié de lui.
Souriant avec indulgence, Yann se coucha à ses cotés pour l’embrasser tendrement sur la clavicule découverte.
- Que préconise ton médecin ? Abstinence ?
Au signe négatif, Yann en fut rassuré. Bien que son amant soit toujours recouvert d’hématomes, le visage toujours bleu marron selon les endroits et sursaute au moindre frôlement, il avait une envie folle de lui prouver son amour autrement que par des mots.
- Bien.
Kevin étant correctement allongé, Yann n’hésita plus. Il le surplomba de tout son corps, désireux de poursuivre la découverte du torse dont une partie des bandages avait disparu. Il pouvait dorénavant atteindre les tétons délicats d’un amant particulièrement sensible à cet endroit. Le sentant tout tremblant face à son acte, Yann n’en continua pas moins leur conversation. Il pressentait que détourner un peu son attention en le faisant parler ne lui ferait pas de mal.
- Je suppose qu’il y a tout de même des précautions à prendre.
Bien qu’ayant du mal à suivre la conversation avec cette langue qui taquinait si habilement une pointe durcie de plaisir, Kevin se contenta d’un hochement de tête accompagné d’un gémissement pour toute réponse.
Satisfait de savoir qu’il pouvait poursuivre dans cette voie, puisque l’acte en lui-même n’était donc pas déconseillé, Yann ne s’en priva pas un instant.
- Yann… Attend !
- Hum ?
Redressant une tête mutine et coquine, Kevin dut se mordre les lèvres devant cette image de la pure tentation. Ce n’était pas honnête d’être aussi sexy.
- Des réclamations ?
- Non, mais... T’as vu l’heure ?
Détournant la tête pour regarder le radio-réveil, Yann y vit inscrit 18h30.
Fin d’après midi ? Plutôt bien pour lui.
Faisant une petite mimique signifiant « Elle est très bien cette heure, pour une petite sieste coquine. Qu’est-ce que tu lui reproches ? », Yann sourit plus sadiquement encore avant d’écarter les pans de la robe de chambre. A la différence d’un médecin dénué de toute attitude ambiguë, Yann se fit un plaisir de redécouvrir ce qu’il préférait chez Kevin. Dixit celui-là même, lors d’une conversation avec Duval après un échange de coup de feu dans le quartier indien de la gare du Nord. Ce qu’il préférait chez Kevin, se situait sous la ceinture.
- Yann…
Loin de nier sa volonté à vouloir cesser son œuvre, Kevin du regrouper tout son self contrôle pour le retenir à aller plus loin.
- … Faut pas que tu… faut des capotes !
- T’inquiètes pas mon coeur. Y’a tout ce qui faut dans le tiroir de la table de nuit.
Pour rassurer son conjoint, Yann se redressa juste assez pour y accéder et attraper ce dont il aurait besoin. Désireux de relâcher un peu de cette pression et tension qu’il percevait au fond des yeux de Kevin, il sortit son arme secrète. Assis sur les jambes de son amour qui s’occupait à déboucler rapidement sa ceinture et déboutonner son jean, Yann déchira d’un coup de dent parfaitement maîtrisé l’un des carrés métalliques pour en sortir une capote toute rose.
Aux yeux surpris de Kevin, Yann lui précisa le détail crucial !
- Parfum à la fraise, les meilleurs !
Un double soulèvement de sourcils voué à appuyer son envie d’y goûter et Yann se donna pour mission de prouver que certaines options valaient le coup d’y ajouter quelques euros.
Le voyant prendre la rondelle de caoutchouc entre ses lèvres, Kevin ne voulu pas y croire, avant qu’il ne place bien la capote sans les mains.
Le visage renversé en arrière sous l’effet conjugué de la surprise et du plaisir acquis à l’instant, Kevin ne pu que gémir aux bienfaits offerts…
Une petite heure plus tard, Yann couché sur son flanc, observait moqueur le visage toujours ailleurs de son amant. Ils s’étaient contentés d’une simple masturbation gourmande. Mais cela avait suffit à retrouver l’unité manquant à leur couple. Taquin, il embrassa une énième fois une petite veine située au coin de l’oeil de Kevin. Juste au dessus d’une petite ride, elle ressortait chaque fois que son ange avait un orgasme ou réalisait un effort violent.
- Alors ? Que penses-tu du parfum fraise ?
- Tu crois qu’ils en font à la framboise ? J’ai toujours adoré les framboises…
- J’ai hâte de découvrir ça !
Riant tous deux de cette remarque, Yann se pencha sur le visage de son amour pour échanger un langoureux baiser. Instant de pure volupté brisé par le bruit caractéristique d’un estomac pleurant sa pitance.
- J’ai compris. Je dois nourrir la bête si je veux profiter de la suite de mes projets pour toi.
Se faisant violence pour sortir du lit, Yann renfila son jean, négligeant volontairement son boxer laissé au sol. Au gémissement perçu derrière lui, il sut qu’il avait fait mouche pour attiser un peu plus la libido en éveil de son ange aux ailes blessées.
Ce soir-là, le dîner vite avalé, ils entreprirent de tester une toute autre reprise.
Les premiers essais furent difficiles, entre les positions trop douloureuses ou pas assez pratiques. Mais ils finirent par trouver leur bonheur et avec lui une vraie quiétude quant à l’avenir.
Cette nuit là, tous deux dormirent plus heureux et apaisés que depuis de très longs mois.
FIN.
Sans surprise, c’est donc la fin de cette première fanfic.
J’ai conscience que la convalescence ne fait que commencer et qu’il y manque beaucoup de chose. Kevin ne peut pas s’en sortir sans plus de dommage psychique à mes yeux (avec peut-être même une petite misère médicale en prime ;p). Comme Yann lui-même ne peut pas être « parfait » (comme il dit, on change pas en un claquement de doigts). Mais tout cela est le sujet principal d’une autre histoire (au minimum une one shot mettant en avant le « Noël » qui approche dans l’histoire et relater les courtes scènes de la saison 2). Car je ne voulais pas m’écarter du sujet de cette fic-ci et qui est résumé par son titre ;p
Maintenant, faute de temps, je ne pourrais rien écrire de plus avant le mois de juin. Donc plus d'update sur cette série avant au moins 4 à 5 semaines ;p (en plus faudrait que je finisse ma fanfic Gundam avant -__-)
En remerciant encore tous les lecteurs affichés ou anonymes de m’avoir lu !!
mimi yuy