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Hyoga ouvrit très lentement la lourde porte de la bibliothèque. Grâce à sa précision, il ne fit même pas grincer les gonds et entra à pas de loups dans la grande salle. Cette fois la bibliothèque était plutôt peuplée. A un bureau se trouvait Sion, leur Pope apparemment complètement submergé par une pile de dossier. Un peu plus loin, l’un en face de l’autre se tenait Shaka et Saga qui faisaient des recherches. Hyoga repéra de suite son maître Camus tout au fond qui parcourait les étagères apparemment à la recherche d’un livre.
« Tiens !! Bonjour Hyoga. Tu es aussi discret que ton maître à ce que je vois. Je ne t’ai même pas entendu rentrer. » l’interpella le Pope qui avait levé la tête de son travail.
« Pardon, je ne voulais déranger personne. »
« Il n’y a pas de mal. » fit simplement Sion en se replongeant dans son travail. Saga et Shaka lui firent un petit signe pour le saluer. Hyoga y répondit et se dirigea vers Camus. Il resta derrière son maître, attendant qu’il ait un peu de temps à lui consacrer. Il n’avait pas besoin de montrer sa présence. Camus l’avait sentit depuis son entrée dans le palais du Pope, peut-être même avant.
Camus attrapa un livre et se tourna vers lui tout en feuilletant, cela n’était peut-être pas évident pour quelqu’un d’autre, mais Hyoga savait parfaitement que de cette façon Camus lui montrait qu’il était disponible. « Camus !! J’ai besoin de parler à grand frère. » Les paroles de Hyoga avaient été non seulement murmurées mais dites en Français.
Sans qu’un quelconque étonnement ne se lise sur le visage du Français, Camus rangea son livre. Il prit la direction de la sortie de la bibliothèque et Hyoga suivit. Ils avancèrent silencieusement un bon moment. Camus chercha un endroit reculé et calme ou personne ne viendrait les déranger. Ils trouvèrent enfin et Camus s’assit calmement sur un rocher tout en faisant un geste à Hyoga.
Le Cygne se mit pratiquement sur les genoux du Verseau, qui commença de suite à lui caresser les cheveux. Hyoga eut un mal fou à retenir ses larmes, mais il y réussit. Il serra presque désespéramment Camus contre lui en enfouissant sa tête contre le torse du Français. « Pardon !! Pardon !! J’ai menti à grand frère. »
« Ta bêtise est si grave que tu aies besoin de parler à grand frère ? »
« Non !! Mais je sais que c’est le seul qui pourra me comprendre. »
« Pourquoi dis tu avoir menti à grand frère ? »
« Il y a pleins de rumeurs qui courent sur Ikki et moi. Je n’ai pas osé dire à grand frère qu’elles étaient fausses. Elles sont toutes fausses. »
« Tu n’aimes pas Ikki ? »
« Si !! » Hyoga se redressa légèrement et fixa avec un air suppliant que personne n’avait vu chez lui. Seul Camus connaissait ce visage là. « Mais jusqu’à hier soir, il ne c’était rien passé, rien de rien. On ne faisait que dormir ensemble. Tout ce que les gens racontaient, tout ce qu’ils s’imaginaient c’était faux, et je n’ai pas dit à grand frère que c’était faux. »
« Ce n’est pas grave ça. Grand frère te voyait heureux, c’était le plus important. Pourquoi est ce que ce matin grand frère voit tant de tristesse en toi ? » Cette sorte de détresse en Hyoga il l’avait beaucoup vu lorsqu’il était petit, mais cela faisait longtemps qu’il ne l’avait pas vu aussi perdu. « Est ce que Ikki a perdu patience et à fini par te forcer ? »
Hyoga secoua la tête négativement et se mordit légèrement la lèvre inférieure. « J’aime être avec lui . . . Je l’aime . . . mais il n’est pas heureux avec moi. »
« Sa tristesse vient du fait de la distance que tu mets entre vous. »
« Je n’arrive pas à paraître moins froid, et même hier soir . . . je sais que je l’ai blessé. »
« Tu veux raconter plus précisément ce qui c’est passé ? »
Hyoga prit une grande inspiration et lâcha Camus pour s’asseoir plus dignement. Camus pourtant n’arrêta pas de lui caresser tendrement les cheveux pour le rassurer. « Ces 5 derniers mois j’ai été égoïste. J’étais bien avec Ikki, comme ça. Je n’avais pas besoin de plus moi. On était ensemble et tous les deux on se moquait des rumeurs. » Hyoga fit une pause mais Camus ne rompit pas le silence. « Et l’autre jour quand il est rentré saoul, j’ai comprit que ce qu’il me suffisait à moi, ne lui suffisait pas. »
« Et donc tu as voulu lui faire plaisir. » Le Cygne baissa la tête mais ne répondit pas. « Hyoga !! Je ne comprends pas pourquoi tu te sens honteux. »
« C’est comme avec les filles. Je n’ai pas l’impression que . . . » Hyoga secoua la tête et se leva presque précipitamment. Il fit face à Camus. « Je ne peux pas décrire ce que je ressens mais . . . Ce n’est pas ça que je veux. C’est . . . comme s’il manquait quelque chose. »
« Pardonne ma franchise Hyoga mais si tu as l’impression qu’il te manque quelque chose, même avec Ikki, c’est que tu n’es pas vraiment amoureux de lui. »
« Non !! Camus je ne parle pas . . . Je parle des rapports intimes que Ikki veut que nous ayons. Tu as déjà eut ce sentiment avec Milo ? »
« Hyoga !! Nous sommes pareils toi et moi. Est-ce que tu essaies de me dire que tu te sens incomplet ? Que . . . » Camus eut l’air de réfléchir une seconde. « Dis moi ? Tu as dit que hier soir tu as voulu lui faire plaisir. Qu’est ce que vous avez fait ? »
Hyoga ne pu s’empêcher de rougir. Il n’avait pas l’habitude de parler de ce genre de choses avec Camus, mais il ne voyait rien d’anormal de parler de son intimité à son grand frère. « Et bien. . . Euh. On l’a fait . . . . normalement. »
Camus eut un léger sourire mais il ne se moquait pas de son jeune disciple. « Tu peux me décrire un peu mieux que ça ? » Voyant que Hyoga ne trouvait pas les mots, Camus décida d’imaginer comment cela c’était passé. « Vous vous êtes embrassés. » Hyoga fixa le Verseau, et sembla incapable de baisser le regard. Camus s’approcha et prit Hyoga dans ses bras. « Vous vous êtes mit nus. »
« Euh . . . Oui. Pas . . . »
« Vous vous êtes caressés. » Hyoga plongea son visage maintenant entièrement rouge dans le torse de Camus qui eut un petit rire gai. « Hyoga, c’est normal. Et après ? »
« Quoi après ? » demanda le Cygne.
« Qu’est ce qui c’est passé après ? »
« Euh . . . Ikki c’est endormit sur moi. »
Le Verseau rie à nouveau. « D’accord !! Milo finalement avait raison quand il disait que j’aurai du t’expliquer un peu tout ça. »
Hyoga releva la tête. « M’expliquer quoi ? »
Camus se détacha et éloigna le Cygne de lui. « Va rejoindre Ikki et dis lui que tu veux aller jusqu’au bout. »
« Mais . . . »
« Fais moi confiance. Tu dois seulement laisser Ikki te guider. »
« Je . . . Je dois vraiment me mettre complètement nu ? »
Camus reprit son sourire protecteur et se pencha vers Hyoga un peu plus petit que lui. « Ce n’est pas une obligation mais c’est plus pratique et puis . . . C’est agréable de sentir la peau de son amoureux glisser sur la sienne. »
« Oui, j’ai bien aimé. » avoua quand même Hyoga.
« Allez zou. Dépêche toi de filer. »
« Mais . . . »
« Je veux plus te voir de la journée. » le chassa Camus en riant presque. Le Verseau leva la tête au ciel. « Il est encore tôt. Avec un peu de chance Ikki n’est pas encore réveillé. Va le rejoindre. »
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Hyoga était repartit, un peu paumé, pas vraiment plus avancé qu’avant. Il décida de passer aux cuisines pour ramener un plateau à leur chambre. Quand il y arriva, Ikki était réveillé. Le phénix ne se levait pas à l’aube comme lui mais n’était pas non plus un lève-tard. Tranquillement le phénix prenait sa douche et sifflait même gaiement.
Hyoga ne su pas trop quoi faire. Il s’assit par terre le dos sur le lit et commença à boire son lait froid, alors qu’il attrapait un livre. Grand lecteur, tout comme Camus. Il n’était pas rare qu’il ait 4 ou 5 livres en cours en même temps.
Ikki ne fut pas très long. Il sortit de la douche et se passa une serviette autour de la taille. « Shun est passé. » commença t il gaiement. « Il . . . » Le phénix se figea.
Hyoga c’était relevé dès que Ikki était sortit et c’était mit entièrement nu. « Il quoi ? » demanda le Cygne alors qu’il prenait la place de Ikki dans la douche.
Le phénix eut du mal à se reprendre. « Il . . . voulait nous inviter à dîner pour ce soir. J’ai dit que je t’en parlerais. » Ikki ne pu détourner le regard et ne lâcha pas une miette du spectacle. Si cela n’avait pas été Hyoga il aurait pensé qu’il l’aguichait.
« Comme tu veux. » répondit le Cygne ni contre, ni pour une soirée avec Shun et Saga.
« Tu avais prévu des choses pour aujourd’hui ? »
« Non mais je croyais que toi tu avais prévu. »
« Je ne prévois plus rien. »
« Pourquoi ? »
« Quand j’essaie cela tombe toujours à l’eau. » Hyoga bizarrement ne répondit rien. Il finit de prendre sa douche assez rapidement. Ikki n’avait pas vraiment bougé, il semblait réfléchir, plongeant la pièce de ce genre de silence devenu si habituel pour eux deux. Le Cygne finit par sortir, il tendit la main pour prendre une serviette et ce la passer autour de la taille . . . mais il stoppa son geste. Sa confiance en Camus allait bien plus qu’au delà d’un disciple pour son maître. Il avait toujours suivit ses conseils. La seule fois où il était allé contre sa volonté il en souffrait encore malgré qu’il ait eut raison.
Hyoga s’approcha lentement de Ikki et comme hier soir posa sa main à plat sur le torse du phénix, par une pression assez poussée il le fit reculer. Le Japonais l’observa mi-étonné, mi-inquiet ne comprenant pas ce que cherchait à faire le Cygne. « Pour hier soir, c’est de ta faute. » murmura Hyoga. Ikki se retrouvait maintenant tout contre le lit, Hyoga continua à le pousser calmement pour le faire tomber à la renverse. Hyoga reproduisait les mêmes gestes que cette nuit. Il monta sur le lit à quatre pattes juste au dessus du phénix. « Je ne t’ai pas empêché de faire ce que tu voulais. Pourquoi n’es tu pas allé jusqu’au bout ? »
Ikki n’était pas vraiment le genre de personne à se laisser impressionner mais c’est vrai que son amour pour Hyoga et la prestance que dégageait le Cygne, lui faisait perdre assez régulièrement ses moyens. « Tu . . . Tu n’avais pas l’air prêt. »
« Je ne serais jamais prêt. » répondit aussitôt Hyoga. « Je n’y connais rien je l’avoue. Mais hier soir . . . il manquait quelque chose. J’ignore ce que c’était . . . »
« Hyoga !! Tu n’as même pas réalisé ce que cela voulait dire aller jusqu’au bout. »
« Cela ne doit pas être si terrible . . . même Camus le fait. »
Ikki encore allongé se redressa légèrement sur ses coudes. « Avant je veux qu’on en parle. »
« Pourquoi ? »
« C’est le genre de choses qui peuvent traumatiser à vie. » Ikki n’en dit pas plus mais implicitement il aurait voulu dire que Hyoga l’avait déjà été assez dans sa vie pour ne pas y ajouter un nouveau traumatisme.
Le Cygne se redressa et s’assit sur ses pieds, son regard était maintenant curieux. « Très bien. Explique moi. »
« Hier, tu m’as dit ne pas avoir comprit pourquoi tout le monde avait eut une réaction bizarre au fait qu’ils se soient imaginés que c’était toi le dominant. » Hyoga hocha presque imperceptiblement de la tête. « Être au dessus ou en dessous n’a pas vraiment d’importance, c’est plutôt dans le qui fait quoi. »
« Hier soir, j’étais sur toi mais c’était toi qui caressait, le dominant c’est celui qui dirige. » dit Hyoga pour montrer qu’il n’était pas totalement idiot.
« Hyoga !! » C’était dur de trouver les mots pour expliquer une telle chose à quelqu’un comme Hyoga. Il n’avait jamais prit Hyoga pour un idiot, mais sa naïveté et sa pureté était encore plus exceptionnelle que celle de Shun. Le jeune Russe avait vécu reclus tant d’années dans les neiges. On pourrait même dire, élevé avec encore plus de minutie qu’une vierge promit à devenir nonne. Ikki décida d’être un peu plus concret. « Hier soir, je t’ai caressé un endroit qui t’a choqué tu t’en rappelles ? » Un léger sursaut ce remarqua chez Hyoga, avant que ses pommettes rougissent légèrement. Ikki finit par se redresser complètement. Hyoga ne bougea pas, alors Ikki se glissa derrière lui. Il força le Cygne à venir contre son torse. Ikki crut que le Cygne allait se débattre légèrement surtout quand il le força à s’asseoir sur ses cuisses et à légèrement écarter les jambes, mais Hyoga ne bougea pas. « Tu n’as pas l’impression que nos deux corps pourraient s’emboîter parfaitement ? » murmura le phénix à l’oreille de son amoureux. Là il espérait que le Cygne comprendrait.
La réaction qu’eut Hyoga l’étonna un peu mais finalement il s’y attendait presque. Le Cygne se dégagea par un simple geste brusque et lui fit face, assis sur le lit. « Tu veux dire que . . . »
« C’est pour cette raison que je voulais en parler avant, Hyoga. »
Une intense concentration se dessina sur le visage du Cygne, il comprenait enfin tout. Il fallait lui laisser le temps d’assimiler. « Je croyais . . . » Hyoga hésitait mais Ikki le regardait calmement. Il posa simplement une main sur sa cuisse pour l’inciter à continuer, qu’il ne se moquerait pas, même si Hyoga lui avouait maintenant qu’il croyait encore que les enfants naissaient dans les choux ou qu’il croyait que c’était les cigognes qui les déposaient au pas de la porte. « Ce n’est pas uniquement quand une femme et un homme veulent un enfant ? »
Ikki eut un petit soupir de soulagement, Hyoga savait quand même que c’était possible. Il n’avait simplement pas imaginé ça entre deux hommes. Le phénix tellement amoureux ne pu s’empêcher de l’embrasser devant son air un peu surpris et gêné. « Hyoga en ce moment même, des milliers de personnes font l’amour sur la terre. Que ce soit un couple femme-homme, femme-femme ou homme-homme et sur ces milliers de personne il n’y a peut-être que 1 % d’entre elles qui désirent réellement avoir un enfant. » Ikki glissa légèrement pour se rapprocher. Il le fit lentement en faisant attention à stopper si Hyoga faisait le moindre geste de recul. Il le serra à nouveau contre lui, mais lui donna la possibilité de se dégager s’il le voulait. « Hyoga, c’est quelque chose de merveilleux. Ce serait vraiment du gâchis si on ne pouvait le faire que pour procréer. »
Le Cygne ne se dégagea pas mais brusquement d’une voix d’une froideur inquiétante répondit. « Tu veux que je tienne le rôle de la femme. » Ikki eut un sursaut plus par le ton que par ce qu’il avait dit. « C’est pour ça que cela étonnait tout le monde. Entre nous deux, c’est impensable que . . . »
Ikki se détacha brusquement et prit le visage de Hyoga entre ses mains. « Non !! » cria t il. « Il n’y a pas de rôle de femme à tenir, ni pour toi, ni pour moi. Hyoga !! Nous sommes deux hommes . . . Je suis un homme qui te désire et tu es un homme qui me désire. La seule raison qui ferait que tu aies le rôle du passif notre première fois serait ton inexpérience. » La vie sembla revenir dans les yeux du jeune Russe, rassurant Ikki. La voix du phénix se fit donc plus douce. « Je me moque de ce que pense les autres. Mon corps veut venir en toi pour te connaître au plus profond qui soit, de la façon la plus intime mais si ton corps à le même désir je m’offrirai à toi. Je n’ai jamais eut l’intention que notre amour ce fasse à sens unique. »
Le sourire qui naquit sur le visage de Hyoga finit de détendre Ikki. Il répondit au sourire et embrassa fougueusement son amant. « Je crois que c’est la déclaration d’amour la plus étonnante qu’on ait jamais entendu. » répondit enfin Hyoga.
« Je l’espère bien. Je veux que notre amour soit exceptionnel. »
« Très bien . . . alors apprend moi. »
« Tu as confiance en moi ? »
« Tu crois que je te laisserai prendre le contrôle de mon esprit si je n’avais pas confiance en toi ? Tu n’as même pas été fouillé dans mes cauchemars. »
« J’ai failli le faire, mais je me suis dit que tu m’en parlerais quand tu en aurais besoin. »
« Pardonne-moi. Je préfère les garder pour moi. »
« J’accepte que tu aies des secrets, mais ne me cache pas trop de choses . . . je risque de devenir jaloux. »
« Pour ça on est au même point. Toi aussi tu caches un fantôme. »
Ikki détourna le regard. Il ne voulait pas parler de ça maintenant. Ce n’était vraiment pas approprié. « Je n’ai pas envie de parler de la mort aujourd’hui, alors que je veux découvrir la vie avec toi. »
« Tu vas me montrer ce qu’est la vie à moi qui n’aies connu que la mort ? »
« Oui . . . et j’espère que tu vas aimer. »
Plus aucun mot ne fut échangé. Un même silence calme mais cette fois chargé d’une certaine électricité s’installa. Hyoga fixa ses prunelles cristallines dans le regard anthracite du phénix, et ne le lâcha plus du regard. Quoiqu’il se passa, quoi que fut la douleur ou le plaisir, Hyoga resta le regard plongé dans les yeux d’Ikki. Comme un défi ? Comme une acceptation ? Même Ikki ne pu le savoir.
Il avait allongé Hyoga confortablement sur le lit après son dernier mot et avait commencé des caresses douces et tendres. Il serait bien allé plus loin, comme venir lui sucer le torse ou carrément le prendre en bouche, mais . . . Il eut l’impression que Hyoga ne voulait pas couper le contact de leurs deux regards.
Est-ce que Hyoga y cherchait une réponse à ses questions ? Y cherchait il la confirmation de sa déclaration ? Ikki ne pu lui donner que ce qu’il avait déjà avoué. Un amour sincère et un désir ardent se lisaient dans son regard, pour l’instant rien d’autre. Pour une fois lui ne se posait plus de questions. Rien n’était important que le moment présent avec le Cygne dans ses bras. Et bientôt . . . il lui appartiendrait. C’était peut-être son côté dominateur, mais il avait voulu le posséder dès le premier regard qu’il avait posé sur lui. Ce fameux jour où il l’avait vu faire son entrée légèrement théâtrale dans le colisée. Il avait aimé sa prestance, son air farouche et sûr de lui. Oui, dès ce moment là il avait eut envie de soumettre cet être qui semblait sauvage et arrogant comme un Cygne.
Il n’avait jamais été question du sexe faible. Ikki ne l’avait jamais vu comme une femme. Pourtant une certaine fierté montait en lui en se rendant compte qu’il faisait partit des deux seules personnes qui avait réussit à l’apprivoiser. Il lui avait fallu de la patience . . . et de longs mois, mais maintenant il y était.
Pourtant rien ne fut précipité. Il savait que maintenant rien n’empêcherait ce qui devait arriver. Il était serein et confiant. Il caressa Hyoga un long moment sur tout le corps, attendant que le jeune Russe se laisse aller, qu’il laisse son corps tout ressentir. Ne jamais précipiter les choses avec un saint de glace, ça il l’avait apprit par Milo et constaté par lui-même.
Un léger voile de plaisir vint troubler les pupilles cristallines du Cygne et Ikki ne commença les choses sérieuses qu’à ce moment là. Il lui fit écarter légèrement les jambes avec ses genoux et glissa lentement sa main droite à l’intérieur. Il aurait peut-être pu expliquer un peu à Hyoga ce qui allait se passer, qu’il aurait un peu mal au début, mais il n’en vit pas l’utilité. Pourquoi l’inquiéter et le crisper maintenant alors que Hyoga verrait bien quand cela arriverait, en parler ne changerait rien.
Il lui caressa le pourtour quelques instants et l’embrassa tendrement alors qu’il entrait enfin un premier doigt. Sentant Hyoga à peine se crisper, Ikki pensa que c’était finalement une bonne chose qu’il n’y connaisse rien, cela évitait l’appréhension que généralement on avait à la première fois. Hyoga lui faisait confiance et donc s’inquiétait à peine, en plus le phénix pu voir dans ses yeux que le plaisir était encore bien présent grâce aux caresses qu’il continuait sur son corps avec son autre main.
Ils avaient toujours fait beaucoup de choses en silence ces 5 derniers mois. Le silence était devenu normal pour eux. Peu bavards l’un et l’autre, ils avaient été obligés de beaucoup parler ces derniers jours, s’exprimer pour faire comprendre ce qu’ils attendaient, ce qu’ils désiraient de l’autre. Le silence qui se réinstallait maintenant avait quelque chose de rassurant, d’apaisant, aucun des deux n’allaient le briser . . . Sauf peut-être pour gémir son plaisir.
Ikki ne s’attarda pas trop. Il avait préparé Hyoga avec précaution, mais ne le sentant pas vraiment se crisper, il décida de ne pas attendre plus. Ses deux mains glissèrent jusque derrière les genoux et fit tout en même temps remonter et plier les jambes sans précipitation. Laissant même le choix à Hyoga de stopper son geste s’il le voulait. Mais Hyoga se contenta d’obéir à la demande tactile sans le quitter du regard.
Ikki ne mit pas longtemps à venir se positionner devant l’orée de son plaisir et le pénétra lentement, très lentement. Ses yeux se fermèrent sous le plaisir de se sentir enfin en Hyoga, un frisson incontrôlable remontant même sa colonne. Quand il fut au plus profond, il rouvrit lentement les yeux pour voir que le Cygne ne l’avait pas quitté du regard. Une légère grimace était sur son visage fin, mais Hyoga prit une grande inspiration et son visage se ferma. Le Cygne était comme ça, il ne fallait pas que quelqu’un voit qu’il avait mal. Ikki le savait heureusement. Il embrassa Hyoga, espérant le détendre et se retira . . . aussi lentement qu’il était entré. Il ne voulait pas blesser le jeune Russe. La douleur était une chose quasi-inévitable, mais il ne voulait pas le blesser. Alors il allait le dilater de cette façon. Il rentra à nouveau calmement tendrement, jusqu’au bout, puis il ressortit. Il recommença deux autres fois, gardant le contrôle de son propre corps qui voulait autre chose, plus vite, plus profond.
Il su enfin que Hyoga ressentait autre chose que de la douleur quand il le sentit frissonner sous lui et que ses mains se fermèrent comme prit d’un spasme. Hyoga venait de ressentir une chose nouvelle, une chose inconnue. Il avait enfin Hyoga pour lui, il était enfin en lui. Ikki resta un instant sans bouger, par plaisir, et pour laisser le temps à Hyoga de se remettre de sa première sensation.
Ikki avait à nouveau rivé son regard dans celui du Cygne et eut un petit sourire en coin, pour faire comprendre que ce n’était que le début, que le plaisir allait le submerger. Oui il voulait offrir ça à Hyoga.
Tendrement il commença ses mouvements, un va et vient constant et très doux. Le désir revint dans les prunelles cristallines, Ikki ne cacha pas son propre plaisir sur son visage. L’étau autour de son sexe, c’était si bon, que Ikki se mit presque à espérer que Hyoga reste toujours aussi serré. Il avait l’impression que ces dernières années il n’avait que vécu pour ça. Que pour ces quelques minutes de plaisir en Hyoga.
Il augmenta encore un peu la cadence sans pour autant être brusque. Des petits soupirs de plaisir lui échappèrent, mais il tenta de les rendre les plus silencieux possible. Ce fut donc l’étonnement le plus total quand Hyoga se laissa aller, ou peut-être que le plaisir devenait trop puissant pour le cygne pas du tout habitué à ça. Oui Hyoga rompit le silence, par plus que des soupirs. Par de vrai sons de plaisirs incontrôlables. « Han !! Han . . . Han. » Une chose pas vraiment conseiller de faire si on ne voulait pas exciter encore plus son amant.
Et Ikki craqua, ses mains qui avaient tentées de continuer des caresses agréables pour le Cygne retournèrent sous les genoux et lui remontèrent encore plus les jambes, essayant d’aller encore plus loin alors qu’il augmentait encore la cadence, allant maintenant à un rythme presque frénétique.
Le plaisir c’était ça, et le phénix sentit Hyoga pas loin de l’orgasme quand il le vit se mordre la lèvre inférieure. A ce moment s’il n’avait pas été lui-même si près de la jouissance il aurait parlé pour que Hyoga ne fasse pas ça, il allait se blesser, surtout quand l’orgasme arriverait. Il ne pu que l’embrasser, juste à temps, Hyoga se contracta et jouit entre leur deux ventres, mordant en même temps jusqu’au sang la lèvre de Ikki.
Le phénix rejoignit son amant dans la jouissance, faisant pousser un petit cri presque féminin à Hyoga, dont il eut à peine conscience. Il s’écroula sur son amant et sombra dans l’inconscient sans même avoir eut le réflexe de se retirer.
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Deux petits coups furent frappés à la porte de leur chambre. Ikki grogna mais n’émergea pas de suite. Il resserra son étreinte sur le Cygne qui maintenant était réellement son amant et fut sur le point de se rendormir. Malheureusement deux nouveaux coups furent frappés un peu plus fort. Ikki ouvrit lentement les yeux et tomba directe sur le visage endormit et paisible de Hyoga. Le jeune Russe n’était pas prêt de se réveiller vu qu’il avait utilisé son illusion. Ikki posa son index sur le front entouré de cheveux blonds et annula ce qui faisait dormir comme un bébé son amant. La personne derrière la porte commença à s’impatienter et frappa encore deux coups plus brefs et plus forts.
« Oui, voilà. J’arrive. » grogna Ikki en se levant. Il passa vite fait un pantalon et entrouvrit la porte, juste pour qu’il puisse passer. Il referma minutieusement la porte derrière lui, alors que Shun le regardait mécontent.
« Je peux savoir pourquoi vous n’êtes pas venus hier soir ? »
Ikki fronça un peu les sourcils. « Quelle heure est-il ? »
« 8 heures. On vous a attendus toute la soirée. »
Ikki ne se rappela que maintenant de ce que parlait son petit frère. « Shun, je ne t’avais rien promis. Je t’avais dit qu’il fallait que j’en parle à Hyoga avant. »
Andromède semblait scruter son visage, il s’approcha d’ailleurs légèrement pour mieux regarder. « Tu t’es disputé avec Hyoga ? »
« Hein ? Pourquoi tu t’imagines ça ? »
« Tu t’es éclaté la lèvre. Il t’a donné un coup ? » Par réflexe Ikki se passa la langue sur la lèvre inférieure et ne pu que constater qu’il avait le goût du sang. Il garda bien le silence sur la véritable raison qui faisait que sa lèvre était fendue . . . surtout que . . . Ikki réfléchit un instant et se rendit compte que Hyoga devait avoir à peu près la même blessure vu qu’il lui avait fait l’amour une bonne partie de la journée d’hier et de la nuit, et que Hyoga à chaque fois se mordait la lèvre.
Il fallait qu’il trouve un mensonge, un truc qui tienne la route. « A l’entraînement, hier. On a voulu tester un truc et nous nous sommes télescopé. Hyoga aussi à la lèvre fendue. »
Shun fronça légèrement les sourcils mais chez lui cela avait quelque chose d’un peu comique. « Premièrement vous n’êtes pas allés à l’entraînement hier. Vous n’êtes pas sorti de votre chambre de la journée. Et deuxièmement, tout le monde est au courant que . . . »
« Que quoi ? » s’énerva un peu le phénix. Est-ce que quelqu’un les avaient entendus et avait été s’amuser à tout raconter.
« Qu’en ce moment entre Hyoga et toi cela ne ce passe pas super bien. »
Ikki soulagé, décida d’avoir la réaction de l’indifférence. Il haussa les épaules en disant. « On a eut une dispute l’autre jour. Cela arrive à tout le monde. Ça c’est arrangé. » Mieux qu’arrangé, cela n’avait jamais été aussi bien entre eux que maintenant.
« D’accord. » Shun sembla se détendre. « Vous venez ce soir alors ? »
« Non !! » Andromède sursauta sur le ton précipité et sec de son grand frère.
« On est pas sortit hier parce qu’on avait besoin de parler tu comprends. On c’est rendu compte qu’on ne passait pas vraiment de temps ensembles rien que tout les deux. Alors . . . on voudrait s’isoler un peu, tu vois ? »
Shun eut un sourire très joyeux et compréhensif pour Ikki. « Oui, bien sûr. On se fera un repas dans quelques jours alors ? »
« Avec plaisir, dans 3, 4 jours. » Il aurait tout le temps pour profiter de Hyoga ainsi.
« Oki, biz. » Shun déposa un baiser sur la joue de son grand frère et s’éloigna en faisant un petit signe de la main.
Ikki attendit d’être sûr qu’il était bien parti, entrouvrit sa porte, prit la clef et ferma à double tour. Hyoga en avait encore pour une grosse demi-heure pour émerger. Il ne voulait que personne ne le dérange, ou tente quelque chose. Ikki partit d’un pas tranquille vers les cuisines pour aller chercher un copieux petit déjeuner.
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Camus avançait lentement dans les couloirs du bâtiment. Son pas était comme d’habitude silencieux et félin. Cela faisait 4 jours qu’il n’avait pas vu Hyoga, c’était assez exceptionnel pour qu’il s’en inquiète mais c’était surtout la rumeur disant que les deux hommes quittaient à peine leur chambre qui l’avait décidé à aller voir ce qui se passait. En plus d’après Shun, Ikki ne répondait même plus quand quelqu’un venait frapper à leur porte.
Le verseau continua sa route lentement, il ne croisa pratiquement personne. On était le matin et tous les apprentis étaient à l’entraînement. C’était l’après-midi que c’était plus vivant, les personnes allant et venant librement, à l’extérieur comme à l’intérieur.
Par un hasard chanceux, au moment où il arriva à portée de vue de la porte des deux amants, celle-ci s’ouvrit. Ikki sortit avec précaution, faisant apparemment attention de ne pas faire de bruit et de ne pas se faire trop remarqué. Camus ne se cacha pas, mais ne fit rien pour que le phénix le voie. C’est avec étonnement qu’il vit Ikki fermer la porte à clef. Drôle de geste si Hyoga était encore à l’intérieur. Une idée saugrenue traversa l’esprit du Français. Est-ce que Ikki séquestrait Hyoga ? C’était vraiment improbable et même de la part de Ikki, plutôt compliqué, Hyoga ne serait pas du genre à se laisser faire.
Heureusement, Ikki partit dans le sens opposé sans même s’être rendu compte de sa présence. Camus après un petit instant de réflexion, s’approcha de la porte et gela la serrure. Il vérifiait c’était tout. Si Hyoga n’était pas là, il réparerait et ferait ses excuses.
Il donna un petit coup avec le plat de la main et la porte s’ouvrit sans difficulté. Les volets n’étaient pas fermés mais on avait tiré le rideau ce qui mettait la pièce dans une sorte d’atmosphère feutrée.
Camus aperçut de suite la forme sur le lit et s’approcha. « Hyoga ?!! »
La forme bougea doucement, mais semblait avoir du mal à émerger. Camus s’assit sur le bord du lit et retourna Hyoga pour voir s’il allait bien. Le jeune Russe semblait lutter contre quelque chose. Comme si on l’avait . . . Drogué ? Ikki l’avait drogué ? Camus souleva légèrement son ancien disciple et lui tint la tête droite. Il tenta de regarder les pupilles, elles avaient l’air normale. Hyoga semblait juste épuisé. C’était assez étonnant quand même.
Dès qu’il lâcha la tête, elle partie vers l’arrière comme si elle était trop lourde pour le Cygne. Camus commençait vraiment à s’inquiéter. Qu’est ce que lui avait fait Ikki ?
Il leva le bras et . . . Tellement concentré il n’avait pas sentit que Ikki revenait. Ce dernier lui attrapa assez brusquement le poignet. « Ne fais pas ça. »
« Comment ? »
« Tu allais le gifler ? Il ne faut pas le réveiller brusquement. »
« Qu’est ce que tu lui as fait ? » Ikki sans répondre lui lâcha le bras et dégagea Hyoga pour le réinstaller confortablement sur le lit. « Ikki !! Pourquoi Hyoga a l’air comme drogué ? »
« J’utilise mon illusion pour le faire dormir, pour éviter . . . » Ikki hésita. Il ne savait si Camus était au courant des cauchemars du Cygne. « C’est assez efficace mais le soucis c’est que le matin il lui faut une grosse demi-heure pour émerger. »
« C’est pour ça que tu fermes à clef. »
Ikki acquiesça de la tête. « Je crois que ce serait plutôt dangereux de le réveiller brusquement. »
Camus poussa un profond soupir. « Moi qui m’étais imaginé n’importe quoi. Je croyais que tu le séquestrais parce qu’il ne voulait pas coucher avec toi. » Ikki fit une drôle de tête, surpris que Camus ait pensé ça mais surtout qu’il lui avoue. Camus ne s’en préoccupa pas. Il passa une main tendre sur le front de son ancien disciple. « Ton illusion ? C’est pour ses cauchemars ? »
« Tu es au courant ? » s’étonna le phénix.
« Il a toujours fait des cauchemars, sans doute depuis le jour de la mort de sa mère. »
« Tu sais en quoi ils consistent ? »
« Tu n’es pas allé voir ? » Ikki fit non de la tête. « Il revit sa mort, ma mort, celle d’Isaak. Il doit également imaginer la tienne et celle de Shun. Enfant il se réveillait en hurlant et il restait plusieurs heures le regard hagard. »
« Tu as trouvé comment faire partir ces cauchemars, n’est ce pas ? »
Le visage de Camus se ferma. Il se leva du lit et s’éloigna pour partir. « C’est à toi de trouver ton propre moyen pour arrêter ses cauchemars. » Camus fit volte face et posa sa main sur la poignée de porte. « Et sortez un peu. Tout le monde est entrain de se poser des questions. »
« On devait rattraper le temps perdu. » dit presque inconsciemment Ikki, qui regardait Hyoga toujours endormit.
Camus qui avait commencé à ouvrir la porte la lâcha et se retourna comme surpris. Il revint près du lit et regarda plus attentivement son disciple. « Tu es entrain de me dire que cela fait 4 jours que tu lui fais l’amour ? » Ikki fixa étonné Camus sans répondre. « Mais tu es inconscient ma parole. » cria presque le verseau. « Les premières fois il faut y aller petit à petit et espacé. » Sans que le phénix puisse réagir Camus prit Hyoga dans ses bras, enroulé dans le drap.
« Mais . . . J’ai fait attention. Je ne l’ai pas blessé. »
« Je ne te parle pas physiquement. Je ne peux pas t’expliquer mais cela peut être dangereux pour Hyoga d’avoir trop d’émotions d’un coup même si elles sont bonnes, surtout si elles sont bonnes. »
« Quoi ? » Camus ne lui laissa pas le temps de réaliser. Il sortit de la chambre et la fit claquer juste derrière lui. Il la bloqua avec son cosmos de froid pour lui laisser le temps de s’éloigner avec Hyoga dans ses bras. 3 secondes et on entendit Ikki tambouriner comme un fou.
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Ikki fulminait. Shun, Saga et Kanon le scrutait du coin de l’œil. « Mais . . . C’est Hyoga qui t’a enfermé dans la chambre ? » demanda son petit frère
« Non !! » hurla Ikki. « C’est son satané maître. »
« Mais pourquoi Camus t’aurait bloqué dans la chambre ? » fit Kanon trop curieux pour se taire.
« Il est devenu fou. Il a kidnappé Hyoga et m’a enfermé pour ne pas que je l’en empêche. » Les jumeaux et Shun se jetèrent des petits regards inquiets. Cette histoire ne tenait vraiment pas debout. « Où est ce qu’il est ? »
« Hyoga ? »
« De toute façon pourquoi je demande. Il a du aller se planquer en Sibérie. »
Shun attrapa le bras de son frère. « Je t’en prie Nissan. Calme toi. » Saga s’approcha car il voulait aider son amant à retenir le phénix. « Il doit y avoir une raison à tout ça. Camus ne recherche que le bonheur de Hyoga. C’est son grand frère comme tu es le mien. »
« Je n’ai fait aucun mal à Hyoga. » hurla le phénix. Il l’avait fait avec une telle rage que les trois personnes présentes sursautèrent.
Saga décida de tenter de régler les choses. « Ecoute Ikki. Je suis plus diplomate que toi. Laisse moi retrouver Camus et je lui parlerai. » Shun tira un peu plus sur le bras du phénix et lui envoya un regard suppliant pour qu’il accepte. Heureusement que Andromède avait cette faculté de lui calmer les nerfs. Hyoga aussi arrivait généralement à le calmer.
« D’accord. » grommela Ikki en attrapant son frère par les aisselles et en le posant sur ses épaules comme lorsqu’ils étaient enfant. « Mais c’est seulement parce que je ne veux pas avoir la mort du maître de Hyoga sur les mains. »
« Je vais régler ça. » rassura Saga autant pour rassurer Shun que pour calmer Ikki. Le gémeau partit d’un pas rapide suivit par son jumeau.
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Deux jours !! Deux jours sans le corps de Hyoga, sans sa chaleur, sans sa douceur. Ikki devenait complètement fou. Il fallait tout le calme, toute la patience et toute la persuasion de Shun pour calmer son frère. Saga était allé en Sibérie mais était revenu assez vite en disant qu’il ne les avait pas trouvé. Ikki fulminait contre Camus, tout en étant complètement paumé. Il ne comprenait pas ce qui avait poussé le verseau à faire ça. Il n’avait aucunement blessé Hyoga. Le Cygne pendant ces 4 jours d’étreinte avait été plus beau, plus chaleureux, plus fougueux, plus vivant que jamais. Il avait de lui même réclamé des caresses, des baisers. Il l’avait laissé parcourir entièrement son corps. Il avait accepté sa chaleur et sa fougue. Pourquoi Camus avait il dit que c’était dangereux ? En quoi trop aimer quelqu’un pouvait il être dangereux si c’était réciproque ? Car oui pendant ces 4 jours il avait fait l’amour à Hyoga. Il lui avait fait découvrir le plaisir et la volupté, mais il l’avait laissé se reposer, et il ne l’avait jamais forcé quand il sentait que le Cygne avait eut besoin d’apaisement de ses sens.
Ce qui le rendait fou, c’était ce qu’avait fait Camus. Pourquoi c’était il cru obligé de lui enlever Hyoga ? Pourquoi le lui retirer si brutalement et sans même dire où ils étaient ? Ikki était quand même assez intelligent et si le Français lui avait simplement dit qu’il ne devait plus toucher Hyôga quelques jours par précaution, il l’aurait fait. Mais ça . . . . Lui voler Hyoga . . . . Il ne le supportait pas.
« Bonjour !! » Ce timbre. Cet accent si particulier et carrément unique du aux nombres de langues qu’il savait parler. Ikki se retourna brusquement. Hyoga était là, à quelques mètres. Un fin sourire sur son visage, il avançait lentement vers eux. Ikki fut incapable de bouger, regardant son amant comme une apparition divine. Shun, Saga, Kanon et Shiryu eux étaient fixés sur le phénix avec appréhension, craignant un peu sa réaction. « Que faites vous de beau ? » demanda gentiment le jeune Russe, ne remarquant pas apparemment le silence qui c’était installé.
Et c’était tout ? Ikki n’en croyait pas ses yeux. Il n’avait pas le droit à un baiser, même sur la joue ? Hyôga ne lui avait même pas envoyé un regard qui aurait pu vouloir dire quelque chose. Leur histoire était elle déjà finie ? Tout ça parce qu’il avait été trop . . . amoureux ?
Shun une fois rassuré que son grand frère n’aurait pas de réaction violente, se tourna vers le Cygne avec son sourire habituel. « Bonjour !! Mais tu étais où ? On t’a cherché partout. »
L’étonnement le plus sincère se mit sur le visage de Hyôga, il se tourna légèrement vers les escaliers sacrés. « Au temple du Verseau, mais . . . . Pourquoi vous me cherchiez ? »
« Tu étais au temple du verseau pendant ces deux jours ? » s’étonna Kanon.
« Bah oui . . . . Ikki ne vous a pas expliqué ? » Le cygne se tourna vers son amant avec une certaine interrogation.
Expliqué ? « Expliqué quoi ? » hurla le phénix.
Hyoga eut un sursaut de surprise. « Que Camus m’a emmené pour m’aider a supporté la chaleur que tu dégages la nuit. »
Ce fut une exclamation collective qui retentit. « Hein !!?? »
« Mais c’est quoi cette histoire ? » ajouta le phénix. Le jeune Russe pencha légèrement la tête sur le côté, Ikki le connaissait bien maintenant pour savoir que c’était une réaction qui trahissait un étonnement encore plus grand que le leur. Ce simple mouvement de tête calma, sans raison apparente, la colère du phénix. « D’accord !! » Il se tourna vers son frère et ses amis. « On a été un peu idiot quand même, personne n’a pensé à aller voir au temple du verseau ou penser à demander à Milo s’il savait où ils étaient. » La gêne se lu sur tout les visages. Oui, ils c’étaient imaginés que le verseau avait emmené Hyoga dans un endroit où ils ne le retrouverait pas. Personne n’avait pensé à aller au plus simple.
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« Qu’est ce que tu as fait à Hyoga ?? » Ikki était rentré comme une furie dans l’appartement du 11ème Oïkos, se moquant éperdument que le verseau était peut-être occupé. D’ailleurs Camus était bel et bien occupé. Dans les bras de son amour ils ne semblaient être pas loin d’aller faire un câlin intime. « Pourquoi tu l’as fait redevenir frigide ? »
« Je n’ai rien fait de tel. » répondit calmement Camus en quittant les bras de son amant et venant doucement vers le phénix.
« Il n’est plus comme avant. »
« Il a toujours été ainsi. »
« Non, tu sais que non. Il . . . . J’avais réussit à ce qu’il s’ouvre à moi. »
« C’est trop dangereux pour lui. Je sais que tu l’aimes mais comprend que . . . . »
« Comprendre quoi ??? » hurla Ikki. « Que tu es jaloux ? Que tu ne veux pas laisser Hyoga m’aimer ? »
« Ikki !! » Le verseau eut un air des plus touché par les paroles du phénix. Ikki qui avait dit les mots sous la colère fut étonné et presque choqué en croyant être tombé juste. « Tu ne comprends donc pas que j’ai fait ça pour vous ? »
« Pour nous ?? »
« Ikki réalise un peu. Il se croit responsable de la mort de sa mère, il m’a tué et a tué Isaak. J’ai réussit à enfouir tout ça, Cela fait des années que je l’aide à maintenir tout ça et toi . . . . Tu . . . Tu étais entrain de tout faire ressortir, tout d’un coup, c’était sur le point de le rendre fou. » Camus envoya un regard des plus tendre au phénix comme s’il s’agissait d’un troisième petit frère. « Tu as le droit de l’aimer, de lui faire l’amour. Je suis même persuadé que cela l’aidera pour qu’il finisse par oublier, à se sentir moins coupable mais . . . . Tu dois le faire petit à petit, avec précaution. Car quand tu l’obliges à ressortir de bonnes émotions comme l’amour, le plaisir, en même temps tu lui fais libérer tout ce qu’il a enfouit. »
Ikki eut un grognement, puis il explosa de nouveau. « Mais pourquoi tu ne m’as pas expliqué tout ça avant ? J’ai l’air si idiot que ça ? J’aurai fait attention si tu m’avais tout dit quand on a commencé à être ensemble. »
« Je voulais te le dire au tout début mais tout semblait ce passer très bien. Hyoga devenait de plus en plus heureux, simplement à l’époque je ne savais pas que vous n’aviez pas encore de rapport intime. »
Ikki grogna à nouveau et s’effondra sur le canapé où ce tenait Milo qui avait tout suivi sans piper mot. « Tu n’étais pas obligé de me l’enlever quand même. » bougonna t il. « Pendant deux jours. » Il insistait bien sur les deux jours.
Camus s’approcha et posa sa main sur l’épaule du Japonais, il le regarda dans les yeux pour qu’il y voit toute sa sincérité. « J’ai fait le plus vite que j’ai pu. Tu avais fait de gros dégâts quand même en lui donnant du plaisir pendant 4 jours. »
« Va le rejoindre, allez. » parla enfin Milo avec douceur. « Hyoga n’est pas un être de passion mais il t’aime. »
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Il t’aime ? Il fallait dire qu’il doutait beaucoup des derniers mots du scorpion depuis quelques jours. Il n’y avait jamais vraiment cru. Ce n’était pas quelque chose qui correspondait à Hyoga l’amour. Enfin si on réfléchissait bien à aucun d’entre eux. Le problème c’est que les autres ne l’intéressait pas. Il n’y avait que Hyoga dans son monde à lui. Simplement à cet instant, perdu dans cette immensité d’eau, Hyoga nageant à ses côtés, il réalisait que dans le monde de Hyoga, il n’avait pas forcément sa place. Il avait toujours vu et croyait avoir comprit la complicité qu’il y avait entre Shun et le Cygne. Pourtant là, il se disait faire fausse route. Hyoga nageait mais était à peine conscient qu’il était à ses côtés. Ses yeux ne lâchaient pas une silhouette qui courrait sur la plage. Une silhouette qui même de loin, ils savaient tous les deux de qui il s’agissait. En se rapprochant, ils n’eurent que confirmation et ils purent savoir ce que faisait le jeune bronze. Il semblait s’amuser à une sorte de partit de chasse, les jumeaux gémeaux lui courant après comme des adolescents en pleine montée d’hormones. Et même si c’était des plus étonnant, les trois riaient comme s’ils n’avaient jamais connu le malheur.
Eux étaient dans cette mer à la marée montante, coupés du monde comme il aurait aimé, mais pas ensembles comme il l’aurait souhaité. Hyoga semblait obnubilé par ce qui se passait sur la plage, son regard ne semblait pas arriver à s’en détacher.
Depuis le retour tout aussi brusque que son enlèvement, ils avaient à peine parlé, mais ça c’était normal. Ils n’avaient pas fait l’amour non plus, où échanger un baiser. Ikki se retrouvait au point de départ de leur relation, en pire même avait-il l’impression. Il n’y avait plus d’espoir. Il avait cru en quelque chose de fort avec Hyoga. Il découvrait que cela avait été un joli rêve. Maintenant il revenait les pieds sur terre et s’était des plus douloureux l’atterrissage dans le monde réel. Un beau plaquage sur une mer déchaînée. Autant ne pas retenter le saut, cela ferait beaucoup mal, pour les deux. Ikki s’éloigna discrètement du Russe, mais à première vu même s’il avait fait tout un foin, Hyoga n’aurait pas réagit. Ses yeux restaient rivés sur la plage, conscient de ne rien d’autre qu’un certain jeune homme aux cheveux verts.
Ikki s’éloigna petit à petit, prenant la direction de la plage lentement, se retournant de temps en temps vers Hyoga, espérant …. L’espoir quel drôle de sentiment l’espoir. Un sentiment qui vous donnait l’impression pendant un temps que tout pourrait aller bien, avant de souffrir encore plus. Il était aussi utile à Hyoga qu’un radiateur en plein mois d’Août.
Arrivé sur la plage, Ikki se retourna une dernière fois. Hyoga était toujours fixé de l’autre côté de la plage, vers Shun. Le phénix ferma les yeux, et sans prévenir personne quitta la plage comme il était, en short. Sa décision était prise, il n’avait jamais voulu forcer Hyoga en quoique ce soit et encore moins sur ses sentiments. Il prit tranquillement la direction de la chambre qu’il avait occupée seul, puis avec Hyoga.
Qu’il avait été naïf de croire qu’il pourrait apprivoiser un saint de glace. Il était de cette catégorie d’être à préférer mourir que de vivre enfermé par une quelconque relation. Il le comprenait. Il avait été ainsi pendant une longue période. La solitude avait simplement fini par le lasser. Il savait pourtant que Hyoga ne quitterait jamais son esprit. Et que tout lui serait fade à partir d’aujourd’hui.
Arrivé dans la chambre, il ne s’attarda pas. Il ouvrit le placard et sortit de tout au fond, presque caché, un vieux sac à dos miteux, rapiécé de partout. Une des lanières n’existait même plus et l’autre était raccommodée grossièrement. Ce vieux sac il le trimballait depuis des années. C’était son seul compagnon dans ses errances. La seule véritable chose à laquelle il tenait, tout simplement parce qu’il venait de Shun. Son petit frère adoré était heureux maintenant et bien entouré. Il ne souffrirait pas de son absence.
Le phénix se mit à remplir son sac de quelques vêtements, tout en réfléchissant qu’il devrait faire un tout aux cuisines pour prendre quelques provisions. La porte s’ouvrit d’un geste brusque, poussée par une force qui ne s’était pas contrôlée. Ikki fut surpris, mais ne se retourna que lentement vers elle.
Face à lui, se tenait Hyoga, légèrement essoufflé, l’eau dégoulinant encore de ses cheveux. Vu que lui avait réussit à sécher sous le soleil rien que pendant le chemin, sans même utiliser son cosmos, il se rendit compte que le Russe avait couru vite.
Le cygne aperçut le sac et ce que Ikki était entrain d’y mettre, mais il ne posa aucune question. Il en aurait posé, le Japonais se serait décider à lui donner des explications, mais si Hyoga ne se donnait même pas la peine de lui demander pourquoi ferait il l’effort d’essayer de ce faire comprendre.
Hyoga récupéra vite le calme de sa respiration. Toujours dans ce silence qui leur correspondait, il prit une serviette et s’essuya sommairement avant de se rhabiller avec un tee-shirt et un jean trouvé rapidement dans leurs affaires propres. Ikki avait fini son sac et avait bien l’intention de partir. Il aurait préféré avoir eut le temps de s’en aller avant que quelqu’un se rende compte de son absence au point de le chercher. Il détestait les au revoirs et encore plus les adieux. Il n’avait jamais su les faire sans faire du mal. Voilà pourquoi généralement il partait sans prévenir. Une fois lui aussi habillé convenablement, il prit la direction de la sortie sans rien dire. Hyoga avait bien comprit son intention de partir. Il n’avait pas à mettre les points sur les i, c’était évident.
Pourtant lorsqu’il quitta la petite pièce, Hyoga marcha sur ses pas. Il se retourna étonner de cette attitude. « Qu’est ce que tu fais ? »
« Je viens. » répondit le Cygne calmement comme s’il s’agissait d’une évidence.
« Je quitte le sanctuaire. Je ne supporte plus d’être ici. »
« J’ai comprit. »
« Tu ne viens pas avec moi. » Sa phrase sembla étonner son compagnon, mais Hyoga ne réclama toujours pas d’explication. Il resta là à le regarder. Ikki cru qu’il avait comprit. Il reprit donc sa route, prenant la direction des cuisines. Il avait parcourut une petite distance quand il se retourna à nouveau, se sentant suivit. Hyoga était toujours derrière lui, un peu plus loin, mais toujours là. « Je ne veux pas que tu viennes avec moi. Tu as comprit ? »
Au lieu de demander des explications, Hyoga se contenta de dire. « Je suis avec toi. » Il ne savait quelle signification Hyoga donnait à cette phrase. Cela le perturba une seconde avant qu’il se reprenne.
« Pourquoi n’est tu pas resté à la plage ? Je n’aime pas dire au revoir. »
« Je savais que ce jour viendrait tôt ou tard. J’ai prévenu les autres que je te suivrai s’il arrivait. »
« Qu’est ce que tu dis ? » Ikki n’en avait pas cru ses oreilles. Et d’ailleurs il n’eut pas le temps que son cerveau l’imprime.
« Tu n’as jamais réussit à vivre en communauté très longtemps. Je savais que ce n’était qu’une question de temps avant que tu ressentes le besoin de repartir. »
« Et tu as dit aux autres que tu me suivrais ? »
« Oui ! »
« Quand ? »
« Quelques semaines après notre premier baiser. » Hyoga encore une fois avait dit ça d’un naturel qui décontenançait Ikki. Est-ce que cela voulait dire que Hyoga avait prit cette décision il y avait plusieurs mois ? Lorsque lui-même n’était pas sûr des sentiments du Cygne. Alors que lui était en plein doute, Hyoga avait planifié de rester avec lui quoiqu’il arrive ?
« Tu…Tu ne veux pas rester avec Shun ? »
« Il est grand maintenant. Il sera un peu triste, mais Saga sait très bien le réconforter. »
« Non, ce n’est pas ce que je veux dire. Tu ne préfères pas rester avec Shun ? »
« Je ne comprends pas ce que tu veux dire. »
« Moi aussi je ne comprends plus rien. » cria Ikki oubliant qu’ils étaient dehors et qu’il y avait du passage. « Pourquoi ces derniers jours regardes tu mon frère comme si tu mourrais d’amour pour lui ? »
« Comment ? » Le visage de Hyoga exprima l’incompréhension totale et quelque part comme s’il sentait outré qu’Ikki ait imaginé une chose aussi absurde.
« Depuis que tu es revenu, tu ne regardes que Shun. Tu le dévores des yeux. Je n’existe même plus. » Il s’était un peu calmé, se sentant juste complètement largué par la situation.
« Je ne suis pas amoureux de Shun. »
« Alors pourquoi… ? »
Hyoga baissa légèrement la tête, comme gêné. « Je l’envie. » murmura t il.
« L’envie ? » répéta Ikki qui avait réussit par miracle à entendre. « Tu trouves que je ne t’aime pas assez ? Saga sait mieux l’aimer que moi ? »
« Non !! Ce n’est pas ça. Je… Je voudrais être comme lui. Je voudrais être aussi expressif que lui, avoir la possibilité de dire tout ce qui me passe par la tête. Moi… je n’arrive pas à trouver les mots pour te dire ce que je ressens. Je n’ai même pas réussit à te dire pardon pour ce qui s’était passé avec Camus. J’ai été incapable de te dire…tout le bien que cela m’a fait pendant ces quelques jours ou enfermés dans cette chambre…Je n’ai eut qu’à t’aimer, sans penser à rien d’autre. »
« Je croyais…Camus a dit que cela t’avait fait du mal. »
Hyoga détourna le regard, comme facilité à parler en ne le voyant pas. « Cela a fait du mal à mon âme. Quand tout à été fini, j’ai…culpabilisé d’avoir oublié tous les malheurs que j’avais provoqué dans la vie des autres. Je me sens coupable d’être heureux…»
« Tu crois être le seul à culpabiliser ? » Ikki eut un geste d’énervement qu’il ne pu réprimer. « Tous les jours que Dieu fait, je ne peux pas m’empêcher de penser que je ne te mérite pas. Tu es de ces personnes que l’on observe de loin sans jamais oser les approcher et les toucher. Pas parce que tu parais fragile, mais parce que tu es si… si pure. Je ne veux pas te souiller par ce que je suis, en étant avec toi. Mais d’un autre côté… je suis incapable de m’éloigner. J’ai besoin de me brûler les ailes à ta pureté parce que je t’aime. Il n’y a rien de concret, rien d’explicable. Je ne suis heureux qu’avec toi, alors… si tu décides de ne pas être heureux, parce que cela te rend coupable. Je ferais le même choix… parce que de toute façon sans toi je ne le serais pas, je ne le pourrais pas. »
Ikki s’attendait au moins à une réponse. Pourquoi Hyoga restait là sans rien dire, comme gêné par ses paroles ? Il avait enfin pu dire ce qu’il avait sur le cœur et comme à son habitude le Cygne de réagissait pas. Il se sentit complètement démoralisé, complètement dépassé. Pourtant un dernier sursaut d’envie de sauver leur couple le fit rester quelques secondes de plus. Il aurait pu faire comme il avait toujours fait. Tourner les talons et partir sans un regard en arrière.
Le silence fut si long qu’Ikki cru avoir perdu. Il allait partir… définitivement cette fois quand, Hyoga murmura. « Je voudrais te montrer quelque chose. »
« Montre-moi !! » Ikki avait essayé de rester normal de ne pas laisser paraître tout le soulagement que cela lui faisait que le Cygne l’ait retenu, même de cette façon.
« Tu as dit que tu attendrais que j’accepte pour lire mes rêves. »
« Oui, je ne veux pas te… »
« Je veux que tu lises mes rêves. »
Ikki jeta de petits regards inquiets autour d’eux. Ils étaient en plein milieu du sanctuaire. « Ici ? »
Hyoga fit un geste des plus inhabituel pour eux, même s’ils sortaient ensemble depuis plus de 6 mois. Il lui prit la main tendrement et le tira derrière un rocher. « Rentre dans mes rêves. »
La demande chez Hyoga à cet instant avait comme une vibration d’imploration. Le cygne lui implorait d’entrer dans ses rêves. Qu’allait-il y découvrir ? Ikki avait toujours attendu cet instant, mais là il redoutait. Il ne voulait pas y voir qu’il n’y avait pas sa place. Il savait que Hyoga ne faisait que des cauchemars, mais il aurait voulu pouvoir les faire disparaître en prenant une part de plus en plus importante dans la vie du Jeune Russe.
Ikki lâcha doucement la main de Hyoga, qui comme la première fois qu’ils avaient fait l’amour, avait accroché son regard au sien, et ne semblait pas vouloir une seule seconde les détaché. Il posa ses deux mains à plat contre le visage du Cygne, enserrant la tête en un geste de protection, et tendrement posa son front contre celui de Hyoga. Ses yeux se fermèrent d’eux même.
En quelques secondes, il se retrouva dans l’esprit de l’être qu’il aimait. Plusieurs images défilèrent sans queue, ni tête comme si Hyoga, cherchait un instant précis de sa vie en faisant le chemin inverse, allant de plus en plus loin dans les souvenirs.
Il arriva vite au premier drame de la vie de Hyoga. Le naufrage du bateau de sa mère. Hyoga dans la chaloupe, hurlant ‘Mama’ en se tendant de tout son corps vers celle qui lui avait donné la vie. Un homme, un pécheur, tentait de le retenir par la taille pour l’empêcher de chavirer et tomber dans l’eau glaciale, qui à l’âge de l’enfant qu’était Hyoga à l’époque, l’aurait tué en quelques secondes.
Alors que le bateau disparaissait dans les eaux troubles, venu de nul part apparu un autre homme dans la chaloupe comme par enchantement. L’homme prit tendrement Hyoga dans ses bras et le berça doucement en murmurant des mots que seul Hyoga avait du entendre. Même Ikki vivant le rêve de la même façon que le Cygne ne pu entendre les sons sortant de la bouche. L’homme n’était autre que Camus, avec un visage et une attitude beaucoup plus compatissante, tendre et protectrice qu’on ne le verrait jamais. Le saint du verseau passait même une main douce dans les cheveux blonds, agités par le vent.
« C’est grand frère. » murmura Hyoga de l’extérieur du rêve. Ikki sentit son souffle frais étant tout contre lui. « Camus l’a crée pour m’aider à supporter ce cauchemar qui revenait sans cesse quand j’étais petit… »
« C’était ça son secret ? »
« Grand frère n’existait que la nuit, ou quand Isaack et moi en avions besoin. » Ikki inconsciemment eut un petit sourire. Le verseau trop droit pour dépasser son rôle de maître avait trouvé la meilleure solution à ses yeux, pour pouvoir en même temps être le grand frère, le protecteur que deux enfants orphelins avaient besoins. « Mais… depuis les batailles… cela ne fonctionne plus. J’ai… » Hyoga eut comme un sanglot. « J’ai tué Camus, donc j’ai tué grand frère en même temps. »
« Hyoga… » Ikki avait envie de dire quelque chose pour le rassurer mais il n’y arrivait pas. Il ne trouvait pas Hyoga responsable de la mort de tous ceux qu’il avait combattu, mais il savait que la culpabilité du Cygne ne s’en irait pas par de simples mots de sa part.
« Mais tu sais… Je me suis raccroché à autre chose depuis. » Avant qu’Ikki ait le temps de demandé lequel, le rêve encore resté sur le naufrage et Camus rassurant Hyoga disparu. Les souvenirs défilèrent à une vitesse hallucinante dans l’esprit du Cygne. A tel point qu’Ikki en eut un peu le vertige. Le temps défila à cette allure folle jusqu’à arriver à un évènement que lui-même avait oublié. Il avait pourtant cru avoir gardé en souvenir chaque seconde passé avec Hyoga, chaque regard qu’ils avaient croisés. Mais cet instant c’était effacé de sa mémoire alors que Hyoga l’avait gardé en lui précieusement.
« Il est blessé. » raisonna sa propre voix dans le rêve du Russe.
Hyoga était allongé à terre, contre les dalles glaciales du temple d’Asgard. Le froid mordant avait épuisé les dernières réserves d’un Cygne déjà éreinté. Hyoga ouvrit difficilement les yeux, en ne pouvant même pas redresser la tête. « Continuez votre route. Ne vous inquiétez pas pour moi. J’ai promis à Seiya que je le rejoindrais et je le ferais. »
« Il n’est pas question de t’abandonner. » Il s’était accroupit auprès de lui pour se retrouver plus proche. « Après tout les combats que nous avons mené. Tu n’as pas le droit de t’arrêter. Il faut y aller. Allez courage !! Relève-toi. » Et là il lui avait tendue la main. « Je vais t’aider. » C’était avec difficulté que Hyoga avait commencé à bouger, à réussir à poser une main pour se redresser un peu et enfin la tendre pour attraper la sienne en attente que Hyoga ait suffisamment de force et de courage pour se relever.
« C’est à cet instant que j’ai commencé à t’aimer. » avoua le Cygne. Ikki ouvrit doucement les yeux, sortant de l’esprit du jeune Russe. Ce dernier ne l’avait pas lâché un seul instant du regard. Il le savait au fond de lui. « Et quand je m’enfonce dans mes cauchemars. C’est à cet instant que je pense pour tenter de les oublier. »
Ikki en était resté muet. Si sa propre déclaration envers Hyoa avait quelque chose d’étonnant et d’un peu comique. Celle du Cygne était la plus belle et la plus profonde qui soit. Il lui fallu plusieurs minutes pour réussir à assimiler tout ça. « Hyoga !! Je pense… Je sais qu’on n’a pas fait que des choses bien dans nos vies, mais je crois qu’ensembles on peut accomplir de très belles choses. Tu veux bien essayer de les vivre avec moi ? »
Un sourire timide et sincère ourla les lèvres de Hyoga. Ikki n’en avait jamais vu de pareil, et surtout pas sur le visage de celui qu’il aimait. « Oui, il nous faudra juste y aller plus doucement que les autres. »
« Mais je m’en fiche des autres. Il n’y a que toi qui comptes. » Hyoga entrouvrit les lèvres pour lui répondre sans doute. Ses lèvres entrouvertes, offertes, étaient un véritable appel. S’il ne désirait pas embrasser Hyoga à cet instant. Il n’en aurait jamais envie. Il captura les lèvres du jeune Russe, lui coupant peut-être la parole, peu importe. Cette bouche était à lui, ce corps était à lui, à tout jamais. « Et ce sera où tu voudras, même si je dois me geler les fesses en Sibérie. »
« En Sibérie ? Vous partez en Sibérie ? » Les deux amants sursautèrent, complètement immergés dans leur monde ils n’avaient pas entendu, ni ressenti la présence de Shun. Andromède avait grimpé sur le rocher et les surplombait. « Vous alliez vous enfuir. Avouez. » continua Shun mécontent, les sourcils froncés et le doigt accusateur.
« Pas du tout. » répondit Hyoga, cette fois plus vif que Ikki, mentant superbement. « On allait aux cuisines. »
« Aux cuisines ? Pourquoi faire ? »
Hyoga attrapa les deux mains d’Ikki, cala son dos contre le torse de son amant et fit croiser les bras sur son ventre. « On va aller faire un pique nique… »
« Chouette un pique nique. » s’écria Shun tout heureux en sautant de son rocher.
« Un pique nique en tête à tête, Shun. Un pique nique en amoureux. »
« Oh noooon !! » s’exclama Shun comme si il apprenait un grand malheur. « Pourquoi vous faites toujours bande à part ? »
Ikki resserra son étreinte sur le Cygne. « Parce que je n’aime pas partager Hyoga. »
« Tu sais ce que tu devrais faire Shun ? Tu devrais kidnapper Saga et passer quelques jours en amoureux, rien que vous deux. » proposa Hyoga.
« Pour ça faudrait que j’arrive à semer Kanon. » bouda Shun.
« Bah tu l’attaches. » répondit comme si s’était la solution évidente Hyoga en haussant les épaules. Il se détacha d’Ikki mais ce fut pour mieux lui prendre la main et le tirer vers leur destination première, les cuisines.
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Shun posa un énorme plat, tout juste sortit du four, sur la table de la salle à manger du temple des gémeaux. Tout joyeux, il bondit presque sur les genoux de son amant pour y déposer un chaste baiser, avant de s’asseoir juste à ses côtés. « Nous avons enfin réussit à le faire ce dîner tous les quatre. »
« Hé ?! » grogna Kanon en chipant un bout de pain.
« Tous les cinq. » rectifia Shun en lançant un regard à Ikki et Hyoga assis face à eux, Kanon étant en bout de table.
« Avec toutes les fois que tu les as supplié Shun. Ils n’avaient pas trop le choix. » s’en amusa un peu Saga. « Alors quel sont vos projets ? »
« On ne sait pas trop encore. » avoua Ikki. « Trouver un endroit à nous. Une maison dans un coin tranquille. »
« … mais pas trop loin. » précisa Shun comme un ordre.
« On verra Shun. » ne promit rien son frère. « Mais tu sais bien que tu y seras toujours le bienvenu. »
« Je ne vois vraiment pas pourquoi vous voulez quitter le sanctuaire. »
Saga sentant que son jeune amant, allait se mettre à bouder, ou pire pleurer, attrapa la cuillère du plat et tendit la main vers l’assiette de Hyoga. « Une grande ou une part moyenne ? »
Le Cygne allait donner son assiette en répondant mais deux coups frappés à la porte du temple des gémeaux le stoppa dans son geste. « Tu as invité quelqu’un d’autre Shun ? » demanda l’aîné des gémeaux.
« Non !! » Voilà qui était surprenant, que quelqu’un vienne les déranger à une heure pareille.
Saga lâcha tout ce qu’il avait en main et prit la direction de la porte, un peu intrigué. Bien que ce soit également son temple, Kanon semblait n’en avoir rien à faire, mangeant des miettes de pain en attendant qu’on veuille bien le servir.
Saga revint quelques minutes plus tard, rassuré mais toujours étonné par cette visite impromptue. « Kanon c’est pour toi. » dit il alors que derrière lui se dessina une silhouette familière pour certains des présents dans la salle.
Le Dragon des mers se leva d’un bond et son visage pâli brusquement. « Isaak, chéri ??!! »
« Chéri ? » s’étonna Hyoga en se retournant croyant trouver quelqu’un d’autre avec le Kraken.
Isaak avança encore quelques pas pour se faire voir de tout le monde mais resta à bonne distance. Il salua d’un signe de tête et se décida juste à dire. « Poséidon a besoin de toi au sanctuaire sous-marin. Il m’a demandé de venir te chercher. »
Autant ils connaissaient tous le Kanon joyeux, joueur, espiègle, qui s’incrustait et lançait toujours des petits piques. Autant ce Kanon là, c’est la première fois qu’ils le découvraient. Même Saga n’avait jamais vu son jumeau ainsi.
Le dragon des mers se jeta littéralement aux pieds du Kraken. « Oh bébé !! Laisse-moi rentrer à la maison. J’en peux plus d’être ici. Je le ferais plus je te le promets. Shun me supporte plus et Saga a envie de m’envoyer dans une autre dimension. »
Isaak tenta, tant bien que mal, de dégager ses jambes, que Kanon serrait avec force au niveau des genoux. « Tu n’as donc aucune fierté. » réprimanda le Kraken d’une voix froide.
Kanon s’en fichait de sa fierté et il le fit bien comprendre en secouant la tête et en serrant encore plus le Kraken contre lui, se relevant à genoux et essayant d’attraper la taille de l’ancien disciple de Camus. « J’ai compris la punition. Je ne te tromperai plus jamais avec Sorrente. »
« Idiot !! » commença à s’énerver Isaack.
« mais… C’est pour ça que tu es arrivé en plein milieu du repas il y a six mois et que tu n’as fais que boire ? » sortit de sa torpeur Saga. « On se demandait tous pourquoi tu ne rentrais pas au sanctuaire sous-marin. » Le dragon des mers écouta à peine son frère. « Kanon !! » gronda son aîné. « Qu’est ce que tu as fait ? »
« Sorrente m’a hypnotisé avec sa flûte. » expliqua Kanon.
« Menteur !! » cria Isaak. « Sorrente m’a dit que tu lui avais sauté dessus. »
Kanon se mit carrément à pleurer. « Tu préfères le croire lui, que moi ? »
« Ce n’était pas la première fois que tu en draguais un autre. »
« Je drague tout le monde, c’est vrai. C’est dans ma nature… mais je n’aime que toi. »
« Beau parleur !! Comment j’ai pu me faire berner ? »
« Isaak, je t’en supplie !! Laisse-moi rentrer à la maison. Je serais… ton esclave. Je… ne draguerai plus personne. Je ferai tout ce que tu voudras. Reprends-moi avec toi. »
Isaak croisa les bras sur son torse et releva un visage impassible en regardant le mur, comme si Kanon n’existait pas alors qu’il était plus que jamais accroché à sa taille. « Non ! »
« Pourquoi ? »
Même ancien disciple de Camus, Isaak ne put qu’exploser de colère. « Je t’ai trouvé dans notre lit avec Sorrente. Tu ne crois quand même pas que je vais te pardonner aussi facilement. »
Très discrètement, Shun qui avait rejoint son amant, donna un petit coup de coude pour ensuite lui envoyer un regard suppliant. « Eh bien !! » commença gêné Saga, ne sachant pas trop quoi dire. « Six mois…c’est quand même une longue punition. »
« Pas assez puisqu’il continue à draguer à tout vent. » Saga ouvrit la bouche. « Je sais que c’est ton jumeau mais ne ment pas pour lui. Je suis parfaitement au courant de ce qu’a fait Kanon pendant mon absence. »
« Dis donc, c’est moi ou vous fantasmez sur les cheveux verts, les jumeaux ? » réalisa Ikki un peu perplexe.
« Je sortais avec… »
« Isaak ! »
« Shun ! »
« … avant lui. » Les deux jumeaux avaient lancés les mêmes mots et au même instant, seul le prénom de leurs amants respectifs était différent. Et tous les deux avaient montré son autre du doigt.
« C’est pas vrai !! » crièrent encore une fois en même temps les jumeaux. La situation comique ne put faire que rire Andromède.
« Je sortais avec Isaak bien avant même que tu connaisses Shun. »
« Tu veux rire. Shun m’avait plu dès la bataille des douze maisons. »
« Je connaissais Isaak depuis longtemps à cet époque. »
« Mais tu ne sortais pas encore avec lui. »
« Parce qu’il refusait mes avances. »
« Stoooppp !!! » Tout le monde se tourna vers Hyoga qui avait été obligé de crier pour se faire entendre. « Vous n’allez pas vous disputez parce que vous aimez les garçons aux cheveux verts quand même. »
Saga désigna à nouveau son jumeau du doigt. « Il a toujours essayé de me piquer mes petits copains et des fois il y arrivait. »
« Ce n’est pas vrai. Je consolais, ceux que tu quittais c’est tout. Et depuis Isaak, y a que lui qui compte. Je n’ai même pas dragué sérieusement Shun. C’était juste pour t’embêter. »
« Qu’est ce que tu as dit ? » s’étonna Hyoga.
« Que c’était juste pour embêter Saga. »
« Non, avant. »
« Eeuh… que je consolais les ex-petits amis de Saga ? »
Hyoga comprenant que le dragon des mers avait dit la phrase inconsciemment, préféra revenir sur le sujet principal. « Pourquoi tu as trompé Isaak ? »
« Je l’ai pas trompé. » s’écria Kanon. « Je discutais avec Sorrente et brusquement je me suis réveillé dans mon lit et Isaak me hurlait dessus. »
« Il dit peut-être la vérité. » fit la petite voix de Shun. « Quand j’ai combattu Sorrente, j’avais des petites périodes d’absences. »
« Vraiment ? » s’étonna Isaak, apparemment près à sauter sur l’occasion de pouvoir pardonner à Kanon, sans passer pour un faible.
« Mais pourquoi Sorrente aurait voulu coucher avec Kanon ? » s’interrogea Saga.
« Julian le délaisse beaucoup ces derniers temps. C’est ce qu’il me disait avant que j’ai mon absence. » sauta lui aussi sur l’occasion de s’expliquer Kanon.
« Bon tu me lâches. » s’impatienta Isaak, mais plus calme. « Poséidon nous attend. Il a dit que s’était pressé. » Le kraken tourna les talons pour partir, disant à peine au revoir à tout le monde.
« Isaaaakkk !! » supplia Kanon et le poursuivant en marchant sur les genoux. « Tu me laisses revenir à la maison ? »
« On verra. » répondit plus tendrement cette fois le Finlandais.
Les deux hommes eurent à peine le temps de disparaître que Saga attrapa Shun par la taille. « Dis donc toi ? Tu n’aurais pas un peu menti ? »
« Un tout petit peu. » rougit Shun. « Mais si cela permet qu’ils soient de nouveau heureux ensembles. Cela valait le coup non ? »
« J’espère juste que Kanon a compris la leçon et n’ira plus voir ailleurs. » répliqua Hyoga. « Isaak ne pardonnera pas deux fois. Il a très bien vu que tu avais menti pour aider Kanon. »
Ikki était resté à regarder la porte d’entrée. « Il m’a l’air assez accroc pour ne pas recommencer. Il cachait bien son jeu, personne n’aurait imaginé qu’il était amoureux d’Isaak. »
Hyoga allait répondre mais Shun revenu à leur dîner s’écria. « Oh non !! On va dîner froid. »
Les deux invités et son amant éclatèrent de rire. « Mais non Shun. Je vais… » Ikki augmenta son cosmos pour réchauffer le plat préparé avec amour de son petit frère.
« Ma table. » hurla Saga en voyant des flammes lécher le bois.
Hyoga ayant les réflexes rapides, gela le tout. Les quatre hommes restèrent perplexes devant la table en flamme capturée par la glace.
Shun prit une assiette et essaya de la décoller de la table, sans succès. C’est les larmes aux yeux qu’il pleurnicha. « Mon dîner est vraiment fichu maintenant. »
« Désolé, Shun !! » s’excusèrent en même temps le phénix et le Cygne.
« Bah vous allez bien ensemble tous les deux. » bouda Shun. « On vous a jamais dit que vous étiez des catastrophes ambulantes ? »
A cet instant précis, Saga décrocha le téléphone. « Je commande une pizza. » fit-il pour sauver la soirée. Après quelques secondes de perplexité, ils éclatèrent tous de rire, laissant Saga prendre en main le dîner.
FIN
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