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Chapitre 5
3 257 mots
-Professeur Dumbledore? Mr. Potter s’est réveillé, l’informa Madame Pomfresh en passant la tête dans la cheminée de l’infirmerie.
Le Directeur lui sourit et attendit qu’elle recule pour prendre de cheminette. Une dizaine de secondes plus tard il était dans l’infirmerie, près du lit du garçon-qui-a-survécu.
Harry ou Salazar venait à peine de se réveiller. Il était encore confus. Était-il Harry, le sauveur du monde sorcier qui venait de se réveiller d’un mauvais rêve? Ou était-il Salazar Serpentard, le fondateur et mage noir à la réputation controversée? Une chose était sûre dans son esprit troublé, c’était qu’il se trouvait dans l’infirmerie. Serait-ce Helga ou Mme Pomfresh qui allait venir le gronder une fois de plus pour être mal en point? Il cligna des yeux, chercha aveuglement ses lunettes, ce qui lui fit penser que dans le passé il avait pris une potion pour régler sa vue. C’était étrange, s’il était Harry il n’avait aucun moyen de se rappeler tout les ingrédients de cette potion encore moins de toutes les autres qu’il savait par cœur. Il attrapa ses lunettes les posa sur son nez et aperçut un vieillard avec une barbe blanche qui avait l’air consterné. Dumbledore. Il était Harry finalement. Une seconde, Hermione n’avait-elle pas dit qu’elle s’était réincarnée? Donc, il était les deux à la fois. Voilà ce qui était déconcertant.
-…bien Harry? fit le Directeur et il reporta son attention sur lui.
-Je vais bien professeur, répondit-il pour le regretter la seconde suivante.
Ce n’était visiblement pas la bonne réponse. Dumbledore regarda son élève durement et plongea dans son esprit. Ses défenses naturelles étaient puissantes mais le Directeur était un maître Légilimen et il n’était pas dans un état pour contre-attaquer. Il avait toujours cette migraine épouvantable qu’il subissait à chaque fois qu’il reconnaissait quelque chose.
Dumbledore brisa les barrières une à une et pénétra dans son esprit. Il fut surpris d’y retrouver une véritable bataille.
Chaque souvenir avait forme humaine et était habillé en armure ou en robe de combat. Les sorts fusaient dans tout les sens et des hommes se battaient à l’épée dans un surprenant crissement d’acier. Les duels des sorciers étaient silencieux tous les sorts non verbaux ou sans baguette. On n’entendait aucun son de souffrance et les souvenirs se battaient sans pause et qu’il n’ait de vainqueur.
Dumbledore se reprit et partit à la recherche d’un souvenir qui pourrait expliquer l’attitude étrange du sauveur du monde sorcier. Depuis la rentrée, il le surveillait et il n’agissait pas comme un enfant de son âge aurait du agir. Quelque chose n’allait pas chez Harry Potter. Les défenses qu’il avait autour de son esprit et ses guerriers-souvenirs ne lui disaient rien de bon.
Il arriva près d’une femme en robe noire de combat qui projetait des poignards dans le dos d’autres combattants avec un sourire qui lui fit froid dans le dos. Elle n’était pas la première femme qu’il avait rencontrée dans cette bataille, elles étaient à peine en minorité et elles se battaient autant à l’épée qu’à la baguette ou comme cette dernière avec des poignards. Dumbledore tenta de la toucher mais il reçu un coup de poignard dans la cuisse. La blessure n’était que psychologique mais elle était aussi douloureuse qu’une vraie et le Directeur du se résigner à trouver un souvenir moins énergique.
Il jeta un petrificus totalus à un sorcier qui se relevait péniblement deux pas plus loin. Ses deux bras lui manquaient, ils étaient sur le sol près de lui. Il allait les replacer à leur place lorsque Dumbledore l’immobilisa en une grimace de souffrance silencieuse. Le directeur ne perdit pas de temps et attrapa le moignon et revit le souvenir qu’il transportait.
Un homme aux cheveux courts noirs, habillé d’une robe verte, traçait un pentagramme sur le sol avec son sang qui coulait d’une blessure le long de son index. Il incantait d’une voix forte et (Dumbledore frissonna) en fourchelangue. Le directeur observa les alentours, la pierre particulière qui avait été utilisée pour construire Poudlard était partout mais ils se trouvaient dans une pièce qu’il n’avait jamais vue. Avec un juron, Dumbledore réalisa qu’il ne pouvait qu’être à un endroit. Dans la chambre des secrets. L’homme arrêta de siffler et il s’immobilisa au centre du pentagramme. Aussitôt, il se mit à trembler et un cri déchirant s’échappa de sa gorge.
Dumbledore essaya de discerner les traits de l’homme mais ils étaient si déformés par la souffrance qu’ils n’étaient que vaguement humains. Il cru reconnaître les lèvres minces, les pommettes saillantes et le nez droit.
Le directeur retint son souffle, la perspective était terrifiante. Se pouvait-il que Tom possède le corps de ce pauvre Harry depuis tout ce temps?
Il espéra de tout son cœur s’être trompé, mais le regard vide de l’homme croisa le sien et ses yeux verts foncée prirent une teinte rouge écarlate.
Dumbledore quitta l’esprit d’Harry précipitamment. Tom possédait Harry, il en était persuadé.
Il observa le garçon frotter son front en grimaçant. Ses yeux obstinément fermés.
-Tom tu n’espérais quand même pas passer inaperçu? Pourquoi posséder Harry?
-Quoi? Monsieur je ne comprends pas, répondit-il. Qui est-ce Tom?
-Ne joue pas avec moi Tom. J’ai vu l’un de tes souvenirs!
-Quel souvenir? À qui parlez-vous professeur, demanda-t-il interdit.
-Je te parle Tom. Dis moi ce que tu as fais d’Harry.
-Mais professeur je ne connais pas d’autre Tom que le propriétaire du Chaudron Baveur. Et je suis toujours là même si j’ai une migraine terrifiante.
-Harry? osa demander le directeur, l’espoir renaissait dans son cœur.
-Oui?
-Attends une seconde. Poppy?
-Oui Albus, répondit l’infirmière et elle regarda son employeur d’un regard sévère. Qu’avez-vous fait à mon patient?
-Je t’expliquerai plus tard. Va me chercher Severus. Dis lui d’apporter du Véritasérum.
Il se tendit, il connaissait cette potion, il l’avait lui-même inventée. Cela ne lui plaisait pas du tout à répondre à ses questions. Il ne fallait as qu’il découvre qui il avait été… qui il était maintenant.
Le temps que le maître des potions arrive, sa migraine s’était calmée et il pouvait enfin réfléchir normalement. Il en était venu à la conclusion qu’il ne pouvait pas échapper au directeur sans éveiller trop de suspicion et il connaissait trop peu du monde sorcier moderne pour y survivre longtemps. Sans parler qu’il était pris dans le corps d’un enfant de onze ans. Il ne pouvait que croiser les doigts et espérer que les questions ne seraient pas trop précises pour qu’il puisse les contrer grâce à la certaine immunité qu’il avait développé en testant sa potion une bonne centaine de fois.
-Sors la langue mon garçon, ordonna gentiment le directeur et il déposa trois gouttes de Véritasérum dessus.
-Qui es-tu?
-Harry James Potter.
-Est-ce que Tom te possède, mon garçon?
-Non, répondit-il et le directeur poussa un soupir de soulagement.
-Possèdes-tu une partie de ses souvenirs?
-Oui, s’entendit-il répondre même s’il ne le savait qu’inconsciemment.
-Comment est-ce possible?
-Le soir de la mort de Voldemort, une partie de son âme s’est réfugiée à l’intérieur de moi, dit-il et encore une fois il se surprit lui-même. Il avait pensé que ce souvenir était complètement oublié alors qu’il était juste enfouis au plus profond de son inconscience. Comment pouvait-il être un horcruxe humain? C’était sensé être impossible!
-Est-ce qu’elle te contrôle?
-Non, dit-il avec soulagement.
-Comment a-t-il réussit?
-Je ne sais pas.
-Une dernière question Harry. Peux-tu accéder aux souvenirs de Voldemort?
-Je le peux, mais je ne l’ai jamais fait.
-Très bien Harry. Severus donne lui l’antidote, ordonna le directeur à un professeur secoué par les révélations que venait de dire le fils de son ennemi. Comment un être si jeune pouvait supporter un tel poids? Il avait une partie de l’âme du Seigneur des Ténèbres. Pas étonnant que le garçon soit si étrange et incroyablement doué dans toutes les matières.
-Severus, Poppy, j’ai votre promesse que ce que vous avez appris dans cette pièce ne sera jamais divulgué?
-Je jure sur ma magie que ce que j’ai appris dans cette pièce, je ne le divulguerai à qui ce soit par quelque moyen que ce soit, déclara Mme Pomfresh et une lumière blanche l’entoura un instant.
Snape répéta mot pour mot la déclaration de Pomfresh. Le directeur soupira et parut son âge. Ce pauvre Harry. Il avait une cruelle destinée qui l’attendait. Conformément à la prophétie, il devrait tuer ou être tué et maintenant il avait la confirmation qu’il ne survivrait pas à Voldemort. Car il devrait être tué pour qu’il soit définitivement détruit. Pauvre garçon, il était trop jeune pour avoir tout ce poids sur les épaules et savoir la vérité.
-Oubliettes!
Plusieurs mois ont passés depuis que Salazar a retrouvé la mémoire et je m’en veux encore d’être responsable de la souffrance que cela lui a apportée. Il ne se rappelle de rien pourtant.
Je l’ai laissé seul à l’infirmerie et lorsqu’il s’est réveillé le directeur lui a lancé un oubliettes. Enfin, c’est ce que m’a raconté Salazar et pour lui il n’avait aucun doute. Quand il m’a demandé s’il s’était passé quelque chose de particulier ce jour-là, je n’ai pas eu le cœur de lui mentir. Je lui ai dis que nous avions parlé et je m’apprêtais à lui avouer une deuxième fois que j’étais une prophétesse et lui expliquer la situation une deuxième fois lorsqu’il m’interrompit. Il savait qu’il avait appris quelque chose d’important ce jour-là et il me le dit. Cependant, il existait une raison pour laquelle le directeur lui avait dit qu’il s’était cogner la tête alors que je disais le contraire. Il me faisait confiance pour lui dire la vérité. Je crois que sa Légilimancie innée l’avertit lorsqu’on lui ment. Par le passé, il a toujours su lorsqu’on lui mentait et sans pénétrer dans mon esprit ou celui des autres.
Ainsi Salazar voulait que la situation reste la même, qu’il continue à ignorer ce qu’il avait appris ce jour-là pour ne pas se retrouver encore sous la baguette d’Albus Dumbledore.
Je le comprends, le directeur est un sorcier à ne pas sous-estimer. Il est beaucoup plus puissant que la moyenne. Seuls nous quatre avaient une puissance comparable et nous étions adultes. Pour l’instant notre magie n’est pas à son maximum. Elle n’a pas encore finit de se développer.
Les mois qui ont suivit cet incident ont été plutôt paisibles et les examens arrivent bientôt. Je dois constamment rappeler Godric de leur existence sinon il n’étudierait pas. Il ne peut pas décemment échouer ses tests et il n’est présentement qu’en première année. Parfois j’oublie qu’il ne se rappelle plus des connaissances qu’il possédait. Franchement, il était meilleur que le professeur McGonnagall et il possédait trois formes animagus et aujourd’hui il peine à réussir les métamorphoses les plus élémentaires. Salazar à de meilleurs résultats que lui en classe mais ils sont attribuables au temps qu’il passe à lire dans la bibliothèque. Il y passe presque autant de temps que moi et j’ai l’impression qu’il n’apprend rien de nouveau de ses lectures ou presque. Il me semble que lire ne fait que stimuler sa mémoire et qu’il se rappelle des notions. Ce qui lui évite de mettre des efforts à comprendre comme le fait Godric. Cependant, je sais bien que même avec ses souvenirs pour l’aider comme Salazar il n’aurait pas d’aussi bons résultats. Godric a toujours été une personne plus pratique que théorique. En pratique il est au même niveau qu’Helga, Salazar ou moi, mais il a une aversion incompréhensible envers les livres.
Godric est très agité ces temps-ci. Il surveille toujours professeur de potions. Lorsque je lui demande pourquoi, il se contente d’hausser les épaules et il m’évite pendant quelques heures. Son comportement commence à me rendre folle d’inquiétude. Lorsqu’il refuse de parler de ce qu’il le préoccupe, Godric finit toujours par être dans les ennuis. Il va faire une bêtise bientôt, j’en mettrais ma baguette au feu. Et Salazar est exaspérant, il sait pourquoi Godric est nerveux et il refuse de me le dire. Il fait comme s’il n’en savait rien, alors que je le vois souvent lever les yeux au ciel lorsque Severus Snape passe devant nous et que Godric le regarde avec suspicion.
Rester dans l’ignorance, a toujours été le pire des supplices pour moi et ils s’amusent à garder leur secret. Je suis tellement exaspéré par leur attitude. Franchement si Godric n’est pas sûr du professeur pourquoi ne m’en parle-t-il pas? Je pourrais calmer ses inquiétudes une fois pour toute et cela pourrait éviter qu’il finisse par espionner l’homme sans aucune subtilité. Il ne pourrait pas paraître innocent même pour sauver sa vie. Lorsqu’on l’attrape, parce qu’on finit toujours par l’attraper, il devient rouge d’embarras. Une caractéristique qu’il a gardée, à mon grand amusement, dans sa nouvelle réincarnation.
Je remarque Godric discuter avec Salazar.
Il chuchote avec rapidité et une certaine inquiétude. Ils doivent parler de leur fameux secret une fois de plus. Salazar n’a pas l’air de bonne humeur et il répond à haute voix :
-Ce n’est pas de nos affaires Ron. Dumbledore gère très bien la situation, dit-il et son ton est étrange. J’ai l’impression qu’il vient d’insulter le directeur.
-Mais Harry, Snape va voler la pierre! s’exclame Godric désappointé.
La pierre? Quelle pierre? De quoi peut-il bien parler? Que viens faire Snape dans cette histoire?
Je m’approche un peu plus d’eux.
-Snape ne va pas voler la pierre, Ron. Il est de ceux qui la protègent.
-Quoi? Qu’est-ce que tu racontes? Il veut voler la pierre, il a essayé de passer Touffu.
-Crois ce que tu veux. Je m’en lave les mains.
-Mais Harry il faut faire quelque chose!
-Que crois-tu être capable de faire pour protéger la pierre que n’ont pas fait les professeurs? rétorqua Salazar sèchement. Si tu tiens à rencontrer ce cerberus une autre fois c’est ton affaire, Ron. Moi, j’ai d’autres elfes de maisons à fouetter.
Cette fois c’en est trop. Un cerberus? Et Godric veut aller le voir? Cela a pris une tournure trop dangereuse.
-De quoi parlez-vous tout les deux, dis-je en me posant devant eux.
-Ce n’est pas de tes affaires, répond Godric de mauvaise humeur.
-Pas plus des tiennes Ronald Bilius Weasley. Harry ne vient pas de dire que cela regardait les professeurs?
-Oui mais Snape…
-Laisse tomber Snape, c’est Quirrell, intervint Salazar en soupirant.
-Quirrell? Impossible! Il a peur de son ombre.
-Et je suis un Gryffondor, rétorque-t-il. Son ironie passe une fois de plus inaperçue par Godric.
-Oui! Alors ne viens pas me dire que tu as peur de vérifier si Touffu protège encore la trappe.
-Tu n’as aucune…
-Expliquez-moi toute l’histoire. Quelle est cette pierre? Et ce Touffu? j’interromps.
-Dumbledore a placé la pierre philosophale dans le couloir interdit du troisième étage. Un cerberus, l’animal de compagnie du garde-chasse, garde une trappe. C’est la première protection de la pierre. Les professeurs surveillent les alentours depuis le début de l’année. Ron crois que Snape cherche à s’approprier la pierre, explique Salazar d’un ton ennuyé.
-Et Snape sait comment passer Touffu. L’inconnu qui a donné à Hagrid un dragon lui a posé des questions sur Touffu.
-Minute un dragon! je m’écrie.
-Ce n’est pas important. Snape sait que la musique endors Touffu, il va tenter de prendre la pierre bientôt.
-Tu avais oublié de m’informer de ce développement Ron, déclara Salazar, un brin mécontent.
-Mais je viens juste de l’apprendre. Je reviens de chez Hagrid, on a parlé de Norbert puis il m’a raconté comment il a eu et de l’inconnu qui le lui avait vendu. C’était Snape et il lui a demandé des précisions sur Touffu et Hagrid les lui a dit. Il était saoul, je crois et il m’a répété tout ça avant de jurer parce que je ne devais pas être au courant, débite Godric à toute vitesse.
-Tu es sûr Ron?
-Absolument sûr, il faut se dépêcher avant qu’il vole la pierre. Il faut l’empêcher!
-Non nous allons avertir Dumbledore. Les adultes sont mieux placés pour régler ce problème que nous, dis-je sévèrement.
-Mais Hermione, lamente-t-il.
-Je te suis, ajoute Salazar et Godric n’a pas plus d’autres choix que de nous accompagner.
Je les entraîne vers le bureau du directeur lorsque nous rencontrons le professeur McGonnagall les bras chargés de livres.
-On veut voir le professeur Dumbledore, dis-je en remerciant le ciel pour sa présence. Je ne pouvais pas décemment les amener au bureau du directeur sans expliquer comment j’ai su où était l’endroit.
-Voir le professeur Dumbledore? Et pourquoi donc?
-C’est… c’est un secret, bredouille Godric.
-Le professeur Dumbledore est partit il y a dix minutes. Il a reçu un hibou urgent du ministère de la magie et il s’est directement envolé pour Londres.
-Il, commence Godric mais Salazar l’interrompt.
-Merci quand même professeur. Nous irons le consulté demain, s’il n’est pas trop occupé, dit-il avec un sourire affligé qui fait fondre la dureté du regard du professeur.
-Je vais voir ce que je peux faire Mr. Potter, dit-elle et elle s’éloigne avant de nous accorder un dernier regard.
-Harry, je m’exclame dès qu’elle tourne le coin du couloir. Pourquoi ne pas l’avoir avertie?
-McGonnagall ne vous aurait pas cru. Même Dumbledore ne vous aurait pas pris au sérieux, déclare-t-il avec indifférence.
-Mais Snape, il a le champ libre! Dumbledore n’est pas là! Il faut vérifier si Touffu est toujours là.
-C’est inutile, les… protesta Salazar mais je le coupe une nouvelle fois.
-Allons-y Ron mais s’il n’a rien on retourne immédiatement à la tour.
-D’accord, accepte Godric et je fis une dizaine de pas en direction du couloir avant de m’apercevoir que Salazar ne nous suivait pas. Je me retourne et l’appelle.
-Harry? Tu nous accompagnes?
-Vous perdez votre temps.
-Il faut que tu viennes avec nous, demande Godric.
-Et pourquoi, puis-je savoir?
-C’est toi qui a vaincu le troll. Tu pourrais être utile si Snape… Tu es mon meilleur ami Harry. On a toujours besoin de ses amis…
Salazar hésite quelques secondes, marmonne quelque chose dans sa barbe qui ressemble dangereusement à du fourchelangue puis nous rejoint sans dire un mot. Godric ne fait pas de commentaire, mais un sourire apparaît sur son visage. Il est rassuré d’avoir Salazar avec lui dans cette histoire et j’avoue que je suis également soulagé qu’il soit présent. On peut faire confiance à Godric pour nous entraîner dans des aventures impossibles. Et on peut faire confiance à Salazar pour s’en sortir vivant, si on suit tout ses conseils en chemin ou qu’on l’imite. Notre survie est presque assurée. En tout cas jusqu’à aujourd’hui cela n’a jamais fait défaut.
Plusieurs minutes de silence plus tard, nous arrivons devant Touffu. La bête ronfle si fort que je ne m’entends plus penser. Godric est à la fois anxieux et satisfait d’avoir eu raison. Je le vois dans le léger tremblement de sa lèvre inférieure et le regard qu’il lance à Salazar. J’ai de la peine à y croire, il avait raison. Quelqu’un est passé avant nous et il veut la pierre. Je ne suis pas totalement convaincue que c’est Snape mais mes soupçons ne m’empêchent pas de vouloir suivre les pas du voleur.
Je suis trop curieuse de savoir quelles autres protections ont été mises en place.
Godric soulève la trappe et se jette dans le trou, non sans éprouver une certaine hésitation. Je m’approche du gouffre et je grimace. Je n’y vois rien. La voix de Godric me rassure, sa chute a été amortie par quelque chose de mou. Il n’y a rien à craindre. Je jette un regard à Salazar avant de sauter. Un soupire lui échappe et il m’apparaît résigné. Il saute juste après moi.
A/N : Et voilà le chapitre 5! Nous venons de passer la moitié de l’histoire! Il ne reste que quatre chapitres et un épilogue. Après c’est la suite… Pas encore terminée j’en ai peur. Et je dois avouer que je suis désappointée par le nombre de reviews que j'ai reçues pour le dernier chapitre. 0 malgré 143 visiteurs pour le mois d'octobre.
Pour la peine je vous offre une partie de la ligne du temps soit la date de naissance des fondateurs dans cette fic.
947-Naissance de Godric Gryffondor
952-Naissance de Rowena Serdaigle
953-Naissance de Salazar Serpentard
954-Naissance d’Helga Poufsouffle
En passant je me demandais qu’es-ce que vous préfériez. Que Serdaigle soit le nom du mari de Rowena ou son nom de jeune fille. Et évidemment si vous voulez qu’elle soit mariée ou non et si oui avec qui? Un OC ou Godric? Et pour Helga. Son nom de jeune fille est évidemment Gryffondor alors Poufsouffle c’est le nom de son mari ou celui de sa mère qu’elle a repris pour pas qu’il ait deux Gryffondor à Poudlard?
Je suis ouverte à d’autres suggestions mais il me semble que c’est les plus plausibles.