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YOUR HEART BELONGS TO ME - PROLOGUE
Voilà maintenant deux ans que j'avais rencontré Naruto Uzumaki. J'avais vieillis. Je n'étais plus le gamin inutile et trouillard que j'étais avant cet épidose de ma vie. Ce que j'avais vécu avec lui m'avait fait mûrire. J'avais appris à aimer, à comprendre mes sentiments. Je n'étais plus un enfant désormais, et maintenant j'envisageais ma vie, comme je l'avais toujours inconsciement désirée.
Avec lui, Sakura, mon grand frère et mon meilleur ami, Deidara, je parcourais les terres étrangèrent et me noyais dans la musique que nous faisons. Quoi de mieux, vous me direz, que d'entendre sa voix partout où j'irai ? Si j'étais deux ans auparavant, je me serais évanoui à cette idée...
C'est presque drôle de voir comment on peut changer, en si peu de temps, et surtout quand on peut compter sur quelqu'un pour nous soutenir dans les moments difficiles. Quand on sait qu'il y a au moins une personne dans ce monde qui souffrirait de notre absence.
Deidara avait décidé de rejoindre le groupe. Jiraiya avait vendu son bar, et avait prit sa retraite juste après avoir rencontré une certaine dame... Depuis, Deidara et moi n'avions plus de travail. Alors il avait décidé de devenir notre gérant. Il s'occupait des dates de concerts, des endroits, il négociait avec les employeurs, les propriétaires de bars ou salle de concert, enfin, vous voyez quoi. Étant le pianiste officiel, je n'eus aucun besoin de remettre à jour mon CV...
Quant à mon frère, eh bien, lui, il s'était fiancé l'année dernière - qu'est-ce que j'étais surpris - avec Sakura. Après tout, ils s'entendaient si biens ces deux là. Je ne serais même pas surpris, encore une fois, que celle là arrive un jour avec le ventre légèrement gonflé, si vous voyez ce que je veux dire. Peut-être demain, à leur mariage, qui sait... La mariée a toujours une nouvelle de dernière minute a annoncer... On ne sait jamais.
Naruto semblait - je ne savais pas si c'était l'amour qui me rendait aveugle - de plus en plus amoureux. Chaque jour, il me prenait dans ses bras avec plus d'attention, et je sentais, dans la manière qu'il m'embrassait, ou encore quand il me faisait l'amour, qu'il avait envie de moi. Après tout, je l'aimais chaque jour un peu plus, moi aussi. Grâce à lui, je savais où j'allais, et je n'avais plus peur de rien. Et comme je pensais, mes larmes ne s'étaient plus présentées. Elles avaient disparus, comme par magie.
- Sas'ke-chaannn !
Sursautant, je laissai tomber mon stylo et fermai mon cahier si fort que mes cheveux fûrent projetés vers l'arrière. J'entendis le bruit de ses pas se rapprocher, et inconsciement, je souris. Je savais exactement ce qu'il voulait de moi, à cette heure ci du soir...
La porte s'ouvrit d'un coup sec et je vis entrer Naruto, torse nu, en boxer noir. Je le regardai un moment, les yeux perdu dans l'admiration de ce corps - tout à moi, soit dit en passant - puis relevai la tête vers lui.
- Hm ?
- Où t'as mis ma chemise blanche ? Tu sais, celle là avec les boutons noirs ?
Sans le lâcher des yeux, je souris légèrement, me penchai et passai mon bras sous le lit. J'attrapai le vêtement qui se glissa dans ma main, et relevai le bras, la chemise blanche flottant dans les airs, sous son regard ahuris.
Au bout d'une dizaine de seconde, il sourit, se passa une main derrière la tête.
- Euh... merci ? rigola-t-il.
- La prochaine fois, lançai-je calmement, retenant cependant une envie de rire, ouvre les yeux avant de paniquer.
Il s'approcha de moi. Je ne bougeai pas de là où j'étais - c'est-à-dire assit en tailleur sur le grand lit. Il se pencha et m'embrassa longuement. D'une main, je poussai mon cahier qui se retrouva par terre et jetai le vêtement par la même occasion, l'accueillant les bras grands ouvert.
- En quel honneur, marmonnai-je entre deux baisers foux, veux-tu t'habiller aussi... propre ?
Entourant son cou de mes bras, je le forçai à s'allonger sur moi, ce qu'il fit, tentant d'une main de déboucler la ceinture de mon pantalon.
- Demain c'est, souffla-t-il, le mariage de ton frère, t'as déjà oublié ?
En moins d'une minute, je fus déshabillé, et il en fit de même avec le seul vêtement qu'il avait sur le dos, son boxer noir.
Ses mains se mirent à voyager sur mon corps, provoquant des frissons, et elles ne s'arrêtèrent pas de toute la nuit...
Si bien qu'au réveil, j'avais agréablement chaud. Trop chaud même, je réalisai qu'à moitié étalé sur moi, Naruto dormait encore. De mes yeux à moitiés ouvert, je le regardai un moment. Encore une fois, il m'avait amplement satisfait. Je l'aimais, de jour en jour...
Me penchant, j'attrapai d'une main mon journal, qui reposait encore là, par terre. Je pris mon stylo que j'avais laissé tomber la veille, et m'assis doucement, pour ne pas réveiller mon blond. Je le regardai un moment, puis je sus exactement quoi écrire, juste après la dernière phrase.
Le présent est tel que l'on ne peut prédire un futur aussi bien. Toujours est-il que dans sesbras, rien n'est impossible à mes yeux.
Parce qu'à deux, on fait de grandes choses.
FIN PROLOGUE, à suivre