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Author of 223 Stories |
Disclaimers : Shin Kidousenki Gundam Wing, personnages et produits dérivés appartiennent à Sunrise, Bandai, Sotsu Agency et aux parties associées.
Genre : petite histoire de rien du tout qui donne le sourire ;)
Rating : T
Résumé : Timidité quand tu nous tiens :)
Micis ! A toutes les personnes qui ont pensé à moi, pour vos messages tous gentils. Je vous ai répondu.
Mici bis à celles et ceux qui n'étaient pas loggés ?
Pour qui ? Pour Natsu qui m'a poksé et que je contrepokes :)
Pareil confort de lecture powa : la fic est finie c'est la dernière partie. J'attends vos commentaires pour poster l'épilogue (après correction)
Timide mode d'emploi
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OS V, semaine 4, 3/3 : En total freestyle tu seras
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Toit, une heure plus tard, lundi 3 août AC 205, 11h30
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- Hmm…
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Quatre reprenait à peine conscience, titillé par une brise fraîche et la sensation d’avoir le soleil dans le dos.
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- Où…
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Ou plutôt sur les épaules.
Il était dehors ?
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- Hmm… où suis-je… nu ? Attaché ? Oh ? Je suis dans un de mes rêves sado-maso avec Trowa… mais…
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Il ressemblait à un petit enfant boudeur.
Ses yeux clairs à présent entrouverts étaient complètement troubles.
Il cligna des paupières une fois, deux fois, pour mieux appréhender son environnement.
Et son environnement immédiat c’était une entrejambe dans un pantalon militaire.
Il baissa les yeux jusqu’aux boots, remonta et resta un petit peu encore sur l’entrejambe moucheté avant de remonter le débardeur noir killer de neurones embrouillés à cause des muscles qu’il recouvrait et surtout pour ceux qu’il ne recouvrait pas pour s’arrêter à la plaque militaire et à la pomme d’Adam la plus sexy de la planète.
Allo neurones ?
Un visage racé, une bouche fine et pleine. Un regard vert. Des cheveux auburn.
C’était bien Trowa mais…
Quatre fronça les sourcils.
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- Mais c’est moi sur la chaise ? D’habitude c’est le contraire. Et il a une boule dans la bouche, des pince-tétons électriques et une carotte à piles dans…
- Quatre.
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Trowa secoua la tête, dépité.
Quatre tira la langue, parfaitement bien réveillé à présent, fusillant Trowa du regard.
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- Oh ça va, si on ne peut pas faire de blague…
- Est-ce que j’ai l’air d’avoir envie de blaguer ?
- T’as l’air d’avoir envie de jouer…
- Tu n’as pas peur.
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Le blond haussa un sourcil.
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- Et… ?
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Le regard de Trowa se fit perçant.
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- Tu devrais.
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Quatre claqua sa langue contre son palais.
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- Si tu pensais m’impressionner c’est raté.
- …
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Et c’était vrai. Quatre était un ancien terroriste surentraîné et non endoctriné, donc difficilement impressionnable.
Son esprit était entraîné à reprendre ses esprits rapidement.
Seulement…
Seulement il avait beau bien regarder, il ne reconnaissait pas les lieux pour autant.
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- Où sommes-nous ?
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Trowa eut un petit rictus effrayant.
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- Regarde mieux.
- Je ne vois que toi.
- Suis-je bête, je te bouche la vue.
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Trowa se décala d’un pas, réajustant le baluchon qu’il avait sur l’épaule.
Quatre se concentra alors un peu plus sur les éléments qu’il avait.
Il voyait et sentait qu’il était dehors ; s’il n’avait pas eu les yeux ouverts, la chaise sur laquelle il était lui rappelait gentiment qu’elle laissait passer l’air ce qui était fâcheux quand on était nu et qu’il recommençait à faire frisquet.
Il regarda le sol : apparemment il était sur une plateforme.
Il regarda à gauche et à droite – il ne pouvait pas se retourner - et vit qu’il était très haut. Très, très haut.
Il vit au loin une enseigne beige avec des lettres à l’envers…
Il plissa les paupières et tenta de les déchiffrer.
Q…
Il était sur un toit. Sur…
Il écarquilla les yeux et essaya violemment de se détacher.
En vain, c’était solide. Trop solide. Nardin’.
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- T’as pas fait ça ?
- Fait quoi ?
- Ca ?
- « Ca » ne me dit pas ce que j’ai fait.
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Quatre inspira un grand coup.
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- Tu m’as attaché à poil sur le toit de…
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Trowa lui décocha un rictus glacial et sensuel.
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- Oh ça ? Ca m’a paru une bonne idée sur le moment.
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Le blond regarda son ravisseur comme s’il avait pété un vérin.
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- Non mais ça va pas la tête ?
- Ca va très bien, pourquoi ?
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Trowa faisait l’innocent mais ne l’était pas du tout.
Quatre résista à l’envie de trépigner car son kidnappeur n’avait pas l’air de plaisanter.
Mais vraiment, vraiment pas.
Il soupira. C’était le moment de dire les choses correctement. Il aurait intérêt à réussir parce que Trowa n’allait pas le louper. Et que les liens n’étaient pas des ficelles.
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- Bon. Je suis désolé que tu te sois fais détruire par mes Maganacs. J’imagine à quel point ça a été humiliant pour toi et que tu penses avoir trouvé là un bon moyen pour te venger.
- Je m’en remettrai.
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Quatre haussa un sourcil et fit mine de regarder ses liens, peu convaincu.
Dans une telle situation il faudrait être diplomate et un peu mentir, flatter l’ego, ce genre de choses… certainement pas écouter Elle et dire la vérité.
Sauf que le captif ne s’était pas mis dans une telle situation pour ne rien dire à la fin.
Ce qui ne signifiait pas que ça ne se ferait pas selon ses propres termes et s’il admettait que Trowa se venge à hauteur du préjudice – et encore c’était à débattre -, ça ne voulait pas dire qu’il accepterait tout la bouche en cœur.
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- Tu m’as harcelé de messages, Trowa, comme un gros ado dégoûté. Tu n’es donc pas crédible.
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Trowa haussa les épaules.
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- J’ai dit que je m’en remettrai. Pas que j’étais remis.
- Tu joues sur les mots !
- Et pas toi ?
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Quatre fit un petit sourire et bifurqua.
Bifurquer n’était pas mentir hein ?
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- Pourquoi je suis nu, Trowa ?
- Parce que tu es toujours armé jusqu’aux dents et que j’avais besoin de t’immobiliser pour obtenir des réponses.
- Hmph. C’est juste une excuse pour me peloter.
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Trowa se remit face à Quatre pour lui balancer un skud.
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- J’ai besoin d’une excuse ?
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Ils y étaient.
Si Quatre était déterminé à dire la vérité et à avoir une discussion sérieuse, il ne voulait pas pour autant perdre la face plus qu’il ne l’avait perdu ces dernières semaines.
Appelez ça fierté masculine même à poil sur un toit. Appelez-le Quatre Raberba Winner.
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- Peut-être.
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Le regard de Trowa se fit ironique.
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- Et voilà une réponse très précise de diplomate.
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Mais-euh.
Répondre « oui » aurait été complètement faux, Trowa n’attendait que ça.
Répondre « non » aurait été aussi complètement faux, parce qu’on ne touchait pas les gens sans raison.
Il avait répondu ce qu’il fallait. Il avait le cœur qui cognait contre sa cage thoracique, le sang qui battait à ses tempes, sa tête qui bourdonnait.
Coincé ?
Quatre serra les dents.
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- Bref on s’en fout, ça change rien au truc. Je suis à poil dans le froid…
- Il fait 25 degrés.
- Et il y a des courants d’air ! Je vais peler du bambou. Si t’avais des questions tu pouvais pas je sais pas… demander ?
- Je te retourne la question.
- …
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Touché.
Trowa secoua la tête.
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- C’est pourtant simple et tu l’as superbement illustré, Quatre.
- Quoi ?
- A chaque fois que je te pose une question, la réponse n’est jamais claire, même quand tu hurles.
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Quatre protesta. Quand il hurlait certes ça pouvait manquer de cohérence mais les mots étaient clairs.
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- C’est parfaitement clair ! C’est juste toi qui ne comprends pas.
- Dis tout de suite que je suis con.
-
Quatre renifla. Ah oui parfois…
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- Tu es con.
- Tu as la langue bien pendue mais tu devrais apprendre à te taire.
- Je croyais que tu voulais des réponses, mets-toi en accord avec toi-même.
- La ferme.
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Trowa fit un pas en avant, l’air menaçant.
Quatre leva les yeux au ciel et réessaya de se défaire de ses liens.
En vain.
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- Les tortures sexuelles c’est has been depuis l’Iliade et l’Odyssée, t’as vraiment aucune imagination, Trowa. Mets-toi tout nu qu’on en finisse.
- Tu te crois irrésistible ou quoi ?
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Non, s’il se croyait irrésistible il n’en serait pas là, le Quatre.
L’humour était un mécanisme d’autodéfense aussi.
La meilleure arme des timides. La plus meurtrière aussi.
Le blond décocha un sourire ironique avant de discourir.
-
- Sérieux, tu aurais pensé quoi à ma place ? Tu as l’air de tout sauf homophobe. La banane et les abricots sont de sortie prêts à être cueillis. Tu es entièrement habillé en mode commando et donc, beau comme un tank.
- …
- Il me semble évident que tu veux allier l’utile à l’agréable par le biais d’une petite aventure en plein air afin de faire rosir mes joues intimidées et mes petites fesses talquées. Ensuite nous ferons comme tous les hommes qui se respectent : nous n’en parleront pas mais nous agirons, les longues discussions étant réservées aux femmes.
-
Trowa s’autorisa un petit rire sardonique.
-
- Ben voyons. Tu étais donc une femme ces dernières semaines. Tu sais comme tu me l’as gentiment écrit dans ton mot.
-
Quatre fronça les sourcils. Quelque chose clochait. Il n’avait jamais écrit ça à Trowa, non ?
Ou plutôt… il n’avait jamais envoyé ça, non ? D’où ça sortait ?
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- Si je l’étais alors toi aussi. T’as pas reconnu mes réactions ? J’ai pas reconnu les tiennes non plus.
-
Le regard de Trowa se fit un brin plus froid.
-
- Quatre, Quatre, Quatre. Je devrais te mettre un bâillon.
- ?
- Je ne t’en ai pas mis un pour te laisser une chance de t’expliquer…
- Drôle de manière de…
- … mais tu recommences à tourner en rond. Et ça ne va plus être possible, je ne suis pas un de tes collaborateurs.
- …
- Ma méthode. Mes conditions.
-
Trowa sortit quelque chose de son baluchon.
Quatre pâlit et tira presque désespérément sur ses cordes.
Un alliage de gundanium. Du matériel de chez lui, merde, merde, merde.
Bureau de Heero Yuy et de Duo Maxwell, même moment.
-
Duo était toujours contre la porte, face à Heero au léger sourire en coin.
Il avala sa salive, oubliant le café que son binôme lui avait proposé.
Le grand moment était arrivé, il allait falloir avouer déballer le cadeau.
Certes c’était beaucoup moins difficile qu’au départ… mais quand même.
Mais Super Heero avait la patience d’un pitbull.
-
- Alors Timide 02 ?
- Alors quoi, y a rien à dire, tu sais tout, non ?
- Je préfère te l’entendre dire toi-même…
-
Duo fronça les sourcils.
-
- Putain t’as un de ces egos, toi !
-
Heero rougit légèrement.
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- Hn. (Hn)
- Hn ? C’est tout ce que tu trouves à dire ?
- Hn. (Hn)
-
Duo croisa les bras sur sa poitrine.
-
- Hn hn ? (vraiment, Duo, bilingue yuyen)
- Hn. (Hn)
- Hn Hnnnnnnn (tu te fous de moi là)
-
Gros yeux.
Heero toussota.
-
- Hn.
-
- Hn ? (sérieux, tu te fous de moi ?)
- Hn hN.
- ? Je comprends pas, là.
- J’ai juste un chat dans la gorge.
-
Heero ouvrit la thermos et se servit un café qui vint chatouiller les narines de Duo.
-
- Ah… je me disais aussi.
- Au lieu de « te dire », dis-moi.
-
Heero but une gorgée et se lécha les lèvres.
Duo avait envie d’un bon café parfaitement bien servi.
Heero capta le regard involontairement fixe de l’Américain, avant qu’il ne secoue la tête et dise :
-
- Quoi ? Je croyais que tu savais tout ?
- Je veux l’entendre de ta bouche. J’ai beau savoir des choses, je ne déduis pas avant d’avoir parlé à la personne concernée.
-
Duo haussa un sourcil. On n’allait pas la lui faire à l’envers.
-
- Mon cul, oui, tu confrontes les infos pour synthétiser.
- Hn.
- En gros tu sais rien, quoi. Tu prêches le faux pour savoir le vrai.
-
Duo savoura sa petite victoire : il voulait bien parler mais bon, pas avec un Heero en monsieur je sais tout qui sait rien ça le faisait moins.
On n’ouvrait pas son cœur comme une boîte de conserve.
Heero savoura son café, son attention – et ses lasers bleu de Prusse- reportés sur son mug, autorisant l’homme contre la porte à respirer – même si ce dernier ne l’admettrait jamais.
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- Timide 02 et Timide 04 existent, tout comme le professeur Elle Areson. Tout comme son programme de développement personnel. Je ne prêche pas le faux pour savoir le vrai.
- Pourquoi tu ne dis pas ce que tu sais alors ?
-
Duo était involontairement sur la défensive. Bordel pourquoi tout ne se passait pas comme prévu ?
-
- Parce que c’est moi qui pose les questions.
- Et ?
- Et que vu mon état de fatigue si je dois t’arracher les réponses je le ferais. Je te suggère donc de coopérer.
-
Mais Duo aimait bien jouer avec le feu.
-
- Vu ton état de fatigue tu me les arracherais comment les réponses ? Et pourquoi tu tiens autant que ça à savoir ? En quoi ça te regarde ?
-
Heero prit une autre gorgée de son café.
-
- A toi de me le dire puisque personne ne te trouve étrange sauf moi. C’est donc moi ton problème.
- …
-
Heero releva la tête et fixa.
Les rayons bleus explosèrent les pupilles indigo.
-
- Je te rends timide, 02 ?
- …
-
Ouuh… le regard de Heero est aussi brûlant que son café.
Duo se liquéfierait sur place s’il n’était pas si figé.
Il était dans la merde.
Le toit, même moment
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Trowa sortit quelque chose de son baluchon.
Quatre pâlit et tira presque désespérément sur ses cordes.
Un alliage de gundanium. Du matériel de chez lui, merde, merde, merde.
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- J’ai des problèmes de mémoire… mais il y a bien une chose dont je me rappelle, Quatre.
- Trowa…
- Une chose que tu ne supportes pas.
- …
- Les chatouilles
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Quatre força et força et força mais garda – et garderait - la tête haute.
-
- Me mettre à poil pour me faire des chatouilles. Et pourquoi pas des gratouilles sur le ventre que je puisse miauler ?
-
Trowa prit un air sadique en glissant la plume sur le cou.
Quatre frissonna, entrouvrit les lèvres mais seul de l’air en sortit.
Le kidnappeur murmura contre son oreille.
-
- Miaou.
- …
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Quatre se mordit la lèvre pour ne pas éclater de rire.
Trowa poursuivit, implacable.
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- Dans toutes tes conneries de ces dernières semaines tu as dit une chose intéressante.
- Trop aimable, trou du cul.
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Trowa fit glisser la plume sur le ventre.
Quatre pleura silencieusement de rire, murmurant un « te le ferai payer ».
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- Ces derniers temps j’ai été baladé au gré de tes frustrations et tu l’as dit toi-même, quand tu es frustré on ne comprend rien à ce que tu dis.
- J’ai pas dit ça !
- Tu as dit que tu avais du mal à te faire comprendre et c’est vrai puisque je ne comprends rien à ce que tu dis.
- T’es ptet con, tu sais ? Oh pardon je suis soumis au stress là, je ne pense pas ce que je dis.
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Quatre n’avait pas pu s’en empêcher.
-
- Je n’ai pas compris. Tu peux répéter.
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Trowa fit vicieusement glisser la plume jusqu’à l’entrejambe.
Quatre contracta ses abdominaux.
-
- …
- T’es ptet pas clair ?
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Quatre serra les dents très fort.
Il souffla par le nez, expédiant une crotte au passage.
Ce fut grâce à ses réflexes hors-pair que Trowa l’évita.
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- Il y a des limites à l’hypocrisie, Trowa.
Trowa rapprocha ses lèvres du cou de Quatre, de sorte que son souffle caresse le creux à chaque syllabe.
C’était de la triche.
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- Les insultes et la colère me rendent particulièrement sourds et aveugles. Etre dans mon élément, en revanche rend mes oreilles et mes yeux plus attentifs.
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Quatre grogna.
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- Je sais que t’aimes le trapèze et l’air libre tout ça. Mais tu pouvais pas faire ça autre part que sur le toit d’un immeuble – de surcroît où je bosse…
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Trowa l’interrompit d’un claquement de langue.
Puis il passa ses doigts dans ses cheveux blonds, avant de les tirer légèrement mais fermement en arrière, pour plonger ses yeux dans les siens.
è
- … cul à l’air ?
- Et toi, tu ne pouvais pas t’exprimer autrement qu’en gueulant ?
- …
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Puis un mot.
Un seul mot.
Et des cheveux tirés, un regard vert un peu plus ancré.
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- Parle.
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Le vert était on ne peut plus clair.
Ce « parle » ce n’était ni pour ne rien dire, ni pour s’insulter, ni pour s’énerver.
Fini de jouer… même si Quatre ne l’avait jamais vraiment fait.
-
- …
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Quatre commença à se tortiller.
Représailles.
Trowa continua à maintenir la tête de Quatre légèrement en arrière. De l’autre main il glissa la plume entre les pectoraux.
Chair de poule et gloussements entrecoupés garantis.
Quatre avait décidé, programmé de parler ! Mais pas sous la torture, merde. Pas comme ça !
Torture sexuelle oui ! Torture comme ça non !
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- Arrête tu vas te faire mal.
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Une plume sur l’estomac.
Un premier cri.
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- T’es dégueulasse !
- Rappel des faits : j’ai supporté tes humeurs de merde. J’ai été kidnappé et jeté dans une poubelle.
- Et on va en parler 107 ans ?
- Quatre.
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Murmure contre un soupir.
Quatre ne ferma pas les yeux, non.
Il regarda l’amo- la mort en face.
Fini de jouer.
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- Tu as raison, je digresse. Et tu as raison en partie dans ce que tu disais tout à l’heure. Je ne suis pas clair.
- Alléluia.
- Ou plutôt, ça fait des années que je ne suis pas clair, Trowa. Pas clair avec toi.
- Que veux-tu dire ?
-
Les yeux de Quatre étaient des serres. Rien ne les arracheraient à leur point d’attache.
-
- Je veux dire que j’avais peur d’être clair. Mais je n’ai jamais été aussi franc que ces derniers jours.
-
Trowa secoua la tête.
-
- Tu délires complètement.
-
Quatre éclata d’un rire joyeux.
Trowa se prit son souffle et son charme dévastateur de plein fouet, comme un sort jeté.
Mais il ne relâchait toujours pas sa chevelure.
Trowa voulait qu’il parle sérieusement. Et Quatre allait parler.
-
- Oui mais la faute à qui ? Mais je suis sincère. Je te l’ai dit avant que tu ne m’assommes comme le salaud que tu es. Je me sens tout petit devant toi, Trowa.
-
Trowa leva les yeux au ciel
-
- C’est ridicule? Je ne t’ai jamais jugé, Quatre. Je n’ai pas à le faire…
-
Quatre rit doucement.
-
- Bien sûr que si, là, tu as à le faire. Tu es le premier concerné.
- …
- Tout à l’heure quand j’ai gueulé comme un putois pour la énième fois. Tout à l’heure je t’ai dit « je t’aime », Trowa.
-
Voilà, c’était sorti les yeux dans les yeux.
Quatre aurait eu le cœur dans les chaussettes s’il n’avait pas été à poil.
Trowa cligna des yeux, la plume momentanément oubliée. Il y avait au moins une justice.
-
- Non, tu as dit « si »…
-
Quatre claqua sa langue contre son palais. Encore.
-
- C’est on ne peut plus clair, Trowa. Et si tu me dis que tu ne comprends toujours pas je te casse la gueule.
-
Les pupilles de Trowa se rétrécirent.
-
- Je t’ai attaché.
-
Comprendre « Ne sous-estime pas tes liens. »
Un sourire de plus en plus sensuel.
Même au plus fort de la panique Quatre n’avait jamais eu l’air d’un lièvre pris entre les phares d’une voiture.
Ou alors un lièvre avec des canines.
-
- Tu m’as attaché, oui.
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Comprendre : « tout est de ta faute »
Trowa eut l’air sceptique.
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- J’ai loupé un épisode. Je vois pas en quoi m’aimer pourrait me mettre dans une telle merde.
- C’est pourtant très simple, tu verras tu comprendras vite. Je t’aime.
-
Le ton était à la fois très doux et complètement goguenard.
Quatre était à poil dehors et s’était employé tant bien que mal à se mettre à nu.
Alors là… rien à foutre, quoi.
Trowa se racla la gorge.
-
- Oui merci j’ai compris la phrase, c’est le reste qui m’échappe.
- C’est normal, tout t’échappe de toute façon.
- Explique. Tout.
-
Encore une couche ?
Mais si.
-
- Donc je t’aime et je ne savais pas comment te le dire ni comment tu réagirais à ça donc ça m’a bouffé. Et quand ça me bouffe, je bouffe. Et donc quelque part t’en as pris un peu plein la gueule. Mais moi aussi.
- ... trop aimable.
-
Quatre ne releva même pas.
-
- Donc suite à un stress assez poussé j’ai demandé conseil et un ventre sur pattes m’a dit qu’il fallait se montrer sans faux-semblant pour être compris, ce qui a donné une franchise quelque peu excessive.
-
La folie meurtrière prit le pas sur l’incompréhension dans le regard vert.
-
- C’est une blague… un ventre sur pattes ? Franchise excessive ? C’est à cause de Duo que tu me fais chier à ce point ??? I run I hide mais il me les casse ??
-
Quatre ne se laissa pas distraire.
-
- Duo n’y est pour rien le pauvre. C’est un amour.
- Qui… ?
- On s’en fout !
-
Cri du cœur.
-
- …
- Donc je disais. Elle…
- Une femme. Sally ?
- … a pas tort au moins sur un truc : quand on a passé des semaines dans du n’importe quoi absolu et à gueuler comme une hystérique – et oui, une - dire qu’on est amoureux d’un de ses meilleurs amis c’est tout à coup pas le bout du monde.
- Ah non, pas Sally.
-
Trowa était du genre buté.
-
- Qu’est-ce que tu ne comprends pas dans la phrase « on s’en fout ? »
- …
-
Le sourire de Quatre se fit un peu plus tendre.
Trowa tira doucement les cheveux en représailles.
-
- Donc voilà. Tu me plais prodigieusement depuis des années et tu me fais chier tout aussi prodigieusement. J’en suis à un stade où si je te plais, c’est bien et si non, je m’en contrefous. Mais je veux bien qu’on reste potes parce que tu me manquerais… SALAUD !!!!
-
Trowa se rappela qu’il avait une arme de destruction massive dans la main.
Il s’en servit puissamment sur les abdos.
Quatre repartit dans un fou rire à cause de la plume.
-
- Non mais tu te fous de ma gueule ? Tu fais plus chier qu’une femme avec des règles éternelles.
- Eh ben c’est comme ça. Passe quatre semaines à devoir être vraiment franc avec un con qui comprend rien et tu seras comme moi.
- Ca…
-
Quatre le stoppa net.
-
- Et va pas me dire que ça sort de nulle part mon truc, tu t’es regardé dans une glace dernièrement ?
- …
-
Bon. Là il avait l’air fatigué quand même.
-
- Tu es sexy, tu as un Q.I et pas juste la première lettre. Tu es adorable. Tu m’envoies chier ! Tu es mon ami. Tu es toi.
- …
-
Le regard de Quatre était insoutenable de douceur.
Et en même temps tellement sexy…
Quatre flirtait avec sa bouche, s’arrangeant pour que son souffle caresse ses lèvres à chaque parole.
Mais Trowa, si près fut-il était trop loin pour un baiser.
-
- Ça fait tellement longtemps que je te connais… et ça me fait chier ce temps, parce que ça handicape, parce que ça enferme. Parce que plus on attend, plus on se dit que ça fait « trop longtemps qu’on se connaît » et on passe à côté. Et j’avais peur de passer à côté de toi, tu sais ? Comme tu passes à côté de moi depuis le début. Je me rappelle t’avoir dit clairement que j’étais attiré depuis mon adolescence et tu n’as pas compris que je parlais de toi.
-
C’était censé être un grand moment. Un moment de prise de conscience. Un pure moment culminant.
Un summum de tension.
Un pipi dans son froc… sans froc.
Un tilt ?
Trowa écarquilla les yeux.
-
- Les lettres de schizo, les appels de maso, l’hystérie au resto, tes hommes qui me kidnappent… tout ça c’est parce que tu m’aimes ?
- Et la lumière fut !
-
C’était comme la conception de la discussion en bonne intelligence avec Quatre à poil sur un toit.
Pour Trowa c’était un chien de sa chienne.
Pour Quatre c’était surréaliste. Tout dépendait de quel point de vue on se plaçait.
Du point de vue de Trowa…
-
- Tu peux me détester pendant les 100 prochaines années s’il te plaît ?
-
Quatre tiqua.
C’était comme ça, Trowa l’aimait d’amitié et la lui conserverait malgré le faux-pas.
Rideau.
Super.
Mais bon c’était mieux que rien. Quand il serait moins fatigué il pleurerait sur son sort.
-
- Je peux carrément t’oublier si tu veux. D’ailleurs c’est une excellente idée.
- Non.
-
Quatre perdit patience, tout avait été dit, non ?
Ils n’allaient pas en plus débattre des bienfaits de l’amitié, la petite main sur l’épaule « je serais toujours là pour toi, laissons le lait redescendre », blablabla ? Quand il voulait son cœur et son pénis ?
Toute cette prise de tête pour une conversation de 10 minutes c’était largement suffisant.
Ils étaient toujours les yeux dans les yeux.
-
- Non, quoi. Tu as ce que tu veux, Tro ? J’ai été pénible, je m’en excuse et je suis fatigué. Tu as eu ta petite vengeance et c’était à la fois drôle et réussi. Je ne t’embêterai plus. Fin de l’histoire. Maintenant détache-moi.
- Je ne veux pas que tu m’oublies.
-
Eh ben on ne pouvait pas avoir toujours ce qu’on voulait dans la vie, Quatre en savait quelque chose.
-
- Ah, moi je veux t’oublier. Dans mon programme de vérité il était prévu que je t’invite sans détour. Je t’invite donc très officiellement à me lâcher.
- …
-
Trowa n’avait pas l’air de vouloir.
-
- Faudrait savoir ce que tu veux. Tu viens de me dire que tu voulais que je te déteste.
- Détester ce n’est pas oublier.
- Et cogiter finit par me saturer, tu as vu ce que ça a donné. Et j’en ai vraiment marre.
-
Trowa lui décocha un sourire scalpel.
A couper le souffle.
-
- J’ai pas fouillé tes bureaux et me suis pas mis à dos tes Maganacs pour que tu m’oublies.
- Tu. As. Fait. Quoi ?
-
Le regard de Quatre se fit pour la première fois ouvertement menaçant.
Et Trowa, qui avait un instinct de survie, savait qu’à ce moment précis il fallait bifurquer. Vite.
-
- Tu me balances que tu m’aimes puis tu me jettes alors qu’on n’a jamais été ensemble ?
- Aussi simple que ça. Tu as été fouillé mon bureau ? C’est le moment de répondre non.
-
Quatre ne lâchait pas l’affaire alors Trowa reprit la plume.
Les rires lui feraient oublier temporairement qu’il comptait éliminer l’homme qu’il aimait de la surface de la Terre.
-
- Aussi simple que ça ? Mais t’es vraiment un connard, tu sais.
- Je sais et tu t’en remettras, Trowa, parce qu’on est de vrais amis.
- …
- De toute façon qu’est-ce que tu t’en fous ! Tu ne m’aimes pas.
-
Trowa haussa un sourcil.
-
- Je n’ai pas aimé ton attitude, c’est sûr.
- Je l’aime pas non plus si ça peut soigner ton ego blessé.
- En fait tu devrais la fermer, ça t’évite d’être insupportable.
-
Le faire taire, quelle excellente idée.
-
- Oui je devrais me taire et éviter d’écrire. En fait faudrait que je sois hypocrite. Oui mais tu vois, y a que mon mec qui peut avoir une influence sur mon comportement. Le reste va se faire voir.
-
Les pupilles de Trowa s’étrécirent et un petit rictus vint prendre place sur ses lèvres.
-
- Quatre ?
- Hmm ?
- Ta gueule.
- Non.
-
Il allait se gêner.
Trowa agita sadiquement la plume sur un mamelon. Pour communiquer il fallait adapter son langage. Trowa parlait le Quatre en colère.
-
- Ta gueule, Quatre.
- Non.
- Ta gueule.
-
Entre deux souffles coupés, souffles recueillis sur les lèvres du ravisseur.
Sans baiser.
-
- Si tu comptes sur ça pour me faire taire t’es mal barré.
- Je t’aime, Quatre.
- …
-
Trowa parlait le Quatre décrypté.
Et il obtenait le silence.
-
- Ah, tu vois quand tu veux.
-
Quatre tira sur ses liens à s’en mordre la peau.
Il en oublia de rire malgré la plume.
-
- Je t’interdis de me dire ‘tu m’aimes’ pour me dire ‘ta gueule’ !
- Pourquoi ? C’est pas ce que tu as fait toi ? Entre « ta gueule », « connard » et j’en passe…
- Fumier de lapin nain !
-
Quatre fusillait quand il était frustré.
-
- Nain ? Allons mon cœur, comme tu y vas.
- Face de pet de moustique !
-
Quatre fustigeait quand il était affolé.
-
- C’est petit, mon harissa.
- Fils de chacal châtré.
-
Trowa lui lança un regard de biais assez dubitatif.
-
- …
- Châtré euh… après. Enfin tu comprends.
- Oui mon loukoum.
- Fous-toi de ma gueule.
- C’est ce que je fais.
-
Silence.
Un ange passa.
Ou plutôt, vraisemblablement un courant d’air sur une entrejambe doucement velue.
-
- C’est pas drôle de se moquer de ça.
- Je me fous de ta gueule, pas de ce que tu ressens.
- Ah.
- B.
- C’est...
- Débile.
- Et…
- Ferme-la, Winner.
-
Ferme-la et imprime ce qui vient d’être dit.
C’était vraiment, vraiment…
-
- …
- …
- Bon.
- Bon.
- Qu’est-ce qu’on fait ?
-
Très bonne question, Quatre, merci de l’avoir posée.
La plume s’aventura sur le nombril.
-
- Quatre ?
- Hm ?
- Qu’est-ce que tu ne comprends pas dans « je t’aime, Quatre » ?
-
Quatre avait envie de hurler. Voilà ce qui clochait.
-
- Mais je sais que tu m’aimes ! Tu ne supporterais pas tout ça sinon. Et je ne supporterais pas ta connerie si je ne t’aimais pas. Mais on s’aime pas pareil. Alors qu’est-ce qu’on fait ?
- Quatre.
- Hmm ?
-
Trowa avait relâché ses cheveux pour mieux les caresser.
-
- J’ai essentiellement pété un câble parce que…
- Je te réveillais, je sais.
- Ca aussi et tu sais que j’ai horreur de ça. Tu as juste oublié.
- C’est vrai. Mais tu restes un connard. Je t’ai dit clairement que je voulais entendre une voix amie.
-
Trowa joua de la plume sur les côtes.
Un petit souffle contre les lèvres était bien agréable.
-
- J’étais pas en état d’être amical. Tu sais comment se passent mes vacances avec Cathy. On a été aussi égoïste l’un que l’autre alors fous-moi la paix.
- … c’est de bonne guerre.
-
Trowa ouvrit un peu plus la bouche en même temps que ses pensées.
-
- J’ai pensé que tu avais un très mauvais timing. Puis j’ai pensé que j’avais une petite chance tout ça pour que Wu Fei me foute le doute et que les quiproquos s’en mêlent, s’emmêlent… et bref j’ai cru que tu m’avais appelé pour raconter tes déboires avec un ami commun.
- Non mais Trowa ? A quel moment tu m’as vu t’appeler à pas d’heure pour te raconter la vie de quelqu’un d’autre ? Sérieusement, j’ai que ça à foutre ?
- Tu avais que ça à foutre que de te rendre à des réunions pour Timides Anonymes avec Duo ?
-
Ah les triangulations de signal avec Heero… - ou plutôt l’ajustement des informations et des neurones – ça faisait un bien fou.
Malgré ses rougeurs et rondeurs exposées, Quatre devint livide.
-
- …
- A quel moment t’es-tu jamais comporté avec moi comme tu l’as fait ces derniers temps ?
-
Ah, pas con.
Quatre se reprit. Dire la vérité ne signifiait pas parler de tout mais bon.
-
- Oh, ça va, hein !
- J’ai cru avoir une chance avec toi – oui on se réveille toujours trop tard, c’est classique. Wu Fei a brisé le mythe et du coup j’ai vu orange avant de voir rouge. Puis noir.
- T’étais taureau dans une autre vie ?
-
Wu Fei n’était pas stupide. Ca ressemblait à un gros piège et Trowa y avait foncé tête baissée.
A moins que l’on accorde plus de crédit à Wu Fei qu’il n’en avait vraiment.
De voir que Trowa avait été neuneu lui aussi… c’était aussi navrant que rassurant. Pathétiquement mignon. Même si lui, Quatre Raberba Winner était à poil.
-
- Etre bourrin peut avoir du bon, Winner.
- …
-
Au sens propre ?
Hmm…
-
- Bref c’est classique. Un inconnu ça fait chier mais on peut faire avec. Un ami ça devient une complication et une frustration supplémentaire et surtout, un supplément de scrupules dont je n’ai strictement jamais fait preuve. Quand je veux, je me sers. Ça m’a fait chier aussi alors voilà.
-
Quatre écarquilla les yeux.
-
- On est les mêmes à différents degrés ?
-
Et la lumière fut ?
Trowa sourit.
-
- On dirait bien.
- AU SECOURS ! Je retire ce que j’ai dit ! J’ai pas besoin de moi en double.
- Je ne suis pas toi. Le monde ne survivrait pas à un second Quatre Raberba Winner.
- T’as pas tort. J’ai du mal à me survivre.
-
Trowa éclata de rire. C’était discret mais c’était là.
-
- Je ne pensais pas que tu étais attiré par moi, tu sais.
- Hein ? Mais ça se voit !
- Pour toi. Ça s’est vu ces dernières semaines, enfin, quand on y réfléchit cinq minutes sans se faire parasiter par Wu Fei, tes hurlements, Medvedev, les quiproquos Duo, etc…
- Oui bon, tu t’es isolé sur une ile déserte pour comprendre ?
- A peu près. J’ai coupé mon téléphone et réfléchis.
- Mouais.
- On a été aussi voyants l’un que l’autre, Quatre. C’est pour ça que ni toi ni moi n’avons rien vu.
-
Le ton de Quatre se fit très gêné.
-
- Toi aussi t’es timide ?
- Moi ? Non. Je ne suis juste pas suicidaire.
- Je suis bi !
- Tu es Quatre Raberba Winner. Il vaut mieux ne pas se louper avec toi. Oh non, il ne faut pas se louper. Il faut tout prévoir à la seconde près.
-
Trowa rapprocha sa bouche de celle de Quatre.
OH ENFIN !
Il s’approcha de quelques millimètres… avant de remonter et de poser les lèvres sur son front.
Puis il se redressa.
Le blond renifla.
-
- J’adore la tendresse mais là tu vois, à poil et la banane pelée, attaché et tout et tout… je pense que tu peux viser la bouche et même mettre la langue en guest star.
- Après.
- Après quoi ?
-
Puis Quatre eut un éclair de compréhension et de malice.
Trowa venait de sortir de son baluchon une mini faux thermique.
-
- Ah, tu vas enfin me détacher ? Que notre premier baiser soit romantique ? Que je puisse te serrer contre mon corps viril ?
-
Trowa sourit et glissa la plume dans les cheveux de Quatre.
-
- Et là j’ai l’air con. Merci.
- Tu n’avais pas besoin de ça pour en avoir l’air.
- Je proteste. Avant le look de Mohican du pauvre, j’étais un bondage man sexy. Tu viens de tuer mon effet.
- …
-
Trowa ne répondit pas et activa la faux, sectionnant discrètement les liens qui retenaient Quatre à la chaise.
Puis il désactiva la faux, la rangea et, avant que le blond ne songe à se relever, posa les deux mains sur sa nuque. Il la massa du bout des doigts…
Quatre ferma les yeux sous la caresse et s’humecta les lèvres.
-
- … En tous cas tu me fais toujours de l’effet, Trowa.
-
… avant que ses mains ne migrent vers les épaules de Quatre.
Des mains fermes.
-
Quatre rouvrit les yeux précipitamment….
Mais Trowa ne le regardait plus.
En fait, Trowa regardait derrière lui.
Danger.
-
- Qu’est-ce que tu fais ?
-
Trowa ne répondit pas à sa question.
-
- Merci d’avoir répondu à mes questions, Quatre.
-
Le ton était très professionnel.
Petit sourire en coin.
Un courant glacé traversa la colonne vertébrale de Quatre.
Le blond se leva.
Ou plutôt il essaya.
Plus rien ne le retenait à la chaise… mais il restait toujours attaché.
-
- Trowa tu ne vas pas faire ça.
-
Trowa haussa les épaules.
-
- Je vais me gêner. La vengeance est un plat qui se mange froid, non ?
- Mais tu m’as dit que tu m’aimais !
-
Une vraie douceur passa dans le regard vert.
-
- Oui. Et qui aime bien….
- Trowaaa….
- Châtie-bien. Bon voyage.
-
Trowa poussa Quatre du toit.
Il eut la magnanimité de retenir la chaise, des fois que quelqu’un se ferait assommer.
-
-
-
La chute fut incroyablement lente pour Quatre.
Il n’eut même pas le temps d’avoir mal à la stouquette.
Bureau de Piotr Medvedev, même moment.
-
- Oh, Pilar….
- Oh, Pétia…
- Oh....
-
-
Clignement des yeux.
Ce fut si furtif.
-
- Oh… Quatre ?
- … Oh… non…
Bureau de Wu Fei Chang, même moment.
-
Un sage releva la tête de ses papiers.
-
-
- La lune s’est levée plus tôt que d’habitude. Gare à la marée.
Bureau de Heero et Duo, même moment.
-
- Alors, Maxwell…
- Je…
-
Heero pensait avoir donné le coup de grâce mais quelque chose détourna l’attention de Duo.
-
-
-
Duo n’y prêta plus aucune attention.
-
- Oh putain je dois être fatigué. J’ai cru voir passer le cul de Quatre devant ma fenêtre et si c’est ça il va s’écraser comme un crapaud.
- … Parce que tu le reconnaîtrais ??
- Ben euh c’est pas comme si je ne l’avais pas déjà vu…
- Ne change pas de sujet.
- Mais on parlait pas ! Tu parlais !
- …
-
Duo se gratta le menton.
-
- Quelqu’un aurait balancé Quatre du toit des Preventers ? Tu crois que c’est possible ?
-
Duo traversa la pièce et ouvrit la fenêtre.
Rien.
Heero se leva du bureau, posa son café et la referma aussi sec.
Ni l’un ni l’autre ne virent les fesses de Quatre repasser devant leur bureau, ni un autre sauteur le rejoindre.
Rien ne marchait avec Duo, bordel. Ni les biscottos, ni la grosse voix, ni la mise au pilori, que dalle.
-
- Je crois qu’on ne s’est pas bien compris. Je n’ai pas cracké ton ordinateur pour entendre que le cul nu de Quatre joue les métronomes à l’extérieur du QG. J’en à rien foutre.
- Ha-ha ! T’es jaloux de Quatre, hein ?
- Ca se voit, non ?
-
Ah oui, merde il niait pas.
Ça a pas l’air comme ça mais c’est évident quand on y pense.
Et même quand on y pense pas.
N’empêche… défoncer les portes pour une mission… questionner à tout va… même si Heero était une vraie commère et qu’il croyait que c’était un secret, c’était quand même gros, même pour lui.
-
- Euh… et pourquoi tu m’as jamais dit que tu étais jaloux de Quatre ?
- Parce qu’avant je n’avais pas de raison d’être jaloux. Et donc je ne l’étais pas.
-
Ah… pas con.
-
- Ah…
- Alors… c’est qui qui t’a poussé à utiliser un coach personnel ? Dans ton dossier il y avait écrit que c’était un collègue de travail… alors c’est qui ?
-
Duo hurla.
-
- MAIS C’EST QUE T’AS VRAIMENT CRACKE MON ORDI ????NON MAIS T’ES GONFHMM…
-
Heero plaqua un Duo surpris contre la vitre refermée.
-
- J’ai cracké ton ordinateur. Tu as cracké mon cœur. Alors c’est de bonne guerre.
- J’ai cracké ton cœur mon cul ? JE SUIS TIMIDE JE N’AI RIEN FAIT DU TOUT ET TU ES UNE TAUPE AVEC DES CHEVEUX.
- Tu es toi.
- Il a fallu le coaching et les quiproquos de la misère pour que tu me voies.
- Faux. Mais il a fallu tout ça pour que je te regarde. Il a fallu un raid informatique pour que je comprenne puisque tu ne dis rien même quand on te met au pied du mur.
- Je t'intéressais avant ?
- Oui. Mais je ne savais pas comment.
-
Pirater pour la bonne cause…
Duo secoua la tête.
-
- C’est pas une excuse, pénétrer dans mes affaires personnelles c’est pas…
- Et mon cœur, c’est pas personnel, peut-être ?
- Wha…
-
Duo venait de tilter sur ce qui venait de se dire.
Il devint rouge.
Vert.
Embarrassé.
-
- What the fuck?
-
Heero émit son fameux rictus.
-
- Bonne idée. Mais pas au bureau.
-
Duo leva les yeux au plafond. Heero n'avait jamais été du genre timide, juste réservé et calme.
Duo le reconnaissait sans vraiment le connaître mais bon, ça faisait partie du jeu.
Merci Elle ?
Hmph. C'était pas censé se passer comme ça. C'était censé être soit romantique, soit tragi-romantique... un oui ou un non mais là !!! Làà !!!
Il lui passerait un coup de fil et elle verrait ce qu'elle verrait. Qu'elle assure le service après-vente.
Ça se la racontait trop, là, depuis deux minutes, même si c'était une boutade, même si Heero était bien trop sérieux pour faire quoi que ce soit qui pourrait compromettre les piles.
A côté de ça son petit cœur et son cerveau avaient quitté le navire après l’aveu de la jalousie de Quatre.
-
- Doucement petit slip. C’est pas parce que je t’aime que tu dois t’y croire.
-
Heero sourit franchement en se collant ma foi… amoureusement contre Duo.
-
- Eh bien tu vois ce n’était pas si dur.
-
Duo sourit en humant son souffle au café.
Il murmura.
-
- Parle pour toi.
-
Heero se rapprocha et... Duo résista.
-
- J'ai dit qu'on parlerait si tu rangeais le bordel que tu as foutu et tu ne l'as pas fait. Alors pas de baiser avant...
- Hn.
-
Heero lui lapa les lèvres… avant de les happer.
Heero avait toujours eu une mémoire sélective avec Duo : ne prendre que ce qui était intéressant, le reste serait traité plus tard.
Et ça, ça n'avait pas changé.
Bon, Heero était très fatigué et donc beaucoup plus spontané.
Bon, Heero ne s'était pas attendu à embrasser Duo, ni à avoir les fesses de Winner qui se baladaient tel un pendule devant sa fenêtre...
Ce qui était très bon dans un baiser c'était qu'on pouvait fermer les yeux et laisser la langue s'exprimer sans qu'elle ne fasse de mal.
Histoires sans paroles mais tout en frissons et en gémissements.
Parfois ça avait du bon les complications.
Toit du QG… ou plutôt à 200 mètres du sol, les pieds suspendus par un élastique.
-
- AAAAAAAAAAAAAAAAAAARD.
-
Le saut à l’élastique était censé être une expérience vivifiante.
Le saut à l’élastique quand on ne sait pas qu’on en a c’est pissifiant. Oui oui ça donne envie de faire pipi.
Quatre se retrouvait tête en bas à faire le pendule au début assez violemment et à avoir hurlé à n’avoir plus de voix, puis au fur et à mesure il s’était balancé un peu moins.
Quatre émit un rire nerveux.
Il allait le tuer de ses propres mains.
-
- Je vais l’émasculer avec les dents et je vais les faire préparer par Rachid. D’ailleurs où sont mes Maganacs quand j’ai besoin d’eux ?
-
Quatre en était à calculer à la seconde près à quel moment il cesserait de se balancer quand un YOUHOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU retentissant le déconcentra, que le corps appartenant à cette voix le rejoignit, que des bras l’enlacèrent pour le stabiliser.
Ou tout du moins pour se balancer ensemble.
C’était tout de même plus agréable.
Un éclat de rire léger lui chatouilla les oreilles. Trowa était vraiment un enfant du cirque.
-
- Je t’ai eu.
-
Pour la énième fois Quatre leva les yeux au ciel.
La tête en bas ça faisait bizarre.
-
- Tu me le paieras.
- Hmph. Tu sais les vengeances, c’est sans fin.
- Tu n’imagines pas à quel point.
-
Mais Trowa était sous adrénaline et il était heureux alors il coupa sans le moindre scrupule la parole à Quatre avec sa bouche chaude.
-
- Et puis tu m’embrasses comme ça toi ?
-
Trowa ne répondit pas et l’embrassa la tête à l’envers, encore.
Ça représentait exactement son état émotionnel.
-
- Tro…
- Hmmm…..
-
Trowa venait de lui mettre une langue ma fois sympathique.
-
- Trowa… le cochon pendu c’est…
- Hmm cochon…
-
Trowa l’embrassa profondément en lui palpant les fesses.
Quatre se fit plaisir : il lui suçota allègrement le muscle lingual.
Ça ravivait sévèrement l’un de ses organes devenu un peu fripé par la chute.
D’abord épanoui par l’adré, puis lamentablement fané. Pendouillant au gré du vent.
Mais il fallait redevenir rationnel.
-
- Maintenant on fait comment pour remonter, cré…
- Hmmm…
-
Et encore.
-
- tin ? Tu sais c’est pas en m’embrassant que je vais oublier !
- Je veux surtout pas que tu oublies que tu m’aimes. Ou que je t’aime.
-
Hmm dis comme ça…
La chair était faible. Faible.
-
- …
- Et pour ce qui est de remonter… j’ai tout ce qu’il faut.
- Oh oui je le sens bien…
-
Quatre, frustré sexuellement, oui.
Frustré dans son petit cœur aussi. Mais c’était fini maintenant, grâce à une explication virile.
Trowa lui mordilla la lèvre inférieure.
-
- Ca aussi. Mais je pensais plus au matériel de pointe fourni par Winner Equipements.
-
Quatre cligna des yeux.
-
- Que veux-tu dire ?
Quatre était quelque peu saucissonné, donc Trowa ne pouvait pas lui faire toucher ses harnais.
Et ils étaient un peu tête en bas donc il ne pouvait pas le voir.
-
- Que je vais remonter automatiquement.
-
Quatre soupira de soulagement.
-
- Ah. Il me suffira de m’accrocher à toi.
- Tu es attaché.
- Ah oui, merde. Alors tu me tiendras comme maintenant.
- Non, toi tu restes ici une demi-heure.
-
Quatre rit nerveusement.
-
- Tu te fous de ma gueule ?
-
Trowa pinça une fesse musclée avant de répondre, alors que Quatre esquivait pour la première fois ses lèvres.
-
- Non, tu es déjà resté une demi-heure dehors. Ne te reste plus qu’une demi-heure, comme ça ça te fera une heure dans une position embarrassante. Comme moi il m’a fallu une heure pour rentrer chez moi après qu’on m’ait lâché dans la poubelle.
- TROWA !
-
« Trowa » haussa les épaules.
-
- Quoi ? Tu vas me dire que tu n’étais ni nu, ni présent ? Mais est-ce que les Maganacs se sont soucié qu’il y ait du monde ou non dans cette ruelle ?
- Trowa. Je suis un personnage public on peut me photographier et…
- Le QG n’a pas le droit de l’être il y a un brouillage satellitaire et j’ai désactivé les caméras officielles sur ce versant de la base.
- Q… QG ? On n’est pas au siège français de la Winner Corp ?
- Non. Mais je comprends que tu aies confondu, ce sont tes plans qui ont construit les deux bâtisses.
- Tu veux dire que mes hommes peuvent me voir ? Que Une peut me voir ??
- Oui. Comme on a pu me voir dans la poubelle. Très peu de chance vu l’angle. Mais c’est possible, oui.
- On peut… trouver mes fesses nues sur G-Google Map !
- On essaie de m’amadouer ? Ca ne marchera pas.
- Tu peux pas me laisser comme ça, Trowa… tout nu…
-
Trowa déclara, pragmatique.
-
- Dans certaines circonstances on propose aux timides d’imaginer les gens nus avant un discours. Là tu es juste nu et tu apprends que la véritable nudité n’est pas physique et donc tu relativises. C’est une belle leçon de courage, d’humilité et de confiance…
- que tu m’imposes !
- Oui. Si tu étais venu me voir directement je t'aurais définitivement guéri de ta timidité. Mais non, tu as préféré voir un gourou. Assume.
- ...
-
Trowa vola un baiser à Quatre avant de murmurer.
-
- N’oublie pas que tu m’aimes. A toute’
-
Et il remonta le sourire aux lèvres, plantant un Quatre hurlant un « je te tuerai !!!! » alors que son départ avait fait balancer un peu plus son élastique.
Puis l'héritier se ravisa.
S’il hurlait trop fort il attirerait l’attention…
Dès qu'il sortirait de là il écharperait Trowa qui l'aimait... oh il était en colère. En colère et heureux comme jamais. Mine de rien ça valait bien d'être un peu nu.
Il appellerait néanmoins Elle pour bien lui faire comprendre les limites de sa méthode... même si en fin de compte ça avait marché.
Il espérait que les choses s'étaient à peu près bien déroulées pour Duo.
-
Lorsque Trowa remonta sur le toit, il trouva un joli comité d’accueil : les Maganacs.
Il se déharnacha et rangea tout son fourbi dans son baluchon, sans faire attention à son auditoire.
Puis il dit.
-
- Quatre, comme vous avez pu le constater, va bien et son image nue ne sera diffusée ni conservée nulle part.
-
Sauf sur sa mini caméra bien sûr.
Il poursuivit.
-
- Merci de contrôler cette partie du QG en attendant que la surveillance se remette sur le mode normal, soit dans 35 minutes.
-
Les rouflaquettes de Rachid – habillé en tenue traditionnelle comme ses 39 hommes - étaient prêtes à exploser.
Trowa sourit de toutes ses dents.
-
- Et pas de blague, hein. Sinon j’explique à votre maître de quelle manière j’ai pu m’introduire dans son bureau. Et je n’y serais jamais arrivé sans vous, ce qui fait techniquement des Maganacs mes complices et des invités de choix sur la liste très personnelle de Quatre Raberba Winner des personnes à émasculer.
- Et si on t’élimine ?
-
Trowa haussa un sourcil.
-
- C’est possible. Mais ça inciterait encore plus Quatre à comprendre par tous les moyens ce qu’il s’est passé. Et vous savez comment il peut être quand il ne comprend pas. Cœur de l’espace, tout ça.
- …
-
Oh oui ils savaient. Et ils savaient tous combien il pouvait être méthodique et sadique quand il était contrarié.
-
- Alors que si je suis en vie je peux allègrement détourner son attention. Un peu d’amour et un petit coup dans les chaussettes ça entretient tout sauf la mémoire, le cerveau n’est pas assez irrigué pour ça.
- …
-
Trowa regarda sa montre.
-
- C’est pas tout ça mais j’ai du boulot quand même, c’est fini les vacances. Je reviens dans 30 minutes.
-
Il tapota l’épaule d’un Rachid raide comme un piquet.
-
- …
- Et au cas où vous ne seriez pas convaincus… vous bougez un orteil et Quatre est directement téléguidé dans le bureau de Une. Quand Quatre saura que les Maganacs au complet étaient là et qu’ils n’ont pas bronché…
- …
- On s’est compris. A tout à l’heure les gars.
-
Trowa repartit en sifflotant, le sentiment du travail accompli. Certes il ne perdrait rien pour attendre mais... ça valait le coup.
-
-
OWARI
J’espère que ça vous aura plu – surtout à toi Natsu ! Biz biz pokisants et courage aux States !
A pluch’ tout le monde !
Mithy ¤ malade mais c pas la grippe A H1 N1 :p (ah les rhumes simples existent encore ??? On nous aurait menti :p ¤
L'épilogue ? Quand vous aurez lu (après correction !)