|
Author of 3 Stories |
Edward & Bella, une rencontre, une nuit – OS concours
Titre :
Auteur : SamiaCullen
Béta: Magda88
Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à SM.
Vous voulez lire les autres OS du concours, visitez cette page :
http : / www . fanfiction . net /community / Edward_Bella_une_rencontre_une_nuit /74561/
(Une playlist est sur mon profil)
J'arrivai au bureau du Docteur Jasper Whitlock avec 15 minutes d'avance. C'était mon premier jour et j'étais morte de trouille. Le Docteur Whitlock était un psychologue de grande renommée. Il travaillait désormais pour l'Etat et suivait des personnes, généralement des hommes, qui sortaient de prison. Vous imaginez bien mon stress. Recevoir dans mon bureau des hommes sortant de prison… je m'imaginais déjà me faire harceler par un junkie bodybuildé qui voudrait que je lui fournisse des tranquillisants.
Depuis que j'avais obtenu mon diplôme, je m'étais contentée de petits remplacements, mais aujourd'hui, c'était différent. Le Dr Whitlock était en voyage de noces, et, s'il était satisfait de mes performances, il me ferait une lettre de recommandation pour que je puisse réaliser mon rêve, devenir psychologue pour enfant. J'avais réussi à avoir cette opportunité grâce à sa femme, Alice Brandon nouvellement Whitlock. Alice était mon amie depuis l'enfance. Elle était devenue une styliste très talentueuse, gardant son excentricité et sa joie de vivre. Je ne l'avais jamais vu aussi heureuse que dans les bras de Jasper.
Je m'assis au bureau de la secrétaire, cherchant dans l'agenda mon premier rendez-vous. James Hunter. Je cherchai son dossier puis me dirigeai vers le bureau pour me préparer psychologiquement. Je parcourus rapidement son dossier, c'était un meurtrier. Eh bien ma grande ! Quelle entrée en matière ! Le stress monta en moi en flèche lorsque je lus qu'il avait été reconnu coupable d'un viol, de plusieurs meurtres et qu'il faisait apparemment parti d'un gang de Seattle, les RedEyes. J'en avais entendu parler, ils prenaient leur rôle à cœur lorsqu'il s'agissait de guerres de gangs.
J'inspirai profondément. Je pouvais le faire.
Je lus les comptes rendus de ses dernières séances pour comprendre son état d'esprit. Jasper avait mis une note selon laquelle il ne fallait surtout pas le contredire et il était décrit comme colérique et violent. La porte s'ouvrit brusquement, me faisant sursauter. C'était Rosalie Hale, la sublime secrétaire, et une très bonne amie d'Alice. Cette dernière avait le don de se faire des amis dans chaque endroit où elle allait, contrairement à moi. J'incarnais tout ce qu'il y avait de plus banal chez une femme : brune, de taille moyenne, de poids moyen, des yeux marron banals, de beauté moyenne et très timide de surcroit.
-Salut ! C'est Bella, n'est-ce pas ? Hum… ton premier patient est arrivé.
-Merci Rosalie, donne moi deux minutes, et fais-le entrer.
Elle referma la porte et je pris une longue inspiration. Le tout est d'avoir l'air sûre de toi, si tu as peur il le sentira… sûre de toi Bella. La porte s'ouvrit et le cliché total de la brute entra : veste de cuir, jeans, chemise à carreaux, et rangers aux pieds. Il me sourit presque sadiquement. Il avait des airs de Brad Pitt dans Snatch* avec les cheveux plus longs attachés dans une tresse. Il était assez sexy dans son genre mais horriblement effrayant, car même s'il était mince, il dégageait une aura sauvage.
- Salut, Bébé, si j'avais su que la remplaçante du toubib était aussi sexy j'aurais apporté des fleurs! Dit-il d'une voix doucereuse qui me fit froid dans le dos. Confiance en soi, assurance, et fermeté, voilà tes mots d'ordres Bella !
- Ca sera Mlle Swann, ou Docteur pour vous. Veuillez vous assoir que l'on puisse commencer la séance M. Hunter.
Super Bella, ta voix n'a pas tremblé. J'espérais juste qu'il ne pouvait pas entendre mon cœur battre à tout rompre.
- Je suis sûr que tu dois être une tigresse aux lit, j'adorerais que tu me chevauches. J'aime les femmes au caractère pimenté, susurra-t-il en s'asseyant. Puis il retira son blouson. Sa chemise n'avait pas de manches et je ne pus m'empêcher de fixer son tatouage qui représentait le signe du gang, un œil rouge sang. J'essayai de reprendre contenance en relisant les notes.
-Hum…alors vous avez trouvé un travail dans une usine, comment ça se passe ? Ma voix avait perdu toute assurance, ce qui accentua son sourire.
Et c'est ainsi que se déroula toute la séance, moi qui essayais tant bien que mal de garder mon sang froid et de faire mon boulot, et lui qui s'amusait à me faire des avances, à me déstabiliser. La séance toucha enfin à sa fin.
-M. Hunter, on se voit dans deux jours. La seule chose que je voulais c'était qu'il sorte de cette pièce. Il se leva et me gratifia une fois de plus de son sourire effrayant.
-J'ai hâte ! Il serra ma main, puis y déposa un baiser avant de s'en aller. Je me laissai tomber dans mon fauteuil et soupirai. La porte s'ouvrit sur Rosalie qui m'apportait un café.
-Merci Rosalie, j'en ai bien besoin ! Souris-je
-Ne t'inquiète pas, Jasper a aussi du mal avec lui. C'était le plus difficile de ta journée. Ton rendez-vous de 15h a annulé, il doit remplacer quelqu'un à son boulot.
-Tyler Crowley ? Demandai-je en analysant mon agenda des rendez-vous. Il ne me reste donc plus qu'un seul rendez vous cet après midi, Edward Cullen, à 16h ?
-Oui, il est assez sympa. Et vraiment sexy, pas autant que son petit frère, mais pas mal dans son genre. C'est une histoire assez triste en fait. Edward n'est pas méchant, son frère n'a pas eu de chance c'est tout !
-T'as l'air de bien les connaitre. C'était une constatation car ses yeux s'était illuminés en parlant d'eux.
-Je… hé bien…oui…plus ou moins, bégaya-t-elle. Je ne connaissais pas très bien Rosalie, mais je n'aurais jamais cru qu'elle puisse bégayer. Je souris, attendant la suite.
-Hé bien, son frère Emmett l'accompagne souvent, et on peut dire qu'il me drague, alors j'ai fouillé dans les dossiers de Jasper pour en savoir plus. C'est que… il… ne me laisse pas complètement indifférente. S'il te plait Bella, n'en parle pas à Jasper. Il m'a formellement interdit de le voir. Elle me suppliait du regard.
-Pourquoi il a fait ça, Emmett n'est pas un de ses patients ? Ce n'est pas interdit. Je ne comprenais pas de quel droit il l'interdisait de voir cet Emmett.
-Et bien, Jasper prend son rôle de grand frère très au sérieux, me dit-elle comme si la réponse était logique. Je réfléchis quelque secondes.
-Quoi ? Jasper est ton frère ? Mais ton nom de famille, ce n'est pas Hale ? Je comprenais mieux pourquoi alors qu'Alice la connaissait à peine, elle avait été sa demoiselle d'honneur. Moi qui pensais qu'Alice avait seulement voulu m'épargner. Elle savait à quel point je détestais ce genre de choses.
-C'est mon frère adoptif, en réalité, c'est le neveu de ma mère. Ses parents sont morts dans un accident de voiture lorsqu'il avait trois ans, alors mes parents l'ont adopté. Il a repris le nom de famille de son père à la majorité.
-Eh bien tout est plus clair à présent ! Et tu sors en cachette avec cet Emmett ? Demandai-je, l'histoire de cet Edward m'intriguait.
-Non ! Enfin heu pas encore. Elle rougit avec un sourire mystérieux.
-Mais quel est le rapport entre l'histoire de son frère et lui ? M'impatientais-je.
- Hé bien Emmett est un boxeur assez connu et talentueux dans le milieu, chuchota-t-elle. Son frère Edward était son entraineur, manageur. Le truc c'est qu'Emmett s'est embarqué dans des affaires louches et malgré tous les avertissements d'Edward, il fricotait avec les mauvais gars. D'ailleurs, il s'en veut terriblement aujourd'hui. Si tu savais, il se rend coupable de tout ce qui est arrivé…
-Rosalie ! Viens-en aux faits, la réprimandai-je. Mon prochain patient n'allait pas tarder et je voulais savoir. Je n'avais jamais été du genre potins mais j'étais intriguée.
-Oui, désolée. Donc il fricotait avec, tu sais, ce gang ! Les Werewolves, le gang ennemi des RedEyes.
-J'en ai entendu parler.
-Eh bien au début c'étaient des petites missions que leur chef lui demandait, il trafiquait les combats contre de l'argent… Puis un jour, alors qu'il devait récupérer une voiture volée, Edward, qui se doutait de quelque chose, l'a suivi jusqu'au point du rendez-vous. Il est sorti de sa cachette et il a menacé leur chef Sam. S'il ne laissait pas Emmett tranquille, il les dénoncerait aux flics. Ça faisait un moment qu'il les suivait et il avait filmé plusieurs actions compromettantes. Bien sûr, ces vidéos condamnaient aussi Emmett, mais Edward préférait voir Emmett en prison, plutôt que tué dans une guerre de gangs. De toute façon, le dit Sam risquait beaucoup plus qu'Emmett. Ils ont cru qu'il bluffait. Ils l'ont tabassé à mort et sont partis, laissant la voiture volée, Edward battu à mort et Emmett tellement shooté qu'il comprenait à peine ce qui se passait. En entendant les sirènes de police, Edward a donné ses clefs de voiture à Emmett qui s'est enfui. Evidemment, la voiture contenait 10 Kg de cocaïne et de l'héroïne. Edward est très intelligent et il a négocié avec l'ATF. Il a livré le gang grâce aux vidéo et réussi à épargner son frère, en prenant tout sur son dos.
La sonnerie annonçant un nouveau venu l'interrompit.
-Bon, ça doit être ton rendez-vous ! ajouta-t-elle en se dirigeant vers la porte. J'étais sous le choc. Cette histoire était digne d'un film. J'étais impressionnée par cet Edward, et très impatiente de le rencontrer. Il fallait que je me concentre. Je m'emparai du dossier de mon patient. Mike Newton, un voleur de voiture, récidiviste. Une tête blonde entra dans le bureau après avoir frappé.
-Bonjour, j'ai appris que le Dr Wit avait une remplaçante, mais personne m'a dit à quel point elle était séduisante ! S'exclama-t-il en s'avachissant sur le fauteuil. Ils se sont donnés le mot ou quoi ! Pensai-je. Relax Bella, ils sortent de prison, toute chose ayant des seins leur paraîtrait sexy.
-Bonjour, M. Newton, je suis le Dr Swan. Je vais en effet remplacer le Dr Withlock pour les deux prochaines semaines.
-Cool, et appelez moi Mike ! Il me fit un clin d'œil. Je jetai un œil sur son dossier. Il venait de commencer la thérapie, ce qui voulait dire que j'allais devoir le voir souvent. Malheur ! Il avait 23ans et était déjà allé en prison trois fois. Je l'observai quelques secondes. Il avait l'air vraiment jeune, son visage était très infantile, les yeux bleus, une peau de bébé, il aurait pu être mignon. Il me faisait penser à un Ken (celui de Barbie) en grandeur nature.
L'heure en compagnie de Ken me parut encore plus longue que celle passée avec Hunter. J'en étais venue à regretter les avances lugubres de James. Quand enfin il daigna s'en aller, il avait passé l'heure à bavarder, au moins pas besoin de le pousser à se confier celui-là, il ne la fermait jamais ! Rosalie m'annonça mon rendez-vous suivant à l'interphone deux secondes avant que celui-ci n'entre dans le bureau. Il ne frappa pas à la porte, il ne dit rien, puis il s'assit dans le fauteuil en me fixant d'un regard furieux. Mon dieu, à chaque fois que je pense que le pire m'était déjà arrivé, le destin me prouve le contraire. Cette heure promet d'être longue.
-Bonjour, je sui…
-Ecoutez, j'en ai rien à foutre, je dois venir ici, mais je suis pas obligé de participer, vous n'avez qu'à vous occuper de vos papiers, et vous n'aurez aucun problème avec moi ! dit-il entre ses dents. Il avait vraiment l'air effrayant et je me tassai dans mon fauteuil, me faisant toute petite. Je pris son dossier et l'examinai. Apparemment, il n'avait pas prononcé un mot non plus avec Jasper, j'en fus soulagée. Il faisait partie du gang des Werewolves, quand on parle du loup, le jeu de mot m'arracha un sourire.
-On peut savoir ce qu'il y a de si drôle dans mon dossier, Mademoiselle ? Grogna-t-il
Je relevai les yeux, pris une grande inspiration pour rester calme et éviter que ma voix ne tremble.
-Qui vous dit que c'est votre dossier? Je relevai un sourcil pour jouer l'indifférente face à sa précédente tentative d'intimidation. Il sourit, ce qui illumina son visage sombre, est-ce que c'est un truc de gang d'avoir les cheveux longs ?
-Sans doute mon nom écrit dessus ! Ironisa-t-il. Je fermai le dossier, et en effet, il y avait écrit Paul Yiruma.
-Au temps pour moi ! Rougis-je.
-Je suis persuadé de vous connaitre mais j'arrive pas à me souvenir, dit-il plus pour lui-même. Comment avez-vous dit que vous vous appeliez ?
-Vous ne m'avez pas laissée me présenter, je suis Isabella Swan. Ses yeux s'écarquillèrent. Je réfléchis mais j'étais persuadée que c'était la première fois que je le voyais.
-Bella… Souffla-t-il
-Heu, oui. C'est comme ça qu'on m'appelle. J'étais assez déstabilisée.
- Vous êtes la Bella de Jake ! s'écria-t-il le sourire de retour.
-Vous connaissez Jacob. Jacob Black ! Je n'en revenais pas. Jake et moi étions sorti deux ans ensemble depuis la première jusqu'à ce que je m'en aille à l'université. Il avait disparu du jour au lendemain la veille de la remise des diplômes. J'ouvris soudain le dossier, redoutant ce que j'allais trouver.
-Il passe ses journées à parler de toi, ça en devient exaspérant. Il bassine tous les gars avec votre histoire. Il dit que t'es la plus belle fille qu'il ait jamais rencontrée. Et il regrette chaque jour d'être parti. Mais il disait que de toute façon avec la fac et tout, il savait qu'il allait finir le cœur brisé.
Je ne l'écoutais que d'une oreille, puis je trouvais enfin ce que j'avais tant appréhendé, Jacob Black, potentiel membre du gang. Il y avait une série de photo de lui avec un tas de gars mates de peau et très musclés. J'avais la tête qui tournait. Mon premier amour, mon meilleur ami, ainsi qu'un bon nombre de mes premières fois. Mon premier cœur brisé aussi, ce souvenir amena l'amertume au bout de ma langue.
-Il… il fait partie du gang ? Demandai-je la voix chevrotante. Ses yeux redevinrent durs et son sourire se fana.
-Je ne vois pas ce que vous voulez dire, il n'y a pas de gang. Jake est seulement un bon ami, dit-il fermement.
Ce fut la dernière chose qui fut dite de la séance. Paul garda la mâchoire serrée et mon esprit était à mille lieues de ce bureau. Mon esprit divaguait sur la plage de La Push ou dans un vieux garage miteux. Ma première fois s'était passée dans ce garage. Nos pères respectifs étaient dans le salon de Jake en train de regarder un match de Base Ball. Il bricolait sur ma Chevrolet qui était tombée en panne. Puis il avait voulu me salir avec de l'huile à vidange. Il m'avait pourchassée dans son garage, jusqu'à ce que je trébuche sur une couverture posée sur le sol. Il s'était mis à califourchon sur moi et m'avais mis de la graisse sur le visage en riant, tandis que je criais, plus pour la forme. Il avait glissé ses doigts sur mon cou.
« Tu dis : Jacob est le plus sexy des mécaniciens ou je salis toutes les parties de ton corps. » Avait-il chuchoté à mon oreille. J'avais tremblé, ce qui le fit sourire. Il glissa ses mains plus bas dans mon décolleté. J'avais alors répondu « Ne te gènes pas » et nous avions fait l'amour. Jake n'était pas le garçon le plus délicat. Mais il avait le don de rendre tout magique et féerique. Dans ses bras, je me sentais protégée, comme dans un autre monde. Lorsqu'il était parti, j'avais renoncé à l'amour.
Paul se leva, ce qui me fit reprendre conscience de la réalité.
-Ca devait être de très bons souvenirs, pour que vous ayez un sourire pareil. Paul avait retrouvé sa bonne humeur apparemment. Il me serra la main.
-S'il vous plait, Paul, dites-lui de venir me voir. Il me regarda dans les yeux et acquiesça.
Je le suivis en dehors du bureau et trouvai Rosalie en train de se limer les ongles. Quand elle me vit, elle se précipita vers moi en sautillant.
- Alice et toi étiez faites pour être belles sœurs, marmonnai-je
-Bella ! J'ai vraiment besoin de mon après midi. S'il te plait, s'il te plait s'il te...
- Ok ! Ok ! Mon dieu, Rosalie, tu as même la moue d'Alice !
-Chaque femme doit savoir faire la moue qui tue ! Ta mère ne t'a jamais dit ça ? me dit-elle avec un air faussement hautain. J'appréciais de plus en plus Rosalie, elle me faisait penser à une enfant de 10ans à l'instar d'Alice.
-C'est bien ma veine d'avoir été élevée par mon père ! M'exclamai-je avec un sourire forcé, ne voulant pas parler de ma mère absente depuis ma tendre enfance. Ok, ajoutai-je. Si tu veux ton après-midi tu déjeunes avec moi, et tu m'en dis plus sur Edward Cullen !
Nous déjeunâmes dans un bistrot assez sympa à côté du bureau. Mais malheureusement, je n'en appris pas plus sur Edward. Rosalie passa tout sont temps à me parler de son frère. Je savais même comment il s'était habillé à chaque fois qu'il était venu la voir. Elle était tellement enthousiaste que je n'avais pas eu le cœur à l'interrompre. Elle me décrivit chaque pièce de sa garde robe, réfléchissant à ce qu'elle allait mettre à son premier rendez vous avec Emmett. Ils avaient en effet décidé de le fixer à Samedi puisque aujourd'hui était la dernière séance d'Edward (ce fut la seule fois qu'elle prononça sons prénom).
-Merci Bella de me laisser mon après midi de libre, sourit Rosalie alors que nous sortions du resto. J'ai vraiment besoin d'aller chez le coiffeur pour mon rendez-vous. Et mon coiffeur préféré a eu une annulation de dernière minute. C'était une occasion en or. Et puis Emmett… (Si j'avais bien compté, Ce fut la 47eme fois qu'elle prononçait son prénom depuis que nous étions sorties du bureau) Mon esprit vagabondait tandis qu'elle parlait et je me contentais d'acquiescer de temps en temps.
Je lui souris et lui dis au revoir. Je passai quelques heures dans un square à proximité du cabinet et lus en attendant 16h. Une demi-heure avant mon rendez-vous, je me dirigeai à pas rapides jusqu'au cabinet. Je m'assis au bureau de Rosalie et cherchai le dossier d'Edward Cullen dans le tiroir. Je me dépêchai de l'ouvrir. J'en restai bouche bée.
La photo était de celles que l'on prenait en prison avec un fond rayé et numéroté. Edward avait un cocard, les lèvres enflées, l'inférieure coupée, son arcade était aussi coupée et tout son visage était tuméfié. Mais mon dieu qu'il était sexy ! Il dégageait une telle force et un tel sex-appeal. Rien que sa photo m'excitait. Et ses yeux verts foncés, qui brillaient de fureur... Je détournai difficilement mon regard de la photo pour lire rapidement toutes les informations présentes avant qu'il n'arrive. J'aurais dû aller dans mon bureau pour éviter de me faire surprendre mais j'étais incapable de détourner les yeux. Il était diplômé en droit de Dartmouth. Il avait travaillé deux ans dans un cabinet d'Avocats à New York. Il avait quitté son travail pour s'occuper d'Emmett qui venait de percer dans le milieu de la boxe. Ce gars-là n'avait vraiment pas de chance, il avait tout pour réussir. Je finis de lire le dossier et le fermai. Lorsque je me levai, je vis deux prunelles me scruter, plutôt amusées. Je sursautai. Putain, il ne vient pas d'arriver, apparemment.
-Une nouvelle secrétaire ! C'est Emmett qui va être déçu. Sa voix était du pur velours, basse et sexy. Un doux ténor qui se répercutait directement dans mon bas ventre. J'étais incapable de bouger ou parler. Je le matai de haut en bas ce qui avait l'air de l'amuser. Il portait un jean brut qui laissait entrevoir des cuisses musclées. Il avait un T-shirt noir à manches longues moulant son torse fin mais délicieusement musclé et tenait dans sa main une veste bleu nuit. Il retira sa casquette et je retins de justesse un gémissement lorsque sa main glissa dans ses mèches châtain cuivrées en bataille. Un appel à la luxure ce gars ! Si je l'avais trouvé sexy en photo, maintenant qu'il était face à moi, j'avais complètement trempé ma petite culote. Toujours ce satané sourire en coin aux lèvres, il n'était pas en reste et me détaillait aussi de haut en bas, s'arrêtant quelques secondes de trop sur mes jambes et ma poitrine. J'avais gardé mon gilet toute la mâtinée sachant que le chemisier que m'avait choisi Alice ne laissait pas place à l'imagination. On distinguait même les motifs de mon soutien gorge à travers le tissu blanc. Ma jupe marron s'arrêtait un peu trop haut à mon goût. Je portais des mocassins marron et des bas qui donnaient un teint hâlé à mes jambes couleur porcelaine. C'était bien sûr Alice qui m'avait obligée à m'habiller de la sorte, disant que si je désobéissais, elle le saurait. (A/N : Pour le look d'Edward, ya une photo sur mon profil.)
Ce matin, le bureau cachait mes jambes. J'aurais dû écouter la petite voix dans ma tête et lire le dossier dans mon bureau. Edward secoua légèrement la tête comme pour se remettre les idées en place.
-j'ai appris que Jazz avait un remplaçant, mais je ne savais pas que Rosalie aussi. Je suis charmé ! Je suis Edward Cullen, le rendez vous de 16h, me dit-il en tendant la main. Je lui serrai sans pouvoir répondre tellement j'étais hypnotisée par son regard profond et malicieux. Son regard glissa jusqu'à mon autre main dans laquelle je tenais son dossier. Je ne pense pas que tu ais le droit de lire mon dossier, ma jolie ! Ajouta-t-il en me faisant un clin d'œil, tenant toujours ma main dans la sienne. J'en pris soudain conscience et récupérai ma main.
-Je suis Isabella Swan, et JE suis la remplaçante du Dr Withlock. Veuillez éviter les ma jolie. Suivez-moi ! Dis-je sèchement en entrant dans le bureau. Lorsque je me tournai pour le laisser entrer, je vis ses yeux fixés sur mes fesses. Je ne le laissais pas indifférent ce qui me fis sauter de joie intérieurement. J'éclaircis ma gorge pour le faire revenir sur terre, il me regarda, puis sourit avec une moue appréciatrice. J'eus une difficulté monstre à garder un visage neutre. J'étais en feu et il me donnait à la fois envie de lui sauté dessus en lui arrachant ses vêtements et envie de rire.
-Je m'excuse, Dr Isabella, vous étiez à la place de Rosalie, et pour tout vous dire je ne m'attendais pas à ce qu'une femme accepte ce genre de poste. Sa voix était délibérément séductrice, il s'était approché de moi. Je tressaillis à l'emploi de mon prénom entier dans sa bouche et il le remarqua. Vous avez dû avoir des difficultés aujourd'hui, vous êtes assez…enfin je veux dire je connais les gars qui viennent ici et vous êtes plutôt…séduisante. Quand je dis plutôt, vous êtes très séduisante! Il me regardait intensément et je fus soudain gênée. Je m'assis derrière mon bureau et l'invitai à s'assoir d'un geste, le temps de reprendre mes esprits. Il me trouvait séduisante, mon dieu il faudra que je remercie Alice.
-Hum, vous êtes bien silencieuse pour un psy ! Sourit-il gêné.
-Je suis désolée, plus vite on commence, plus vite vous serez libéré. C'est votre dernière séance, vous devez vous sentir soulagé ? Demandai-je en prenant le compte rendu de ses séances.
-A vrai dire pas vraiment, éluda-t-il.
-Et bien si vous pensez avoir encore besoin de séances, je peux vous donner une liste de psy…
-Vous en faites partie ? Me coupa-t-il
-Non, ce n'est pas trop mon domaine, dis-je en rougissant. Il me sourit presque tendrement.
-Alors je ne suis pas intéressé.
- Je vois que vous avez repris les entrainements avec votre frère. Et que vous partez en tournée mondiale bientôt. Vous êtes angoissé ?
-C'est quoi votre domaine, les hommes sortant de prison ?
-Nous ne sommes pas là pour parler de moi. Ma voix était assurée, ce qui me fit plaisir, mais contrasta avec mon état réel.
-Vous connaissez Les infiltrés**? J'ai l'impression d'être Di Caprio, tombant sous le charme de sa psy. S'il vous plait, dis-moi que vous ne vous faites pas mon ennemi juré ! Ria-t-il.
-Je vous rappelle que la psy en question finit amoureuse et enceinte du gentil bandit, s'avérant être en réalité un flic. J'adore ce film. Souris-je
-Il meurt à la fin, je préfère changer de film, bougonna-t-il.
-Un adepte de fins heureuses ? Me moquais-je.
-Les apparences sont trompeuses. Son regard se fit sérieux, il me fixa un moment avant de continuer d'un ton plus enjoué. Je vous voyais plus en fan de Jane Austin ou Shakespeare que Scorsese !
-L'un n'empêche pas l'autre. J'essayais de lire en lui mais il était très fort à ce petit jeu, et j'avais l'impression qu'il y avait un mur érigé autour de lui.
-C'est dangereux pour vous, ce travail. Il n'avait pas l'intention de parler de lui, je le voyais dans ses yeux.
- je ne vois pas en quoi c'est plus dangereux pour moi que pour un autre.
-Les hommes comme moi sautent sur tout ce qui bouge et vous êtes beaucoup trop tentante pour votre propre bien. Ne le prenez pas mal, je suis du genre gentleman, mais vos belles gambettes et vos formes féminines foutraient la gaule à n'importe quel gars, frustré ou pas. Et je ne parle pas de votre visage angélique!
J'aurais dû le remettre à sa place pour le vocabulaire qu'il utilisait. Mais j'étais trop excitée pour ça. Et je savais qu'il avait dit ça pour m'énerver et me faire oublier mon objectif.
-Alors, quel est votre domaine ? Demanda-t-il comme si de rien était.
-Les enfants, soufflai-je pas sure de ma voix. Il sourit une nouvelle fois.
-Et vous avez trouvé quelque chose d'intéressant dans mon dossier ?
Ma parole c'est lui le psy ou toi réveil toi ma grande, laisse le pas prendre le dessus !
-Vous vous classez dans le genre frustré ou pas ? Ma voix était tellement rauque, je ne fus pas sûre que ce fût moi qui venais de parler. Ses yeux s'exorbitèrent et descendirent rapidement sur ma poitrine puis remontèrent. Il déglutit bruyamment et je souris, satisfaite, sourire auquel il répondit.
-Très. Sa voix se cassa d'une manière tellement sexy… Il s'éclaircit la voix puis répéta. Très frustré, et votre chemisier ne m'aide pas Isabella. Sa voix était lente et rauque.
-Oh désolée. Ma voix était faussement innocente et je fis mine de remettre mon gilet, ce qui le fit grogner.
-Je vous interdis de remettre ce gilet, Isabella, sinon c'est votre chemisier qui sera confisqué. Il haussa un sourcil avec défi. Je le retirai et lui envoyai. Il l'attrapa d'une main et le porta à son nez. Votre odeur est très envoutante…
Si j'avais été debout mes genoux m'auraient lâché.
-A quelle heure est votre prochain rendez-vous ? S'enquit-il.
-J'ai terminé, couinai-je. Il sourit.
Il fallait que je me reprenne. Ca faisait tellement longtemps que je n'avais pas couché avec un homme, que je n'étais pas sûre de savoir encore comment faire.
-J'ai pas de protection, j'imagine que ce minuscule sac ne contient pas de capotes ? Il désigna mon sac à main. Je me mis debout et me dirigeai vers la petite salle de bain de Jasper en priant pour qu'il y en ait. Je trouvai mon bonheur et sortis de la salle de bain souriante. Je me fis plaquer face au mur, je sentais sa respiration à mon oreille et son désir contre mes fesses. Il posa ses mains sur mes hanches.
-Vilain Jasper… Isabella…j'espère que t'aimes quand c'est sauvage, parce je vais baiser ta petite chatte jusqu'à ce que tu vois des étoiles. Ca fait trois ans que j'ai pas fourré, tu comprendras mon empressement. J'haletais dans ses bras. Il descendit ses mains et en glissa une dans ma culotte. T'est trop bandante, Isabella…Je te veux.
-Prends-moi Edward… Je poussai mes fesses contre son érection, ce qui le fit grogner. Je voulais qu'il me fasse tout que qu'il disait. Je ne me reconnaissais à peine. La seule et unique personne avec qui j'avais couché était Jacob et ça remontait au lycée. Il remonta son autre main sur ma poitrine à travers le tissu de mon chemisier et la palpa sans aucune délicatesse tandis que je me cambrais pour plus de contact. Il ne faisait qu'effleurer mes lèvres intimes, une douce torture.
-J'adore ta poitrine… T'es tellement chaude et mouillée. Il me mit un coup de rein qui m'acheva, l'entendre parler et grogner à mon oreille avait autant d'impact sur moi que ses caresses à la fois douces et brusques.
-Merde Edward…baise-moi… Ma voix se cassa. Il me retourna brutalement et je crus qu'il allait enfin exaucer mes veux. Mais il secoua la tête, désapprouvant.
- Une si jolie petite bouche ne devrait pas dire de si vilain mots. Il frotta son pouce sur mes lèvres comme pour enlever mon rouge à lèvres. Je souhaitais tant que ses lèvres rouges et pulpeuses caressent les miennes. J'agrippai sa crinière pour le rapprocher et il céda à ma supplique en plongeant sans attendre sa langue dans ma bouche entrouverte. Je gémis sous son assaut et mordillai cette dernière avant de répondre à son baiser sauvage. Après une lutte acharnée, il fit glisser sa langue jusque mon lobe d'oreille et le mordilla.
-Quelle gourmande tu fais ! Ma p'tite tigresse. Il continua son attaque derrière mon oreille et gémit lorsque je caressai sa virilité érigée.
-Tu n'as encore rien vu… Soufflai-je en le poussant vers le fauteuil. Je déboutonnai son jean et le retirai en même temps que son sous-vêtement. Il se laissa tomber sur le siège en me dévorant du regard. La sensation de pouvoir qu'il me procurait me donna des ailes. J'ignorai le feu dans ses prunelles et retirai ses chaussures ainsi que ses chaussettes. Il gronda et je ris en finissant de lui enlever son pantalon. Je me relevai et m'assis à califourchon sur lui. Je lui retirai son T-shirt, il avait un étrange tatouage représentant une espèce d'écusson de familles royales sur le biceps. Je relevai les yeux vers lui, interrogatrice.
-C'est l'écusson de ma famille, tu sais en prison, on s'ennuie et on devient un peu stupide. Il leva les yeux au ciel puis fit des cercles sur mes reins. Je le caressai délicatement, je n'avais jamais été très fan des tatouages, mais j'adorais celui-ci. (A/N : pour vous remettre l'écusson des Cullen en tête, c'est sur mon profil)
-Je trouve ça très sexy, sur toi, lui susurrai-je à l'oreille avant de descendre en déposant une myriade de baisers mouillé sur son torse, puis sur ses abdos, de plus en plus bas.
Je déposai des baisers sur ses cuisses et levai les yeux sur son énorme queue. Je n'en avais pas vu énormément mais elle me parut plutôt imposante. Je me souris à moi-même avant de lécher toute la longueur de sa verge. J'osai un coup d'œil et eut une vision orgasmique : les yeux à demi fermés, il me fixait en se mordant la lèvre inferieure. Il tendit les bras pour attraper mes seins, il arracha les deux pans de mon chemisier lorsque j'entrepris d'enrouler ma langue autour de son gland.
Il me força à retirer mon haut avant de détacher mon soutien-gorge. Je le pris dans ma bouche et commençai des va-et-vient rythmés. Il serra mes seins tellement fort que je criai tandis qu'il s'enfonçait encore plus loin dans ma gorge en grognant et jurant. Il détacha mon chignon et agrippa ma nuque pour accélérer la cadence. Je le pompai le plus fort que je pouvais sans cesser de faire rouler ma langue sur son gland, tandis qu'il poussait des râles de plaisir. Ma mâchoire allait se décrocher sous ses coups de rein.
-Fuck, Isabella, avale-moi ça ! Il jouit dans ma bouche et j'avalai sa semence sans trop réfléchir. Il y avait comme du coton dans mon cerveau. (N/A: Elle fait ptete une overdose, vous pensez que c'est possible ? question d'intérêt purement scientifique)
-C'est la meilleure fellation qu'on ne m'ait jamais faite ma Belle ! Viens là. Me dit-il tendrement en me hissant sur ses genoux.
-La chance du débutant. Je rougis en me rendant compte que j'avais parlé à haute voix. Il me sourit et me serra plus fort en caressant mon visage comme pour vérifier qu'il n'avait rien cassé.
-Je suis désolé d'y être allé aussi fort, j'vais me faire pardonner tout de suite en suçant ta jolie petite chatte. Il balaya mon bureau d'une main et me prit dans ses bras pour m'embrasser délicatement d'abord, puis il passa sa langue sur mes lèvres pour approfondir. Je répondis à son baiser avec passion alors qu'il me débarrassait de ma jupe en même temps que de ma culotte. Il s'accroupit et embrassa ma hanche, le haut de ma cuisse, il laissa glisser sa langue à la limite de mes bas. J'avais du mal à respirer, je voulais plus.
-Edwaaaard….
-oui ? Il s'éloigna de ma cuisse et attendit une réponse avec un sourire en coin.
-Je t'en prie, geignis-je. Il mordit ma cuisse et je laissai échapper un cri.
-Je t'en prie quoi ? Isabella ! Sa voix était basse et suave, je fondais littéralement.
-Touche-moi Edward, j'ai tellement besoin de te sentir. Ma voix était si basse que je ne fus pas sûre qu'il m'entende. Mes doutes s'envolèrent lorsqu'il me poussa pour que je m'allonge sur mon bureau et qu'il posa sa main sur mon sexe comme pour apaiser le feu en moi. Je poussai une longue plainte, due à sa main sur moi et au bois frais sous mon dos. Sa main ne bougeait pas. Il plaça mes genoux sur ses épaules en caressant mes cuisses de haut en bas.
- Touche-moi Edward, touche-moi plus.
Et il m'obéit. Il pénétra deux doigts en moi et déposa un baiser mouillé entre mes deux seins. Il laissa glisser sa langue jusqu'à mon nombril qu'il suça avidement. Ses doigts n'avaient toujours pas bougé alors que son autre main massait mes fesses. Il roula mon clitoris de son pouce ce qui m'arracha un cri de plaisir. Il se détacha de mon nombril et releva les yeux vers moi.
-Isabella, ton corps est totalement envoutant, tu es une déesse, j'ai hâte de te goûter. Et tu es tellement serrée, ma queue en tremble d'impatiente.
-Edward….Arrête de parler et agis ! Haletai-je. Il eut un bref rire et me fit un sourire si éblouissant que mon cœur eut un raté. Il plongea entre mes jambes et remplaça son pouce en aspirant mon clito dans sa bouche. Il commença des va-et-vient avec ses doigts.
-OH OUIIIIII criais-je
-Putain, t'es encore meilleure que je l'aurais cru, grogna-t-il avant de reprendre où il en était.
Il enroula sa langue de plus en plus vite, et ses doigts me pompaient avidement. Il me lécha goulument jusqu'à ce que j'explose, je n'aurais jamais cru ressentir un bien-être aussi puissant.
-Edwaaaaaaard. Bien que mon cri fut d'abord de jouissance, il se transforma en cri d'horreur en voyant l'homme qui venait d'ouvrir la porte et qui nous dévisageait avec des yeux ronds. Edward me léchait avec toujours autant d'acharnement et mes jambes tremblaient encore de mon orgasme. Edward releva la tête avec un sourire qui se fana lorsqu'il vit mon expression. J'étais pétrifiée, de même que l'homme sur le pas de la porte. Edward suivit mon regard et se releva brusquement en me cachant derrière lui.
-Emmett ! Siffla-t-il entre ses dents. Qu'est-ce que tu fais là ? Le gars qui apparemment devait être le fameux Emmett secoua légèrement la tête et un énorme et stupide sourire fendit son visage étrangement enfantin comparé à sa carrure plus qu'imposante.
-Tu sais Eddy, j'préfère admirer la jolie brunette nue que toi. Si tu pouvais t'habiller, Rosie risque d'être choquée, dit-il, hilare, alors que Rosalie venait d'arriver et dévisageait Edward la bouche entrouverte. (A/N : Peut-on dire dévisagé pour les autres parties du corps ?) Edward m'enroula dans sa veste et enfila son jeans.
-Je… J'ai entendu des grognements. J'avais oublié les clefs de chez moi, balbutia Rosalie visiblement sous le choc.
-Et t'as pas entendu les cris d'extase de miss Brunette ? ajouta Emmett avant d'exploser de rire. J'te l'avais dis, Edward, à force de te retenir, tu finirais par te jeter sur la première innocente un peu sexy sur ton chemin.
-Je suis désolée Bella, quand j'ai entendu ces bruits, je suis sortie du bureau et je l'ai appelé. Si j'avais su…
-C'est pas grave, Rosalie, je comprends, lui dis-je doucement en resserrant plus la veste. Je me sentais de plus en plus embarrassée. Edward me fixa un instant et le silence commençait à se faire pesant.
-Bon maintenant que vous vous êtes assurés qu'il n'y avait pas de cambrioleur, je pense que vous pouvez nous laisser. Edward paraissait irrité désormais. Emmett sourit de toutes ses dents et je rougis alors que nos deux visiteurs s'en allaient sans un mot. Rosalie me fit un petit signe avant de fermer la porte.
Edward me plaqua sur le bureau et appuya son érection contre mon ventre. (R/N :Ah bah, ils sont pas longs à reprendre, ces deux-là !) Il titilla mon lobe d'oreille de ses dents et le feu qui m'habitait avant cette interruption m'enflamma de nouveau.
-Où en étions-nous ?…Tu es si sexy dans ma veste…
Il retira son jeans et prit un préservatif par terre. Ensuite il déposa un baiser sur ma mâchoire, puis sur mon cou. Il me retira sa veste et me tira un peu pour que mes fesses soient au bord du bureau. Je me relevai sur mes coudes pour pouvoir l'admirer alors qu'il enfilait la capote. Je l'attirai à moi pour l'embrasser sauvagement ensuite je lui chuchotai à l'oreille :
-Je veux te sentir en moi…Maintenant.
-Tout ce que tu veux ma belle. Puis il s'enfonça en moi si brutalement que j'en eus le souffle coupé. Putain…t'es trop bonne, tellement serrée. Je pris une grande aspiration et le plaisir me submergea de part en part. Il resta immobile, mais je me sentais si bien, comme complète. Je gémis et rejetai ma tête en arrière.
-Ca va ? Edward prit mon visage en coupe et voulut se retirer mais j'entourai sa taille de mes jambes et le maintins prisonnier. Est-ce que je t'ai fait mal ? Ajouta-t-il, paniqué. Merde ! Parle-moi, j'ai été trop brusque ?
J'étais incapable de parler alors je roulai des hanches pour le sentir plus.
-Oh putain, ouiiiii…Isabella ! cria-t-il tandis que j'haletais et mes esprits se remettaient en place doucement. J'agrippai sa nuque et mordis sans ménagement son épaule, ce qui le fit gémir de douleur.
-Edward, c'est tellement bon ! Baise-moi plus fort ! J'avais apparemment repris l'usage de la parole, et j'étais incapable de m'empêcher de crier à chaque coup butoir. Il me prit plus fort et je commençais à voir des petits oiseaux. Ses va-et-vient étaient tellement puissants que j'eus l'impression qu'il me prenait comme si sa vie en dépendait.
- Jouis pour moi Isabella…je vais pas tarder, j'ai besoin que tu viennes. Sa voix était éraillée et comme s'il détenait la clef magique de mon corps, l'orgasme me submergea et je vis les nuages pendant une dizaine de secondes. Tout mon corps tremblait et je m'accrochai à Edward comme à une bouée de sauvetage.
-FUCK… Il jouit en tenant si fort mes hanches que je sus que j'aurais l'empreinte de ses mains pendant des semaines. Après un ultime effort, il se laissa tomber sur le fauteuil de Jasper et m'attira sur ses genoux. Nous restâmes enlacés comme ça pendant presque vingt minutes ou peut-être plus, bercés par le tic-tac de l'horloge et le bruit de nos respirations. Il me serra dans ses bras en me caressant les cheveux. Ca me parût bizarre, autant de tendresse après cette étreinte, mais étonnamment juste. Ce fut lui qui rompit le premier le silence.
-Dis-moi quelque chose de personnel sur toi. C'est vrai ! Toi, tu connais tout de moi, même le nombre de grains de beauté que j'ai sur le corps grâce a mon dossier et à cette pie de Rosalie. Moi, je ne sais rien mis à part ton nom. Et encore, apparemment les gens t'appellent Bella.
Je relevai la tête et plongeai dans son regard, tellement profond. Il arborait une mine boudeuse, digne d'un petit garçon, et je fus attendrie. J'eus l'impression qu'il y avait deux personnes en lui, le dur, celui qui avait un langage cru et qui sortait juste de prison, celui qui n'avait pas hésité à se battre contre toute une bande même sachant qu'il n'avait aucune chance. Et il y avait l'autre, étonnamment tendre et attentionné, qui faisait du piano depuis sa tendre enfance, diplômé d'une grande université, promis à un brillant avenir d'avocat et qui avait tout laissé tomber pour prendre soin de son petit frère. Oui, je le connaissais, et j'avais envie qu'il me connaisse.
-Tu vois cette cicatrice sur mon poignet ? Lui demandais-je lui montrant ma cicatrice en forme de croissant de lune.
-Oui, on dirait une morsure, aurais-tu croisé des vampires dans les rues de Seattle ? Ria-t-il.
-Non. Je levai les yeux au ciel puis repris. J'ai toujours vécu à Forks, c'est une petite ville pluvieuse à deux heures d'ici. J'avais onze ans et j'étais déjà une catastrophe ambulante. Mon père m'avait emmenée faire de la randonnée, il s'essayait aux activités père-fille. Sans doute pour me faire oublier l'absence de ma mère, qui nous avait abandonnés trois ans auparavant, en manque d'aventure dans sa vie. J'ai trébuché sur des feuilles mortes et mon bras a atterri directement dans un piège à lapins. Ce fut ma seule et unique randonnée avec mon père. Edward s'esclaffa et ça me fit chaud au cœur.
-J'ai pas envie de bougé d'ici, je ne veux pas que cette soirée se termine, chuchota-t-il dans mes cheveux. Je jetai un œil à l'horloge murale. Il était vingt heures.
-Moi non plus. Que dirais-tu de commander à manger et je te raconterai mes histoires extraordinaires, dis-je d'un ton enjoué. Je voulais rester dans notre bulle et faire disparaitre cette lueur triste dans le regard d'Edward. Il me fit un grand sourire et hocha la tête. Je me levai et mis ma culotte et mon chemisier dont je ne boutonnai que trois boutons. J'avais espoir que mes vêtements ne restent pas longtemps sur mon dos. Je pris le téléphone gisant par terre comme les multiples papiers et autres objets habituellement sur le bureau. Je commandai deux pizzas et des bières, puis leur donnai l'adresse du bureau. Lorsque je fis face à Edward, il était toujours avachi sur le fauteuil sauf qu'il portait son boxer. Il me dévorait du regard et je souris, me sentant plus belle que jamais. Il me fit signe de le rejoindre et je me jetai dans ses bras. Nous discutâmes des heures entières. Il me parlait de son enfance à Chicago, de toutes les bêtises qu'il avait faites avec Emmett et je lui parlai de mon enfance pas très passionnante, de l'arrivée d'Alice quand j'avais treize ans et de mon amitié avec Jacob. Il paraissait tellement absorbé par mon récit que je lui livrai tout sans pudeur, moi d'habitude si réservée. Nous bûmes des bières et rîmes beaucoup. Puis nous fîmes l'amour tendrement, ses baisers sonnaient comme des promesses. Je me laissai aller comme s'il n'y avait pas de lendemains, je m'endormis dans ses bras à même la moquette, complètement nue.
Lorsque je me réveillai, j'étais toute courbaturée et j'étais sur le fauteuil enroulée dans une couverture. Je levai les yeux sur l'horloge, il était 7h, je travaillai à 8h dans ce même bureau. Je me levai en sursaut et balayai la pièce du regard. Il avait disparu. A quoi tu t'attendais ? Un poignard me transperça le cœur lorsque je compris que je ne le reverrais jamais, mais je connaissais les risques, et je ne regrettais rien. Ca avait été la plus belle nuit de ma vie.
Je secouai la tête pour remettre mes idées en place. Ensuite je rangeai du mieux que je pus mon bureau. Je sortis en trombe du bâtiment, je n'avais pas beaucoup de temps et il fallait que je rentre, me douche, m'habille, prenne un café et revienne.
Lorsque je me garai de nouveau sur le parking du cabinet, propre et cafeinée, je soufflai enfin. Il était 7h55, j'avais battu mon record. Je sortis de ma vieille Golf 3 Rouge, et manqua de faire une crise cardiaque en voyant la grande masse de muscle qui me faisait face. Je relevais les yeux et vis un éblouissant sourire à la fois familier et lointain.
-Bella, me dit-il de sa voix toujours aussi feutré qu'auparavant.
-Jake ! M'écriai-je en lui sautant dans les bras et le serrant fort. Puis je relevai les yeux et fis face à deux prunelles verts choquées et blessées. Edward était sur le pas de la porte du bâtiment, m'attendant, et il tenait deux cafés et un sachet de viennoiseries. Il n'était pas parti, il était juste allé chercher des cafés. Mon cœur se serra quand je compris quelle image je luis donnais. J'étais sa psy, et j'étais dans les bras de son pire ennemi. Il reprit contenance, jeta ses provision et s'en alla. Une larme coula sur ma joue, je savais que jamais je ne le reverrais.
*Snatch : Avec Brad Pitt et Jason Statham. Brad incarne un boxer Manouche.
**Les infiltrés : Film de Scorsese avec Matt Damon, Leo Dicaprio, Mark Wahlberg, Jack Nicholson… Dicaprio joue un flic qui doit s'infiltrer dans la mafia irlandais de Boston. Matt Damon joue le fils de cœur du chef de la Mafia (Jack Nicholson) qui doit s'infiltrer chez le FBI. Ce film est trop puissant !
Bin voila c'était mon OS
En espérant que ca vous à plu. La fin est triste, oui je sais. Dites moi si vous voulez que je fasse une suite après le concours. Je ne sais pas trop encore.
Je tiens à remercier ma béta Magda88, t'assure trop !
Et aussi Lilispank, qui m'a écouter me plaindre, et qui ma donner de bons conseil. Merci !