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Author of 2 Stories |
Bloody Valentine one shot contest
Cas: F*** me like an animal
avocat de la défense: SolN
suspects: Bella / Edward
responsabilité : Les personnages appartiennent à S. MEYER
pour participer ou lire les autres OS du concours rendez-vous sur http:/ www . fanfiction . net/ community/ Bloody _Valentine_contest/ 76893/
Un grand merci à ellen1882, mon adorable complice et beta sur cet OS
Bonne lecture !
Reine des connes … voilà ce que je suis … La reine des connes ! Non mais franchement, quelle cruche ! Il fait froid, il fait nuit, j'ai faim, je suis paumée et j'ai peur. Pas vraiment réussie mon expédition. Non mais quelle idée j'ai eu ! Pourquoi je suis là moi au fait ? Ah oui… je suis censée me ressourcer loin de tout, pour me retrouver, me recentrer sur mes besoins, mes envies… Oui ben là, mis à part le besoin de dormir, et l'envie de pipi, je ne vois pas trop en quoi les objectifs de cette retraite méditative auront été atteints !
« Jacob Black, toi et ta maudite queue, je vous hais ! » Hurlai-je comme une dératée au milieu de nulle part, le son de mon cri faisant écho sur les flancs des montagnes.
Vous vous demandez sans doute comment j'en suis arrivée là. Tout a commencé il y a une semaine.
J'étais rentrée plus tôt de mon travail pour faire une surprise à mon adorable petit ami puisque ce jour la, nous fêtions notre seconde Saint Valentin ensemble. J'avais eu l'agréable plaisir de le découvrir entrain d'expérimenter une position loufoque du Kama-Sutra avec notre voisine de palier dans notre salon… Lui qui disait m'aimer plus que tout. Je déteste la Saint Valentin ! Je revoyais encore son air horrifié devant mon apparition soudaine. Il m'avait sans surprise sorti l'éternel « non attends Bella ! Ce n'est pas ce que tu crois ! ».
Evidemment… Ils avaient dû se retrouver à poil pour je ne sais quelle raison, elle avait bouffé une cacahuète qui s'était coincée dans son œsophage, bloquant ainsi sa respiration, et il avait dû pratiquer une sorte de méthode de Heimlich améliorée ; sa bite avait alors malencontreusement glissé dans sa chatte… Quel pauvre type ! Quelle explication il pouvait y avoir à ce pitoyable spectacle !
Je m'étais donc barrée en courrant pour me réfugier chez mon père Charlie. Je pensais y trouver un peu de tranquillité pour laisser libre court à mon chagrin… C'était sans compter le harcèlement permanent de Jacob, me suppliant de lui laisser une chance de s'expliquer et de lui pardonner. Charlie semblait avoir été de mon côté ... les premiers jours … puis devant la détresse de mon désormais ex copain, il avait commencé à flancher et m'avait conseillé d'écouter Jacob pour voir ce qu'il avait à me dire. Et ma détresse à moi dans tout ça ! J'avais alors ressenti un besoin urgent d'évasion, de partir loin de tout ce merdier.
Partir camper quelques jours, seule, paraissait être la solution. Mon père ne soutenait pas réellement ce projet mais j'avais su trouver les mots pour le convaincre que c'était nécessaire pour mon bien être. J'en étais alors persuadée.
Mais désormais, je n'en étais plus tout à fait sûre… Je m'étais sans doute éloignée du sentier à un moment donné sans m'en apercevoir, quoi qu'il en soit j'étais perdue et je m'étais laissée surprendre par la nuit. Cela faisait des heures que je marchais sans avoir la moindre idée de quelle direction prendre. Voulant m'assurer de ma tranquillité la plus complète, je n'avais même pas pris de téléphone portable. La reine des connes je vous dis ! Je risquais de perdre mon sang froid dans très très peu de temps…
La fatigue me gagnait petit à petit mais je ne pouvais pas me résigner à arrêter de marcher. Les bruits de la nuit qui m'entourait m'effraient trop pour que je cesse d'avancer. Les larmes commençaient à rouler sur mes joues tandis que mon corps était secoué par des sanglots de plus en plus forts. Je serrai violemment les dents ainsi que les anses de mon sac à dos, et je continuai d'avancer dans l'obscurité droit devant moi lorsque je sentis le sol se dérober sous mes pieds. Un cri strident s'échappa de ma gorge tandis que j'étais entraînée dans une douloureuse chute au milieu des pierres et des rochers. Je tentai tant bien que mal de me protéger la tête à l'aide de mes bras mais chaque impact sur la terre ferme se faisait de plus en plus dur sur mon corps. La mâchoire contractée, les poings serrés autour de mon crâne, les yeux furieusement clos, secouée dans tous les sens, et roulant encore et toujours plus vite, j'attendais que ce cauchemar se termine. Je me sentis alors décoller du sol une dernière fois avant de retombée plus brutalement sur une pierre incisée qui m'entailla sérieusement l'épaule gauche. Je ne pus me retenir d'hurler ma souffrance.
Une fois l'air totalement expulsé de mes poumons, je tentai de reprendre mon calme, même si ma respiration restait difficile. J'essayai de retrouver mes esprits pour analyser mes blessures. Mon corps était entièrement endolori mais je n'avais pas perdu connaissance, une chance. J'avais réussi à éviter tous mauvais coups sur la tête cependant ma peau était écorchée à de nombreux endroits, et surtout je perdais assez de sang de mon épaule meurtrie. Je tentai de me relever mais la douleur fulgurante qui envahit ma cheville droite m'en dissuada. Donc une plaie sanguinolente et une belle entorse… génial !
La panique commença à m'envahir lorsque j'entendis tout à coup des bruits autour de moi. Je tendis l'oreille pour les identifier. Mon cœur palpita de soulagement lorsque je réalisai qu'il s'agissait de voix, même si elles étaient éloignées.
« Aidez moi ! Au secours je suis blessée ! » Criai-je de toutes mes forces.
Les voix, pas plus fortes que des chuchotis ne semblaient cependant pas se rapprocher.
« Je vous en prie ! Venez m'aider ! » Suppliai-je.
Je tendis l'oreille et perçus alors des bribes de conversation.
« … odeur … sang… cadeau… » Une femme …, j'entendis l'empressement qui émanait de sa voix.
« … non… laissez … peux pas …» Cette fois, il s'agissait d'un homme, la panique voilait ses mots.
« … ridicule … chasse… soif… humaine …» Reprit la voix amusée d'un deuxième homme.
« … non … dégagez… » Répondit le premier, déterminé.
Soudain le rire moqueur de la femme retentit dans la nuit noire et puis plus rien.
Le désespoir me gagna, ils allaient me laisser là. Comment pouvaient-ils ne pas venir me porter secours. Les larmes inondaient à nouveau mes joues. Je tentai une nouvelle fois de bouger mais grimaçai sous la brûlure de mon épaule. Je portai mon regard sur mon bras ensanglanté, cette odeur de fer me donna la nausée et commença à me tourner la tête. Dans un dernier sursaut de lucidité, je lançai dans un murmure « s'il vous plaît ». Et le brouillard m'emporta.
Je fus réveillée par la sensation d'être déplacée. Quelque chose se glissa sous mes cuisses et dans mon dos, et je réalisai qu'on me soulevait du sol. Des bras durs et musclés resserrèrent leur étau précautionneusement autour de mon corps pour me coller contre un torse ferme mais froid. L'odeur de sang était désormais masquée par le parfum doux, enivrant et rassurant émanent de mon sauveur. J'ouvris péniblement les yeux et devinai malgré l'obscurité un visage d'homme. Dans la pénombre, je ne distinguais rien de ses traits mais je me sentais en sécurité dans ses bras. Je murmurai un faible « merci » avant de refermer les yeux et de replonger dans mon sommeil.
Cette fois, ce fut la chaleur et le crépitement d'un feu qui m'éveilla. Je me relevai doucement et tentai de comprendre où je me trouvais. Les murs qui m'entouraient ressemblaient aux parois d'une caverne, l'endroit était particulièrement sombre et uniquement éclairé par les flammes du feu à quelques mètres de moi. L'air ambiant était assez humide mais pas étouffant. Je fus parcourus d'un frisson mais essayai de réprimer la peur qui commençait à m'envahir. Je continuai mon inspection des lieux lorsque mon regard se posa sur une ombre tapi dans un renfoncement.
« Eumh… bonj… bonjour ? » Balbutiai-je.
Pas de réponse.
« Euh… je m'appelle Bella… je … merci de… merci pour votre aide. Où suis... où sommes nous ? » Lançai-je à nouveau.
Après des secondes qui me parurent une éternité, un doux ténor résonna autour de moi.
« Ne t'en fais pas tu es en sécurité, je dois attendre encore quelques heures mais je te ramènerai à la ville dès que possible ».
« Oh... euh oui oui merci, il doit faire encore nuit dehors » répondis-je.
Son rire fort et bref éclata me faisant trembler de tout mon être mais il ne répondit pas. Je me préoccupais quelques instants de ma blessure à l'épaule. Un tissu était solidement attaché autour et comprimait la plaie. L'élancement était supportable. Je reportai mon regard vers lui. Sa silhouette restait cachée dans l'obscurité. J'avais envie de voir son visage pour pouvoir le remercier dans les yeux. J'avais encore le souvenir de son entêtante odeur si apaisante et je rêvais de m'y replonger. Même si je semblais être en sécurité ici, une angoisse au fond de ma poitrine ne me quittait pas. J'avais besoin d'une présence à côté de moi.
« Vous pouvez venir… près de moi, vous … vous aurez plus chaud ici » Proposais je en me déplaçant sans m'en rendre compte vers lui pour l'inviter à me rejoindre.
« Non, et ne t'approche pas de moi »
Son ton était sec et autoritaire. J'étais surprise par son attitude, il était venu à mon secours ok, mais rien ne l'autorisait à me parler ainsi. Ne pouvant me lever à cause de ma cheville, je continuais à ramper dans sa direction. J'étais plutôt du genre têtu.
« Je suis désolée mais je tiens à vous présenter convenablement mes remerciements »
Un grondement sourd s'éleva de sa poitrine. Mais je m'approchai encore de lui.
« Bella, reste où tu es ».
Et c'est alors que je les vis. Ses yeux. Deux rubis d'un rouge soutenu. J'haletais sous la surprise et eus un mouvement de recul.
« Qu'est ce que… ! »
Mon cœur submergé par la peur s'affolait dans ma poitrine.
« Calme toi, reste ou tu es et il ne t'arrivera rien de mal » me rassura t-il d'une voix douce.
Je me concentrai quelques secondes sur ma respiration avant de reporter mon attention sur lui. Je distinguais mieux son visage d'où j'étais désormais. Une mâchoire carrée, un nez fin et droit, des lèvres resserrées dans une ligne fine, un front déformé par la concentration, des cheveux désordonnés, on aurait pu penser qu'il avait été sculpté par les dieux. La perfection qui se dessinait sous mes yeux affola une nouvelle fois mon cœur, mais pour une raison différente cette fois. La beauté qui émanait de cet être était tout bonnement incroyable. Je continuai mon analyse. Il était assis à même le sol, ses bras aux muscles saillants reposaient sur ses genoux relevés. Il portait un t-shirt sombre ainsi qu'un jean, ses pieds étaient nus. Je m'arrêtais quelques secondes sur ses mains croisées, ses doigts étaient longs et fins. Je redirigeai mon regard sur son visage, il continuai de me fixer intensément et semblait lutter contre une force inconnue. Une nouvelle fois, sans que je ne l'aie commandé, mon corps se déplaça vers lui tel un aimant. Nouveau grondement.
« Bella … » Supplia t-il. « Tu ne comprends pas… je .. je ne peux pas .. »
Je ne l'écoutais pas et avançais encore, complètement fascinée et hypnotisée.
« Tu ne me feras pas de mal ».
S'il avait voulu me blesser, il l'aurait déjà fait et il ne me serait pas venu en aide. L'affolement se lisait sur son visage, de même que la souffrance. Je tentais de le calmer en lui chuchotant qu'il n'avait rien à craindre.
« Bella …. C'est dangereux… je n'ai pas le … contrôle… ».
« Shhhhh ».
Comment pouvais-je être aussi sûre qu'il n'allait pas craqué ? J'avais simplement cette conviction absolue d'être en sécurité près de lui. Je m'arrêtais à quelques centimètres de lui. Suffisamment près pour pouvoir sentir son parfum. Je fermais les yeux et inspirais doucement. Un sentiment d'apaisement me gagna. Lorsque je les rouvris, je ressentis le besoin de le toucher, de m'assurer qu'il était réel. Je levai doucement la main vers son visage, il recula brusquement la tête.
« Aie confiance » L'apaisais-je.
J'avais l'impression d'apprivoiser un animal sauvage. J'étirai le bras et entrai en contact avec sa peau. Elle était comme faite de soie, d'une exquise douceur mais terriblement froide. Des fourmis se manifestèrent dans ma main avant de s'étendre jusqu'à mon épaule et de retentirent avec force dans mon cœur. Sur le choc, je retirai ma main. Je plongeai alors mon regard dans le sien et fus happée par leur profondeur. Lui aussi semblait avoir ressenti l'impact de notre contact.
« Bella, retourne près du feu ».
Je ne l'écoutais pas et ma main reprit sa position initiale sur sa peau claire.
« Qu'est ce que… qui es-tu ? » Murmurai-je partagée entre appréhension et fascination.
« Un monstre » Grogna t-il.
« Ta peau est si froide … et tes yeux… mais non, un monstre ne serait pas venu à mon secours »
Il secoua la tête de gauche à droite.
« Ils voulaient te tuer, je … je ne pouvais pas… »
Je me figeai devant sa révélation.
« Qui… qui voulait me tuer ? Tes amis ? ».
Je crus lire de la honte dans son regard. Il acquiesça et baissa la tête.
« Pourquoi m'avoir sauvée ?».
Il se redressa doucement et ancra ses yeux saisissants dans les miens.
« Je ne sais pas… ton odeur… ton visage… »
Il décroisa ses mains et, hésitant, en porta une à son tour à mon visage. Le frisson me submergea à nouveau et je fermai les yeux sous cette délicieuse sensation. Je penchai légèrement la tête pour accentuer sa caresse. La peur que je ressentais à cet instant était largement étouffée par le désir de ne pas rompre ce lien entre nous. Je me noyais une nouvelle fois dans ses prunelles rubis.
« Je ne pouvais pas » Confessa t-il.
Je laissai passer quelques minutes sans oser bouger.
« As-tu … quel est ton nom ? » demandai-je troublée.
« Edward » Sa voix était rauque et sourde.
Absorbée par ces yeux et mue d'une force indescriptible je rapprochais ostensiblement mon visage du sien. Le souffle de plus en plus difficile je lui soufflai « merci de m'avoir sauver Edward ». Il restait aussi immobile qu'une statue, mais son regard témoignait de son émotion. Nous n'étions plus qu'à quelques centimètres l'un de l'autre. Il abaissa son regard pour le poser avidement sur mes lèvres.
Poussée par une indescriptible pulsion, je parcourus la distance nous séparant et déposai mes lèvres sur les siennes. Une explosion de sensation prit alors possession de mon corps. J'étais bouleversée. Après l'avoir juste effleuré, je me reculai pour juger sa réaction. Il avait les yeux fermés et ses traits reflétaient sa confusion. Je détachai doucement ma main de son visage, il ouvrit vivement les yeux.
La lueur d'hésitation que j'y vis fut rapidement remplacé par de la détermination. Brusquement je me sentais décoller du sol avant d'être projetée en douceur contre la paroi opposée. La vitesse de ce mouvement me coupa le souffle. Edward se tenait désormais debout contre moi, me maintenant prisonnière entre lui et le mur. Il m'avait soulevée avec une facilité déconcertante, comme si pour lui je n'étais pas plus lourde qu'une plume. Son front reposait sur le mien. Je relevai le regard vers le sien, ses yeux étaient voilés par un intense désir. L'adrénaline, l'excitation, la peur, tout se mélangeait en moi, m'étourdissant. Mon souffle était court, tout comme le sien.
« Bella » souffla t-il.
Je gémis en sentant son haleine fraîche caresser ma peau.
« Ton odeur me fait perdre… le contrôle, je désire ton sang autant que j'ai besoin de sentir ton corps »
Sa voix était d'une sensualité infinie et envoyait des décharges dévastatrices dans mon bas ventre. Il avait envie de mon sang ? Se pouvait-il qu'il soit un .. non ! ça n'existe pas ! mais ces yeux ? cette rapidité ? cette froideur. Il colla vivement son bassin contre le mien, me tirant de mes réflexions. Vampire, ou pas, cet être réveillait mes désirs les plus primaires et mon cerveau avait manifestement cessé de fonctionner. Sa main enlaçait fermement ma taille, évitant ainsi mon appui sur ma cheville blessée. Comment un être si prévenant pouvait être un monstre s'abreuvant de sang. Peu importe qui il était, j'avais besoin de le sentir contre moi. Je passai mes deux mains dans sa nuque avant de remonter et d'agripper ses cheveux. J'incitai son visage à s'approcher du mien. Il accéda à ma demande et se jeta violemment sur mes lèvres. Sa langue força la barrière de mes dents sans plus de préliminaires. C'était vif, c'était brusque mais j'accueillis cette intensité avec gourmandise. Je gémis contre ses lèvres lorsqu'un son rauque et profond vibra dans sa poitrine. Je perdis toutes pensées cohérentes, tandis qu'un besoin ardent de son corps me submergea. Il me ravageait encore et encore le visage et oh mon dieu, j'aimais ça ! Mes gémissements résonnaient de plus en plus fort dans l'écho de la caverne. Je me sentais fondre entre ses bras. Il commença à déplacer ses mains sur moi, glissant une main froide sous mon pull. Je frissonnais à son toucher. Nos langues s'affrontaient avec vigueur, chacune cherchant à prendre le dessus sur l'autre. J'haletai lorsqu'il fit se rencontrer nos hanches durement. Son érection plus que manifeste m'électrisa et mon désir explosa dans mon bas ventre.
« Hmmm » Ronronna t-il. « Je peux sentir ton odeur sans même ôter tes vêtements. »
Un feu incontrôlable me dévorait petit à petit. Je n'avais jamais vécu ça. Je brûlai littéralement de désir pour lui, son odeur, sa voix, ses mots, tout me rendait folle. Il remonta sa main jusqu'à mon sein qu'il malaxa sans tendresse tandis qu'il se détachait de ma bouche endolorie de plaisir pour s'attaquer à mon lobe d'oreille. Je restais presque passive devant ses assauts tant j'étais dépassée par ce qu'il se passait. Il sortit sa main de sous mon pull, et je me noyai à nouveau dans son regard enflammé. Il semblait attendre un signe de ma part avant d'aller plus loin. J'attrapais le revers de mon pull et l'enlevai avec empressement. Nouveau grognement de sa part, nouveau gémissement dans ma gorge. Il plongea à nouveau sur moi, en arrachant d'un seul geste mon soutien gorge. Je tirai sur ton t-shirt, il comprit et accéda à ma requête silencieuse. J'hoquetai de plaisir en sentant son torse nu sur ma poitrine découverte. Je fis parcourir mes doigts sur son dos musclé, le griffant ou plantant mes ongles quand les sensations étaient trop fortes. Mais ce n'était pas suffisant. J'aspirais à plus de contact encore. Je déglutis péniblement.
« Edward … »
Sa bouche remplaça instantanément ses mains sur mes seins. Il n'était pas doux et suçait avidement mes pointes durcies. C'était douloureusement délicieux. Il ramena mes jambes autour de sa taille et commença à frotter son imposant désir contre l'incendie de mon intimité. Mais ce n'était toujours pas assez. Je ne pouvais pas attendre plus longtemps pour l'avoir en moi.
« Edward ! ».
Il savait. Il savait que je ne pouvais lui résister plus longtemps mais il poursuivait son exquise torture. Il pinça mon téton en peu plus fort et je criai son nom. Je pris son visage en coupe pour l'éloigner de moi. Je le fixai, le suppliant silencieusement.
« S'il te plaît … ».
Un sourire machiavélique apparut sur son visage.
« Dis le Bella » M'ordonna t-il.
« Edward s'il te plait »
« Dis le ! »
« Prends moi ! »
Une lueur folle prit possession de son regard. Il poussa ses hanches contre mon bassin surchauffé.
« Dis le encore ! »
« Bordel Edward, baise moi ! »
Et sans que je n'aie le temps de le réaliser réellement, d'un mouvement souple nous nous retrouvions nu l'un comme l'autre, allongés sur nos vêtements. Edward se positionna entre mes jambes. Il prit en main son membre gorgé de désir et le fit glisser lentement le long de mes lèvres humides. Je fermai les yeux et me mordis la lèvre en sentant son gland caresser mon clitoris un peu plus durement.
Sans plus de préliminaire, et d'un ferme coup de rein, il me pénétra entièrement. Mon souffle disparu au fond de ma gorge. Il ressortit entièrement avant de replonger en moi tout aussi vivement.
C'était bestial, c'était animal, mais c'était ce dont j'avais besoin. Il s'appuya de chaque côté de mes épaules, son visage se réfugia dans mon cou et il entama ses va et viens. Il inspirait bruyamment mon odeur, comme s'il se droguait à mon parfum. Je relevai mes jambes pour les enrouler autour de sa taille et ainsi lui permettre d'aller plus loin en mon centre. La sensation de l'avoir au plus profond de mon être était grisante. Il accentua ses coups de butoirs.
Une longue plainte commença à s'échapper de moi au fur et à mesure que se construisaient en moi les prémices de mon orgasme. Il accéléra encore ses mouvements en grondant contre ma peau. Les émotions m'engloutissaient totalement, c'était trop, trop de plaisir mêlé à la douleur, trop de besoins à assouvir… J'oubliais tout, mon nom, ou j'étais, ce qui m'avait conduit ici. Je n'avais plus conscience que d'Edward, allant et venant dans moi.
Mon orgasme m'emporta loin de tout tandis que je criai à en perdre haleine le prénom de mon amant. Edward rejeta la tête en arrière et me rejoignit dans l'extase en murmurant mon prénom au travers de sa mâchoire serrée. Je tentais tant bien que mal de redescendre du septième, non huitième ciel. Edward retrouva sa position dans mon cou. Je l'entendis pousser un long râle contre ma peau puis il s'écarta brusquement de moi et s'éloigna de plusieurs mètres. Dur retour sur terre. Je m'assieds difficilement, prenant un pull pour couvrir ma poitrine.
« Edward ! Est-ce tu vas bien ? »
« Qu … quoi ? Est-ce que moi je vais bien ? Mais Bella, c'est à moi de te poser la question ? »
Ses yeux étaient emprunts de panique. Il était complètement affolé.
J'échappais un rire malgré moi.
« Moi ? Mais je vais très très bien ! Viens ! »
« Bella, tu ne comprends pas, je … si je ne m'étais pas reculé … j'étais sur le point de … de te … ».
De me mordre ? Il avait été à deux doigts de me mordre et de me tuer ? Une vague de peur traversa mon corps. Je repris mes esprits et commençai à ramasser mes habits autour de moi.
« Euh… Ca va Edward… ne t'en fais pas, je vais bien… je… je devais peut être attendre là-bas que le jour se lève… ainsi tu ne... nous ne… »
« Le jour est levé »
« Pardon ? »
« Le jour est levé… je ne peux pas sortir au soleil… je pourrais être repérer… c'est la raison pour laquelle j'attends qu'il fasse nuit. »
« oh ! très bien ».
Je m'habillai rapidement et allai m'asseoir à son opposé. J'avais beau y réfléchir, je ne regrettais absolument pas ce qu'il venait de se produire. J'étais convaincue qu'Edward ne m'aurait jamais fait de mal. Un sourire inonda mon visage lorsque je repensais à notre étreinte. Même avec ce maudit Jacob, ça n'avait jamais été aussi bon.
« Pourquoi souris-tu ? ».
Ok, je suis démasquée. Le rouge me monta aux joues.
« Je pensais … à toi … »
« Tu ne sembles pas regretter… tu devrais. »
« Non ! Je viens de vivre une expérience … incroyable »
« Je ne pensais pas vivre ça un jour non plus » M'avoua t-il.
Je levai les yeux vers lui.
« Toi tu regrettes ? » M'inquiétai-je.
« Pas une seule seconde ».
Ses prunelles magenta reflétaient une divine douceur.
Mon rythme cardiaque s'emporta sous son regard. La distance entre nous me tuait.
« Edward… je… »
« Bella ? Bella ! »
Edward s'enfonça profondément dans son renfoncement. Des voix étouffées à l'extérieur de la caverne m'appelaient.
« Bella. ? Tu es la ? C'est moi ! Charlie ! Réponds moi ! »
« Papa… » Murmurai-je.
Je jetai un regard désolé à Edward. Il m'adressa un sourire timide que je lui retournais.
« Vas-y » M'encouragea t-il.
« Oui Papa ! Je suis là, je viens ! » Hurlai-je.
« Oh mon Dieu, elle est là, elle est là ! Tu vas bien ? Des randonneurs ont retrouvé ton sac ! J'arrive ! »
« Vas-y » me répéta Edward.
« Ne bouge pas Papa, je viens ! »
« Tu vas bien ? Dis moi que tu vas bien !»
« Oui je vais bien ! Je viens !»
Je me levai péniblement et commençai à sautiller en direction de la sortie. Je me retournai vers lui. Je ne pouvais pas partir sans poser la question qui me brûlait les lèvres même si je pensais connaître d'ores et déjà sa réponse.
« Edward… je … est ce que… je te reverrai ? ». Demandai-je difficilement.
Une dernière fois, je me noyai dans l'intensité de son regard. Il détourna la tête.
« Adieu Bella » fut sa seule réponse.
Je baissai les yeux et rejoignis Charlie les larmes envahissant un peu plus mes joues à chaque pas.
Merci pour votre lecture !
Biz à toutes et à tous !
solenne