Paradise Kiss + Bleach Crossover »

Your Name no More
Author:
Jijisub PM
Ichigo s'est marié avec Byakuya. Suite à sa trahison, Ichigo quitte la S.S. avec la permission du Soutaicho. Il quitte le Japon avec Uryuu et Orihime, et s'installe à Paris. Ils créent leur maison couture et... Synopsis complet à l'intérieur. YAOI
Rated: Fiction M - French - Romance/Adventure - George & Ichigo K. - Chapters: 9 - Words: 39,230 - Reviews: 25 - Favs: 22 - Follows: 22 - Updated: 06-27-12 - Published: 01-15-10 - id: 5667490
A+  A-   Full 3/4 1/2 Expand Tighten

Bonjour à toutes et tous,

Bon, mon esprit tordu à encore pondu un truc bizarre... mais, j'aimais trop l'idée pour ne pas l'écrire. J'espère que vous apprécierez !

Couple : Byakuya x Ichigo

Ichigo x Georges (à l'heure actuelle, je ne sais toujours pas comment ça finit -_-')

Rating : M

Genre : Romance / Fantastique / Action / Yaoi

Cross-Over

Bleach x Paradise Kiss

Disclamer : Bleach appartient à Tite Kubo - Paradise Kiss à Aï Yazawa, et des OOC qui m'appartiennent

Auteur / Scénario : Jijisub

Synopsis :

Durant l'interminable conflit qu'à durée la guerre d'hivers, Ichigo et Byakuya se sont mariés. Ichigo pensait vivre une relation de confiance, jusqu'à ce qu'il découvre que son mariage était « arrangé ». Les sentiments du jeune homme étaient réels, tandis qu'il apprend que ceux de Byakuya ne l'était pas. Le roux a la permission de quitter la Soul Society durant quelques temps.

Ichigo disparaît de Karakura. En fait, il accompagne Uryuu et Orihime à Paris. Uryuu fuit de son côté son père qui veut l'obliger à reprendre le métier de médecin et lui veut devenir couturier. Ensemble, ils partent pour Paris et…

°°0°0°°

Ichigo était installé confortablement à son bureau. Le doux bruit de l'horloge interrompais la monotonie du silence. Le jeune homme plongé dans une liste de compte ne remarquait pas le léger frémissement des feuilles dactylographié qui étaient posées sur son bureau. La fenêtre légèrement entrouverte laissait passer une légère brise printanière.

Engagé comme il l'était dans les comptes de la nouvelle société qu'Uryuu, Inoue et lui avait créé, le temps avait cessé d'exister. Quelque fois, Ichigo trouvait ironique la situation lorsqu'il songeait à sa vie à Karakura et à son ancienne fonction au sein du Sereitei. La maison de prêt à porter s'appelait KEI suite à une erreur des imprimeurs français. Ichigo n'en revenait toujours pas d'ailleurs qu'une telle erreur puisse avoir eu lieu. Finalement, après une discussion avec ses deux associés, ils avaient gardé le nom et avait créé le personnage fictif de Kei afin qu'Ichigo garde un minimum de tranquillité. Plus libre de ses mouvements, le roux pouvait évoluer en tout anonymat.

Le shinigami releva la tête et se frotta pensivement le menton en songeant que de tout façon ils leurs étaient impossibles de changer les cartons, les invitations, et les publicités qui avaient été tiré quelques semaines plus tôt. Uryuu et Inoue s'acharnaient actuellement à changer toutes les étiquettes des vêtements pour que le K.I. se transforme en KEI. Est-ce que cela était un signe du destin ? Quoiqu'il en soit, se n'était vraiment pas le moment d'aller importuner le couple qui devait être sur les nerfs.

Un léger grattement à sa porte, ramena le jeune homme à la réalité.

- Entrez !

Ichigo grimaça. Un peu plus de trois ans qu'il était en France mais, son accent était vraiment à couper au couteau. Pourtant, se n'était pas faute de faire des efforts. Le battant bougea pour laisser la place à une jeune femme brune d'une trentaine d'année. Elégante dans son tailleur, Alicia paraissait gêné.

- Excusez-moi Monsieur, je sais que vous ne vouliez pas être dérangé mais… J'ai des documents urgent à vous faire signer. Et… je viens d'avoir Madame Ishida au téléphone qui m'a dit de vous informer que toute la collection sera prête pour ce soir.

- C'est vrai ?

Le ton d'Ichigo laissait filtrer sa joie.

- Elle vient de me le confirmer à l'instant.

Un grand sourire se dessina sur les lèvres du jeune homme qui soupira de soulagement :

- Merci ! Justement, je me demandais où ils en étaient...

Alicia s'était approchée du bureau dans l'intervalle et tendit un parapheur au jeune homme qui l'ouvrit et observa les courriers qui se trouvaient à l'intérieur. Il referma la couverture d'un mouvement sec, tous ses caractères romans lui donnaient le tournis. Il n'arrivait pas encore à s'habituer à son nouveau mode de vie. Pourtant, presque trois ans qu'ils avaient quitté le Japon, il aurait du au moins être un peu plus à l'aise.

- Je vous le déposerai tout à l'heure sur votre bureau…

- Bien Monsieur. Si vous avez besoin d'aide, n'hésitez pas à m'appeler.

- Merci Alicia.

La jeune femme adressa un bref sourire à son patron et quitta les lieux. Juste avant de fermer la porte, elle lui rappela.

- N'oubliez pas que vous n'avez plus qu'une heure avant de vous rendre au défilé…

- Déjà ?

- Oui… j'ai fait appeler un taxi qui viendra vous chercher d'ici un petit quart d'heure.

- Déjà ?

Le ton avait monté d'un cran dans les aiguës. Alicia sourit et ajouta :

- Je suis de tout cœur avec vous Monsieur. J'espère que votre collection remportera un grand succès. Quoique je n'en doute pas une seule seconde.

Ichigo opina du chef et ses yeux ambres tombèrent sur le parapheur. Il entendit plus qu'il ne vit la porte se fermer. Il souleva à nouveau la couverture en carton, et se mit à lire lentement et avec l'aide d'un dictionnaire, tous les courriers qui devaient être envoyés. Ensuite, le jeune homme se leva et se dirigea vers la sortie et se trouva nez à nez avec Inoue

- Ichigo-kun… je venais te chercher, le taxi est arrivé.

- Je venais vous rejoindre…

- Tu as fini les papiers ?

- Oui…

Se tournant vers Alicia comme s'il se souvenait de quelque chose d'important, Ichigo déclara :

- Vous trouverez le parapheur sur mon bureau, et mes notes à envoyer pour les fournisseurs. J'ai fait un compte-rendu que je vous laisse relire et… remettre en forme comme vous savez le faire !

- Bien Monsieur…

- Kuchiki-kun ! Fit soudain Inoue soucieuse.

Cette dénomination dont Inoue l'affublait parfois, fit sursauter Ichigo qui se tourna vers son amie qui repris en japonais :

- Nous n'avons plus le temps et Uryuu est sur les nerfs…

Ichigo prit le coude d'Inoue et la tira avec lui pour traverser le bureau. Le shinigami relâcha la jeune femme, une fois à l'extérieur de la pièce. Ils marchaient à grandes enjambées et traversèrent presque en courant le trois pièces qui leur servait de local professionnel. Uryuu les attendait à l'extérieur devant la porte du taxi.

- Que faisiez-vous encore ? Nous sommes en retard !

La voix excédée faisait comprendre aux deux jeunes gens combien stressé était le brun.

- Calme-toi Uryuu…

- Nous n'avons pas traîné…

Les deux contrevenants s'expliquèrent en même temps et Uryuu les poussa sans façon dans le véhicule. La voiture se faufila bientôt dans les rues de Paris ce qui étaient en soi un exploit vu l'heure à laquelle, ils circulaient. Ils ne faisaient même plus attention aux bâtiments qu'ils voyaient et qui pourtant les avaient éblouis à leur arrivée.

Aucun des trois ne parlaient, trop angoissés pour évoquer ce qui les attendaient quelques heures plus tard. Arrivée à destination, le groupe se dirigea immédiatement dans l'entrepôt réservé pour le défilé. Uryuu, Inoue et Ichigo avaient mis toutes leurs économies pour organiser l'événement, publié les cartons d'invitations, faire la décoration et monter la première collection. Ils ne dormaient plus depuis quelques semaines et ne mangeaient plus beaucoup non plus.

Ichigo traversa le hall aménagé et s'aperçut qu'il avait été finit de décorer. Hajime Tômomine fit irruption devant le jeune homme. Ce dernier ne respirait pas la joie de vivre… Quoiqu'il était aussi aimable qu'Uryuu quand il s'y mettait.

- Kuchiki-san… je veux bien travailler dans des conditions précaires et être rémunéré uniquement à la fin du défilé… mais, je pourrai avoir un minimum de lumière ?

Le roux fronça les sourcils et observa l'homme brun à lunette.

- Je vais voir tout de suite ce que je peux faire…

- Dépêchez-vous si vous voulez que je sois à l'heure dans mes créations…

- Haï, haï…

Ichigo pesta intérieurement contre le maquilleur et traversa le hall et plusieurs autres accessoiristes vinrent lui donner leurs doléances et le jeune homme commença à sentir monter en lui des vagues d'angoisses. Bientôt, Ichigo fut plonger dans les méandres des circuits électriques, des coiffeurs, du maquilleur et du fleuriste. Du coin de l'œil, le roux se rendit compte qu'Uryuu était lui-même très nerveux, occupé par les dernières retouches tandis Orihime était plongée dans une discussion animée avec différents intervenants du défilé et avec certains mannequins. A la surprise d'Ichigo, Hime avait maîtrisé le français en à peine quelques mois et le parlais à présent aussi bien que sa propre langue.

Ichigo fut appeler par cette dernière un quart d'heure plus tard.

- Ichigo-chan, vient voir…

Le jeune homme secoua la tête et marmonna quelque chose sur le fait qu'elle ne l'appelait jamais de la même manière. La rousse emmêla ses doigts à ceux de son ami, et ils se retrouvèrent derrière la lourde tenture qui les séparait du public.

- Regarde Ichi… Souffla la jeune femme.

Le roux se pencha et vit par un interstice, une foule qui prenait place peu à peu dans la salle. Le podium était cerné par des chaises soigneusement alignées. Des fleurs avaient été dispersé de tel sorte qu'elle rende l'espace agréable mais suffisamment discrètement pour ne pas voler la vedette du podium. L'ambiance générale était décliné dans des tons de gris et crème presque blanc. Un frisson d'excitation traversa Ichigo comme si une décharge électrique brutale venait de le foudroyer. C'était aussi excitant qu'un combat contre un arrancar. Son souffle se fit plus court et il se redressa un léger sourire sur les lèvres :

- Il faut maintenant arriver à les séduire…

- Je n'ai aucun doute là-dessus Ichigo-kun…

Un regard de connivence s'échangea entre les deux jeunes gens. Puis, chacun repris son travail où ils l'avaient suspendu. Ichigo se sentait un peu rasséréné de voir plus de monde qu'il n'y pensait pour le défiler. Ses pas l'emmenèrent près d'Uryuu qui pestait contre un drapé qui avait eu la mauvaise idée de lâcher sur deux ou trois points.

- Tu vas t'en sortir Uryuu ?

- Tu crois quoi ? Je suis le meilleur dans mon domaine !

- Hime t'as dit ?

- Ouaih…

Le brun se redressa et remonta ses lunettes d'un coup sec. Son froncement de sourcil et sa mine soucieuse pourtant ne disparaissaient pas de ses traits fatigués.

- Tout ce que j'espère, c'est que tous nos efforts soient enfin récompensés après ces deux dernières années de galère. Enfin, tout au moins rembourser nos fournisseurs et payer nos employés sera pas mal pour une première collection. Mais je t'avoue que je n'y crois pas trop…

Ichigo posa une main sur l'épaule de son ami et déclara avec un sourire ironique

- Ce que j'aime chez toi, c'est ton optimisme…

- Moque-toi… mais sais-tu combien…

- C'est moi qui fait les comptes, je te rappelle! Alors oui, je connais le temps que nous y avons passé, l'argent que nous dépensons, le fait que nous soyons fauché ou presque et que c'est Hime qui nous fait vivre actuellement !

Un silence s'installa entre les deux hommes. Le mannequin qui se tenait à côté n'avait pas compris un traître mot de la conversation et essayait de rester impassible autant que lui était permis. La jeune femme les dépassait tous les deux et son mouvement d'humeur pourtant à peine visible attira leurs regards.

- Quelque chose ne va pas Eva ? Demanda en Anglais Uryuu à la Scandinave.

- Si… mais votre aiguille me rentre dans les côtes et… j'ai une crampe !

Uryuu s'excusa et entreprit de libérer la jeune femme. Ichigo laissa le couple et se fit le tour des différents models. Le jeune homme était stupéfait, les trois quarts des models, c'était lui qui en étaient l'auteur. Uryuu avait fait quelques aménagements pour certains, car impossible à réaliser pour un prêt à porter… mais la collection femme était pour lui de toute beauté. Un sentiment de fierté coula dans ses veines et une lueur particulière traversa ses yeux bruns. Mais ceci n'était qu'une pâle copie de la vraie nature du roux quelques années encore auparavant, songea Inoue qui avait capté cet instant volé.

La rousse observa son ami et se demanda quand il cesserait de se morfondre et de reprendre goût à la vie. Il était devenu tellement sérieux après les successions de batailles qui avaient secouer Karakura quelques années plus tôt. Ils avaient presque dix neuf ans quand la guerre avait pris fin… Ichigo en était même mort avec son combat avec Aïzen…

- Inoue, tient toi prête s'il te plaît !

- Haï, haï… j'y vais !

La voix de son mari l'avait ramené sur Terre et elle bondit après un regard complice vers le rideau pour donner le top départ de la collection. La tension semblait avoir grimpé d'un cran un peu partout dans les coulisses. Uryuu continua inlassablement à faire le tour des models pour être sur que tout soit parfait. Ichigo quant à lui, partit discrètement dans la salle qui était pleine à sa grande surprise. Il se plaça contre un des piliers métalliques qui servait de structure de soutènement à l'édifice.

Le jeune homme desserra sa cravate et posa une paire de lunette fumée devant ses yeux. Bientôt le défiler débuta et le cœur du jeune homme se mit à battre tellement fort qu'il entendit à peine la musique en bruit de fond. Il avait l'impression que son cœur cognait sourdement dans ses oreilles. Ichigo avait la sensation que tous les modèles passaient au ralenti. Quand la fin approcha au bout de presque une heure et demi, le jeune homme transpirait un peu trop à son goût. Il préférait finalement se battre contre un hollow que de se trouver dans ce genre de situation.

Lorsque le nom d'Uryuu et celui de KEI fut annoncé, il vit apparaître son ami sur le devant de la scène seul. Ce dernier salua la foule qui l'applaudit abondamment. Ichigo était sur que son ami allait être submergé par les interrogations.

°°0°0°°

Un peu plus tard alors que la foule quittait les lieux, Inoue laissa éclater sa joie en exécutant des pas de danses. Uryuu quant à lui se laissa échouer sur une chaise un vague sourire aux lèvres, heureux d'en avoir finit. Ichigo nota malgré tout que cette expression lui avait été étrangère durant quelques années… Quant au roux, il se sortit une cigarette qu'il alluma avec une certaine désinvolture.

- Ichigo… fumer est mauvais pour la santé ! S'écria Orihime contrarié.

- Je suis mort !

- Ah oui… c'est vrai, j'avais oublié…

Le personnel s'agitait autour d'eux pour ranger tout le matériel. Les bruits métalliques, des rires et des jurons se mélangeaient joyeusement autour d'eux mais, vidé comme ils l'étaient aucun ne prêta attention à l'ambiance qui régnait. Ichigo eut un sourire amer et il se dirigea vers une fenêtre pour évacuer sa fumée à l'extérieur.

- Tu es heureux Ichi ?

La voix douce d'Inoue le tira momentanément de ses rêveries et il hocha la tête.

- Nous sommes allés au bout de nos rêves… Maintenant, il faut que tout ce qui s'est passé ce soir se concrétise….

- Nous avons des commandes fermes !

- Combien ? Demanda Uryuu curieux.

- Une vingtaine pour l'instant… mais j'ai eu quelques demandes pour la visite de notre local… Donc,

Inoue sortit son agenda, ses doigts fins firent voler les pages et la jeune femme récapitula :

- Pendant les trois prochaines semaines, nous devrions avoir un minimum de rangement !

Elle visait à peine l'habitude d'Ichigo qui avait tendance parfois à s'éparpiller.

- Désolé, je ferai attention…

- Kuchiki ! Arrête de nous faire cette tête d'enterrement… Va t'amuser !

Uryuu avait tiré également une cigarette de son paquet sous l'œil désapprobateur d'Inoue mais ne l'alluma pas. Ses doigts jouèrent uniquement avec le cylindre nerveusement. Ichigo écrasa la sienne et se tourna vers ses amis et déclara sobrement.

- Je rentre me coucher… je suis épuisé par toutes ses semaines sans dormir. Une autre fois peut-être…

- Ichigo… Murmura Inoue.

La jeune femme se tortilla les mains nerveusement et cherchait visiblement ses mots :

- Tu te conduis comme… comme un vieux jeune homme. Tu n'as que vingt-cinq ans…

- Presque vingt-six se moqua le roux.

- Et cela change quoi ? Même si tu es marié à Kuchiki-san… Vous n'êtes plus en relation… depuis plus de trois ans… Tu as quand même le droit de t'amuser un peu… enfin, pas comme… euh… je veux dire va pas dans les…

- Je n'ai pas envie de m'amuser Inoue que se soit de la manière dont tu le vois ou une autre. Allez, je rentre… passer une bonne soirée.

Ichigo planta ses amis dans le hall et salua les deux ou trois mécaniciens qui finissaient de désinstaller la salle. Une fois à l'extérieur, le roux resta un instant sans bouger pour finir par se sortir une nouvelle cigarette et se l'allumer avec une certaine désinvolture. Après avoir tiré sa première bouffée, le jeune homme quitta les lieux et s'engagea dans les rues éclairées. Il n'appellerait pas de taxi… il n'était qu'à environ une vingtaine de minute de marche. Quoiqu'il pouvait utiliser le shunpo pour rentrer mais la nuit était claire et la brise était fraîche.

Il savait qu'Inoue et Uryuu s'inquiétaient sérieusement pour lui. Mais, que pouvait-il leur dire pour les rassurer. Le jeune homme n'attendait qu'une chose, c'est de gagner suffisamment d'argent pour pouvoir quitter la colocation qu'il entretenait avec le couple depuis bientôt trois ans. Ses pensées le ramenèrent un peu plus de trois ans en arrière…

Ichigo traversa rapidement sa chambre et fourra quelques affaires à l'intérieur de son sac avec rage. Il ne prenait que le strict nécessaire. La porte s'ouvrit et Isshin apparut sur le pas de la porte :

- Ichigo… que se passe t'il ?

Le roux suspendit son geste et observa son père quelques secondes, avant de déclarer :

- Tu le savais ? Tu le savais et tu ne m'as rien dit…

Isshin fronça les sourcils et contempla un instant surpris son fils.

- A quel propos ?

- Que Byakuya s'était marié avec moi uniquement par intérêt… que sa position au sein de son clan était sur le point de se briser parce ce qu'il n'avait pas contracté d'alliance forte et qu'il avait besoin de se marier à un clan tout aussi puissant que le sien pour garder sa place…Jamais il ne m'a aimé… tout n'était que comédie, il m'a roulé dans la farine…

- Oui… je le savais…et pour ses sentiments… il t'a rendu heureux.

Ichigo resta figé un instant comme hébété par la déclaration. Puis, le jeune homme ouvrit un tiroir et sortit son passeport et ses papiers humains.

- Pourquoi ne m'as tu rien dit ?

- Parce ce que tu l'aimais et que Byakuya m'a certifié qu'il ferait tout pour te rendre heureux…ce qu'il a fait. Vous vous entendez à merveille.

- Jusqu'à me jouer une comédie durant toutes ces années ? Hurla le roux.

Les yeux ambres semblaient vouloir sortir du crâne du jeune homme. L'éclat de verre qui luisait ne laissait rien présager de bon et la lente couleur noir qui semblait envahir un des globes n'était pas bon signe.

- Sais-tu comme ça fait mal de se rendre compte que la personne que tu aimes te joues juste une comédie pour garder une position au sien d'une caste noble. J'ai l'impression d'être… d'être le dernier crétin ! J'ai l'impression que tout le monde le savait à part moi bien sur ! Sombre crétin gay… qui voulait y croire !

La rage dans ses propos étaient égal à sa déception, à la blessure qui s'était ouverte au fond de lui. Il avait donné son cœur à Byakuya en toute confiance et lui ne lui avait donné qu'un rang qu'il ne cherchait absolument pas. Et le noble ne s'était pas défendu quand il l'avait épinglé. Il ne lui a pas dit une seule fois qu'il avait eu l'ombre d'un sentiment envers lui… jamais… juste qu'il avait fait son possible pour qu'Ichigo soit satisfait de leur relation. Après tout, s'était le deal qui existait entre Isshin et lui !

- Ichigo… Ne le quitte pas sur un coup de tête… explique-toi avec lui au moins…

- C'est fait ! Il n'a pas nié ! Je lui ai dit qu'il pouvait établir les papiers du divorce… Je les signerai des que tu me les enverras !

- Tu pars où ?

- Avec Uryuu en France…

- Quoi ? Mais c'est… c'est…

- Loin d'ici ! Loin de toi qui a passé ton temps à me manipuler derrière tes airs de père crétin et loin de Kuchiki et de sa fourberie. Je pensais avoir tout connu avec Aïzen mais là, vous dépasser les bornes…

- Et le Soutaïcho te laisse partir ?

- Il m'en a accordé la permission… le temps qu'il me serait nécessaire, si je reprends ses paroles…

- C'est Kisuke qui t'a fait ce gigaï ?

- Oui…

- Ton reiatsu ?

- En quoi cela te concerne maintenant ?

Un silence s'abattit dans la pièce pendant qu'Ichigo fermait d'un mouvement sec son sac. Le jeune homme attrapa sa montre et souleva son bagage et s'avança pour passer devant Isshin.

- C'est fuir…

Le ton était pensif et cela énerva le jeune homme.

- Peut-être de ton point de vue ! Du mien, c'est une chance d'exister par moi-même sans que "personne" ne décide pour moi. Je repars à zéro sans la Soul Society, sans Kuchiki, sans toi ou qui que se soit pour me manipuler. Je vais vivre après ma mort, quelle ironie, une existence d'humain que vous n'avez jamais pu me fournir. J'en ai assez des guerres, des batailles, de vos manipulations en tout genre ! Que me reste t'il à moi maintenant ? Mes yeux pour pleurer ? Un des seul moment heureux que j'avais pensé vivre a été celui de mon mariage pour me rendre compte que tout ceci arrangeait ta famille et la sienne. Et que je n'étais que le mouton dont vous aviez besoin pour vous permettre de garder vos privilèges. Tu ne vaux pas mieux que lui. Maintenant, laisse-moi passer !

- Il t'aime aussi à sa façon, tu sais…

Ichigo glissa un regard dangereux vers son père. La haine qui s'y lisait faisait prendre conscience à Isshin la panique qui pouvait saisir n'importe quel adversaire de son fils. Il n'avait plus rien à voir avec le gamin qu'il était à quinze ans. Le médecin se recula et laissa la place au jeune homme qui passa devant lui sans plus lui porter d'intérêt.

- Que vas-tu faire ? As-tu des projets au moins ? Ichigo… tu m'écoutes ?

- Ce que je vais faire ne te regarde en rien…

Le roux s'arrêta brutalement au milieu des marches. En bas de ces dernières, se trouvait Byakuya qui l'observait impassible. Ichigo repris sa descente et voulu passer devant son mari sans le regarder.

- T'as décision est prise ?

Comme à son habitude le ton était impassible et le cœur du jeune homme s'affola. Même si Byakuya l'avait trahit, il l'aimait à en perdre la raison. Et le savoir si proche lui donnait presque envie de se jeter dans ses bras. Il ne fit que resserrer l'étreinte autour des anses de son sac à s'en faire blanchir les phalanges.

- J'ai été clair…

- Pourtant, notre relation semblait te satisfaire, il y a encore deux semaines de cela. Je ne vois pas où se situe le problème Ichigo.

Un pain glacé passa dans le dos du jeune homme. Il ferma les yeux une fraction de seconde et se tourna lentement vers son mari et déclara d'une voix blanche.

- Byakuya… Sais-tu ce que je peux ressentir ? J'ai l'impression d'avoir été un objet… tu m'as menti, tu m'as utilisé, tu as profité des sentiments que j'avais pour toi pour garder ce qui te semblait le plus cher…

- Cela permet à Rukia de garder sa place, et de garder un équilibre au sien de mon clan. De restaurer également la place du tien dans le Sereitei. J'ai pensé à l'ensemble de la situation. Aussi bien de ton côté… que du mien. Tu te comportes comme un enfant gâté…

Byakuya était exaspéré par le comportement d'Ichigo qu'il ne comprenait pas. Il lui donnait tout ce dont il avait besoin, il ne voyait vraiment pas où était le problème…Tandis que le cœur d'Ichigo s'arrêtait sous le coup de l'émotion.

- Enfant gâté ?

La montée de reiatsu soudaine et le changement de couleur qui s'opéra dans le regard du roux figèrent Byakuya et Isshin qui descendait au même moment l'escalier pour les rejoindre. Un silence menaçant était tombé sur la maison. Le jeune homme s'était raidit sous son désarroi qui le traversait. Les jointures de ses doigts craquèrent et les yeux noirs et or s'étaient focalisés sur le noble. La voix glacée d'Ichigo se fit entendre.

- Tu me diras "où" j'ai été un enfant gâté… J'ai laissé ma vie pour la Soul Society. J'ai fait tout ce que vous m'aviez demandé parfois en traînant des pieds mais je l'ai fait, j'ai toujours accédé à tes demandes pour tout ce qui touchait à ton rang ou à ta crédibilité… Que me reste t'il à moi dans tout ça au bout de toutes ces années ? A quoi bon… Tu me parles de clans, de position sociale alors que moi je te parlais de sentiments. Au cas où tu ne l'avait pas remarqué moi je t'aimais en toute sincérité… et peut-être trop…

La voix lasse du jeune homme soudainement et le relâchement de pression spirituelle déstabilisèrent les deux spectateurs.

- J'en ai assez d'être celui dont on se moque… Papa… je ne sais pas quand je reviendrai… pour l'instant, je passe juste quelques mois en France pour des vacances. Quant à toi Byakuya envoie moi les papiers du divorce.

- C'est impossible…

Le ton était calme et posé ce qui énerva Ichigo qui insista délibérément pour montrer qu'il n'avait pas l'intention de faire marche arrière.

- Tu m'envoie les papiers du divorce.

Sa voix était sombre et déterminée. Le regard de Byakuya était neutre et son attitude ne laissait rien filtrer de ses sentiments.

- Toi et moi c'est terminé !

Le roux entendit à l'extérieur le moteur d'une voiture qu'il reconnaissait. Sans attendre, il quitta la maison dans un mouvement de shunpo et laissa ces deux interlocuteurs figés.

°°0°0°°

Ichigo entra dans sa chambre et ferma doucement sa porte. Il avait prit sa douche et allait se glisser avec volupté sous les draps qui n'attendaient que lui. Le jeune homme s'enroula dans ses couvertures et soupira de bonheur en songeant que son plus gros stress venait de lui être enlevé. Demain d'autres événements viendraient certainement gâcher sa bonne humeur mais au moins pour l'instant, il se sentait libérer d'un gros poids.

Ses paupières se fermèrent doucement et peu de temps après, il fut submergé par ses souvenirs. Ils n'étaient pas si lointain et toujours aussi douloureux.

°°0°0°°

- Ichigo…

- Hum…

Le jeune homme qui venait de fêter ses dix-sept ans avec ses amis, releva la tête vers le noble qui s'adressait à lui avec familiarité qu'il ne lui connaissait pas. La douceur avec lequel, il s'était exprimé avait éveillé la curiosité du roux.

- Je voulais que tu saches… le baiser que nous avons échangé n'était pas un accident…

Ichigo rougit violemment en repensant à "l'incident" et il se recula lorsque son interlocuteur se pencha vers lui doucement.

- J'aimerai renouveler cette agréable expérience…

Le jeune homme voulu protester mais les lèvres de Byakuya avait déjà recouvert les siennes et Ichigo se laissa submerger par la confusion et les sentiments qu'il éprouvait pour le noble.

°°0°0°°

- Que me racontes-tu Renji ? Serait-ce la jalousie qui te ferait perdre la tête ?

Le shinigami aux cheveux rouges regardait son ami avec préoccupation. Ce dernier secoua la tête et repris à voix basse et avec raideur :

- N'raconte pas n'importe quoi ! Pourquoi j'serai jaloux ? Parce ce que t'ai avec mon Taïcho ? J'm'en fou… par contre, j'aime pas beaucoup qu'on s'moque de toi ! Et c'est c'qui s'passe actuellement. J't'jure que j'ai surpris cette conversation…

Le roux se redressa brutalement et secoua son hakama de l'herbe qui l'avait recouverte.

- Renji… Tu es gentil de ne plus te mêler de ma vie. Jamais Byakuya ne ferait une chose pareil. Je sais qu'il m'aime !

Renji l'avait observé avec douleur et Ichigo le vit se mordre les lèvres pour se détourner de lui, lui épargnant son air apitoyer.

°°0°0°°

- Ichigo ?

Le jeune homme revenait d'une ronde pour lequel il avait du se battre contre les nouveaux arrancars d'Aïzen. Le roux tremblait encore de toute l'énergie qu'il avait déployé et il ne songeait qu'à une chose dormir. De voir son amant qui l'attendait après sa mission le réconforta et il adressa à Byakuya son plus beau sourire.

- Quelque chose ne vas pas ?

- Je voulais juste passer un peu de temps avec toi… J'ai fait préparer un bain… Tu veux te joindre à moi ?

Le jeune homme avait rougit et balbutia quelques excuses mais bientôt la présence rassurante de son amant coupa court à toute velléité pour lui de fuir. Lorsqu'ils se retrouvèrent tous les deux immergés dans l'eau, Byakuya l'avait lavé et lui avait fait pour la première fois l'amour. Le souvenir brûlant de leur première nuit au bord de l'eau, agitèrent l'endormis.

°°0°0°°

Ichigo regardait entre le filet de sang qui coulait devant ses yeux son adversaire avec haine. Aïzen avec son sourire narquois l'attendait et comptait bien utiliser sur le jeune homme le pouvoir de ses illusions. Mais, pour échapper à son pouvoir, le jeune homme s'enfonça son zanpakuto dans la jambe et créa une douleur telle que sa conscience se focalisa uniquement sur sa douleur. Le roux s'avança péniblement jusqu'à son adversaire et jetant ses dernières forces et au moment où son adversaire s'y attendait le moins le dernier coups qu'il pouvait lui porter. Lorsqu'il se réveilla quelques minutes plus tard… Aïzen était embroché sur Zangetsu des marres de sang coulait le long de la lame.

Les capitaines vinrent le rejoindre et le Soutaïcho aussi. Tous témoins de sa victoire sur le capitaine renégat. Gin fut capturer et Tousen fut découvert mort quelques heures plus tard. Ichigo s'était effondré sur le sol et laissa couler le corps figé pour l'éternité d'Aïzen sur le sol non loin de lui. Les larmes coulèrent de ses yeux… enfin ! Il était soulagé d'avoir mis fin à cette guerre. Elle avait duré plus de trois ans et maintenant c'était finit… Ichigo lâcha son zanpakuto et cacha son visage entre ses paumes ensanglantées pour laisser éclater sa joie, sa tristesse et ses regrets. Byakuya était venu pour le réconforter et sur le moment, il s'était laissé faire. Lorsqu'ils s'étaient redressé, ils étaient seuls à Hueco Mundo.

°°0°0°°

Ichigo se réveilla brutalement et vit au-dessus de lui le visage d'Inoue.

- Ichigo… enfin…

Le soulagement même pas voilée de la jeune femme firent dresser l'oreille du jeune homme. Ce dernier se rendit compte qu'il respirait difficilement et qu'une épaisse couche de sueur le recouvrait. Ichigo gémit et glissa une main nerveusement dans sa tignasse orange et se recroquevilla sur lui-même. Il souffla difficilement :

- Je suis… désolé Inoue… je t'ai encore réveillé et "lui" aussi, je pense…

- Uryuu comprend très bien Ichigo… Nous comprenons tous les deux, tu n'as pas à t'excuser… pas avec nous en tout cas.

- Tu comprends pourquoi, je ne peux avoir personne avec moi ? Qui comprendrait ce que j'ai vécu ? Qui ?

Orihime s'installa plus confortablement sur le lit du jeune homme et le prit dans ses bras et fit échouer la tête du jeune homme contre son épaule. Sans un mot, elle caressa doucement la chevelure un peu humide et essaya d'apaiser les cicatrices non visibles pour ceux qui ne connaissaient pas le passé d'Ichigo. Ce dernier finit par se rendormir comme souvent dans les bras réconfortant de son amie et cette dernière en ressentant l'abandon du corps contre elle, le fit doucement basculer sur son matelas et le borda avec tendresse.

Inoue traversa la chambre et entrebâilla à nouveau la porte et quitta la chambre pour regagner la sienne. Uryuu l'attendait l'applique allumée.

- Il dort ?

- Haï...

- Toujours ses cauchemars ?

- Haï…

Le visage triste d'Inoue et les regrets que lui-même entretenait pour Ichigo le rongèrent à nouveau. Le corps de la jeune femme vint se blottir contre lui, et Uryuu enlaça sa femme pensivement.

- Uryuu… Tu crois qu'il oubliera un jour ?

- Je l'espère…

- Je… je voudrai qu'il rencontre quelqu'un de vraiment bien dans sa vie… Quelqu'un qui pourrait le comprendre. Qui l'aiderait, qui l'aimerait sans condition.

- Qui pourrait ? Les seuls et j'en suis à peu près certains qui pourraient le comprendre sont ceux qui ont connus la guerre d'hivers, et les batailles qui ont suivit après…. Et surtout, qu'ils n'aient pas peur de Byakuya Kuchiki.

Le nom avait été prononcé sèchement par le brun à lunette. La rousse réfléchit quelques instants et répliqua doucement :

- Si je me réfère à tes critères, il ne pourrait y avoir qu'Abaraï Renji qui est fiancé à Rukia ou Ikkaku Madarame mais il vit avec Yumitchika… A moins que nous ne demandions à Zaraki Kenpachi ! S'exclama Inoue soudainement.

Uryuu fit une grimace d'horreur. Il n'était pas gay mais franchement, c'était pas vers ce genre de personne vers qui il aurait envoyé Ichigo. Zaraki ne voudrait de toute façon pas… il ne voyait Ichigo que comme un putching ball ambulant et les batailles n'étaient pas ce qui avaient de mieux pour l'âme détruite du roux.

Quelque fois, il lui arrivait de songer qu'elle aurait été sa réaction si Inoue avait une position sociale et qu'elle lui aurait joué la comédie uniquement pour la préserver. Pensé que ses sentiments étaient partagés alors qu'il n'en était rien. Ichigo avait été trop jeune au moment de son mariage… Kuchiki lui avait plusieurs siècles d'existence… lui avait agit froidement et raisonnablement, Ichigo avait jeter tout son amour et sa fougue dans la relation avec une innocence et une naïveté du à son âge. De plus, leur liaison s'était établit à un moment où le désespoir avait gagné les rangs et que la guerre semblait ne jamais finir.

Il se l'avoua à lui-même, il aurait quitté Inoue même s'il l'aimait. Vivre avec le doute chevillé au cœur n'était pas une vie. Et puis, l'amertume et la colère auraient empoisonnées leur union et ils en seraient arrivés au divorce après maintes disputes et rancœur… Pour lui, Ichigo avait pris la meilleur option, même si elle paraissait lui peser. Uryuu savait pertinemment que l'ancien shinigami remplaçant aimait toujours Byakuya Kuchiki… l'aimait à en mourir… et s'était ça le problème.

Ils finirent par se pelotonner l'un contre l'autre et Uryuu tendit le bras pour fermer la lumière.

- Nous veillerons sur lui le temps qu'il le faudra… n'est-ce pas Uryuu…

- Oui… nous prendrons tout notre temps pour lui…

Ils finirent par s'endormir après un dernier baiser et l'appartement fut juste bercer comme habituellement par les longs gémissements étouffés du roux.

Favorite : Story Author   Follow : Story Author

  .    .