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Hello tout le monde. Voici ma première fiction sur Naruto, j'espère qu'elle ne sera pas trop mauvaise, ce sera à vous de me le dire! Le couple principal sera Sasuke/Naruto, pour le reste, j'ai quelques idées, mais je verrai en écrivant. J'espère pouvoir mettre des chapitres le plus souvent possible, ce qui risque d'être un peu difficile. Malgré tout, je ferai de mon mieux.
Aucun de ces personnages ne m'appartient, à part les deux ou trois figurants invisibles, et pas même l'histoire de fond ! C'est un UA inspiré du drama et manga Hana Yori Dango. J'ai commencé cette histoire pour m'entraîner un peu avant de peut-être faire un UR qui serait déjà plus compliqué au niveau des sentiments. Mon histoire pourra peut-être différer un peu de celle du drama, mais les grandes lignes y seront.
Sinon, tous les persos appartiennent à Masashi Kishimoto, qui s'en sert parfaitement dans son fantastique manga !
Je vous souhaite une bonne lecture !
Pourquoi ?
Pourquoi ?
Pourquoi ?
C'était la question que je me posais du matin au soir, qui me martelait l'esprit à chaque fois que j'allais à son lycée. Je m'en serais presque arraché les cheveux tellement cette question, je me la criais dans la tête. Jamais je ne comprendrais. Pourquoi est-ce que mon tuteur, qui ne roulait déjà pas sur l'or, m'avait envoyé dans ce lycée de riches ? De petits bourges qui à la moindre occasion s'empressaient de montrer aux autres leur nouvel article de marque, leur montre Rollex, leur sac Dior, leurs bijoux en or qui coûtaient sans doute plus que toute ma chambre entière, plus mes économies, et peut-être même celles de Iruka… Comment se faisait-il qu'il ait réussi à m'envoyer dans cet enfer de gosses fortunés ? D'où l'avait-il sorti l'argent d'ailleurs ? Je continuais à me le demander. Il avait peut-être gagné à la loterie dans mon dos, ou peut-être même qu'il se faisait entretenir par l'épouse d'un homme d'affaire, et qu'à cause de moi, il jouait le rôle de l'amant pour être sûr de pouvoir me payer mes études. Haha, il ne fallait pas rêver. Je savais très bien d'où venait l'argent payant le Lycée Konoha, puisque nous mangions des ramens bon marché tous les jours. Enfin, je n'allais pas m'en plaindre, après tout, c'était bien ce que je préférais.
Quoi qu'il en soit, même si à nous deux, puisque j'avais un petit travail en dehors du lycée, nous arrivions à payer les frais de cette école prestigieuse, j'étais sûr que jamais je ne m'y sentirais à ma place. Comment l'être, alors que ces jeunes étaient si… superficiels ? Ils ne connaissaient rien de la vie à part leur petit paradis rose. Quoi qu'ils veuillent, ils étaient sûrs que leurs parents le leur achèteraient, pour peu qu'ils le leur demandent. Ils ne se rendaient pas compte de la valeur de l'argent, ni même de celle de la vie. Ils n'avaient sans doute jamais connu la difficulté, à part peut-être quelques uns ayant été victime du divorce de leurs parents, qui ont sans doute dû s'entretuer pour le partage des biens, j'en étais certain. Après tout, plus on possédait, plus on était matérialiste et égoïste. Je n'en avais encore jamais vu d'exception. Pas que je souhaitais leur malheur…
Je poussai un soupir, affalé sur ma table pendant que le prof nous parlait de sa matière on ne peut plus passionnante. J'en avais marre. Je n'attendais plus qu'une seule chose, c'était que cette putain de sonnerie retentisse.
Une boulette de papier rebondit sur ma table dans un froissement discret. Je fronçai mes sourcils fins avant de passer dans un air nonchalant ma main dans mes cheveux blonds ébouriffés. Je jetai un coup d'œil au garçon à côté de moi, et il me fit un sourire digne des pubs colgate, ou au choix es dents de la mer. Quoique, il me faisait plutôt penser à un vieux clébard qu'à un requin.
Je pris donc le papier, et le dépliai sans plus de cérémonie, me foutant un peu du fait que je fasse du bruit. Je lus rapidement :
On sort ce soir ? PS : écoute le cours ! j'ai pas l'intention de prendre des notes, je suis crevé.
Il n'était pas culotté celui-là… Rapidement, je griffonnai une réponse, tant pis si mon écriture ne ressemblait à rien et si je faisais des fautes (ce que je ne fais jamais) :
On bosse ce soir je te le rappelle ! Et démerde-toi pour les notes, t'es pas le seul qui aimerait pioncer.
Je lui renvoyai la boulette, et fis en sorte de la lui lancer à la tête juste pour l'énerver. Il grogna un peu (un chien vous dis-je), et lut vite à son tour. Je l'entendis pousser un juron, sans doute déçu de ne pas pouvoir aller briser des cœurs comme il a l'habitude de dire. L'espoir fait vivre, il n'a jamais eu de succès avec les filles.
Cette pensée me fit rire, et un claquement de langue désapprobateur se fit entendre. Je me tournai à ma gauche cette fois, et considérai la jeune fille qui me lançait un regard empreint de reproche, sans doute de ne pas être aussi attentif qu'elle au cours. Mais ce n'était pas de ma faute ! Le premier qui dit que les mathématiques sont passionnantes se prend un pain dans la tête, et un très chaud. Je détestais cette matière.
Mon regard caressa avec lenteur les jambes de la jeune fille, longues, fuselées, à peine dorées par le soleil. J'étais prêt à parier qu'elles étaient bien plus douces que celles de mes précédentes copines, mais j'aurais trop peur d'aller vérifier : j'étais certains de me faire tabasser jusqu'à ce que mort s'en suive.
Sa taille gracile était élégamment enserrée par la veste obligatoire du lycée, d'un rouge presque pourpre, mais celle-ci laissait malgré tout entrevoir un décolleté que j'aimerais bien aller voir de plus près. Si seulement je pouvais. Je terminai par son jolie visage, aussi gracieux que son corps, éclairé surtout par ses magnifiques yeux verts. De vraies émeraudes, et c'était facile de vous perdre dedans, je le savais, j'en avais déjà fait l'expérience plusieurs fois. Malgré tout, la seule chose qui pourrait peut-être vous refroidir chez cette demoiselle, c'était ses cheveux. D'un rose clair, que je trouvais ravissant mais que certains détestaient au premier regard. Pour ma part, je trouvais que cette couleur collait parfaitement au personnage. Romantique, douce si vous ne la mettez pas en colère (dans ces cas-là, la couleur qui lui aurait été serait le rouge, pour le sang que vous vous apprêtez à verser). Cela allait même avec son prénom : Haruno Sakura, comme une fleur de cerisier. Elle sent d'ailleurs de la même façon… oulah, je m'égare.
Enfin, cette jeune demoiselle, je la connaissais depuis que j'étais en maternelle. Je pense que je ne vous étonnerais pas si je vous confie qu'à cette époque, j'étais amoureux d'elle. Ça a duré jusqu'à la primaire d'ailleurs, ainsi qu'au collège, période où j'ai enfin eu le courage (ou plutôt les couilles) de me déclarer. Euh… je ne vous raconterai pas ce râteau qui m'a laissé des séquelles plus ou moins profondes, mais le plus important, c'était que malgré tout, nous étions toujours de bons amis. Je dirais même que cela a renforcé nos liens. Nous avons donc passé ensemble (avec Kiba aussi, mon chien de compagnie) le concours d'entrée de ce lycée, et elle m'a aidé à réviser. Oui, elle est aussi studieuse. Décidément, cette fille n'a aucun défaut. Ah, si, sa colère vite déclenchée, et aussi le fait que ses parents arrivent à payer l'école sans devoir manger des pâtes tous les jours.
Je poussai un long soupir, regardant Kurenai-sensei nous parler de ces formules trigonométriques. A cet instant, je me tâtais entre : faire un bon petit somme, pour dire de rattraper mes folies de la nuit dernière, ou écouter un peu, pour ne pas devoir ensuite supplier Sakura de me refaire les cours en différé. Avec courage, j'allais opter pour la deuxième solution quand nous entendîmes un bruit de pas de course dans le couloir. C'est pas vrai qu'on allait encore y avoir droit…
J'eus la confirmation quand une voix criarde se mit à hurler dans les couloirs, réveillant deux élèves qui dormaient sur leur table et interrompant tous les prof du lycée faisant classe :
- Un carton rouge ! Un carton rouge a été donné à Aoi Teruki de la classe 1-B ! Un carton rouge !
Notre professeur soupira d'agacement avant de dire d'un ton résigné :
- Allez-y.
Tous les élèves de la classe se levèrent avec empressement, le crissement de leur chaise se répercutant sur les murs nus de la classe. Je restai un peu assis sur ma chaise, tout comme Saura et Kiba. Notre rangée de trois chaises ne bougea pas, agacée par ce crique qui durait depuis bientôt trois ans.
- Dîtes, qu'est-ce qu'il se passe ?
Je me tournai vers la deuxième blonde de la classe. Karin, une nouvelle de ce mois-ci. La pauvre devait encore ignorer être plongée dans un enfer. Ah non, elle y vivait depuis qu'elle était gosse. Malgré tout, elle n'était peut-être pas aussi putréfiée que les autres. A vrai dire, je l'ignorai, ne lui ayant encore jamais adressé la parole. Elle, elle m'observait en attendant une réponse, un peu penchée vers moi, me fixant de son regard que je devinais obstiné. Sakura se leva, commençant à lui expliquer ce qui se passait. Kiba et moi nous levâmes à notre tour, et tous les quatre, nous sortîmes du couloir vide. A loin résonnaient les cris des élèves. Je ne doutais pas qu'ils avaient attrapé le pauvre Teruki.
- Raah, pourquoi faut-il qu'on bosse encore ce soir ? T'en as pas marre de bosser en semaine Naruto ? se plaignit mon ami.
Inuzuka Kiba, mon meilleur ami depuis le collège. Avec Sakura, nous formions un trio d'inséparables. C'était ceux qui comptaient sans doute le plus pour moi, malgré mes nombreux amis. Eux, je savais que je pouvais leur faire confiance les yeux fermés. Leur confier ma vie ne serait pas un problème, c'est vous dire.
Je le vis secouer la tête comme un chien lorsqu'il est mouillé, et il plissa le nez, ce qu'il fait toujours lorsqu'il est énervé. Sur chacune de ses joues étaient tatoués un triangle rouge, comme pour tous les membres de sa famille, ce qui était encore un mystère pour moi. Il était un peu petit, je trouvais, même si il ne faisait que quelques centimètres de moins que moi. Peut-être parce que j'étais un peu plus large que lui, à peine, mais assez pour qu'on le remarque. Mes muscles avaient beau être fins, ils étaient bien présents.
Mes yeux bleus le scrutèrent, et je lui répliquai :
- Je te signale qu'on travaille dans un pub, alors tu auras tout le temps de draguer la gent féminine qui viendra s'installer au bar. Et en plus, sortir en semaine, ce n'est pas forcément mieux que bosser.
- Mais je voulais aller en boîte, je suis certain que la nana que j'ai vue hier y sera encore ce soir. J'ai un ticket avec elle, j'en suis certain…
Ça sentait le déjà-vu.
- Tu as toujours des tickets, grimaçai-je tandis que nous descendions les marches. Et pourtant, tu es toujours aussi célibataire.
- HEY ! cria-t-il en m'envoyant un coup sur la tête.
Je laissai échapper un hoquet de surprise, mais quand je voulus répliquer, une voix me coupa dans mon élan :
- TU VEUX DIRE QU'ILS VONT LE FRAPPER ?
- Oui, c'est le principe des cartons rouges, confirma Sakura qui avait sursauté sous le haussement de voix. Si tu en reçois un, tu deviens le souffre-douleur des élèves jusqu'à ce qu'il soit révoqué ou que tu changes d'école.
- Ou encore que quelqu'un devienne la nouvelle cible, ajoutai-je d'un air sombre.
- Ouais, mais ça faisait un petit moment que c'était pas arrivé, non ? dit Kiba quand nous arrivâmes au self, là où tous les élèves étaient regroupés.
Les cris et exclamations de la foule étaient tellement forts que nous dûmes hausser d'un ton pour nous comprendre. Ils applaudissaient, et scandaient tous la même chose : F4.
- Le F4 ? C'est qui ? demanda Karin avec curiosité.
- La bande de petits bourges la plus chiante que je connaisse, l'informai-je d'une voix légère.
Et au même moment, les quatre garçons apparurent à l'entrée du self.
Le premier, Hyuuga Neji. Grand, froid, de longs cheveux noirs qui lui balayaient le dos au fur et à mesure de ses pas, même si le plus étrange chez lui étaient ses yeux si pâles qu'on les croiraient blancs. Il était le fils d'une des familles les plus riches du pays. Son père était à la tête d'une entreprise automobile qui avait des points de vente dans le monde entier, et tous les modèles se vendaient comme des petits pains à ce qu'on disait. Des petits pains qui coûtaient autant que la peau de mes fesses. Il était connu au sein du groupe principalement pour son goût accentué des femmes, mais pas n'importe lesquelles : les femmes mariées. Beaucoup disaient qu'ils s'amusaient à les séduire l'alliance à la main, et qu'il les quittait quand la bague quittait de leur doigt. En gros, quelqu'un qui faisait ce qu'il voulait et qui se moquait bien des sentiments des autres. On savait juste que la seule personne qui arrivait à peu près à lui soutirer des réactions humaines était sa cousine, Hyuuga Hinata. Une fille fragile, plutôt innocente, et mignonne dans son genre, même si celui-ci n'était pas vraiment le mien. Je préfère les filles plus dynamiques, sûres d'elles et plus séductrice. Il paraîtrait que celle-là tombe souvent dans les pommes…
Le deuxième, un jeune homme du nom de Saï. Ses cheveux courts et bruns mettaient en avant son visage fin, que beaucoup de filles trouvaient « craquants ! » avec leurs voix aigues stupides. Je devais dire qu'il me faisait froid dans le dos, toujours à sourire pendant qu'il vous sortait des phrases flippantes. Personnellement, je ne l'aimais pas trop celui-là (parce que j'en aimais un ?), il paraissait vraiment trop faux. Même ses sourires étaient forcés, on aurait dit une machine, un robot. Il n'avait rien d'humain. Je crois que si j'avais dû un jour me retrouver seul en sa présence, je me serais enfoui à toutes jambes, tant pis pour mon ego.
Vient ensuite Subaku no Gaara, le seul garçon dans le groupe dont les cheveux n'étaient pas noirs, autant dire qu'il détonnait avec sa coupe d'un rouge sang. Il était le fils d'un chef d'entreprise célébrissime dans le domaine de l'informatique. Il était sans doute le plus calme du groupe, mais on ne savait pas vraiment si ce calme était paisible, ou plutôt du genre dépressif… Je vote pour le second choix, ce garçon avait l'air perturbé. Pour autant, c'était celui qui prenait le moins part aux idioties du F4, comme le carton rouge. Il se foutait tellement du reste du monde que même ça lui passait par-dessus la tête. Peut-être qu'il se sentait supérieur aux autres ? Non, ça, c'était plus pour le dernier du groupe…
Je laissai mon regard sceptique glisser sur les quatre garçons qui avançaient parmi les élèves avec une aisance et une confiance en soi étonnante. Ils ne se prenaient vraiment pas pour de la merde, et pourtant, ils étaient loin d'être mieux que nous. Sauf que eux, l'argent leur sortait par tous les trous. Désolé pour ma vulgarité, mais c'était exactement ça. Surtout pour le dernier, le pire des quatre, leur chef, Uchiha Sasuke.
Elancé, des muscles moulés par une chemise et une veste style costard, les mains dans les poches et le regard droit et fier, il devait être celui que je détestais par-dessus tout. Son orgueil était plus grand que l'Himalaya, et il était plus glacé que l'iceberg qui avait fait couler le Titanic. Il dépassait de loin les trois autres, même le Hyuuga faisait pâle figure à côté. Celui-là… il émettait une aura écrasante quand il passait à côté de vous. En plus, il n'était pas quelqu'un de loquace, il préférait vous laisser dans un silence glacial avant de vous sortir une unique phrase qui vous laissait bouche bée tellement elle vous faisait comprendre que vous lui étiez inférieur. Enfin… c'est ce que beaucoup disait. Je l'avais vu à l'œuvre une ou deux fois, et c'était vrai que je n'aurais pas voulu être à la place de celui qui était en face de lui. Et le pire était que, malgré cela, il héritait d'un succès incroyable auprès des filles du lycée. Elles étaient toutes à genoux devant lui, un vrai harem ! En même temps, il fallait reconnaître que ce type n'était pas dans le genre moche. Il avait une peau opaline vraiment très claire, je trouvais que cela lui donnait un air précieux. Et autant sa peau était pâle, autant ses cheveux étaient d'un noir de jais. Ils étaient coiffés tout en piques, certaines mèches obscurcissant son visage pour lui en cacher une partie, faisant hurler ses fans hystériques. Je me demandais combien de pots de gel il utilisait tous les matins pour obtenir une coiffure pareille. Mais ce qui m'énervait le plus, c'était son visage, parfaitement symétrique. Ses traits fins lui donnaient presque l'air d'une fille, enfin, presque, parce que son visage gardait constamment un air sérieux et grave, sauf quand il prenait ce rictus qui signifiait : « tu es un être inférieur, dégage ». Ses lèvres pâles et légèrement pleines faisaient le plus fantasmer les filles. Sakura m'avaient même raconté que certaines avaient tenté de lui faire boire des trucs bizarres pour qu'il s'intéresse à elles, ce que j'avais trouvé vraiment pitoyable. Mais je n'avais rien dit, je ne disais jamais rien de toute façon. Cela contredisait fortement mon caractère, mais je m'exhortais toujours au calme. Cela n'allait durer que trois années, trois années bloqué dans ce lycée de mes deux… alors pourquoi rechercher la bagarre ? Je ne rêvais que de ça, de lui dire ses quatre vérités et de lui lancer mon poing dans la tête, mais pourquoi faire ? Je faisais de mon mieux pour les ignorer, et me fondais dans la foule en priant pour que les mois qui restaient défilent à toute allure. La coupe était bientôt pleine, mais je tenais le coup. Cela étonnait mes deux amis, m'ayant connu pour mes frasques violentes en primaire et au collège, mais ils respectaient mon choix.
Les quatre garçons passèrent bientôt devant nous, et je fixai leur chef avec une lueur écoeuré dans les yeux, je le détestais purement et simplement. Apparemment, je le regardais avec un peu trop d'intensité, car il se tourna dans notre direction, me considéra à peine une seconde avant de détourner les yeux, n'ayant même pas cillé. Les quatre autres passèrent avec une indifférence identique, et ils allèrent s'installer sur les chaises au bout de la salle, celles que les élèves avaient installées pour eux. Ils me faisaient pitié à vouloir s'attirer leurs faveurs comme des abeilles autour de leur reine. Peu après, un élève fut jeté dans au milieu des lions affamés. Ses lunettes étaient à moitié tombées de son nez, et il regardaient autour de lui frénétiquement, paniquant en voyant tous leurs yeux de hyènes figés sur lui. Le pire fut quand le silence se fit aussi brutalement qu'un coup de tonnerre. Tous les regards se dirigèrent vers une seule personne. Uchiha Sasuke venait de se lever.
- Qu'est-ce qu'il a fait pour mériter ça ? Le pauvre…
Le murmure de Sakura attira l'attention d'un élève devant nous qui se retourna, et chuchota avec rapidité :
- Il paraît qu'il aurait dit à tout le monde que le système des F4 craignait, et qu'il aurait bien aimé foutre une raclée à leur chef. Apparemment, son souhait va être exaucé…
Imprudent, même si il avait dit tout haut ce que tout le monde avait dit tout bas. Ne pas intervenir, ne pas chercher les ennuis…
- Tu veux me frapper il parait ?
La voix résonna dans la salle, claquante, impressionnante malgré son timbre rauque et chaud. Je vis certaines filles échanger des regards presque amoureux, et je me retins de vomir. J'eus droit à un coup de coude de Kiba qui m'avait entendu faire un hoquet dégoûté.
- Eh bien, vas-y.
Sasuke leva les bras, semblant attendre que l'autre se décide à bouger. Mais il semblait pétrifié, et j'étais étonné qu'il ne soit pas déjà en train de le supplier de l'épargner comme si il avait été son bourreau.
Au bout de quelques secondes, le sourire sadique de Sasuke apparut.
- Ça y est, murmurai-je, les coups vont pleuvoir.
Et effectivement, à peine avais-je dit ça que le poing de Sasuke vint s'écraser dans le ventre de Teruki face à lui. L'adolescent sembla ne plus pouvoir reprendre sa respiration, et avant qu'il ne fasse quoi que ce soit, un autre coup lui percuta la joue avec rapidité. Il n'y avait pas à dire, il savait se battre quand l'adversaire ne lui rendait pas les coups. Mais je me demandais ce qu'il valait si on lui répliquait…
L'élève tomba au sol, gémissant de douleur tout en se tenant le ventre, une simple forme agonisante par terre.
- Je crois que t'as compris où était ta place.
La voix de ce Uchiha était vraiment glacée, tranchante, et les filles poussèrent des exclamations. On remarqua à peine que l'un des F4, Gaara, s'était levé de son siège pour traverser la foule. Je remarquai vite que le geste par contre ne plus pas au brun de glace. Mais quand le jeune homme arriva à notre hauteur, je fus certain que son regard presque turquoise s'était dirigé dans notre direction. Il croisa même le mien, et on s'observa un instant avant qu'il ne disparaisse de la salle. Peu de temps après, ce fut tout le groupe de jeunes riches qui sortit, encore acclamé par le reste des élèves. Pour ma part, je regardai mes deux amis, et nous tournâmes les talons pour quitter la foule des jeunes en délire.
J'espère que ça vous aura plu, je suis une débutante en matière d'écriture même si j'adore ça... Les reviews sont les bienvenues, bonnes ou mauvaises, c'est juste la façon de dire les choses qui fera la différence!
Merci, et au prochain chapitre !
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