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Author of 48 Stories |
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Disclaimer:
Tous les persos DBZ appartiennent à Akira Toriyama.
Les autres, sont à moi :p
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YELL
"Quelqu'un veut appliquer le terme 'revanche' un cran trop loin"
Chapitre DOUZE : "Cinquième Appel"
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Trunks se fraya un chemin parmi les tuyaux. Il lui semblait que plus il s'approchait de la surface de cette eau sombre et glacée, plus les tuyaux devenaient nombreux. Ses poumons le brûlaient atrocement maintenant. Ses mains portées vers l'avant sentirent une variation dans la texture de ce qui les entourait.
L'air...
Il redoubla d'effort pour repousser les obstacles autour de lui alors qu'il sentait ses mains battre dans l'air libre. Un air qui devait être si doux à respirer...
Il sursauta sur son siège et remarqua qu'il s'était assoupi dans l'ambulance. Par une des longues fenêtres sur les flancs du véhicule, il vit qu'ils venaient d'arriver au Satan City Hospital. Il se tourna vers Katrina et vit qu'elle fixait les lumières externes sans expression. Mais sa respiration était normale.
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Satan City Police Station - 23h30
Hayden aurait franchement pu avoir une impression de déjà-vu, tant la scène où il se trouvait ressemblait à s'y méprendre à une scène s'étant déroulée dans ce même bureau la veille seulement. A vrai dire, les circonstances qui avaient amené le jeune garçon dans cette pièce, ainsi que son meilleur ami aux cheveux mauves, étaient étrangement similaires.
Mais en réalité, Hayden ne semblait pas y prêter attention. Il fixait Goten d'un regard dubitatif. Lee, assise dans l'ombre d'un recoin de la pièce, observait plus Hayden que Goten. Comme pour l'interrogatoire de Trunks, précédemment, la caméra tournait. Son contenu irait rejoindre les douzaines de semblables cassettes emplissant les archives du commissariat depuis de nombreuses années, mesurables par l'épaisseur probable de la couche de poussière s'étant déposée sur les caisses et les boîtiers en plastiques.
Hayden leva les sourcils et prit une profonde respiration: "Laisse-moi te poser une question, fils. Pourquoi tu te ballades avec un GSM sur toi?". Goten leva un sourcil vers lui, le regard sombre, les poignets menottés dans son dos. "Attendez... Tout le monde en a un, inspecteur, vivez avec votre temps!"
"Mais qu'est-ce que tu faisais chez Trunks à cette heure-ci de la nuit?", poursuivit Hayden. Goten sourit et se pencha en avant, les mains toujours retenues dans le dos. "Hey, Hayden, approche...". Son ton était presque complice. Il appuya sa phrase d'un léger clin d'œil. Hayden se pencha vers lui. L'attention de Lee augmenta d'un cran. Elle fixait Goten, désormais.
"Combien de fois...", commença Goten d'un ton presque amusé, avant de le transformer en ton lourd de colère, "... vais-je devoir le REPETER?!!?!!!!". Hayden eut un mouvement de recul involontaire. Il avait déjà vu la force que ce jeune pouvait déployer. Goten poursuivit sur le même ton hargneux: "Je suis allé chez Trunks, parce que le tueur m'a appelé pour me dire qu'il allait le tuer!!! BORDEL, MAIS VÉRIFIEZ LES APPELS, BON SANG!!!!"
Hayden parut reprendre son calme froid et répondit d'une voix impersonnelle "On s'en charge déjà... Mais tu vas devoir rester ici jusqu'à ce qu'on ait vérifié tes dires...". La colère de Goten parut disparaître car ses épaules s'affaissèrent et son ton se fit désespéré et épuisé. "C'est de la folie. J'ai rien fait, et vous le savez!"
Lee se redressa de son siège. "Hayden, tu devrais demander à VITALCOM de tracer les appels envoyés et reçus". Hayden se retourna à demi vers elle et rugit: "Mais bordel, je viens de le DIRE! La demande est DEJA FAITE!!!"
Goten fixa les deux inspecteurs tour à tour. Schéma classique... L'un d'entre eux joue la brute et l'autre joue le gentil...
Hayden se retourna vers Goten: "Tu étais sorti, vendredi soir, je me souviens bien de toi...". Goten souleva un sourcil: "J'étais à la soirée avec d'autres étudiants. Pour votre gouverne, il doit y avoir une bonne cinquantaine de personnes qui peuvent témoigner de ma présence là-bas".
Hayden poursuivit: "As-tu quitté la soirée à un moment ou un autre?"
"Non.". Goten lui jeta un regard exaspéré, "Inspecteur, je n'ai tué personne!". Il se redressa. "Dites-moi un truc...". Hayden et Lee reportèrent leur attention sur Goten. "Vous pensez pas que si j'étais le tueur, je me serais débarrassé de mon GSM avant d'aller porter secours à mes victimes potentielles ce soir?"
"Tout le monde commet des erreurs", répondit Hayden après un instant de réflexion.
"Sans blagues! Pas des bourdes pareilles!", Goten ricanait presque, "Je suis pas BLOND quand même!".
La maigre tentative de trait d'humour ne parut par atteindre Hayden dont les zygomatiques demeurèrent figés. "Blond ou pas, tu ferais mieux de te préparer à passer la nuit ici. On ne devrait pas avoir les résultats avant quelques heures. Tu as le droit de passer un coup de fil si tu veux".
Goten se renfrogna, et parut réfléchir quelques instants, puis: "Oui, je veux contacter mon père
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Satan City Hospital 23h50.
Trunks était assis dans le corridor, aux côtés de sa mère. Il avait un léger pansement sur le front, un autre sur sa nuque, et rien sur sa lèvre dont la coupure avait été jugée trop superficielle pour être traitée. Les médecins s'étaient montrés optimistes quant à sa rapidité de guérison.
Trunks n'aimait pas trop les hôpitaux. Il se demandait combien de temps encore allaient-ils pouvoir cacher leurs héritages extra-terrestres. Il n'avait aucune envie de devenir un sujet d'observation pour scientifiques en mal de sensations fortes. Déjà, cacher leurs participations aux combats qui avaient jalonné l'histoire de cette planète depuis des décennies n'avait pas été une mince affaire, mais il semblait qu'avec cette nouvelle affaire, le risque de se faire découvrir devenait plus grand. Il aurait grandement préféré une séance dans un tank de régénération de la Capsule Corporation. C'eut été plus rapide et plus discret. Mais avec la police sur les lieux, il n'avait pas eu d'autre choix que d'accepter la demande (l'ordre?) de se rendre à l'hôpital pour se faire soigner.
Debout en face d'eux se trouvait Donnahue, l'assistant adjoint de Traxler. Il était venu questionner Trunks sur les événements qui s'étaient produits durant la soirée, et attendait la sortie de Katrina de la salle de soin pour la questionner à son tour.
Trunks mesura la situation. Elle avait un bon côté, et toute une série de côtés particulièrement déplaisants. Car s'il ne semblait plus être le principal suspect - s'il en jugeait l'attitude professionnelle de Donnahue à son égard - il devait faire face à la trahison éventuelle de son meilleur ami.
Il repassait en tête tous les événements qui avaient jalonné leur enfance à lui et à Goten. Il ne pouvait pas croire que Goten puisse essayer de le tuer, et plus encore, puisse avoir tué son propre frère. Et pourtant... toutes les preuves étaient contre lui...
Mais c'était Goten, son meilleur ami...
Mais il était là, comme par hasard au même moment que le tueur...
Mais c'était quand même Goten... Il ne pouvait pas être un tueur sanguinaire... Il ne pouvait pas se retourner contre lui, c'était impossible...
Mais que faisait-il à la Capsule Corporation en plein milieu de la nuit...?
Trunks pressa ses mains sur ses tempes. Essayant en vain d'en extraire la solution. Bulma posa une main inquiète sur son épaule. "Tu as mal à la tête, Trunks?"
Trunks secoua la tête, essayant de lui faire un sourire rassurant, mais qui ressemblait plus à une grimace. Tout irait probablement mieux demain. Il y verrait plus clair. En attendant, il aurait voulu se déconnecter de tout pendant au moins une dizaine d'heures... Ne plus avoir à penser à quoi que ce soit... Sombrer dans l'oubli...
A ce moment, la porte de la salle de soin s'ouvrit, chassant ses pensées folles pendant quelques secondes. Le médecin qui avait emmené Katrina 20 minutes plus tôt sortit de la salle, un sourire rassurant sur ses lèvres.
"Il n'y a rien à craindre", dit-il d'un ton chaleureux, "Aucun nerf n'a été touché. Elle a quelques points de suture pour empêcher la plaie de se réouvrir. On peut dire qu'elle a eu beaucoup de chance!", ajouta-t-il d'un ton presque admiratif. "Deux centimètres plus profond, et elle était bonne pour la microchirurgie avec perte de 50% de la mobilité de son bras..."
Trunks imagina cette alternative... Ce qui serait advenu de Katrina dans ce cas. Il se sentit douloureusement responsable d'elle. Comme pour Gohan... Il avait l'impression que cette fois encore, c'était sa faute.
Puis il se souvint à ce moment d'une phrase que Mirai-Trunks avait dit dans son rêve.
"Tu détruis toujours tout ce que tu touches, hein?".
"Oui, peut-être", murmura-t-il pour lui-même. Le médecin se méprit sur ses paroles, et reprit "Si, on a beau louer les progrès de la microchirurgie, la réussite n'est pas toujours garantie... Mais enfin, il ne s'agit nullement de ça ici puisqu'elle semble avoir une bonne étoile qui la protège".
"Ou une bonne arme qui tombe à pic", ajouta Bulma, repensant au revolver que Katrina avait utilisé pour se défendre contre le tueur.
"Où est-elle?", demanda Trunks, d'une voix presque inquiète.
"Elle va arriver...", répondit calmement le médecin, "Ne vous inquiétez pas, elle rassemble ses affaires et elle vous rejoint. Bien sur, je souhaiterais la voir rester ici en observation cette nuit..." ajouta-t-il. Trunks hocha de la tête. Il semblait désormais déconnecté de la réalité.
De l'autre côté du couloir, Donnahue avait ressortit son calepin pour pouvoir y écrire la déposition de Katrina quand il se rendit compte que son bic était mort. "Et merde! Vous auriez pas de quoi écrire à me prêter?", demanda-t-il d'un ton embêté au médecin. "Pas de problème... Je dois aller ramener le dossier médical de Katrina Somhence au guichet. Ils doivent bien avoir un stylo ou autre chose dans le genre..."
Les deux hommes s'éloignèrent. Trunks se rassit sur le siège en plastique noir et froid, épuisé nerveusement. Il réfléchit au fait que Katrina allait passer la nuit dans cet hôpital - endroit apparemment protégé - mais qui ne valait peut-être pas moins que la Capsule Corporation, surtout depuis qu'il était clair que le tueur connaissait l'endroit comme sa poche.
Il secoua la tête. Il venait d'oublier que le tueur avait été attrapé...
Non, ça ne pouvait pas être vrai... Ca devait être un cauchemar... Goten ne pouvait PAS être le tueur de son propre frère... Goten ne pouvait pas le trahir, lui...
A ce moment, il eut à nouveau une sensation désagréable... Comme si une voix au fond de lui lui chuchotait d'accepter le fait que Goten soit le tueur psychopathe lancé à ses trousses... Parce que si ce n'était pas Goten, ça voulait dire que le tueur courait toujours en liberté...
Non mais ça va pas? Goten est mon meilleur ami! Il ne peut pas vouloir me tuer!
Alors cela veut dire qu'un fan acharné d'Antony Perkins se balade toujours librement dans la nature... Qui sera le prochain à ton avis?
La ferme!, pensa Trunks rageusement contre sa voix intérieure. Je veux dormir! Tout ira mieux demain!
A ce moment, son GSM retentit, le tirant de son train de pensée. Il pesta contre lui-même. Il avait oublié de le couper. Pourtant, après ce qui s'était passé, il y avait de quoi devenir allergique à cet appareil. D'autant plus qu'il était interdit de laisser un GSM allumé dans un hôpital. Il n'aurait pas été surpris de voir une infirmière à-la-Misery se ruer sur lui avec une hache pour le réprimander d'avoir outrepassé le règlement. Perplexe, oui, mais pas surpris...
Sur cette pensée un tant soit peu humoristique, il prit la communication. "Ouais?"
// Salut Trunks... //
Trunks sentit son sang se glacer dans ses veines, alors que son cœur venait de manquer un battement.
Bulma qui s'était tournée vers lui à ce moment-là, vit la pâleur subite de son visage, et entendit le murmure presque inaudible et désespéré: "Non..." Son fils paraissait tétanisé sur place. Elle comprit la situation en une fraction de seconde. Et en une autre fraction de seconde, elle réagit, se tournant vers le médecin et Donnahue qui se dirigeaient calmement vers le guichet en bavardant tranquillement.
"Donnahue!"
Pendant ce temps, alors que Trunks mesurait les conséquences de ce revirement de situation, la voix horriblement familière continuait sur un ton amusé : //Ts ts ts... Pauvre Goten... Ah, elle est belle ton amitié ! On peut dire qu'un innocent n'aura jamais eu aucune chance face à toi... N'est-ce pas?//
Quoi?
"DONNAHUE!"
L'urgence soudaine dans la voix de Bulma attira l'attention de l'assistant adjoint. En voyant son expression urgente, et ensuite l'expression de son fils, parlant au GSM, il se dit d'abord que la probabilité pour que ce soit le tueur qui l'appelle alors qu'il était censé être derrière les barreaux était trop mince pour que la scène qu'il avait devant les yeux soit ce qu'il craignait qu'elle soit.
"DONNAHUE!!!!!!!!!!!"
Ce dernier cri sembla le décider et il s'avança rapidement dans la direction de Trunks. Après quelques pas, il courait.
Par delà le choc et la terreur qui commençaient à l'habiter, Trunks eut le temps de se demander si la dernière phrase du tueur avait une signification cachée. "Qui es-tu?", siffla-t-il entre ses dents. La voix reprit: //Oh, tu le découvriras bientôt, je te le promets. En attendant, que le spectacle continue!//
Trunks entendit le clic de fin de communication au moment même où Donnahue saisissait le téléphone.
"ALLO?!!", hurla l'assistant adjoint à plusieurs reprises avant de réaliser qu'il parlait dans le vide, et que s'il y avait eu quelqu'un de l'autre côté de la ligne, cette personne était partie depuis un petit moment... Peut-être trucider d'autres connaissances du jeune garçon aux cheveux mauves. A ce moment, Donnahue fut ravi de ne pas être de leurs amis...
Parce que être de leurs amis pouvait être assez mortel, au sens propre du terme...
Trunks se laissa tomber sur les genoux, les yeux écarquillés, silencieux pendant quelques secondes, avant de laisser s'échapper un hurlement de rage et de désespoir.
Bulma l'entoura de ses bras pour essayer de le calmer alors que du coin de l'œil, elle voyait un des infirmiers amorcer un mouvement de retraite, probablement pour aller chercher un calmant hypodermique. Ils devaient avoir l'habitude et leurs réactions face à ce genre de situation devaient être de simples réflexes professionnels. Une petite piqûre pour expédier un patient nerveux dans les bras de Morphée, et au suivant!
Relevant la tête, Bulma aperçut Katrina qui se tenait dans l'ouverture de la porte de la salle de soin, n'osant franchir la porte, fixant Trunks d'un regard où se mêlait peur et désarroi.
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A suivre...
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Et hop ! Une suite à YELL ;)
J’y vais molo, le temps de retrouver ces (censurés) de backups ! ;)
Merci en tout pour votre soutien, vos mails et vos reviews 8-) Ca motive à continuer à écrire 8D
Et que 2009 apporte encore pleins de fanfics… PLEIN !!! 8D
Bananier et pommes sautées à tous et toutes ;)
::Roselyne::