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Chapitre 1 : Les bons cadeaux font les bons amis
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Les personnages appartiennent à JKR, tout le barda habituel. On va pas se plaindre si je bidouille à ma manière.
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Attention : cette fic est sous le signe du yaoi. Relation homosexuelle masculine, donc.
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Autre : fiction complète en cinq chapitres, plutôt courte. J'ai eu comme suggestion un Sirius x Harry. J'ai donc relevé le défi ! L'histoire se passe au tome 5, et est un noël alternatif. Pour le bien de l'humanité, de votre santé mentale, et aussi ma santé physique, sait on jamais... L'aimable compagnie « Asclème airlines voyage au septième ciel » vous priera de ne rien prendre au sérieux.
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La fête se préparait docilement au 12 square Grimmaurd. Harry, Hermione, et toute la famille Weasley étaient revenus pour célébrer Noël en famille. Naturellement, Lupin avait été invité, ainsi que Tonks, et un panel d'amis de la famille Weasley, quelques sympathiques professeurs de Poudlard . Sirius tenait à ce que les maraudeurs, anciens ou modernes, soient réunis autour de la même table, histoire de se faire un gueuleton digne de ce nom. Avec Molly dans la maison, son souhait allait être exaucé. La mère de famille s'était entichée de Sirius, qui ressemblait bien trop à ses jumeaux, Fred et George, et ne pouvait jamais rien lui refuser.
Le 24 décembre, toute la maisonnée était en ébullition. Les plus jeunes rangeaient la maison, encore à moitié retournée par tant d'années de négligences et d'occupation par une dizaine de générations de bestioles aussi diverses que inutiles. La chambre où résidait Buck était un véritable dépotoir et sentait très mauvais, pourtant l'hypogriffe semblait s'y plaire. Chaque habitant redoutait la lourde tâche de nettoyer la pièce.
Le salon avait été nettoyé de haut en bas, de gauche à droite, et dans les diagonales, selon les désirs de Molly, puis décoré de multiples boules, guirlandes, et sujets de cristal animés. Sirius semblait plus heureux que jamais, et cela rendait Harry heureux à son tour.
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« La maison des Black ressemble enfin à quelque chose ! S'écria Sirius, attrapant Harry par les épaules. C'est grâce à toi ! »
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Le parrain de Harry embrassa rapidement ses joues, et retourna en cuisine pour tenter de se rendre utile. Hermione était en train de mener un duel de maitre avec un tapis visiblement ensorcelé par Sirius, dans sa jeunesse.
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« Et je suppose qu'il n'y a pas de contresort ? Pesta Hermione. Diffindo ! DIFFINDO !
- Tu connais Sirius, philosopha Ron. Si ça peut emmerder quelqu'un, ça n'a pas de contresort.
- Admet ta défaite, conclu Harry. Ce tapis est plus fort que toi. »
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La jeune femme leur jeta un regard assassin, et, faute de magie, flanqua un bon coup de pied à la carpette récalcitrante qui s'en alla sous un canapé en couinant. Hermione refusait de perdre contre un nid à poussières.
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« On a encore le grenier à ranger, renifla Hermione. En route. »
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Elle shoota un Doxy qui passait par là, et monta rageusement l'escalier, en prenant soin de bien faire claquer ses talons sur le bois usé.
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« Hermione ? S'interrogea Harry. Comment fais-tu pour utiliser la magie ici ? Tu n'es pas...
- Il y a trop de sorciers dans la maison. La Trace du ministère n'est utile qu'en cas de Magicien paumé chez des moldus.
- Quoi ? Couina Ron, tu veux dire que je peux utiliser la magie chez moi ?
- Ne sois pas idiot. La limite est dépassée à partir de 17 sorciers. Nous sommes 18 ce soir. »
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Hermione tapa dans une petite trappe fondue dans le plafond, et un escalier se déroula sous leurs yeux. Elle monta en première, sous le regard appréciateur de Ron.
Arrivés sur place, les trois sorciers constatèrent le - pensée commune - bordel sans nom qui s'était accumulé dans la pièce, aussi longue que la maison. Sirius, ainsi que tous les autres membres de sa famille, avaient engrangé en ces lieux un nombre considérable d'objets inutiles.
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« AAARGH !
- Ron ? S'écrièrent les voix de Harry et Hermione.
- Cette araignée est aussi grosse que mon poing ! Chassez la ! »
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Hermione eut un air désespéré et écrasa la dangereuse créature d'un coup de magazine trouvé là. Elle le jeta au loin d'un air dégouté en constatant la nudité de la moldue qui s'y trouvait. La jeune fille observa l'étendue des dégâts.
Au moins cent ans de déchets, de poussières, et, n'en déplaise à Ron, un joli paquet d'araignées, étaient exposés sous leur yeux.
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« A bien y réfléchir, marmonna Harry, je crois que je préfère nettoyer la chambre de Buck. »
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Ils commencèrent leur travail, jetant dans des sacs poubelle tout ce qu'ils pouvaient trouver d'inutile. Quelques cartons portaient le nom de Sirius, et les trois adolescents préféraient ne pas y toucher. Qui sait ce qu'il pouvait y cacher, pour « contredire intelligemment » ses parents.
Ainsi, une tapette à souris coursa Hermione et eut raison de son bas de pantalon. Une armée de livres avait tenté d'étouffer Ron en lui faisant avaler des pages de célèbres autobiographies indigestes. Quant à Harry, il s'était dégotté un balais hors d'âge qui arrivait à peine à décoller de quelques centimètres.
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« Harry... J'ai bien l'impression que la maison ne se rebelle pas contre... »
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Elle fut interrompue par une casserole qui traversa la pièce en produisant un sifflement, et eut une seule idée en tête : tabasser Harry jusqu'à ce que mort s'en suive. Il récoltera quelques bleus, mais Hermione la fit exploser en plein vol.
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« Oublie ce que je viens de dire. »
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Les trois amis continuèrent dans le silence, esquivant de temps à autre un morceau de vaisselle cassée, ou un rat délogé de sa confortable demeure. En bas, les éclats de rire des invités se faisaient entendre.
En deux heures, le grenier fut plus ou moins dégagé, si on ignorait le nombre plutôt conséquent de cartons estampillés d'un « Sirius Black – Bas les pattes ».
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« C'est à toi de les ranger, Harry.
- Elle a raison, dit Ron tout en baillant. Termine ça, nous, on descend. Fait faim. »
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Harry jura haut et fort, mais seule une chouette dérangée par le bruit lui avait répondu. Il continua donc à ranger les cartons en solitaire. L'un d'entre eux portait l'inscription « Souvenirs de James ». James ? Tiens donc. Sirius lui avait caché ça.
Il y avait un gros paquet de lettres abimées par le temps, une grande plume de hiboux blanc, et un petit carnet de note ensorcelé. Impossible de l'ouvrir. Harry souleva le tout, et avait l'impression de tenir des reliques sacrées. Tout cela avait appartenu à son père.
Une grande vasque était posée au fond du carton. Lourde, elle paraissait creusée dans un rocher de granit. Quelques runes anciennes étaient gravées tout au tour. Après ce petit examen, Harry se rendit vite compte qu'il avait entre ses mains une vieille pensine.
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« Elle appartenait à James. »
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La voix de Sirius résonna dans le grenier, faisant sursauter Harry.
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« Je comptais te l'offrir, mais il semble que tu es passé avant moi.
- Merci, murmura Harry, intrigué par la pensine. Ce sont des lettres entre toi et mon père ?
- Oui. Quelques uns de mes plus beaux souvenirs. Mais il vaut mieux que tu évites de les lire.
- Je comprend. »
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Sirius manqua de rétorquer un « ça, ça m'étonnerait » bien placé, mais il préférait ne pas éveiller la curiosité de son filleul. Sait on jamais. Harry avait hérité de la curiosité de son père, qui sait où cela pouvait mener. L'animagus contempla le grenier. Les quelques fenêtres avaient été dégagées, laissant entrer un peu de lumière.
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« Quand j'étais jeune, je me réfugiais ici. Personne n'osait venir. Tout le monde pensait qu'il y avait une goule mal lunée.
- A la place, je me suis fait attaquer par une casserole.
- Ma mère n'avait pas apprécié le cadeau non plus. »
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Le parrain éclata de son rire si proche d'un aboiement. Harry eut du mal à ne pas se laisser entrainer. Sirius cacha ses lettres dans son manteau décrépit.
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« Quand vas tu te décider à t'acheter des vêtements décents ?
- Il y en a quelques uns dans ces cartons. Mais …
- Ils te rappellent des choses ?
- On peut formuler ça ainsi... Sirius marqua un arrêt en ouvrant en carton. Ma vieille robe d'école. Celle où j'ai le plus de souvenirs. »
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L'ancien détenu eut un air rêveur l'espace d'un instant. Sirius étreignit le tissu contre sa poitrine, chargé de regrets. Puis il attrapa Harry par les épaules, le guidant vers la salle principale, la cuisine. Les 16 autres invités étaient déjà installés, papotant joyeusement autour d'une table recouverte de nourriture alléchante.
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« Madame Weasley, vous vous êtes surpassée ! S'émerveilla Sirius. Cela faisait si longtemps... A Molly ! Pour ce fabuleux repas ! Scanda l'ancien maraudeur. A Harry, pour être ce qu'il est ! »
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Cette fois, Sirius avait attrapé la main de son filleul et l'avait brandie en l'air, sous un tonnerre d'applaudissements. Il se laissa tomber sur une chaise, et pria Harry de le faire à ses côtés. Comme prévu, le repas était délicieux. Harry se régala de dinde, de confiture de marron glacée, de purée, de quelques étranges papillotes. Le vin coulait à flots, ne laissant pas de répit aux bouches insatiables. Les compliments fusaient, rendant Molly si heureuse qu'elle en oublia une tarte dans le four.
Au bout de la table, Arthur Weasley leva un toast à Harry, car sans lui le serpent géant aurait déjà terminé de le digérer.
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« Cette soirée te plait, Harry ? Questionna Sirius, en sifflant un énième verre de vin rouge. Tu as l'air pensif.
- Oh si, crois moi. Tous les gens que j'apprécie autour d'une même table... C'est parfait.
- Tu as quand même l'air pensif, insista l'animagus. Tu sais, tu peux tout me dire.
- Alors dans ce cas, il est préférable que l'on sorte de table.
- Une proposition indélicate à me faire ? Susurra Sirius, la bouche en cœur, faussement séducteur.
- Range ça, et suis moi. »
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Harry s'éclipsa discrètement, quittant le brouhaha irritant. Il s'installa dans un vieux canapé, celui où la carpette ensorcelée s'était cachée. D'ailleurs, elle grogna et décida de passer à l'attaque ! Au même moment, Sirius débarqua dans la pièce, le pas un peu chancelant.
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« COUCHÉ ! »
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A la grande surprise de Harry, le tapis s'exécuta, laissant échapper un jappement apeuré.
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« Ma mère refusait que nous ayons un chien, comme les moldus. En guise de cadeau d'au-revoir, je lui ai laissé cette... Chose. »
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En y regardant de plus près, il était vrai que le tapis se comportait comme un chien. Harry se molesta mentalement de ne pas y avoir pensé plus tôt.
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« Bon, tu voulais quoi ? S'impatienta Sirius. Fred et George étaient sur le point de se rouler une pe...
- Les lettres que j'ai trouvées... Harry l'avait coupé net, préférant éviter toute image mentale. Je peux les lire ? Elles appartenaient à mon père...
- Elles m'appartiennent aussi.
- Une correspondance ? Elle ne devait pas être si importante, elle était remisée...
- Seul un Potter pouvait ouvrir ce carton. Intelligente, cette Hermione. Elle avait deviné tout de suite. C'est pour ça qu'ils sont partis. »
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Harry soupira, et nota dans un coin de sa tête d'aller s'excuser auprès de son amie pour l'avoir insultée dans son dos.
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« Je suis un Potter, je peux donc les lire.
- Tu peux, oui. Mais tu ne dois pas.
- Vous étiez amant ? »
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Si Sirius n'était pas déjà assit, il serait tombé à la renverse. Sa mine si joyeuse s'était assombrie brutalement, et sa mâchoire trembla.
La question, si innocente dans la bouche de cet adolescent... C'en était presque rageant.
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« Ne juge jamais James sur ça. C'était une erreur. Une fichue erreur. »
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L'ainé eut l'air misérable un instant, avant de se raviser.
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« Comment tu as su que … ?
- Je ne le savais pas il y a vingt secondes, pouffa Harry. J'espérais te faire plier pour que tu donnes les lettres pour prouver le contraire.
- Mais j'y crois pas ! T'es bien le digne fils de ton père...
- J'avais un doute. Lupin parlait toujours de vous deux comme deux inséparables compères.
- Ça ne te choque pas ?
- Je suis là aujourd'hui, il y a bien une raison, non ? Ironisa Harry. Je n'ai pas à le juger. Et moi même je... Non, oublie. »
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Sirius haussa un sourcil en forme de point d'interrogation, et attrapa vivement Harry par le col pour le guider à la cuisine. Il se débattit un moment, avant de faire abdiquer son parrain, plus aussi fort qu'avant.
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« J'ai le droit de savoir.
- Vaut mieux pas, crois moi. La fête n'attend que toi, alors retourne t'amuser !
- A une condition.
- Je crains le pire, marmonna Sirius dans sa barbe. Je t'écoute.
- Je veux lire une seule des lettres. »
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L'animagus se gratta le menton, hésitant.
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« D'accord, mais c'est moi qui choisira dans le tas. File, je t'ai assez vu. »
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Harry s'en alla, le sourire aux lèvres, ravis d'en apprendre plus sur le passé de son père et de son parrain. Sirius n'avait pas menti, il fut presque acclamé quand il pénétra la salle.
Vers onze heure, Molly pria les plus jeunes, comprendre Ginny, Hermione, Ron et Harry, d'aller se coucher car le Père Noël n'allait pas tarder à passer.
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« M'man ! Nous n'y croyons plus ! S'indigna Ginny, appuyée par les trois autres. Nous voulons veiller ! »
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La rouquine s'installa en tailleur sur sa chaise, l'air boudeur. Sa mère tapa du pied, et accepta que la petite reste, ainsi que les trois autres Gryffondors. Tout le monde aida à débarrasser la table, pour laisser place au dessert, un copieux gâteau préparé par les soins de Lupin. Une recette à base de chocolat -naturellement- et de framboises. Tout le monde était d'accord, Remus était un excellent pâtissier, une fois le cacao posé entre ses mains.
Sirius continua à parler à Harry comme si il ne s'était rien passé. Il lui demanda des nouvelles de ses divers petits pièges.
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« Ron a faillit terminer étouffé par la biographie d'une sorcière, Hermione a encore la tapette à souris accrochée à son bas de pantalon, récita Harry. J'ai des bleus un peu partout, et je crois avoir achevé définitivement ton premier balais.
- Paix à son âme.
- Ensuite j'ai jeté un service à thé très mal élevé.
- Il appartenait à ma mère, et elle n'aimait pas les sangs mêlés, et encore moins qu'ils touchent à ses affaires. »
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Harry énuméra tout ce qui lui passait par la tête, du plus futile au plus traumatisant. Il passa sous silence les caleçons qui se prenaient pour des fantômes étrangleurs.
Soudain, la pendule résonna dans toute la maison, indiquant avec force le nouveau jour.
Sirius se retourna vers Harry, l'enlaça, et lui souhaita un joyeux Noël. Puis, il s'apprêta à quitter la pièce, de sa démarche déjà bien alcoolisée.
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« Sirius ! Hurla Harry dans le bazar ambiant, tu crois quand même pas que je ne t'ai rien acheté ? Reste ! C'est un ordre.
- Bien, soupira Black. Je me rend. »
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Il avait agité ses mains, comme si il souhaitait être menotté. Tout le monde s'était déplacé vers le grand salon. Un sapin blanc avait été placé là, et en dessous, une pile monstrueuse de cadeaux joliment emballés dans du papier rouge, or, noir, bleu... Tout y était.
Sirius avait une dizaine de cadeaux devant lui. Il n'en avait jamais vu autant. Rien que pour lui. Il déchira le premier sous le regard attendri de Molly. Un pull tricoté, brodé d'un S et d'un chien noir. Il la remercia chaleureusement, et posa le cadeau sur son coin de canapé.
Le second et le troisième venaient de Fred et George. Un ensemble de tous leurs produits, pour qu'il puisse reprendre du service dans la bonne blague.
Le quatrième venait de Lupin, et contenait une série de contes moldus. Sa mère ne lui en avait jamais lu, et ils exerçaient une forme de fascination sur lui.
Le cinquième était signé de Hermione, et contenait un magnifique ensemble de papiers à lettres et de plumes.
Le sixième venait de Dumbledore lui même, qui s'était déjà absenté. Il retrouva un petit souvenir contenu dans un flacon : « Ta toute première bêtise à Poudlard. A l'heure qu'il est, tu devrais être encore en retenue ! Joyeux Noël ! »...
Le septième venait de Ron, un bel échiquier ensorcelé.
Le huitième était de Ginny, un paquet de bonbons à la rhubarbe, ses préférés. D'ailleurs, il en dévora un tout de suite.
Le neuvième venait de Tonks, tout un nécessaire à peinture. « Il n'est jamais trop tard pour apprendre ! » disait le petit mot.
Enfin, le dernier. Sur l'étiquette, une écriture pas très adroite avait inscrit « Pour mon parrain, Sirius. Harry. »... Seul son nom était écrit d'une calligraphie impeccable. Sirius détacha doucement le papier, pour ne pas le déchirer. Il était d'une couleur d'or, et cachait une magnifique chemise de soie, d'un noir très profond. Seuls les bas de manches comportaient un fin ruban rouge bordeaux. Elle était très élégante, et sentait le neuf. Sirus retira discrètement sa vieille chemise, et passa celle que son filleul lui avait offert. Il serra le précieux cadeau contre sa poitrine.
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« Tu es parfait comme ça, murmura timidement la voix de Harry.
- Je ne sais pas quoi dire, je …
- Merci me suffira. »
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Harry se jeta dans les bras de son parrain, et l'enlaça aussi fort que possible, comme si il voulait rattraper le temps perdu. Sirius caressa les cheveux bruns qui venaient lui chatouiller le menton, et chuchota un petit « merci » tendre au creux de son oreille, puis déposa un baiser sur son front.
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« Tu as aimé tes cadeaux ? Questionna Harry. J'ai vu que Molly t'avait fait un pull.
- Tous parfaits. Et toi, tu as aimé ?
- Je ne sais pas comment prendre le « guide du râteau » offert par Ron, mais je suis satisfait. Au fait, merci pour le médaillon, il est magnifique ! »
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Harry attrapa le pendentif qui s'était caché sous son pull, tout contre son cœur. On pouvait voir gravé dans l'or un lion très fier, qui rugissait dans sa prison dorée.
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« Mais il n'y a pas de photo dedans.
- C'est à toi d'en trouver une.
- Alors, attends moi ici ! »
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Harry se précipita dans la foule, et revint deux longues minutes plus tard, l'appareil photo que Hermione venait de recevoir entre les mains. Harry attrapa Sirius par les épaules, pour l'abaisser à sa hauteur et le flash crépita. Quelques secondes plus tard, le Polaroïd était tiré, et les deux petits personnages s'enlaçaient en saluant la foule. Ils s'absentèrent bien vite pour rejoindre la fête.
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« Tu penses savoir la mettre dans le médaillon ?
- Eh. Oublie pas à qui tu parles. J'ai su faire danser le swing à un crapaud. A moins que ce soit à Snape... Sirius donna un petit coup de baguette à la photo, qui se trouva à la bonne taille. Maintenant, tu me ranges ça ! »
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Sirius s'en alla d'une démarche plus joyeuse, en direction de Lupin. Lui aussi avait droit au célèbre pull de Madame Weasley, en bonne laine chaude et douce qui ne gratte pas ! Les deux vieux amis s'enlacèrent, et Sirius exhiba fièrement sa nouvelle chemise.
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« Pour peu, on croirait au Sirius de Poudlard... »
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Remus s'en alla, pour remercier Tonks. Elle lui avait offert un magnifique voyage, avec un départ dans trois jours.
La remarque de son ami d'enfance sur son apparence laissa Sirius songeur. Il se rappela aussi la promesse faite à Harry plus tôt, sur son passé.
Sirius constata avec horreur que son vieux manteau, et son ancienne chemise, posés sur le canapé avaient été débarrassés de ses lettres. Il jura à haute voix, et fila vers la chambre de Harry.
L'adolescent s'était assit sur son lit, le paquet de lettres posé sur ses genoux. Il ne les avait pas encore ouvertes, fébrile. Sa porte s'était ouverte avec fracas, laissant apparaître un Sirius le cœur battant.
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« Harry c'est pas ce que tu crois !
- Sirius, murmura Harry, je n'ai encore rien lu. Rien du tout. »
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Sirius se figea, et eut l'air très bête. Il baissa la tête, et croisa les mains dans son dos.
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« Pardon alors. Peux-tu me rendre ces lettres ? C'est tout ce qu'il me reste... De nous. »
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L'aveu chamboula l'esprit de Harry. Ainsi, son parrain attachait une véritable importance à ce passé ? Il regarda le paquet de lettres à nouveau.
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« Je veux en lire une seule. Juste une. Harry tendit le paquet à son parrain.
- Alors... Il est dur de choisir... Laisse moi la nuit pour me décider, s'il te plait. Sirius adressa un rapide clin d'œil. Il ne s'agirait pas de tomber sur quelque chose de compromettant. »
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Sirius referma doucement la porte, souhaitant une bonne nuit à son filleul. Là, maintenant, tout de suite, il avait le cœur gros.
Sa chambre n'avait pas changé. Les mêmes affiches, les mêmes décorations aux couleurs de sa maison. Personne n'y avait touché. D'un coup de baguette, il dépoussiéra le lit, et se laissa tomber dedans. Le sommier grinça sous la charge. Sirius étala toutes les lettres sur son drap, en déplia certaines.
L'écriture de James ressemblait à celle de Harry. Parfois délicate pour certaines lettres, parfois maladroite sur d'autres. Mais le nom de Sirius revenait toujours d'une calligraphie exemplaire.
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Vers trois heures du matin, Sirius s'était enfin décidé. Il en avait sélectionné une, sa préférée. Les mots avaient été couchés sur un parchemin moldu artisanal, incrusté de plantes et de fleurs. James avait fait preuve d'une originalité insoupçonnée, ce jour la.
Black s'était saisi du cadeau de Hermione, une belle feuille noire, bordée de liserais d'or, et une plume à encre blanche. Il y ajouta ses mots, la plia, pour enfin glisser sa vieille lettre dedans.
Une bonne chose de faite, songea Sirius. Maintenant, braquer Servilus. L'ancien maraudeur se précipita dans les couloirs, en direction de la chambre de son ennemi juré, qui n'avait pas daigné descendre pour la fête. La porte grinça, et un ronflement lui répondit. Avec un nez pareil, pas étonnant. Sirius avança sur la pointe des pieds. Si il me coince, je suis un homme mort, il ma m'utiliser comme ingrédient. Son objectif devait résider dans l'armoire. Bingo. Une série de petites éprouvettes lui faisait les yeux doux.
Sirius quitta la pièce en riant sous cape. Une fois isolé dans sa chambre, il pointa sa baguette sur sa tempe. Un fin filet argenté s'en échappa, et trouva refuge dans la première fiole. Black répéta l'opération quatre fois, et noua un petit papier autour de chaque flacon.
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La porte de Harry s'était entrouverte. La silhouette de Sirius s'était infiltrée en silence, et déposa son précieux fardeau, en évitant le lit de Ron. Une lettre noire, cinq éprouvettes. Black observa la pièce et constata que la pensine était posée sur une petite table basse, déjà remplie d'eau pure. Il savait déjà ce que j'allais faire ? Sirius se retourna sur son filleul, et constata qu'il dormait comme un ange. Il quitta la pièce en déposant un baiser sur le front de Harry. Merlin, ce qu'il peut ressembler à son père...
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