
Suivez une autre histoire sur la fondation de la Table Ronde, comment Arthur rassemble ses chevaliers?, quels dangers vont-ils affronter...?
Rated: Fiction K - French - Humor/Adventure - Chapters: 4 - Words: 7,546 - Reviews: 3 - Favs: 1 - Follows: 1 - Updated: 03-18-11 - Published: 10-24-10 - id: 6423436
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Note : le personnage de Arthur Pendragon et ses chevaliers sont sortis de l'imagination fertile de Alexandre Astier et ne m'appartiennent pas. J'écris donc pour me divertir et non en espérant m'enrichir avec l'invention d'un autre.
Il est à noter qu'au cours de la rédaction de ce récit, j'ai été considérablement aidé par la relecture attentive d'Arrion.
Enfin, l'histoire que j'écris se déroule avant l'ensemble des livres Kaamelott et pourrait se substituer au livre VI.
Doléance, flamme et père
Le château semblait bien vide, seules quelques pièces étaient occupées par le roi, Merlin et Lancelot. Les couloirs déserts brillaient autant par l'absence de serviteur que par la lueur de la pleine lune. Les domestiques n'étaient pas encore levés, mis à part le chef cuisinier qui venait d'arriver dans sa cuisine pour préparer le repas. Mais dans moins d'une heure, l'imposant bâtiment devrait se remplir de personnes venues des villages des environs. En effet, c'est aujourd'hui que se tenait la première séance de doléance du royaume. Cet événement était attendu depuis longtemps par le peuple de Camelot. Tous avaient hâte de rencontrer leur nouveau roi et de faire part de leurs tracas quotidiens. Celui-ci, pas encore au courant des pratiques de Bretagne, se prélassait tranquillement dans son bain.
-Et se marier… sur un oranger, et se marier … chantonna Arthur dans son bain.
-Bonjour Arthur ! dit la Dame du Lac en apparaissant devant la baignoire du roi.
-Non mais vous êtes pas bien !
-Bin quoi, c'est parce que j'ai pas prévenu ? demanda innocemment la Dame du Lac.
-Bin déjà, et en plus j'suis dans mon bain ! Vous pourriez quand même choisir un meilleur moment. D'autant plus qu'il y a plus de mousse.
-Et alors, vous savez, les dieux il s'en fiche un peu de vous voir tout nu.
-Ouais, enfin bref. On peut parler d'autre chose ? Qu'est ce que vous venez m'emmerder dans mon bain? demanda le roi.
-Justement, si je viens vous voir maintenant, c'est pour vous dire que si vous ne sortez pas de votre bain maintenant, vous allez être en retard! répondit la Dame du Lac.
-En retard pour quoi? J'ai rien de prévu aujourd'hui que je sache ?
-Justement si, vous êtes attendu pour la séance de doléance!
-La séance de doléance, qu'est ce que c'est que ce truc là ?
-Chaque vendredi, les rois de Bretagne ou Chef de Clan accueillent les gens du peuple de Bretagne pour entendre leurs doléances. Cela permet de savoir ce dont le peuple manque et de montrer que le gouvernement s'intéresse au peuple, expliqua la Dame du Lac.
-Des gens du peuple? Vous voulez dire des barons, des nobles, des chefs de clan quoi! Demanda Arthur.
-Heu non, se sera plutôt des gens du peuple genre paysans et artisans.
-J'espère que ça va pas durer des plombes votre truc. Parce que je vous préviens, dans deux heures, je casse la croute.
-En tous cas, je vous préviens que si vous sortez pas rapidement de votre bain, vous aller être en retard, certifia la Dame du Lac.
-Oui, c'est bon j'arrive, il y a pas le feu à la baignoire non plus. Barrez vous de là avant que je sorte! s'exclama le roi.
Suite au départ de la Dame du Lac, le roi sortit du bain et s'habilla pour se rendre à la salle du trône. Durant le trajet, il se demanda ce qui l'attendait, quelles seraient les demandes du peuple? Pourrait-il résoudre les problèmes de ses gens? Devait-il se montrer sous un jour sévère pour imposer le respect ou plutôt rester le plus juste possible au risque de passer pour un faible? Il arriva presque à l'heure et constata que Lancelot et Merlin étaient déjà présents. Ces derniers lui demandèrent la raison de son retard. Le roi, jugeant qu'il n'avait pas à s'expliquer, les envoya balader. Après un silence pesant qui dura quelques secondes, le roi ordonna le début de la séance en accueillant le premier villageois; un certain Guethenoc.
-Bonjour Sire ! débuta Guethenoc.
-Bonjour, alors de quoi venez vous vous plaindre! Répondit le roi.
-A loin de moi, l'idée de venir ma plaindre.
-Bin alors qu'est ce que vous foutez là, c'est une séance de doléance! Si vous avez pas à vous plaindre, vous avez rien à fiche ici, lança Arthur.
-Je viens vous signaler qu'y a un mec qui se dit paysan, qui va venir vous vendre des trucs. Il faut surtout pas les achetez, ça vaut pas un clou.
-Qu'est ce qui vous permet d'affirmer cela? Demanda Lancelot.
-Bin, ses vaches sont à moitié pourries. Alors vous imaginez le lait qui sort de la bestiole… Il sait pas planter un arbre et y construit des murs pour empêcher mes légumes de profiter du soleil!
-Et vous, vous faites mieux ? demanda le roi.
-A bin là, on parle plus de la même chose. Moi je connais mon travail, je peux vous faire pousser ce que vous voulez n'importe où! Affirma Guethenoc.
-Bon et bien le roi tiendra compte de votre avis. Merci de votre sollicitude Guethenoc. Vous pouvez disposer, conclut Lancelot.
-Mais… vous aller faire quoi concrètement pour c'te bourrique? Parce que là attention, attention… On va en arriver à des extrémités, il y a des granges qui vont se mettre à flamber, faudra pas demander d'où ça vient…
-Je vous ai dit que l'on va se charger des problèmes. On va écouter ce qu'il a à dire sur la difficulté que vous soulevez, ensuite on analysera le problème, puis on vous fera savoir notre décision, expliqua Lancelot.
-Bon, bin je fais quoi? Je rentre chez moi alors?
-Oui exactement, rentrez vous occuper de vos vaches!
-Faites entrer le suivant! ordonna Arthur en s'adressant à la garde.
-Bonjour Sire! Débuta le paysan.
-Bonjour…. Euh c'est quoi votre nom à vous?
-Roparzh, sire!
-Alors, qu'est-ce que vous avez à déplorer? Demanda Merlin.
- Quoi, j'ai pas compris la question? Commencez pas à noyer la peau de l'ours avant d'avoir vendu le poisson.
-On vous demande juste de nous dire ce qui ne va pas! Et calmez-vous de suite, sinon ça va mal se mettre, retraduisit Arthur.
-Je viens me plaindre d'un connard de paysan qui arrête pas de dire partout que mes produits, c'est de la merde.
-Un peu de respect bon sang, vous êtes devant le roi.
-Pardon Sire.
-Oui, on en a entendu parler…lança Arthur.
-Bin, c'est que des conneries Sire, dans ma famille, on est paysan de père en fils et la tradition se transmet de génération en génération! expliqua Roparzh.
-C'est un pléonasme ça, annonça le roi.
- Qu'est-ce que vous voulez-vous insinuyer Sire ? demanda le paysan.
-Alors, je veux insinuyer, que vous avez dit deux fois la même chose, mais bref passons. Que voulez vous donc que j'y fasse moi, s'il dit des conneries. Vous réglez vos problèmes entre vous, le gouvernement peut pas faire grand-chose pour cela.
-J'vous préviens, J'vais l'tuer, Sire ! J'vais tellement si tant lui taper sa gueule qu'il va décéder !
-Non non, vous allez en parler avec lui, et tenter de savoir pourquoi il dit cela, ordonna le roi.
-Mais sire, c'est pas possible de parler avec un abruti pareil, on va se mettre sur le gueule, tenta de se justifier Roparzh.
-Débrouillez-vous, on veut plus entendre parler de vous. Foutez moi le camp! Conclu Lancelot.
-Faites entrer le suivant! Ordonna Arthur aux gardes.
-Bonjour Sire, mon nom est Blaise, généralement on m'appelle père Blaise, je suis un homme d'église venu proposer mes services, se présenta un moine en ôtant son capuchon.
-Bonjour père Blaise. Je suis ravi que vous veniez de votre propre initiative me proposer vos services, cependant pouvez vous m'expliquer en quoi ils seront utiles? Car nous n'avons pas d'églises et nous ne sommes pas de votre religion, critiqua le roi.
-Justement, peut être qu'avec le temps, vous remarquerez que ma religion est plus saine que vos rites barbares. De plus, je sais lire et écrire en latin, cela vous sera indispensable si vous voulez entamer des discutions avec les peuples du continent. Pour finir, si vous voulez que votre histoire ait un peu de gueule, il vous faut quelqu'un pour écrire la quête du Graal.
-…
- Alors attention mon p'ti père! Commença Merlin. Je dois vous prévenir que si jamais vous tentez de renverser la religion en place, c'est-à-dire les forces telluriques et les forces de la nature, ça va mal se mettre. Je vais vous faire tomber une pluie de pierre sur la gueule moi !
-Une pluie de pierre dans la salle du trône? demanda le roi en haussant un sourcil.
-Je pense sire, que cela pourrait être utile à notre noble quête, commenta Lancelot. De plus, il est vrai qu'un archiviste serait avantageux pour nous.
-J'suis assez d'accord. J'vais engager le père Blaise. Avez-vous vos affaires et un endroit où crécher? demanda Arthur.
-Comme l'impose notre ordre, j'ai fais vœu de pauvreté, je ne possède que ma foi pour déplacer les montagnes et ma soutane pour pas me cailler le cul.
-Remarquez que moi j'ai un pote poissonnier qui sait boire du lait à la paille par les trous d'nez ! répliqua Merlin.
-Mais on s'en fout de vous et de votre poissonnier, s'emporta Arthur. D'ailleurs, plutôt que de dire des conneries, vous allez montrer au père Blaise ses appartements. Il sera logé dans la chambre au dessus de la salle avec toutes les étagères.
-Merci Sire!
La séance de doléance se prolongea toute la journée, au grand dam du roi qui ne put que grignoter sur son trône. De plus les paysans vinrent se plaindre de tout et de n'importe quoi, comme le vol de persil ou la destruction d'une barricade par un bœuf apparemment aussi ivre que son conducteur. A la fin de la journée, alors qu'Arthur pensait que le calvaire était enfin fini, Lancelot vint s'entretenir avec lui. Il l'avertit qu'on avait arrêté deux paysans cet après midi. Lorsqu'il demanda leurs noms et le motif de leur arrestation, Lancelot répondit qu'ils s'agissaient de Roparzh et Guethenoc. Après avoir "discuté", ils avaient respectivement mit le feu à la ferme de l'autre, ce qui avait eu pour conséquence la disparition d'un village entier, dévoré par les flammes. Le roi sut à cet instant qu'il allait être difficile de régler les problèmes de ces pégus.
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