
Complète l'histoire "Only Human" - La jeunesse d'Edward est altérée de façon irréversible quand une mystérieuse fille avec des vêtements étranges atterrit dans son monde.
Rated: Fiction M - French - Romance/Drama - Edward & Bella - Words: 2,745 - Reviews: 24 - Favs: 38 - Follows: 41 - Published: 02-04-11 - id: 6716039
|
|
A+ A- |
Bonsoir à toutes !
Disclaimer: Twilight appartient à S. Meyer, cette histoire à Amethyst Jackson et cette traduction est à moi ;)
Ahh enfin un peu d'inédit ^^ ! J'ai décidé de vous mettre en ligne le premier chapitre que je viens de traduire de la fiction Anatomy of a Human, qui est en fait le POV Edward de Only Human. Ces deux fictions marchent de concert, alors je me suis dis que ça pourrait être intéressant d'être un peu dans la tête d'Edward :)
Merci à Amethyst Jackson de m'avoir confiée cette deuxième histoire, je promets de m'appliquer pour la traduire ;)
J'espère que ça vous plaira, dites moi tout mais surtout Enjoy ! o.Ô
Chapitre 1
18 Juin 1918
Prendre le train qui me menait de Philadelphie à Chicago était toujours un soulagement, comme si je pouvais déjà sentir l'air se purifier alors qu'il entrait par la vitre ouverte du wagon. Je hissais avec difficulté ma malle de voyage sur le range-bagages et m'installais à ma place pour le long voyage jusqu'à la maison.
Depuis quatre ans maintenant, j'exécutais la même routine. En Août, entassé dans le train en partance pour Philadelphie, je faisais le long trajet qui me conduisait de la ville au pensionnat de campagne que j'avais rejoint, retour à la maison pour les vacances d'hiver, retour à l'école, et à nouveau retour à la maison en juin.
Mon père avait insisté pour que je continue mes études supérieures dans une école privée, bien que toute mon éducation avait été faite dans des écoles publiques, en addition avec le tutorat de ma mère. Le pensionnat, préférablement sur la côte Est, était le seul chemin acceptable pour accéder à une université de prestige, qui elle était, le seul chemin acceptable pour accéder aux meilleurs écoles de droit.
Mon père avait un plan très précis pour moi. Depuis ma naissance.
La perspective de devenir avocat de ne m'enchantait guère – en fait, je redoutais de devoir passer mes journées penché sur une pile de dossier mais il me restait encore beaucoup de temps pour trouver autre chose à faire de ma vie et convaincre mon père de l'honorabilité de cette profession. Si la chance était de mon côté, la guerre durerait assez longtemps pour que je puisse m'enrôler après avoir eus dix-huit ans. Mes parents seraient mécontents mais j'avais le très fort sentiment qu'ils finiraient par approuver une fois qu'ils auraient réalisé que je servirais notre pays.
Ce que je détestais, exécrais, et méprisais, était l'internat. L'endroit, les gens, mes études... tout était pompeux et monotone. Mon colocataire depuis quatre ans, Norman (nous fûmes assignés à la même chambre car nous venions de la même ville) était le pire de tous. Suffisant et avec un sens plus que douteux de la droiture, Norman complotait, manipulait et récupérait ce qu'il pouvait là où il le pouvait. Un vrai pirate de la haute bourgeoisie. Il n'était pas non plus anormal, l'école était remplie de serpents venimeux comme lui: charmants, égoïstes et mortels.
L'atmosphère toute entière était très différente de l'endroit où j'avais grandi à Chicago. Là bas, dans le Midwest, même dans la ville, tout semble être grand ouvert, si libre. Voyager vers la côte Est me rendait proche de la claustrophobie. Ce n'était pas juste un problème géographique, même leur attitude était différente. À Chicago, je jouais au baseball dans la rue avec les autres garçons du voisinage. À l'école, ils nous faisaient en fait jouer au cricket. De toutes les punitions cruelles et inhabituelles...
Quelques minutes avant le départ du train, trois hommes d'affaire s'empilèrent dans mon wagon. Je me pressais contre la fenêtre, essayant de continuer à respirer de l'air frais aussi long temps que possible et je sortis un livre de mon sac pour passer le temps et les décourager d'engager la conversation. Je ne voulais rien savoir à propos de ces hommes, leurs profits, leurs stocks et leurs épargnes et je ne voulais définitivement pas qu'il me pose des questions sur mon ''futur''. Les personnes que je connais le faisait bien assez.
Plusieurs heures plus tard, le train s'arrêta en gare. J'attendis que les autres hommes sortent de leurs pas traînants pour descendre ma malle et la tirer hors du train. Ma mère m'attendait sur le quai, tout sourire. Elle n'avait jamais aimé me voir au loin pendant plusieurs mois de l'année mais elle avais toujours adhéré à la sagesse et l'esprit pratique du plan que mon père prévoyait pour moi. Maintenant, elle serait très heureuse de continuer à m'expédier en internant pour m'éloigner de la guerre.
« Bonjour, Mère. » l'accueillis-je en laissant ma malle tomber sur le sol derrière moi.
« Edward, mon chéri. » souffla-t-elle en m'enveloppant dans une étreinte étroite. Je rougis en remarquant quelques regards dans notre direction. Elle recula et tapota ma joue. « Tu a l'air mince, mon coeur. Ne te nourrissent-ils donc pas dans cette école ? »
Elle me posait toujours la même question quand je rentrais à la maison, toujours avant toute chose. « Tu sais bien qu'ils servent des quantités de nourriture dérisoire. Tu pourras m'engraisser pendant que je suis à la maison. »
« Très certainement. » s'agita-t-elle en caressant mes cheveux. Allons-y, chéri. Ton père attend dans la voiture et je sais qu'il est très nerveux à propos de ce dernier trimestre à l'école. »
« Nerveux à propos de mes notes, tu veux dire. » grognai-je en traînant des pieds à sa suite.
« Sois patient avec ton père. » soupira Mère. « Il fait ce qu'il pense être le mieux. »
« Est-ce ce que tu penses être le mieux ? » demandai-je à voix haute alors que nous nous faufilions entre les voyageurs se précipitant vers leur train.
Nous nous arrêtâmes juste devant la porte qui donnait sur l'extérieur. « Tu sais que je souhaiterai t'avoir à la maison mais oui, je pense que c'est la meilleure chose pour toi que d'aller dans cette école. Il y a des choses à propos du monde que tu ne peux pas apprendre à la maison. Parfois, tu dois te jeter dans le grand inconnu des étendues sauvages. »
« Sauvage. » grognai-je. « Je ne pense pas que le paysage de l'école puisse être qualifié de sauvage. »
« C'est une métaphore, chéri. » me répondit Mère avec patience en sortant. Je la suivis alors et secouai la tête. J'aurais dû savoir que ma mère serait du côté de mon père. Il faudrait un pied-de-biche pour pouvoir se mettre entre eux.
Nous trouvâmes la voiture garée à l'extérieur. Mon père descendit pour aider ma mère avant de faire le tour pour m'aider à charger ma malle à l'arrière.
« Bonjour, fils. » me sourit-il avec une tape dans le dos. « Bon trimestre ? »
« Rien d'inhabituel. » répondis-je en haussant des épaules. Mon père soupira et ne dit rien de plus; mon manque d'enthousiasme était une source de conflit permanente entre nous. Il monta à l'avant de la voiture à côté de ma mère sans un autre mot, je me glissais sur la banquette arrière, me sentant comme un enfant. J'aurais dix-sept ans dans deux jours et me voilà, assis derrière mes parents comme un gentil petit garçon. Je soufflai et ouvrit la vitre.
« Edward, as-tu une idée de ce que tu aimerais pour ton dîner d'anniversaire ? » demanda ma mère brusquement, avec espoir alors qu'elle se retournait pour me regarder.
Je souris. « Tu sais que je voudrais ton poulet avec des quenelles, Mam'. »
Les lèvres de mon père eurent un soubresaut. Nous savions tous deux que Mère était aux anges à chaque fois que je l'appelais ''Mam'' et bien plus que cela, elle adorait cuisiner. Ma mère n'était pas une épouse de la haute bourgeoisie typique; son père avait été un fermier prospère et elle avait grandi à la campagne. Bien qu'elle ait reçu le genre d'éducation typique pour les femmes de bonnes familles, elle n'avait jamais abandonné son goût pour la cuisine et les activités de plein air. Elle était constamment sur le dos de notre pauvre cuisinier, littéralement et au sens figuré.
« Ça c'est mon garçon. » approuva-t-elle. « Y-a-t-il quelqu'un que tu souhaiterais que j'invite ? »
« Non, Mère. » Elle espérait toujours que je ''sorte de ma coquille'' et ''me fasse des amis'' mais je n'avais jamais été très doué dans ces domaines. Peut-être était-ce une défaillance personnelle – je trouvais bien trop facile d'être distrait par les failles des autres, alors je me concentrais sur leurs caractéristiques positives. Je n'aimais pas être ainsi mais je ne savais pas non plus comment changer cela en moi.
« Tu devrais inviter quelques un de tes camarades de classe de la région, Fils. » Père intervint. « Les bonnes connections sont essentielles. Tu ne voudrais pas éloigner ces jeunes hommes, l'un d'eux pourrait t'être utile un jour.
« J'espère certainement que non. » marmonnai-je dans ma barbe.
« J'ai entendu cela. Penses-y seulement, veux-tu ? »
« J'y réfléchirai. » acceptai-je en mentant à travers mes dents. « Mais je vois ces gens durant une grande partie de l'année. Ce serait bien de ne pas avoir à les voir aussi pour mon anniversaire. »
« Tu n'as pas à inviter des gens que tu ne veux pas voir. » dit Mère en regardant sévèrement Père. « C'est ta journée après tout. »
La voiture s'arrêta devant notre maison et je marchais derrière mes parents. Nous n'avions pas de domestique homme, alors c'était à moi de trimbaler ma valise à l'intérieur, jusqu'en haut des escaliers. Il est vrai que j'étais gâté à l'école. Le nombre de domestiques que nous avions là-bas, frôlait le ridicule.
J'ouvris la porte de ma chambre qui était tenue fermée pendant que j'étais à l'école. Maintenant, les fenêtres étaient grandes ouvertes pour laisser l'air frais rentrer et les meubles étaient découverts, sans poussière. Je m'écroulais sur mon lit si invitant, profitant d'être de retour dans ma propre chambre. Ma balle de baseball ainsi que mon gant étaient toujours posés dans ma bibliothèque, près de l'épais dictionnaire Webster que je dois l'admettre, je n'avais pas pris la peine d'ouvrir depuis des années. Je jetais un coup d'oeil dans le tiroir de ma table de nuit et souris quand je vis la couverture de mon enfance toujours cachée là; je ne pouvais pas supporter de m'en séparer.
Une brise chaude circula dans la pièce et je fermais les yeux paresseusement, prêt à sommeiller jusqu'à l'heure du dîner.
L'été était comme tous les étés. Pendant que mon père se pressait pour se rendre à son travail chaque jour, je me levais tard. J'aidais ma mère sur des tâches ménagères occasionnelles mais la plus part du temps, je passais mes journée à lire (des bandes dessinées et des romans d'aventure, rien de vaguement éducatif), jouer du piano et paresser au soleil.
Ma mère tolérait mon comportement jusqu'à la mi-juillet.
« Edward, je pense qu'il est grand temps pour toi de sortir un peu de la maison. Viens, tu peux m'accompagner au marché à la place de Mary. Elle fait assez de travail. »
« Oui, Mère. » acceptai-je à contrecoeur, en m'extirpant de mon lit. « Donne moi juste un instant pour me rendre présentable. »
« Dix minutes. » répondit Mère en refermant la porte de la chambre derrière elle. Je me changeais dans des vêtements non froissés (un pantalon, une chemise blanche, un gilet et un veston). Je détestais quitter la maison pendant l'été. Je préférais remonter mes manches avec cette chaleur accablante.
Je me lavais le visage rapidement et fis une tentative peu enthousiaste d'apprivoiser mes cheveux avant de rejoindre ma mère dans l'entrée.
« Bonté divine, Edward. » soupira Mère en passant sa paume sur un épi pour l'aplatir. « Tes cheveux... »
« Ils ont toujours été ainsi, tu le sais bien. » grognai-je. « Qu'attends-tu que j'y fasse ? »
« Un peu de brillantine pourrait aider, mon chéri. » dit Mère en laissant retomber sa main devant son échec. « Allons-y maintenant. Je voudrais arriver au marché avant que tous les navets décents ne soient vendus. »
« Des navets. Bien sûr. » marmonnai-je rejoignant à sa suite la rue. Comme le gentleman correct que j'étais sensé être, j'offris mon bras à ma mère pour ''l'escorter'' jusqu'au marché. Comme si ma mère avait besoin d'une quelconque aide... elle était dure comme la pierre.
Le marché fourmillait d'homme et de femmes de divers origines. Il y avaient ceux qui comme ma mère et moi-même, flânaient devant la marchandise. Il y avaient les fermiers colportant avec vigueur et les fermiers moins enthousiastes, attendant que les clients viennent à eux. Les artisans tentaient de couvrir la voix des marchands pour faire de nouvelles affaires et les mendiants rôdaient entre les étalages, prêts à bondir sur quiconque montrerait la moindre faiblesse.
« Aha ! » cria Mère en repérant les si importants navets. J'attendis en regardant les alentours à la recherche de quelque chose qui pourrait m'amuser pendant qu'elle choisissait ses produits. Notre sortie ne se termina malheureusement pas sur les navets. L'arrêt suivant fut la librairie où ma mère commanda divers livres aux titres obscures, et puis nous allâmes chez le cordonnier où ma mère déposa une paire de bottes d'hiver pour la faire réparer tant qu'elle ne les utilisait pas. J'attendis dehors pendant qu'elle faisait affaire avec le cordonnier, le magasin était horriblement étouffant et je choisis d'attendre dehors où au moins il y avait une légère brise.
J'étais entrain de regarder les gens marcher dans tous les sens dans la rue, chacun à leur rythme, certains étaient pressés, d'autres prenaient le temps de faire une promenade, quand un flash coloré attira mon attention. Je tressaillis et vis une jeune femme se tenir au milieu de la rue, comme si elle était apparue de nulle part.
En premier lieu, je me retrouvais à observer ses vêtements d'une manière tout à fait incorrecte. Comment pouvais-je m'en empêcher ? Le bleu brillant de son chemisier était suffisant pour attirer l'attention de n'importe qui parmi les couleurs conservatrices qui étaient présentement à la mode, mais tout ce qu'elle portait était plutôt... scandaleux. Le chemisier laissait ses bras nus, ce qui était toléré une fois chez-soi, mais certainement pas en public. Et elle portait un pantalon, pas seulement un pantalon, mais un de ceux fait de jean, comme si elle était un mineur !
Ce n'était clairement pas un pantalon d'homme, il était taillé de manière à mouler son corps, dévoilant la courbe de ses hanches et la forme de ses cuisses.
Je dus détourner mon attention rapidement sur la conjugaison française et détournais mes yeux vers son visage. Sa délicate peau pâle était étrange face à ses vêtements. Si elle avait été le genre de femmes à porter régulièrement un pantalon, elle n'aurait sans doute pas eut un teint aussi bien préservé. Seules les dames de bonnes familles pouvaient si bien éviter le soleil. Quel adorable visage avait-elle, aussi, doucement formé en coeur, avec une belle bouche et de grands yeux de biche.
Une biche, en effet. Elle se tenait avec la même raideur qu'une biche exposée aux balles des chasseurs. Je m'avançais vers elle instinctivement, à la fois curieux et captivé. Qui était cette étrange femme et pourquoi avait-elle l'air si perdue ? Si effrayée ?
Je m'aventurais plus près avec beaucoup de prudence à chaque pas, comme si elle pouvait fuir comme un animal effrayé si je bougeais trop vite.
« Excusez moi, mademoiselle ? »
Ses yeux se plantèrent dans les miens, grands, brillants et choqués et j'étais assommé de façon insensée.
Voilà donc ce premier chapitre qui donne quand même pas mal de détails sur le caractère d'Edward (qui eut cru qu'il était un brin flemmard ? ^^)
A très vite, mais en attendant, prenez soin de vous !
XOXO
Eresy
|
||||||