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Vivre l'amour à nouveau
Author:
Brandon's Belle PM
La suite du roman de Jane Austen, Raison & Sentiments, ou la nouvelle vie de Marianne depuis qu'elle a épousé le colonel Brandon. Amour, jalousie, flash-back, amitié et rencontres avec d'autres personnages célèbres des œuvres de Jane Austen sont au programme ! ... Chapitre 26
Rated: Fiction K+ - French - Romance/Drama - Chapters: 26 - Words: 209,381 - Reviews: 212 - Favs: 34 - Follows: 33 - Updated: 02-09-13 - Published: 05-16-11 - id: 6995714
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Voici ma première fan-fiction sur l'univers de Jane Austen, sur Raison & Sentiments ! J'espère qu'elle vous plaira ( n'hésitez pas à laisser des commentaires pour me donner vos avis, ce que vous avez aimé, moins aimé, ce qui vous semble devoir être amélioré... ! ) : cette fan-fiction parle donc de la nouvelle vie de Marianne auprès du colonel Brandon. Il y aura des scènes de flash-back durant lesquelles nous apprendrons comment Marianne a commencé à aimer le colonel Brandon, ainsi que quelques" invités" des autres œuvres de Jane Austen ;)

Bonne lecture !


Chapitre 1

Le soleil diffusait ses larges rayons en cette matinée d'octobre, éclairant Delaford, domaine du colonel Brandon. Homme de réputation loyale et généreuse, ce dernier avait passé plus de dix ans dans la mélancolie et la souffrance, conséquences d'un amour malheureux et tragique. Ses sombres sentiments avaient fait place depuis près de cinq mois au bonheur, à la passion et à un tempérament rieur et enjoué qui ne devaient leur renaissance qu'à une seule personne. Marianne Dashwood. Jeune fille sensible et passionnée, son romantisme exacerbé l'avait fait vivre une histoire d'amour qui lui avait brûlé les ailes, le gentleman de qui elle s'était entichée l'ayant rejetée sans ménagement. Après avoir frôlé la mort à cause de cette passion destructrice, elle avait ouvert les yeux et regardé les personnes qui l'entouraient avec un autre œil. C'est ainsi qu'elle remarqua les qualités du colonel Brandon, qui était tombé amoureux d'elle dès le premier regard qu'il avait porté sur la jeune fille. Les sentiments firent leur apparition pas à pas et la jeune Marianne Dashwood, âgée de dix-neuf ans, épousa le colonel Brandon, homme de trente-sept ans, devenant ainsi femme, maîtresse de maison et dame patronnesse d'un village.

Cinq mois plus tard, après une vie de couple sans nuages, tout était calme à Delaford. Seuls les domestiques s'affairaient en cuisine, tandis que les oiseaux, insensibles au travail qui s'effectuait dans la demeure, virevoltaient dans les airs, chantant leur liberté. Mais les domestiques n'étaient pas les seuls à travailler. En effet, le colonel Brandon devait partir tôt ce matin-là, pour ses affaires. Il jeta un dernier regard à son reflet dans le miroir, observant un homme mûr au regard apaisé, le calme et la sérénité peint sur le visage. Derrière lui, dans les draps, se trouvait son épouse, dormant encore à poings fermés. La nuit avait été belle et pleine d'amour, entremêlée de rires et de mots tendres. A ce souvenir, Brandon esquissa un sourire et l'envie de rester auprès de son épouse le gagna. Il dut se faire violence, songeant à ceux qui avaient besoin de lui aujourd'hui et se résigna à embrasser doucement Marianne sur le front avant de lui jeter un dernier regard tendre et quitter la pièce.

Il alla rejoindre Dorothy, la domestique, qui veillait à ce que le petit déjeuner soit apporté en temps et en heure à ses maîtres.

_ Ma chère Dorothy, tout cela sent grandement bon ! Une fois encore vous nous régalez ! dit-il cordialement.

Dorothy lui sourit affectueusement : elle avait l'habitude de recevoir des compliments de son maître depuis près de trente ans. Elle l'avait vu grandir et de ce fait, l'aimait comme son fils et était heureuse de son mariage avec Marianne. Cette jeune femme avait réussi à rendre son maître aussi heureux qu'il l'était dans sa jeunesse, après des années de mélancolie et de solitude, et rien que pour cela, elle aimait Marianne, qui s'était avérée être une jeune femme gentille et humble, sensible et prévenante, réussissant ainsi à se faire aimer de ses serviteurs.

_ Vous n'attendez pas Mrs Brandon ? demanda Dorothy.

_ Malheureusement non... Elle se repose encore et j'ai quelques affaires qui m'attendent et plus je partirais tôt, plus vite je rentrerais.

_ Mrs Brandon est-elle au courant ? s'enquit Dorothy.

_ Elle sait que je dois partir mais je ne crois pas qu'elle s'attende à ce que ce soit si tôt, répondit Brandon.

Dorothy sourit.

_ Je la préviendrais, ne vous inquiétez pas.

_ Merci beaucoup Dorothy ! Je ne sais comment je ferais sans vous, dit-il en lui serrant affectueusement la main.

Dorothy se mit à rougir.

_ Voyons Colonel ! Vous savez que vous n'avez qu'un mot à dire et je suis à vos ordres !

Celui-ci lui sourit avec reconnaissance et partit.


Marianne se réveilla une heure plus tard, déçue de ne pas trouver Christopher à ses côtés. Elle resta quelques minutes à regarder l'espace vide à ses côtés, songeant à son époux, à son sourire, caressant la place qu'il avait occupé auprès d'elle. La nuit lui avait semblé être comme un rêve, mais tout avait été réel et s'était achevé trop tôt au goût de Marianne, préférant se réveiller auprès de son mari, douce façon de se préparer à une nouvelle journée. Elle se leva en soupirant et regarda la vue que lui offrait la fenêtre de la chambre et montrant le parc du manoir et son étang sur lequel les rayons du soleil brillaient. Elle admira la vue quelques instants et fit sonner Dorothy afin qu'elle l'aide à se préparer et en profita pour lui demander où était parti Brandon.

_ Il m'a informé qu'il avait quelque affaire urgente qui l'appelait et a été obligé de partir tôt ce matin.

_ Oh... très bien... Savez-vous quand il sera de retour ?

_ Il sera sûrement là un peu après l'heure du déjeuner.

Marianne hocha la tête et se résigna à prendre son petit-déjeuner sans son mari. Elle prit place à table et mangea un peu tristement. Après avoir complimenté Dorothy sur le repas, elle décida de se promener dans le domaine. Elle sentit les rayons du soleil lui chatouiller le visage et entendit les gazouillis des oiseaux. Elle admira tout ce qui s'offrait à elle, écouta chaque sons qui parvenait à ses oreilles et respirait chaque odeurs, que ce soit celle de l'herbe fraîchement coupée ou celle des fleurs. Mais le manque qu'elle ressentait depuis son réveil ne la quittait pas, manque auquel vint se rajouter le souvenir de ses sœurs et de sa mère. Elinor, sa sœur aînée, avait épousé Mr Edward Ferrars, le frère de leur belle-sœur. L'affection entre les deux jeunes gens avait été presque immédiate, mais discrète et semée d'embûches, jusqu'à ce qu'enfin, l'amour triomphe et les deux personnes se marièrent. Ils vivaient non loin des Brandon puisqu'ils résidaient dans la cure de Delaford, Mr Ferrars étant clergyman du village. Ils avaient un train de vie modeste, mais suffisant pour vivre pleinement leur amour.

Marianne avait une jeune sœur de seize ans, Margaret. Garçon manqué, éprise de voyage et pleine d'imagination, la jeune fille avait un tempérament sensible et gentil, que sa maladresse rendait touchante. Elle vivait à Barton Cottage avec leur mère, Mrs Dashwood, femme sensible au tempérament affectueux, aimant ses filles plus que tout au monde. Elle était également la cousine de Sir John Middleton, leur généreux bienfaiteur et ami leur ayant proposé de louer le cottage se trouvant non loin de chez eux, lorsque les quatre femmes furent priées de quitter le domaine familial à la mort de Mr Dashwood, le domaine revenant à leur beau-frère, John Dashwood.

La jeune femme fut tirée de ses pensées par le bruit d'une voiture. Elle courut près du portail et vit apparaître Mrs Jennings, sortant de voiture, l'air jovial.

_ Chère Mrs Brandon ! s'exclama-t-elle tout sourire.

Mrs Jennings était la belle-mère de Sir John Middleton, femme exubérante au grand cœur, elle n'avait de cesse de chercher des prétendants à tous les jupons passant sous son nez. Elle avait immédiatement prise en affection les dames Dashwood, veillant sur elle comme si elles étaient ses filles. Ce fut elle qui avait remarqué en premier les sentiments du colonel Brandon pour Marianne, ne manquant pas de taquiner les jeunes gens à ce sujet, s'attirant le mépris de Marianne pour son impolitesse. Mais ce trait de caractère que la jeune fille avait attribué à Mrs Jennings fut balayé par la gratitude lorsqu'elle se rendit compte de la manière maternelle avec laquelle elle avait veillée sur elle et sur Elinor durant sa maladie.

_ Mrs Jennings ! Que nous vaut l'honneur de votre visite ? répondit Marianne.

_ Eh bien j'avais envie de rendre visite à de vieux amis ! Et puis je voulais vous dire que je comptais partir pour Bath dans une quinzaine de jours.

_ Oh ! Pour votre santé ? s'enquit Marianne.

_ Non ma chère enfant ! Je suis en excellente santé, à tel point que Sir John dit que je vous enterrerai tous,chose que je n'espère pas, sinon que ferai-je sans vous ? Enfin, soit. J'ai des amis qui ont pour leur part quelques problèmes de goutte et les eaux de Bath leur ferait le plus grand bien ! Je les accompagne donc... mais pas seule. Ma fille Charlotte et sa famille vont m'accompagner. Je venais également vous inviter, vous et ce cher colonel ! Il me semble que vous ne connaissez pas Bath ?

_ Effectivement, je n'ai jamais eu l'occasion d'y aller. Mais... j'ignore si mon mari voudra aller à Bath. Ces temps-ci il a quelques affaires... et puis pour le logement...

_ Voyons ma chère ! la coupa Mrs Jennings. Vous serez chez moi ! Et puis si vous ne voulez pas rester tout le temps de mon séjour, libre à vous ! Charlotte et ce cher Mr Palmer seraient enchantés de vous revoir.

A l'époque Marianne ne l'aurait pas cru, Mr Palmer étant l'antithèse parfaite de son épouse. Il était aussi silencieux et ironique qu'elle était bavarde et chaleureuse, mais Marianne se souvenait de la façon dont avaient agi les Palmer lors de sa maladie et son jugement à leur égard était beaucoup plus amical et reconnaissant qu'à l'époque.

_ Je serais très heureuse de les revoir, et puis le petit Thomas a du bien grandir ! répondit Marianne, mentionnant le fils des Palmer.

_ Oh oui ! Il est adorable ! Le physique de son père et le caractère de sa mère !

Marianne retint un sourire ; connaissant la nature de Mr et Mrs Palmer, voir un tel couple aux antipodes l'un de l'autre l'amusait beaucoup. Mais imaginer que le pauvre petit avait hérité du caractère de sa mère la fit prendre en pitié Mr Palmer.

_Et puis l'air de Bath vous fera beaucoup de bien ainsi qu'à votre époux ! ajouta Mrs Jennings, cherchant toujours à convaincre sa jeune amie.

Cet avis conquit Marianne et elle promit d'en parler à son mari dès qu'il rentrerait.

_ Parfait ! J'espère que vous nous ferez le plaisir d'aller à Bath ! Bien ! Allez je me sauve ! Au revoir ! s'exclama Mrs Jennings.

Elle s'en alla, laissant Marianne en pleine réflexion.

Elle n'était jamais allée à Bath et pensait que ce serait là une bonne occasion de découvrir la ville. Elle espérait que Christopher serait d'accord et qu'il n'aurait pas beaucoup de travail afin de pouvoir partir. Et puis, ce ne pouvait pas être une mauvaise chose que de séjourner quelques jours à Bath, qui était une ville réputée pour apporter les plus grands bienfaits sur le plan de la santé.

« Christopher acceptera sûrement ! » songea la jeune femme avec conviction.

Elle regarda au loin et la belle vue des collines verdoyantes du Devonshire s'offrit à elle, lui procurant un sentiment de sérénité. Elle ferma un instant les yeux et se laissa bercer par le vent léger, les odeurs de la campagne lui procurant un sentiment profond de nostalgie, la ramenant à sa sœur Elinor. Cela décida Marianne de lui rendre une petite visite. Elle marcha durant dix minutes avant d'arriver à la cure des Ferrars. Elinor était sur le perron de la maison, en train de cueillir des fleurs. Lorsqu'elle tourna la tête dans la direction de Marianne, elle eut un grand sourire et s'empressa de rejoindre sa sœur.

_ Marianne ! Comme je suis contente de te voir ! dit-elle en serrant Marianne dans ses bras.

_ Je ne te dérange pas ?

_ Jamais, Marianne ! J'aurais toujours du temps pour toi, tu le sais bien !

Marianne sourit. Elinor ! Elle qui était si secrète, si réservée pour montrer ses sentiments ! Elle avait changé depuis son mariage avec Edward ; elle était épanouie et heureuse, montrant des marques d'affection à tous, non à outrance, mais plus qu'auparavant et autant que le lui permettait sa nature.

_ Comment vas-tu ? Tu es resplendissante ! s'exclama Marianne.

Elinor eut un sourire radieux, les joues rosies.

_ Oh Marianne ! Tu me mets à l'épreuve ! Moi qui pouvais garder tout ce que l'on me confiait... Je ne peux pas me taire plus longtemps !

_ Qu'y a-t-il ?

_ J'attends un enfant, Marianne !

Marianne resta quelques secondes interdite puis poussa une exclamation de joie en se jetant au cou d' Elinor.

_ Oh Elinor ! Je suis si heureuse pour toi ! Oh mon Dieu, c'est formidable !

Elinor était très émue et touchait son ventre avec tendresse.

_ Depuis quand le sais-tu ?

_ Depuis un mois et demi environ. Je voulais être vraiment certaine de ne pas me tromper mais non... Je suis bel et bien enceinte ! répondit Elinor, le visage rayonnant.

Marianne était sincèrement ravie pour sa sœur en qui elle reconnaissait la fibre maternelle, elle qui les avaient porté à bout de bras, elle, Margaret et leur mère, dès que leur père était mort.

_ Edward est-il au courant ?

_ Bien sûr !

_ Et comment a-t-il pris la nouvelle ? demanda Marianne, connaissant le tempérament anxieux de son beau-frère.

Elinor ne put réprimer un petit rire tendre.

_ Comme tu peux t'en douter, il est passé de la joie à la crainte de ne pas être à la hauteur mais moi j'ai confiance en lui. Il a acquis une certaine maturité en s'occupant de la paroisse de Delaford, alors je suis certaine qu'élever un enfant ne lui posera aucun soucis.

_ Vous ferez des parents formidables ! dit Marianne avec chaleur.

Elinor l'embrassa tendrement. Puis elles décidèrent de marcher un peu. Le coin était joli et très agréable. Elles pouvaient entendre le bruit du ruisseau coulant non loin de là, ainsi que les bêlements des moutons du pâturage voisin. Les deux sœurs parlèrent de leur nouvelle vie et de leurs maris.

_ Comment se porte le colonel ?

_ Oh, il va bien ! Il est parti pour affaires aujourd'hui. Tu sais qu'il s'occupe d'aider d'anciens membres de l'armée à reconstruire leur vie après leur retour des colonies ?

_ Oui, tu m'en avais parlé. C'est très généreux de sa part.

Marianne sentit une bouffée de fierté monter en elle, comme à chaque fois qu'elle entendait quelqu'un dire du bien de son époux.

_ Tu m'as dit qu'Edward était épanoui dans son activité ?

_ Oui, il prend de plus en plus d'assurance, bien que te connaissant, tu le trouverais encore hésitant et manquant de conviction, répondit Elinor d'un ton taquin.

Marianne sourit à la taquinerie de sa sœur, évoquant les nombreuses discussions entre elle et Edward, discussions prouvant leur totale différence de caractère.

_ Ce cher Edward ! Même si nos tempéraments sont différents, j'ai beaucoup d'affection pour lui ! Et puis il te rend heureuse, ajouta-t-elle en regardant Elinor.

Celle-ci pressa la main de sa jeune sœur avec affection.

_ Mrs Jennings a dû venir te rendre visite, non ? demanda Elinor.

_ Comment le sais-tu ?

_ Elle est venue tout à l'heure pour nous proposer à Edward et moi de l'accompagner à Bath. Lorsque je lui ai dis que ce serait impossible, elle a dit qu'elle ne s'avouait pas vaincue pour autant et allait t'inviter.

Marianne pouffa de rire et secoua la tête.

_ Elle ne changera jamais ! En tout cas, je lui ai dit que j'allais réfléchir à sa proposition avec Christopher. Je n'ai jamais vu Bath, je me demande à quoi cette ville peut bien ressembler..., dit-elle en regardant le ciel.

_ Tu le sauras une fois là-bas. A moins que ce ne soit Margaret qui te racontes tout.

Marianne cessa de scruter le ciel et se tourna vers sa sœur.

_ Que veux-tu dire ?

_ Mrs Jennings a demandé à maman si Margaret pouvait venir les accompagner. Elle a dit qu'une jeune fille célibataire, bien comme il faut, se doit d'être allée au moins une fois dans sa vie à Bath.

_ Merci pour nous qui n'y sommes jamais allées en étant célibataires ! s'exclama Marianne.

Elinor éclata de rire.

_ Maman y est déjà allée lorsqu'elle était jeune, mais elle ne veut pas y retourner. Le voyage lui paraît trop long et elle ne désire pas le faire, à moins que ce ne soit pour découvrir un nouvel endroit, mais elle n'avait pas aimé Bath, alors...

_ Mais a-t-elle autorisé Margaret à y aller ?

_ Oui...

Marianne pinça les lèvres, l'air ennuyé.

_ Mais enfin, elle est trop jeune ! Elle ne peut pas y aller... c'est bien trop dangereux pour elle qui est si loin de toutes les mondanités et autres réceptions pleines d'hypocrisie ! s'exclama-t-elle.

_ Je suis d'accord avec toi, mais je crois que nous ferions mieux de lui en parler, en douceur, lors du repas demain. Je vous invite tous chez nous demain midi... pour annoncer la bonne nouvelle, dit Elinor en rosissant. Si tu n"étais pas venue, j'aurais chargé Edward de vous inviter...

Marianne eut l'air désolé de ne pas avoir fait durer son enthousiasme à l'égard de l'annonce de la grossesse de sa sœur autant qu'elle l'aurait voulu.

_ Pardonne-moi Elinor ! Tu attends un enfant et je ne pense qu'à des choses peu réjouissantes... Quel bonheur ce sera de tous nous retrouver demain ! s'exclama-t-elle en encerclant les épaules de sa sœur aînée.

Puis les deux sœurs repartirent dans de grandes discussions, pleine de rires et de confidences.

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