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On the Double Traduction MasenVixen
Author:
Missleez PM
C'est le première jour de travail de Bella entant que doublure corps sur le plateau du nouveau film d'Edward Masen. Première scène ? La scène d'amour évidemment... TERMINÉE
Rated: Fiction M - French - Romance/Humor - Bella & Edward - Chapters: 2 - Words: 17,447 - Reviews: 173 - Favs: 222 - Follows: 95 - Updated: 12-11-11 - Published: 06-01-11 - Status: Complete - id: 7042877
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Bonjour à toutes !

Disclaimer: Twilight appartient à S. Meyer et cette merveille histoire ainsi que son idole des jeunes appartiennent au duo MasenVixen. Une nouvelle fois, je ne suis que la traductrice mais la version française est à moi ;)

Un immense merci à MasenVixen de me donner cette autorisation spéciale de traduire cette OS. C'est une des premières histoires que j'ai lu sur ce site et je suis vraiment heureuse qu'elles me fassent confiance. Comme toujours, tous les liens se trouvent sur mon profile (Catégorie OS).

Merci à phika17 de s'être arrachée à la contemplation de l'Agent Morgan pour me corriger sur cette histoire (^^) !

Pour bien commencer ce week-end de quatre jours (ou pour vous consoler de ne pas avoir un week-end de quatre jours n_n), je vous propose un OS vraiment spécial, puisqu'il est très connu du côté anglophone. L'histoire est assez simple mais je préfére ne pas trop en dire pour ne pas la gâcher... Sachez quand même qu'elle est rated M (Si vous n'avez pas l'âge... blah ! blah ! blah !)...

C'est vraiment une de mes fictions préférées et j'espère que vous l'aimerez aussi :) ! Bonne lecture !


On the Double ~ La Doublure

Quand j'avais rejoint l'agence de casting, je n'avais jamais cru que je serais contactée. Je veux dire, je pouvais voir la ressemblance entre Jessica Stanley et moi mais j'avais supposé qu'il y avait des dizaines d'actrices expérimentées qui faisaient déjà la queue pour la doubler sur ses films.

Je n'aspirais même pas à être actrice. J'étais quasiment sûre de pouvoir suivre des indications comme ''tiens-toi là'' et ''marche jusque là-bas'' mais mon but sur le long terme était plus posé. J'étais en deuxième année à l'école de droit de l'Université de Californie du Sud.

Mais même avec mes bourses, le budget était serré. Vivre dans le Sud de la Californie n'était pas donné et mon père, Charlie avait déjà dépensé toutes ses économies pour m'envoyer étudier à l'Université de Washington.

J'étais en train de vivre ma deuxième semaine au régime ramen aux nouilles quand mon amie Angela m'avait convaincue de jouer les doublures pour payer les factures.

La directrice de casting m'avait appelée quelques jours auparavant pour me demander si je pouvais être disponible immédiatement afin de participer à un film de Carlisle Cullen qui était déjà en tournage, un drame romantique.

Elle m'avait prévenue, les circonstances étaient un peu inhabituelles. Le tournage était déjà bien avancé, au-delà de la phase d'éclairage et de celle des arrangements de scènes alors les doublures n'étaient plus nécessaires. Mais la doublure corps/nu de Jessica avait attrapé la grippe H1N1 alors ils devaient la remplacer sous peu. C'était inhabituel mais pas jamais vu qu'une doublure serve aussi de doublure corps pour une actrice principale. La grande différence entre les deux, c'était que la doublure corps apparaît en fait dans le film alors que les doublures étaient utilisées avant le tournage, pour ajuster la lumière et les positions dans les scènes. Dans ce cas-là, le film avait un budget stricte et un délai serré qui avait déjà été repoussé deux fois. Il n'y avait pas de plan B pour les doublures corps et les studios avaient insisté pour que le remplacement soit fait sous peu.

Dit plus simplement, j'étais carrément non-qualifiée, complètement inexpérimentée et nerveuse comme c'est pas possible de me retrouver face à la caméra. Mais toutes les craintes que j'avais étaient passées par la fenêtre quand elle avait mentionné la star du film. Edward Masen.

Edward Masen ?

C'était une proposition que je ne pouvais pas refuser. Il était, indiscutablement, l'acteur le plus sexy et le plus talentueux, le seul devant lequel j'étais tombée en pâmoison, et auquel j'avais envoyé une lettre de fan. Évidemment, ça remontait à l'époque du lycée. J'aimais penser qu'avec la maturité que j'avais gagné, mon obsession pour Edward Masen s'était transformée en simple admiration de sa beauté et de son talent. Et de son sourire. Et de ses fesses.

À vingt-huit ans, il n'avait que cinq ans de plus que moi. Ma photo préférée de lui était sa couverture la plus récente de People magazine pour l'article sur les ''50 Plus Belles Personnalités''. Sur le cliché, il était appuyé contre un mur, reposant tout son poids sur son avant-bras puissant. Il portait un jean bleu foncé avec une chemise blanche froissée défaite qui exposait son torse parfaitement dessiné et ses abdos. Sa signature était ce sourire timide qui avait fait battre mon coeur dès que je l'avais vu jouer pour la première fois le rôle du lanceur débutant dans le film Fastball, il y avait de ça huit ans.

Il avait grandi depuis, bien sûr, mais il avait toujours gardé ce charme enfantin qui m'attirait quand j'étais ado. Le fait que ses fans soient passés du ''interdit au moins de 12 ans'' au ''plus de 18 ans'' n'avait rien changé pour lui; à chaque film, les personnages qu'il jouait devenaient de plus en plus éhontés. De moins en moins inhibé. Et surtout, de plus en plus nu.

Je me trouvais maintenant dans ma vieille Chevrolet, en route pour le plateau.

Et je n'allais pas simplement rencontrer Edward Masen; j'allais tourner une scène de sexe avec lui.

Je m'accrochai au volant jusqu'à ce que le dessus de mes mains devienne blanc et je respirais exprès par petite aspiration, pour essayer de calmer mes nerfs alors que je me garais. Un jeune assistant de production, avec un bloc-notes à la main, m'attendait sur le parking pour me presser par la porte qui donnait sur le plateau.

« Bella Swan ? » Il tendit la main. « Je suis Mike Newton. Je vais vous accompagner sur le plateau. »

J'étais reconnaissante que la présence de Mike apporte une distraction alors qu'il me faisait traverser les couloirs jusqu'à une petite pièce qui servait de dressing. Il y avait une petite ardoise blanche sur la porte et mon nom y était écrit au marqueur noir effaçable.

« Alice va faire votre maquillage. Je serais à l'extension vingt-cinq si vous avez besoin de quoi que ce soit. » Il tapota ma main d'un air rassurant avant d'ouvrir la porte et de me faire signe d'entrée.

« Bella ? » Une jolie fille aux cheveux noir corbeau était déjà dans la pièce. Elle était en train de déplier une pochette en velour qui était remplie de brosses à maquillage.

« Euh, ouais, je veux dire, oui, je suis Bella. » bégayai-je. Mon Dieu, j'arrivais à peine à parler avec la maquilleuse. Comment étais-je censée réussir à traverser ça ?

« Je suis Alice. » Elle tendit la main et serra brièvement la mienne. Elle me fit signe de m'asseoir en face du miroir. Elle commença par défaire ma queue de cheval et fit tomber mes cheveux sur mes épaules. « Nerveuse, hum ? »

Je croisai son regard dans la glace. « C'est si évident ? »

« Eh bien, je sais que c'est nouveau pour vous, alors, j'imagine que tourner une scène d'amour avec Edward Masen doit être assez intimidant. » Elle brossait gentiment mes cheveux, me souriant doucement alors qu'elle parlait.

Je fixai mes mains, jouant nerveusement avec mes doigts. « Ouais, je veux dire, ce n'est pas vraiment ce que j'imaginais pour un premier travail. »

« Eh bien, ce n'est pas moi qui vais vous reprocher d'être nerveuse, Bella. C'est parfaitement normal. » Elle caressait doucement mes cheveux, avant de les enrouler dans des gros bigoudis en Velcro. « Bien sûr que c'est peu banal pour lui de tourner une scène avec une doublure qui n'a pas l'habitude, surtout pour une scène d'amour, mais je vous promets que vous n'avez pas à avoir peur. Edward est un parfait professionnel. J'ai déjà travaillé avec lui sur cinq films maintenant et je vous assure qu'il fera tout pour que vous soyez complètement à l'aise. »

Je relevai les yeux pour croiser son regard et je lui fis un sourire de remerciement en réponse à ses mots rassurants. « Merci beaucoup. Je suis sûre que ça va aller. C'est juste... Eh bien... »

« Vous idolâtrez Edward Masen depuis des années ? Vous trouvez que c'est la plus belle créature de cette planète ? » railla-t-elle en arquant un sourcil alors qu'elle me regardait toujours dans le miroir.

« Oui ! Exactement ! » lançai-je, gênée d'être si facilement mise à découvert.

« On est dans le même bateau, chérie. En revanche, je n'ai jamais eu à me retrouver nue dans un lit avec lui, pas que je m'en plaindrai. » Elle fit un signe de la main avant de continuer. « Mais j'étais terrifiée la première fois que je l'ai rencontré et il a fait en sorte de me mettre à l'aise. »

Mes cheveux étaient maintenant barrés de bigoudis roses géants. « Je m'attendais à ce qu'il soit un connard arrogant, qui a eu la chance de naître avec un visage créé par les dieux et un derrière parfait. » Elle se mit à étaler le fond de teint sur mon front avant de m'en badigeonner le visage puis elle continua. « Et ne vous méprenez pas, ma chérie. J'ai touché ce visage. Vu ces fesses. Et les deux sont juste... eh bien, elles sont foutrement comestibles. Mais, même s'il pourrait évidemment avoir n'importe quelles femmes, n'importe quels soirs de la semaine, en fait, il est très poli et timide sur les tournages. Il est un peu blagueur, je suppose mais, à part ça, c'est un parfait gentleman. Il passe la plupart de son temps libre dans sa caravane à lire ou à se préparer. Je sais qu'il n'agira pas autrement que comme un professionnel avec vous, Bella. » Elle commença à appliquer le fard à joue avec une brosse en poils doux. « Inspirez profondément et détendez-vous. »

Je me sentais un peu mieux après le laïus d'encouragement d'Alice mais mon estomac faisait toujours le grand huit à l'idée de retirer mes vêtements dans une pièce remplie de spectateurs.

Quand Alice eut terminé mon maquillage, elle défit les bigoudis et donna du volume à mes cheveux. Je fis la moue en observant mon reflet dans la glace. Mes cheveux étaient en bataille, ébouriffés, retombant en boucles lâches. Mes joues étaient rougies d'une façon naturelle et mes yeux avaient été parfaitement agrandis par la main experte d'Alice. Je sifflai en les regardant. Je n'avais jamais eu l'air aussi sexy de ma vie.

Alice me fit un sourire fier puis elle me tendit un petit paquet en papier beige.

« Voici les cache-tétons et le string. Votre peignoir est sur la porte. Je vais vous laisser vous préparer. Vous allez les avoir, Bella ! » Elle me fit un clin d'oeil, pressa ma main avant de sortir en coup de vent de la pièce.

Elle ferma la porte dans un click sourd et je me jetai dessus pour la fermer derrière elle. J'amenai le petit sac au niveau de mes yeux et je fus à la fois impressionnée et terrifiée de voir qu'une si petite pochette puisse contenir les sous-vêtements que j'allais porter une grande partie de la journée. J'inspirai profondément par le nez et expirai rapidement et fortement par la bouche avant de retirer mes vêtements aussi vite que possible. J'enfilai le string, collai les pastilles sur mes tétons, m'enveloppai dans le peignoir et filai hors du dressing avant que mes nerfs ne me lâchent.

Je me mis en chemin pour le plateau avant de réaliser que je ne savais absolument pas où j'allais ou ce que j'étais en train de faire. Juste à ce moment-là, je sentis deux grandes mains, des palmes vraiment, presser mes épaules.

« Vous devez être Bella. » mugit une grosse voix en me retournant pour que je lui fasse face. « Je suis Emmett. Votre Assistant Directeur. Le Doc de votre McFly. Le Mr Miyagi de votre karaté kid. Vous avez besoin de quelque chose, il suffit de me demander. Capeesh ? » Il tendit la main et prit la mienne, la secouant de haut en bas avec beaucoup d'enthousiasme.

« Ouais, capeesh. » rigolai-je. « Vraiment. Merci ! » Son enthousiasme était communicatif et, pour la première fois, je me mis à penser que cette journée pourrait bien être marrante.

~X~

Je l'entendis avant de le voir. Ou en réalité, j'entendis les murmures, les halètements de surprises et les gloussements nerveux qui annonçaient sa présence. Alors que j'essayais laborieusement de peler l'étiquette de ma bouteille d'Evian pour en faire un morceau, le plateau commença à s'animer d'une énergie frénétique, comme de l'électricité à hauts voltages qui émanait d'Edward Masen. Cela traversa la pièce et arriva directement dans mon intimité. Mon coeur battait dans mes oreilles, mes joues étaient rougies et je lançai un regard dans sa direction.

Oh, mon dieu, aidez-moi.

Un essaim de femmes l'entourait mais je n'arrivais pas à me remettre du choc d'avoir vu ses cheveux en bataille sur sa tête. Je sentis un sentiment de soulagement m'envahir, heureuse qu'il ait laissé ses cheveux pousser après son dernier film, un film de guerre.

Parce que j'aurais vraiment été déçue de peloter un Edward Masen au crâne rasé.

J'essayais de ne pas le fixer alors qu'il traversait la pièce. Je tentais à la place de retirer les fils inexistants de mon peignoire luxueux. Je m'assis sur ma chaise et croisai les jambes pour arrêter l'élancement qui faisait sauter ma jambe gauche. J'essayai désespérément d'avoir l'air désintéressée. Autant prétendre que ce n'était qu'un autre jour au travail.

Mais c'était vain.

Il portait un peignoir, nom de dieu.

Je réalisai alors l'inévitable, je portais moi aussi un peignoir. Le même peignoir en fait. Mais c'était Edward Masen. Et il était là. Nous n'étions séparés que par cinq ou six mètres, un peignoir éponge et une ceinture qui tombait oh tellement bas sur ses merveilleuses hanches.

Mon coeur battait furieusement dans ma poitrine alors que je l'observais se promener dans la pièce. Contrairement à moi, il était parfaitement à l'aise. Un professionnel expérimenté. Il plaisantait avec l'équipe, tapant les poings et dans le dos de personnes. Il retrouva le coach de comédie pour reprendre le script et voir les notes. Et ensuite, il se retira dans un coin de la pièce. Il avait les yeux fermés et des écouteurs dans ses oreilles. Il resta ainsi pendant quelques minutes, la tête en arrière et il se balançait légèrement d'un côté à l'autre. Son pied droit tapait le sol et ses hanches se mirent à bouger au son d'un rythme silencieux.

Tout le long, je fixai, hypnotisée, ses doigts fins qui battaient la mesure sur ses cuisses musclées. J'étais émoustillée par la façon dont l'ouverture en v de son peignoir dévoilait à chaque tape de son pied, un peu plus de sa cuisse. Et j'étais complètement paralysée par la bosse qui bougeait avec ses hanches.

« Wow. » soupirai-je en secouant la tête avant de m'enfoncer sur ma chaise.

« Tout va bien Bella ? »

Oh mon dieu. Emmett se tenait à quelques mètres de moi et il jouait des sourcils. Il m'avait vue en train de le fixer. Tu es faible.

« Euh, ouais, désolée pour ça. » marmonnai-je en roulant des yeux. « C'est juste que... c'est beaucoup... c'est un processus. » expliquai-je.

« Ça se passera bien. » promit-il en tapotant mon genoux. « Il est en fait, très normal. Et nous sommes tous des professionnels ici. » me rassura-t-il. « Mais vous voudriez sans doute faire partir la groupie de votre corps, parce qu'on va commencer dans quelques minutes. »

« Très bien. Oui. » souris-je, légèrement mortifiée. C'était déjà mieux. « Vous pouvez considérer mon corps comme net. »

Emmett me sourit et tendit son poing pour taper le mien avant de tourner les talons. Il partit directement vers Edward. Je ne pouvais pas les entendre depuis là où je me trouvais mais Edward tourna les yeux dans ma direction.

Merde.

Emmett était sans aucun doute en train de lui raconter mon béguin d'adolescente. Je sentis mes joues me chauffer alors qu'Edward hochait sérieusement la tête en réponse à quelque chose qu'Emmett lui avait dit sur moi. Est-ce que cette situation pouvait être plus mortifiante ?

Oui. Oui, ça se pouvait.

Dès que mon rougissement atteignit le haut de mes oreilles, Edward putain de Masen se mit à marcher vers moi.

Bien que je savais qu'il m'avait vu en train de le fixer, je fis comme si je ne l'avais pas vu approcher. Comme une idiote, je posai mon regard sur le mur derrière lui.

Comme si une femme à un kilomètre à la ronde pouvait ne pas réalisait qu'il approchait.

Mon dieu, j'étais pathétique.

Quand il fut à environ deux mètres de moi, je trouvais finalement le courage de le regarder.

Nom de dieu, il était magnifique.

« Bonjour, je suis Edward Masen. » dit-il en tendant la main. « Tu dois être la doublure de Jessica. »

Euh, ouais, il me semblait bien t'avoir déjà vu quelque part. Genre sur le fond d'écran de mon MacBook.

« Salut, Edward. » réussis-je à dire en lui serrant la main. « Je suis Bella. Bella Swan. »

« Et bien, Bella, c'est un plaisir de te rencontrer. Je réalise que les circonstances sont un peu... inhabituelles. Je veux dire, d'habitude, j'emmène au moins une femme à dîner avant qu'on se retrouve dans un lit ensemble. » plaisanta-t-il.

Oh, mon dieu. Je sentis mon visage redevenir écarlate en voyant son petit sourire joueur sur ses lèvres.

« Hum, euh, bien... »

« Oh, Bella. » rigola-t-il. « Je plaisante voyons. Écoute, je sais que c'est bizarre mais détends-toi. Je ne te mordrai pas. »

Mince, c'est vraiment dommage.

Je mordillai ma lèvre inférieure, essayant de faire marcher ma bouche et mon cerveau ensemble pour arriver à former une phrase. Une qui serait appropriée. Une que je pourrais dire à haute voix cette fois-ci.

« Ouais, d'accord. » répondis-je sans conviction. « Je veux dire, oui, je sais. C'est juste que c'est ma première fois et je suis un peu nerveuse. » expliquai-je.

Et le fait que tu es sur le point de plonger ton visage entre mes cache-seins n'arrange pas les choses.

« Ouais, et bien, on est tous passé par là. » Il hocha la tête avec compassion. « Et on en vivra bien d'autre. Je me souviens de ma première scène d'amour comme si c'était hier. Le coeur qui bat à toute allure, les mains moites, les papillons dans le ventre. Mais maintenant c'est une vieille histoire. Et ça sera le cas pour toi aussi un jour. » souffla-t-il.

« Merci, j'apprécie vraiment que tu me mettes à l'aise. » D'accord, j'arrivais à me calmer. Enfin.

« Pas de problème, Bella. Garde ta langue pour toi et tout ira bien. » railla-t-il avec malice.

« Hah ! » éclatai-je avant de rougir, gênée par mon exclamation. « Je ferai de mon mieux. » me repris-je.

« Alors, Bella, qu'est-ce que tu fais quand tu ne tournes pas des scènes d'amour ? Tu es actrice ? » demanda-t-il.

Bien qu'il le déguisait comme il faut dans ses films, il avait toujours un léger accent de Boston quand il parlait. J'étais tellement soulagée que je m'assis. Le son de mon nom dans sa bouche était vraiment adorable et cela avait fait céder mes genoux.

D'une manière ou d'une autre, je réussis à répondre à sa question. « Je suis en école de droit, en fait. Je viens d'emménager à L.A. l'année dernière et quelques uns de mes amis acteurs m'ont convaincue de jouer les doublures pour Jessica Stanley, puisque apparemment on se ressemble. Et, donc, j'ai eu une promotion inattendue quand elle est tombée malade. »

« Hmmm. » fit-il tranquillement en fronçant les sourcils. Il étudia les traits de mon visage pendant un moment avant de me répondre. « Et bien, je pense que je vois la ressemblance entre Jessica et toi. Même si je soupçonne ta beauté d'être naturelle. »

« Tu veux dire que... ? »

Il leva les mains. « Hey, je t'ai rien dit. » Mais il posa son doigt sur son nez et un autre sur son torse.

« Vraiment ? » couinai-je dans un ton légèrement trop aigu.

Il arqua un sourcil et hocha la tête.

Je commençais à me sentir à l'aise. Edward faisait clairement en sorte que ça soit aussi indolore que possible.

La voix d'Emmett fut soudainement dans mon oreille et il tapa simultanément dans mon dos et celui d'Edward. « Allez vous deux, c'est l'heure de tomber les vêtements. »

Mon dieu aidez-moi.

Et bien c'était parti pour le néant. Je tournai le dos à Edward, et par la même occasion, à toute cette foutue pièce et je fis tomber mon peignoir au sol. Je retenais mon souffle, attendant des bruits ou des moqueries mais il n'y eut que le silence. Je tournai mes yeux vers la pièce et réalisai que la plupart des gens avaient poliment détourné les yeux de mon corps nu.

Bon, elles étaient professionnelles. Merci mon dieu.

Carlisle, le metteur en scène, vint alors vers moi. « Bon, Bella, c'est ça ? »

Je hochai la tête.

« D'accord, Bella. J'ai juste besoin que tu restes allongée de côté dans le lit. Mets les draps au niveau de ta taille. Tu es en train de dormir et tes mains sont sous ta joue de manière à ce que tes coudes cachent ta poitrine. »

Je grimpais dans le lit comme Carlisle me l'avait indiqué et j'étais, heureusement, partiellement couverte. Je n'étais pas sûre de savoir si je devais garder les yeux ouverts ou fermés. Je décidai de les fermer, surtout parce que j'étais censée dormir mais aussi parce que j'étais persuadée de ne pas pouvoir gérer de voir Edward Masen, vêtu d'un simple cache-sexe, à seulement quelques centimètres de mon visage. J'étais persuadée que si je les avais laissés ouverts, j'aurais éclaté en un gloussement nerveux. Ou en un orgasme spontané.

Les deux étaient inappropriés.

Je gardai les yeux fermement fermés et essayai de rester allongée, complètement immobile, pendant que Carlisle et Emmett discutaient du cadrage de la scène.

« D'accord, il y aura de la musique pendant toute la scène alors pas besoin de micro, Bella. On vous donnera les indications au fur et à mesure, laissez-vous porter. Maintenant, Edward, quand tu rentres, tu éteins la lampe et tu t'allonges à côté d'elle. Non, derrière elle. » dirigea Carlisle. Je sentis les draps se soulever alors qu'Edward se glissait dans le lit. « Bien, bien, comme ça. Tu essayes de ne pas la déranger mais tu l'embrasses sur la joue. Sois... je sais pas, précieux avec elle ou un truc dans le genre. »

Je me tendis instinctivement quand Edward se redressa derrière moi. D'un doigt chaud, il repoussa les cheveux de mon visage avant de déposer un doux baiser au niveau de mon oreille. Il frotta sa mâchoire non rasée contre ma joue.

« Bien, bien. Parfait, Edward. D'accord, reste comme ça pendant une minute. »

J'étais allongée dans un lit, les yeux fermés et la joue d'Edward Masen était pressée contre la mienne.

« Tu vas bien pour le moment ? » murmura-t-il.

« Hum, ouais. » répondis-je en murmurant moi aussi.

Mon dieu, ma conversation était sérieusement incroyable aujourd'hui.

« D'accord, vous deux, on va continuer maintenant. Tu connais les détails. C'est du sexe de réconciliation dont on parle, alors, Edward, on a besoin de douceur au départ. De tendresse. Bella, tu es toujours en colère contre lui alors tu t'échauffes au fur et à mesure. Je vous dirai quand passer au niveau supérieur. »

Et c'est comme ça que je me retrouvai à faire les préliminaires les plus chaudes de toute ma vie.

Avec Edward Masen.

Il inspira profondément et fit courir ses doigts le long de mon bras. Ma peau frissonna en réponse et il répéta le geste avec toute sa paume, comme pour réchauffer mon épiderme. Il posa son menton dans le creux de mon cou et enveloppa mes cheveux dans sa main. Il me respira avant de laisser traîner ses lèvres de ma nuque à mon épaule droite.

« Bien, Edward, bien. » Carlisle marmonna son approbation.

Edward plaça alors sa main droite sur ma taille et me pressa légèrement avant de frôler ma peau jusqu'à mon nombril. Il remonta directement jusqu'à mon cou. Il semblait bien s'occuper de moi mais, malheureusement, il évita mes tétons qui pointaient.

Merde, il était bon à ce jeu-là.

Sa paume enveloppa mon cou et il s'arrêta avant de se redresser. « Carlisle, combien de temps on doit rester dans cette position ? Est-ce que je peux la faire rouler sur le dos ? »

« Euh, je pense qu'on a encore un peu besoin de cette pose. Continue ce que tu faisais. Et Bella, tu peux commencer à réagir maintenant. »

Oh, très bien. Évidemment, je savais que je devrais faire quelques gestes moi-même. Mais l'idée de bouger mes membres pour toucher ce dieu vivant était plus intimidante que ce à quoi je m'attendais. J'inspirai par à-coup et tendis la main mais j'hésitai.

« C'est bon, Bella. » murmura Edward à mon oreille. « Tu peux me toucher. Je te promets que tu ne me feras pas de mal. »

Sur ces paroles, il fit glisser ses mains sur ma clavicule et je m'arquai contre son toucher. Je sentis mes nerfs se calmer sous ses mains expertes. Je sortis mon bras droit de dessous moi et frôlai ses cheveux doux comme de la soie, tirant légèrement dessus. Mon dieu, ses cheveux étaient si doux.

Il ramena ses mains sur mes épaules avant de planter des baisers légers comme une plume sur mon cou.

« Bon, c'est bien. C'est bien. » continua Carlisle. « Maintenant, Edward, retourna-la sur le dos et tu restes sur le côté pour la surplomber. Ensuite, regarde-la un peu. On veut faire un gros plan de ton visage. »

Je me tournai sur le dos et Edward se pencha vers moi. Il glissa sa main contre ma nuque. Et il plongea, non, il brûla littéralement mes yeux des siens. Il était complètement immobile. Il tenait la pause, à part son pouce qui dessinait des cercles derrière mon oreille et sa langue qui sortit pour humidifier ses lèvres.

Le regard fixe était sexy au début. Puis cela me consuma. Et enfin, cela devint inconfortable au fur et à mesure que le temps passait. Je devins excessivement consciente que j'étais nue sous lui. Et que son corps quasiment nu couvrait le mien dans une pièce pleine de monde.

Sa respiration était chaude contre ma bouche, nous n'étions séparés que de quelques centimètres. Ses yeux étaient toujours perdus dans les miens et je me battais pour maintenir le contact. Mes efforts devinrent presque impossibles quand ses yeux se rapprochèrent. Je réalisais alors qu'il les croisait volontairement. Il essayait d'alléger la situation.

Je retins un petit rire et il fit un petit sourire satisfait. Ses yeux retrouvèrent leur intensité d'avant.

Oh mon Dieu. Ce sourire. C'était le même sourire timide qu'il avait fait dans le People magazine qui était planqué sous mon lit.

« Très bien, je pense qu'on a tout ce qu'il nous faut dans cet angle là, Edward. » Carlisle jeta un rapide coup d'oeil à son bloc note. « D'accord, donc, c'est une scène de missionnaire. Je pense que ça devait être précisé dans tes notes. Continuons et filmons la scène de la pénétration. »

Edward hocha la tête et se déplaça de manière à être à califourchon sur mes jambes. Il posa ses mains sur ses hanches nues. « D'accord, Bella. » m'expliqua-t-il, maintenant sérieux. « Le truc, c'est le timing. Je fais pousser mes hanches en avant et, de dos, on aura l'impression qu'on se touche mais, ne t'inquiète pas, je laisserai un petit espace entre nous. J'ai déjà fait ça un million de fois, d'accord ? »

« Ça m'a l'air bon. » dis-je en essayant d'avoir l'air nonchalante même si j'étais en fait sur le point de péter un cable. J'étais sur le point de tourner ''la pénétration''. Avec Edward Masen. Mon estomac me tourna légèrement.

Pour cette partie-là, Edward semblait imperturbable. Il continua à parler, alors que mon moment de panique intérieur diminuait. « Je vais appuyer de mon pouce sur ton côté quand ton expression faciale et ton corps devront refléter le mouvement de la pénétration. Est-ce que tu comprends ? »

« Ouaip', c'est bon. » répondis-je en essayant de me convaincre que ma voix était égale.

Emmett s'approcha et arrangea les draps de satin qui nous couvraient. Il les remonta de façon à ce qu'Edward soit couvert jusqu'au niveau de sa taille. Moi, bien sûr, j'étais presque nue et complètement exposée, si on ne compte pas les pastilles qui cachaient mes tétons.

Je fermai les yeux et inspirai profondément pour me calmer pour la scène. Je restai allongée là pendant un instant, à essayer de me détendre. J'essayais d'ignorer le fait qu'Edward Masen alias ''L'homme le plus Sexy du Monde'' reposait, en ce moment-même, ses fesses nues sur mes cuisses. J'essayais d'oublier l'humidité qui trempait mon string de papier fin.

« Bella. » murmura Edward. J'ouvris les yeux rapidement et croisai son regard inquiet. Gênée, je lui offris un sourire timide d'excuse avant de mordiller ma lèvre. « On peut faire une pause si tu en as besoin. » me proposa-t-il.

« Non, non. » insistai-je doucement en secouant la tête. « Je suis désolée, Edward. Je vais bien. On peut continuer. »

J'étais prête. Je pouvais gérer ça avec maturité. Avec grâce.

Edward hocha la tête et s'avança. Il fit une pause et ses yeux quittèrent les miens pour fixer mes lèvres et ma poitrine cramoisie. Il déglutit et ferma les yeux un instant. « D'accord, c'est parti. » murmura-t-il comme pour me rassurer mais aussi lui.

Il s'allongea sur moi, ramenant son poids sur son coude gauche et il prit mon visage en coupe de sa main droite. Sa paume était plus rêche que ce que j'avais imaginé contre ma peau sensible. Malgré mes tentatives pour être professionnelle et indifférente, je me perdis momentanément dans la tendresse de son geste et dans l'adoration crédible qui émanait de ses yeux clairs. Sans réfléchir, je blottis mon visage contre sa paume, inhalant son odeur chaude et propre. Mes yeux se fermèrent alors que je fondais à son toucher.

Ohmondieu.

Je savais que je dépassais les limites mais je m'en fichais. Mon corps semblait n'exister qu'à l'endroit où sa main entrait en contact avec ma peau.

« Bien, Edward. Tu lis dans ma tête. Tendre, tu t'excuses. » La voix de Carlisle interrompit ma rêverie et j'ouvris les yeux avant de les cligner. Edward me fixait directement dans les yeux et il semblait perdu mais d'une façon amusante.

« Bella, tu te débrouilles bien, ma chérie. » me rassura Carlisle. « Laisse simplement Edward te guider. D'accord Edward, continue. »

Edward glissa le long de mon corps, s'installant entre mes jambes, positionné comme s'il allait entrer en moi. Je me battais pour maintenir un semblant de calme alors que la chaleur qui provenait de son corps s'installait entre mes jambes. Avant que je n'aie réussi à complètement me contrôler, il me surprit en posant sa tête au niveau de mon oreille. Son souffle humide chatouilla mon cou alors qu'il murmurait encore plus doucement qu'avant pour que personne ne l'entende. « Tu es foutrement belle, Bella. »

Oh. Mon. Dieu.

Je sentis une délicieuse douleur dans mon ventre à ses mots. Je savais dans ma tête que tout cela n'était pas réel. Que nous, ou du moins qu'il jouait la ''comédie''. Mais il avait dit mon prénom. Edward Masen avait dit que j'étais belle.

J'étais perdue alors qu'il posait sa main sur ma joue et plongeait profondément ses yeux dans les miens. Sa main gauche rejoignit ma taille, caressant ma peau douce de son pouce.

Nous n'étions pas en train de jouer, si ?

Il se pencha vers moi, reposant tout le poids de son torse parfaitement sculpté sur ma poitrine quasiment nue.

Oh mon dieu.

Un instant plus tard, il avança son corps et appuya son pouce sur ma hanche, me signalant que je devais réagir à ce moment-là. Mais je n'avais pas besoin de son signal pour déclencher mes expressions. Un gémissement s'échappa de mes lèvres alors que le corps d'Edward poussait vers le mien.

Il était censé me surplomber. C'était ce qui était prévu. Mais ça avait visiblement changé. La totalité de sa queue dure n'était vraiment pas entrain de me surplomber. Il se frottait lentement et délibérément contre mon clitoris gonflé. J'eus le souffle coupé sous la surprise et gémis de plaisir en regardant son visage.

Il semblait me faire une offre. Me demander silencieusement la permission de continuer.

Oh, mon Dieu. S'il te plait, oui.

Je levai les hanches en réponse, le pressant pour qu'il continue. S'il te plait, s'il te plait, fais le encore. La brûlure entre mes jambes vibrait, cherchant désespérément plus de friction, et un autre contact.

Et un autre.

Et un autre.

Carlisle semblait préoccupé, de ce que je pouvais en voir du coin de l'oeil, il arrangeait des réglages sur la caméra.

Edward était immobile, malgré mon invitation à continuer plus qu'évidente et il lança un bref regard sur le côté avant de revenir à moi. Il me re-regarda avec cette expression légèrement perplexe. Je me demandai pendant un instant si je n'avais pas imaginé des choses. C'était peut-être un accident ? Peut-être que j'avais tout foiré en me frottant à lui alors qu'il essayait de garder une distance de sécurité, une séparation professionnelle entre nous. Ça paraissait vraiment logique. Mon excitation au contact d'Edward, son odeur, son sourire, mince tout chez lui, avait effacé les inhibitions que j'aurais dû avoir.

Oh mon dieu et maintenant voilà que je venais presque de l'agresser sexuellement dans une pièce remplie de gens.

Mais il avait dit que j'étais belle, non ?

Mon esprit tournait à toute allure dans un chaos désordonné quand sa main quitta ma hanche pour glisser jusqu'à mon ventre.

Oh mon dieu.

Il plongea son regard professionnel dans le mien et lentement, délibérément, ses doigts descendirent plus bas. Mes doutes s'évaporèrent. Tout s'effaça dans la pièce pour ne plus laisser que du noir. Tout cessa d'exister à l'exception d'Edward et de ses doigts. Ils s'arrêtèrent un instant à la limite de l'élastique de mon sous-vêtements fin, avant de continuer leur voyage toujours plus bas, frôlant légèrement mon clitoris. J'étais à la fois excitée et terrifiée de ce qu'il sentirait s'il continuait ainsi. Je savais très bien que mon intimité avait trempé mon string.

Mais il n'hésita pas et ses doigts descendirent jusqu'à ce que sa main repose sur mon coeur sensible. Ses doigts s'écartèrent pour recouvrir mes lèvres gonflées, caressant volontairement le tissu trempé qui recouvrait la séparation entre mes deux cuisses. Il massa mon sexe de sa main et se pencha de manière à ce que sa bouche se trouve au niveau de mon oreille. « Je peux m'en occuper, Bella. S'il te plait, laisse-moi m'en occuper. »

Oh bon Dieu.

Je ne pus rien faire à part hocher vigoureusement la tête en réponse. Ma respiration était hachée et rapide et je rejetai la tête en arrière, ouvrant la bouche pour être plus silencieuse. Edward sortit sa main de ma culotte et bougea légèrement, de façon à ce que son membre repose contre mon intimité vibrante.

Ses yeux se plissèrent alors que ma tête allait d'avant en arrière. Un gémissement à peine audible s'échappa de sa gorge. Je fus frappée par la réalité incroyable qui s'imposait, il avait aussi besoin de ça. Il le voulait autant que moi.

Il se laissa un tout petit peu glisser le long de mon corps et son sexe se retrouva sur mon intimité recouverte d'une manière voluptueuse. Le bout de sa queue tapa mon clitoris et la surprise me fit instinctivement remonter les jambes pour l'entourer, plaquant nos corps l'un contre l'autre. Ma tête tournait comme si elle avait du mal à comprendre la sensation et l'impossible réalité de la situation.

C'était vraiment en train de m'arriver. J'étais dans un lit avec Edward Masen. Presque nue. Je me frottais à lui.

Je ne pus retenir le gémissement sourd qui s'échappa de ma gorge. Les yeux d'Edward transperçaient presque les miens avec cette même intensité. Il se pencha une fois de plus pour parler à mon oreille.

« Chuuuuut. » me prévint-il, c'était à peine un murmure. Il taquina ensuite mon oreille avec sa langue. « Personne ne le saura. » promit-il en la suçant gentiment entre ses lèvres.

Oh putain.

Il passa une main derrière ma nuque et l'autre agrippa fermement ma hanche alors qu'il continuait à caresser mon oreille de sa langue.

« D'accord, Edward, c'était excellent. Je pense qu'on a la scène de pénétration dont on avait besoin. » La voix de Carlisle semblait être à des années lumières. « Maintenant, on a juste besoin de scène d'action. Tu connais le topo. Bella, laisse juste Edward te guider. »

Avec plaisir.

Edward tourna la tête vers Carlisle et la hocha avant de recentrer son attention sur moi. Son regard était rempli de désir pur.

C'était tellement mal. Tellement peu professionnel.

Tellement et incroyablement chaud.

Je me fichais que ça ne soit pas ''réel''. Edward Masen était allongé sur moi et il frottait sa queue contre mon intimité, faisant crier mon corps pour en avoir toujours plus. Et je n'allais pas repousser mes désirs ou les siens. Ce que je savais maintenant, c'est que nous le voulions tous les deux.

Les courbes délicates de son abdomen musclé étaient pressées contre mon ventre tout doux, qui vibrait à chaque inspiration que je prenais. Sa prise sur ma hanche se raffermit et la main qui se trouvait derrière ma nuque descendit très légèrement. Il posa ses lèvres sur mon cou et le suça alors qu'il poussait de plus en plus durement et fermement son sexe épais contre mon clitoris. Il se retira, me donnant exactement le délicieux frottement dont j'avais besoin. J'arquai le dos par réflexe en réponse et suivant, mon signal, Edward recouvrit ma clavicule, le bas de ma gorge et les courbes de ma poitrine de baisers chastes. Je bougeais avec lui alors qu'il poussait en avant, encore et encore, s'excitant contre mon intimité mouillée.

J'avais plus de courage maintenant alors je posai mes mains sur sa taille, mes pouces au niveau de son ''v'' si bien dessiné qui partait de ses hanches. Mes doigts s'enfoncèrent dans la chair de ses flancs. Il laissait échapper une expiration par le nez et accéléra son rythme.

J'étais vaguement consciente que Carlisle murmurait quelque chose à Emmett, alors que la caméra tournait sur son axe. Bien que je n'en étais pas sûre, il me semblait avoir vaguement entendu un truc du genre ''elle est douée''.

Edward ne leur portait aucune attention. Sa bouche quitta ma poitrine et il posa ses mains de chaque côté de ma tête, reposant son poids sur ses coudes alors qu'il massait gentiment mon crâne. Sa mâchoire était serrée de concentration et ses hanches buttaient contre moi dans des coups rapides et fermes.

« Bon mouvement, Edward. Très naturel. » lança Carlisle depuis quelque part dans la pièce. Mon esprit choisit ce moment-là pour réaliser sa présence. Et celle d'Emmett. Et celle des cinq ou six autres spectateurs qui regardaient Edward Masen me faire décoller.

J'aurais dû me sentir gênée. Mal à l'aise. Ou bien avoir honte.

À la place, je fus encore plus excitée, si c'était possible. Je sentis une montée humide grimper entre mes cuisses déjà toutes mouillée.

À ce moment-là, je ne voulais rien de plus que d'atteindre l'orgasme sous son toucher, me laisser tomber dans l'extase, dans une pièce remplie de personnes qui ne se rendaient compte de rien. Je voulais qu'il jouisse pour moi, ici, pour qu'il s'en souvienne. Qu'il se souvienne de moi.

Je raffermis ma prise sur ses hanches, plongeant mes doigts dans la peau de ses fesses fermes. Je soulevai mon pelvis et écartai plus les jambes de manière à guider son mouvement, pour qu'il se frotte à moi. Ses yeux partirent en arrière et il siffla un ''ouiiiii'' si bas que je sus que j'avais été la seule à l'entendre.

Une chaleur monta entre mes cuisses et s'installa entre mes jambes. Je sentis mes doigts de pieds se tortiller et mes abdos se tendre. J'étais proche et je gémis en voyant les tendons du cou d'Edward apparaître. C'était un signe incontestable qu'il était lui aussi proche de la délivrance.

« Juste une autre minute, vous deux, et on aura tout ce qu'il nous faut pour la scène. Vous vous débrouillez très bien. » nous félicita Carlisle.

Sur ces paroles, les lèvres d'Edward s'écrasèrent contre les miennes. Le baiser était avide et affamé. Il suça ma lèvre inférieure avant de plonger sa langue dans ma bouche. À bout de souffle, il fit glisser ses lèvres humides le long de ma joue jusqu'à mon oreille. Il frotta sa queue contre moi tout en murmurant. « Maintenant, Bella, s'il te plait. »

Oh, OUI.

Sa douce prière me libéra. J'écrasai mes paumes sur ses fesses, le collant durement contre mon clitoris alors que j'explosais sous lui. Mon sexe frémit et mes murs intimes se resserrèrent. Je rejetai la tête en arrière en imaginant comment ça serait si son membre était en moi, m'étirant et me remplissant. Je mordis ma lèvre pour m'empêcher de gémir alors que des vagues de plaisir partaient de mon centre et parcouraient chaque centimètre de mon corps.

Edward immobilisa ses hanches et arqua le dos de manière à se pousser fermement contre moi. Il haleta difficilement alors que son corps se tendait au-dessus de moi. Je sentis sa queue frémir contre mes cuisses et il jouit avec force, silencieusement. Ses yeux verts brillaient d'un mélange passionné de plaisir et de douleur.

Putain de merde.

Je viens juste de faire jouir Edward Masen.

« Parfait, les gars. On a exactement ce qu'il nous faut. » commença Carlisle en s'avançant vers nous, un bloc note à la main. Pas le temps de se remettre.

« Putain. » marmonna Edward. Ses yeux rencontrèrent les miens. Il semblait surpris et désorienté. Il changea de position et s'assit en tailleur sur le lit, tirant sur le drap pour me couvrir. Je lui tendis un oreiller, qu'il posa sur ses genoux.

Carlisle et Emmett se tenaient à côté du lit et ils nous félicitaient pour notre performance. « C'était super chaud, les gars. » s'extasia Emmett. « Carrément. »

Mon dieu, si seulement il savait.

« Merci. » Nous avions marmonné en même temps.

Carlisle et Emmett partirent rapidement, discutant toujours avec animation alors que le reste de l'équipe s'activait dans la pièce. Je remarquai alors que nos peignoirs se trouvaient sur le lit et j'attrapai le mien. Edward m'arrêta en posant sa main sur mon poignet.

« Attends. » dit-il. « Est-ce que je peux te parler une seconde ? »

Merde.

« Hum, bien sûr. » Je rougis gênée. Ce n'était pas vraiment quelque chose dont je voulais parler. Je voulais simplement m'en souvenir, fantasmer en y pensant, sans m'écraser avec la conversation ''c'était une erreur'' qui allait sans doute arriver.

Nous fermâmes nos peignoir et je traînai les pieds derrière lui alors qu'il me guidait jusqu'à sa caravane. Il ferma la porte à clef et se tourna pour me faire face. Il passa ses mains dans ses cheveux.

« Bella. » commença-t-il en se pinçant l'arête du nez. « Je te dois des excuses. Ce qui s'est passé, c'était, hum... peu habituel, c'est le cas de le dire. Et peu professionnel dans tous les sens du terme. Et je suis tellement désolé. Je ne veux pas que tu penses que je suis une sorte de pervers douteux. Parce que ce n'est pas ce que je suis... Mais... »

Oh mon dieu. S'il te plait, ne t'excuse pas.

« Edward, c'est bon. Sérieusement. Tu m'as mise très à l'aise pour toute cette... »

Il leva la main. « Bella, arrête. Laisse-moi finir, s'il te plait. Écoute, peu importe ce que tu penses de moi, je ne veux pas que tu crois que tu seras, hum, accostée à chaque fois que tu feras la doublure pour quelqu'un. Je ne veux pas te dégoûter de ce travail. » m'expliqua-t-il en laissant ses yeux traîner sur le sol en lino.

J'eus un petit rire avant de réaliser que je devais avoir l'air impoli et ce n'est pas ce que je voulais. Il avait raison quand il disait que cette expérience avait changé les choses dans ma façon de voir ce travail, mais pas de la façon dont il semblait l'entendre.

Je m'approchai de lui et posai ma main sur ses biceps avant de les presser. Je voulais qu'il comprenne que j'allais bien. Et qu'il ne me devait rien.

« Edward, regarde-moi. » insistai-je. Il leva ses yeux blessés à la rencontre des miens. « Ce qui s'est passé là-bas, c'était incroyable. Pour moi, du moins. » me corrigeai-je. « Je veux dire, je sais bien que ça ne veut rien dire et tout mais je ne regrette pas. Du tout. Alors mettons ça sur le dos d'un manque de jugement temporaire. Un truc d'une fois. »

Sa respiration s'accéléra et il ferma fermement les yeux, plissant son visage. Il ouvrit ensuite un oeil et prit ma main. Il caressa ma paume de son pouce. « Bella, je pense qu'il y a un malentendu. » dit-il calmement. « Je voulais m'excuser pour avoir manqué de professionnalisme. Et j'espère que tu accepteras mes excuses. Mais je veux absolument que les choses soient claires. Je ne m'excuse absolument pas pour t'avoir trouvée attirante. Je n'ai pas honte de ça. »

Il fit une pause et me fixa dans les yeux avant de s'éclaircir la gorge. « Et je ne veux en aucun cas que ça soit un ''truc d'une fois''. Alors, je veux dire, je ne connais pas ta situation ou je ne sais pas si tu serais intéressée mais j'aimerais te revoir. Bientôt. »

Nom de dieu.

J'éclatai de rire. Il lâcha ma main et recula de quelques pas.

« Oh, mon dieu, Edward. » rigolai-je. « Non, je ne rigole pas de toi. Enfin, si mais c'est parce que je trouve hilarant que tu puisses penser que je ne voudrais pas te revoir. » expliquai-je.

Ses yeux retrouvèrent les miens et ses lèvres formèrent ce sourire en coin qui me faisait craquer depuis huit ans. « Ouais ? » me demanda-t-il.

« Hum, ouais. » Je haussai des épaules pour me donner un air décontracté.

« Cool. » répondit-il en imitant mon ton. Il franchit la distance qui nous séparait et caressa ma joue du bout du doigt. « Et bien, maintenant que nous avons été nus ensemble dans un lit, je suppose que je te dois un dîner. »

~X~


Je ne suis pas du genre à être fan de quelqu'un (je n'avais même pas reconnu le mec des BB brunes avec qui je tapais la discute la dernière fois au bar XD) mais j'avoue que le côté groupie de Bella me fait bien marrer ^^

J'espère en tout cas que vous avez aimé et si c'est le cas, n'hésitez pas à laisser un commentaire ;)

Pour ce qui est de cette histoire, il existe un épilogue que je traduirai d'ici quelques jours... Sinon, je vous retrouve dans la soirée pour le grand retour en fanfare de "L'Agent 00hot" et croyez-moi, il n'a jamais aussi bien porté son nom ^^

Prenez soin de vous et à très vite !

XOXO

Eresy

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