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My Life as a Trophy Wife Traduction JennaRay
Author:
Missleez PM
Parfois le mariage ressemble à un accord entre deux personnes. Bella, étudiante sans argent et Edward, avocat, en sont arrivés là. Un accord qui leur rendra la vie plus simple. D'abord le mariage, et ensuite ? EN ATTENTE DE SUITE PAR L'AUTEUR
Rated: Fiction M - French - Bella & Edward - Chapters: 14 - Words: 111,466 - Reviews: 821 - Favs: 351 - Follows: 415 - Updated: 03-30-13 - Published: 07-18-11 - Status: Complete - id: 7193714
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Bonjour à toutes !

Disclaimer: Twilight appartient à S. Meyer, cette fiction est l'entière propriété de Jennaray. Je ne suis que la traductrice de l'histoire :)

Voici donc la deuxième nouvelle traduction (sur trois) que j'ai prévu pour cette semaine... Son auteur est Jennaray, qui a aussi écrit "Life Had Others Plans" (que je traduis et que vous pouvez donc trouver sur mon profil ;)) mais attention, avec cette histoire, changement d'ambiance ! Bella est sûre d'elle et a une vision bien à elle de la vie mais je pense aussi que l'Edward de cette fiction pourrait vous surprendre ^^

Comme très souvent, cette fiction est rated M (que ça soit pour lemons ou language) donc si vous n'êtes pas en âge, fuyez avant que je vous attrape n_n

J'espère que ce début (peut-être un peu particulier) vous plaira ^^ !


Bella POV

Quand j'avais quinze ans, ma tante nous avait payé ma meilleure amie de l'époque, Katie Kerman et moi pour surveiller mes petits cousins pendant que ma mère et elle allaient faire des courses de Noël au centre commercial. Mes cousins voulaient regarder La Petite Sirène et comme Katie et moi n'avions rien de mieux à faire, nous nous joignîmes à eux.

À la fin du film, je fus franchement agacée. J'expliquai à Katie ce qui me frustrait dans l'histoire mais elle n'était pas d'accord. Je n'arrivais pas à comprendre comment Ariel pouvait clamer à cor et à cri qu'elle était amoureuse du Prince Eric après l'avoir vu pendant deux minutes. Non seulement ça, mais en plus, elle avait décidé de l'épouser après avoir passé seulement trois jours avec lui. Tout ça me semblait idiot. Elle ne connaissait même pas cet homme et elle était prête à vendre son âme pour lui.

Katie rétorqua que c'était moi l'idiote. Elle disait que j'étais immature et que j'aurais été incapable de reconnaître l'amour même s'il m'avait sautée à la figure. Elle avait bien insisté sur le fait que quand une fille trouvait son âmes soeur, elle le savait simplement. Elle semblait complètement persuadée que l'on avait pas besoin de se fréquenter ou même d'aller à un putain de premier rendez-vous pour vivre heureux pour toujours.

Après plus de six ans à sortir avec des hommes, je savais plus que de raisons que Katie Kerman avait vraiment tord. Pour vous la faire courte, je n'étais pas surprise que le nombre de lesbiennes dans le pays soit croissant.

Si vous ne l'aviez pas encore remarqué, je n'étais pas une personne très optimiste. Mais encore une fois, je ne pense pas que j'avais des raisons de l'être. La vie avait été aussi amère que des citrons jusque là et elle semblait avoir oublié d'ajouter un peu de sucre pour en faire de la limonade.

Je n'avais pas suffisamment perdu espoir pour rejoindre la communauté lesbienne mais j'avais perdu espoir en la gente masculine. Mon vibromasseur, Alejandro, était le seul homme sur qui je pouvait compter.

Mon malheur avec les hommes venait surtout du fait que j'étais pessimiste. J'étais aussi fauchée et j'avais encore du mal à m'en sortir au niveau de mes études à l'Université. À cause de mon status financier plutôt pathétique, je devais aussi endurer les attaques faites à mon postérieur par des tordus au bar où je travaillais pour joindre les deux bouts.

Je devrais vous prévenir avant que vous commenciez à lire mon histoire que je ne suis pas une personne très agréable. Mais bien que je n'ai pas toujours des arc-en-ciels et du soleil dans les yeux, j'ai une histoire très intéressante à raconter. Et tout ça grâce à un homme du nom d'Edward Cullen.

Alors comment est-ce qu'une garce aigrie et sans un rond a fini par devenir l'épouse potiche la plus chic, heureuse et bien baisée de ce putain de monde ?

Eh bien, tout a commencé par mon humiliation à l'épicerie locale.

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« Ew, sérieusement ? Est-ce que les célébrités ne sont pas sensées avoir des stylistes ? Pourquoi est-ce que quelqu'un avec un putain de styliste sortirait volontairement habillé comme ça ? »

Je jetai un coup d'oeil à Alice pour voir de quoi elle parlait. Elle tenait un exemplaire du National Enquirer et la couverture était très peu flatteuse.

« C'est Britney Spears, Alice. Tu ne peux pas attendre d'elle qu'elle respecte les règles normales de société. Elle est complètement barrée. »

Alice Cullen était ma meilleure amie et nous faisions absolument tout ensemble... y compris nos courses, ce qui expliquait pourquoi nous étions en train de faire la queue pour déposer nos achats sur le tapis de caisse. Elle haussa des épaules et reposa le magasine sur le porte-revues alors que je mettais une séparation entre nos courses.

La caissière se tourna vers moi avec un grand sourire et commença à scanner mes affaires.

« Bonjour ! Comment allez-vous aujourd'hui ? »

« Bien, merci. » marmonnai-je.

Les caissières dans les magasins me hérissaient franchement le poil. Elles étaient bien trop enthousiastes à propos de leur travail et cela m'agaçait qu'elles fassent semblant de s'intéresser à ma putain de journée. Cela m'agaçait aussi quand elles me demandaient si j'avais bien trouvé tout ce dont j'avais besoin. Si j'avais pas tout trouvé, j'aurais pas été en train de faire la queue pour sortir de ce putain de magasin.

Ne me jugez pas à cause de mes déclarations. Ma vie craignait à ce moment-là et j'étais plutôt aigrie.

« Est-ce que vous avez bien trouvé tout ce dont vous aviez besoin ? » me demanda-t-elle avec ce même sourire exagéré.

« Ouaip'. » répondis-je en insistant sur le ''P''.

Je crois qu'elle avait compris que j'étais de mauvaise humeur ou que c'était simplement mon caractère parce qu'elle continua à scanner mes articles en silence.

« Très bien. » fit-elle quand elle eut fini. « Ça vous fera cinquante-neuf dollars and soixante dix centimes. »

Je soupirai et sortis ma carte bleue de mon porte-monnaie. Le prix de la bouffe allait m'amener à ma perte.

Je tendis ma carte à la connasse souriante et elle la prit avec un autre grand sourire heureux.

Je jouais impatiemment avec mes clefs de voiture en attendant qu'elle la passe. Ça avait l'air de prendre beaucoup de temps.

« Hum... » commença-t-elle. Elle me regarda d'un air désolé.

Putain. Pas maintenant. S'il vous plait, mon dieu, pas maintenant...

« Votre carte a été refusée. »

Je soupirai et passai ma main dans mes cheveux, cherchant une solution.

« Est-ce que vous auriez une autre carte que je pourrais passer ? »

« Non. » répondis-je rapidement.

Je savais déjà que ma carte avait atteint son plafond.

« C'est pas un problème. » intervint Alice en retirant la séparation entre nos courses pour la mettre de côté. « Passez aussi mes articles, s'il vous plait. » dit-elle à la caissière.

« Alice, non, je ne veux pas que tu payes mes courses... »

« La ferme, Bella. Laisse-moi m'occuper de ça et on oubliera tout à la seconde où on passera ces portes. » rétorqua-t-elle en désignant les portes automatiques devant nous.

« Alice, je ne vais pas te lais... »

J'allais encore protester mais elle me coupa la parole avant que je puisse finir.

« Je vais quand même pas te laisser repartir sans nourriture, alors je ne veux rien entendre. »

Je soupirai, repris ma carte de crédit et la rangeai. Je savais que ce n'était pas la peine de batailler avec Alice, elle gagnait toujours.

« D'accord, mais je te rembourserai Alice Cullen. Dès que j'ai ma prochaine paie... »

« Si tu te sens mieux après. » dit-elle en haussant des épaules.

Je savais qu'Alice n'avait pas besoin d'argent mais ça allait vraiment me soulager de la rembourser.

En fait, dire qu'Alice n'avait pas besoin d'argent était un euphémisme. En la regardant comme ça, on ne l'aurait jamais deviné parce qu'elle ne s'en vantait pas, mais Alice Cullen était si foutrement riche que je ne savais même pas pourquoi elle allait à la fac. Elle n'avait même pas besoin de travailler de toute sa vie si elle le voulait.

Alice était la fille de Carlisle et Esmée Cullen. Pour être honnête, je n'étais pas bien sûre de savoir d'où venait leur fortune, sans doute de plusieurs revenus, mais en revanche, je savais qu'ils en avaient beaucoup. Toute la famille était connue sur Seattle pour leur philanthropie et leur status social.

J'étais impressionnée qu'Alice n'ait pas laissé son argent lui monter à la tête et je la respectais pour ça. Elle savait qu'elle était déjà prête à affronter la vie mais elle avait quand même des buts et des ambitions personnelles. Pas une fois elle m'avait donnée l'impression d'être inférieure parce que je n'avais pas la même vie privilégiée qu'elle.

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La soirée suivant l'incident Bella-est-pauvre-et-elle-ne-peut-pas-payer-ses-courses, j'accompagnai Alice à la maison de ses parents pour dîner. Pardon, je voulais dire au manoir de ses parents pour dîner.

Peut-être que manoir était un peu exagéré mais maison ne suffisait vraiment pas.

Les Cullen prneaient un grand repas de famille tous les dimanches. J'avais déjà été invité quelques fois mais en fait, c'était la première fois que j'acceptais. Alice disait qu'elle voulait vraiment que je vienne alors j'avais fini par céder.

« Bella, ma chérie ! Comme c'est bon de te voir ! » dit doucement Esmée en m'enlaçant avant de me donner un baiser sur la joue.

« Je suis contente de vous voir moi aussi, Esmée. Merci de m'avoir invitée. »

« Oh, évidemment... tu sais que tu es toujours la bienvenue. »

J'entrai avec Alice et Esmée et nous rejoignîmes le salon où Carlisle et le aîné frère d'Alice, Emmett étaient assis. Ils étaient sur le canapé et sirotaient ce qui ressemblait à du scotch. Dès que nous entrâmes dans la pièce, ils se levèrent pour nous accueillir Alice et moi.

« Hey, Bells ! Comment tu vas ? » me demanda Emmett en reculant après m'avoir embrassée sur la joue.

Emmett était une autre de ces personnes qui étaient un peu trop enjouée mais contrairement à la caissière du magasin, cela ne me gênait pas. Quelque chose dans son enthousiasme semblait plus authentique.

Il ressemblait beaucoup à Alice. Il était foutrement riche mais on n'aurait jamais pu le deviner en le regardant.

« Où est Edward ? » demanda Alice. « Je pensais qu'il venait ? »

Edward était l'autre frère d'Alice. Il était plus âgé qu'elle et s'était aussi le Cullen que je connaissais le moins. Contrairement à Alice et Emmett, il avait un mode de vie exubérant. C'était un avocat prestigieux et il avait investi dans plusieurs petites affaires locales. Je ne l'aimais pas particulièrement mais je ne le détestais pas non plus. J'étais indifférente. Je ne le connaissais pas vraiment. J'avais traîné un nombre de fois incalculable avec lui depuis que je connaissais Alice mais je n'avais jamais vraiment eu de conversations avec lui.

La première fois que j'avais rencontré Edward, je me rappelle que je l'avais trouvé follement attirant. J'étais sortie dîner avec la famille d'Alice pour fêter son dix-huitième anniversaire et je ne m'attendais certainement pas à ce que son frère aîné sexy arrive. Sa vision envoya des frissons jusqu'à mon intimité. Néanmoins, son manque de correction avait un peu gâché les choses. Il avait passé son temps sur son blackberry et avait à peine participé à la conversation. Il était impoli et n'arrêtait pas de se plaindre à propos de détails.

« Oh, il devrait bientôt être là. Il m'a dit qu'il était retenu au bureau. » nous informa Esmée.

« Ça veut dire encore deux heures. » rétorqua Alice en roulant des yeux.

« Tu veux parié sur son retard ? » demanda Emmett avec un sourire malicieux.

« Oh arrêtez un peu tous les deux. » intervint Esmée. « Je suis sûre qu'il sera là comme il l'a dit. »

« Ouais... il finira peut-être par arriver. » souffla Alice.

« Allons, viens t'asseoir, Bella. » dit Esmée en changeant de sujet. « Comment se passent les cours ? »

Nous retournâmes vers les canapés, nous installant à des endroits divers. Alice, Emmett et moi étions sur le sofa alors qu'Esmée et Carlisle avaient leur propre fauteuil.

« Les cours se passent bien. Cette année a été difficile mais je savais que ça serait comme ça. »

« Combien d'heures est-ce que tu as pris ce semestre ? » demanda Emmett.

« Quinze heures. » répondis-je.

« Et tu travailles ? » demanda Esmée.

« Ouais, mais seulement à mi-temps. »

« Eh bien, tu es vraiment vaillante, Bella. » approuva Carlisle. « Il faut beaucoup de courage pour gérer de front la fac et le travail. C'est très impressionnant. » ajouta-t-il avec un sourire.

« Merci. » marmonnai-je.

Impressionnant n'était pas vraiment le mot que j'utiliserais alors que j'étais assise dans votre putain de manoir, Mr Cullen.

Nous discutâmes tranquillement pendant un moment jusqu'à ce que le dîner soit prêt. Nous nous installâmes tous autour d'une longue table et Carmella, la bonne des Cullen, nous servit.

J'étais un peu intimidé. Je ne savais pas comment réagir face à la table parfaite et minutieusement préparée. Je ne comprenais pas pourquoi j'avais deux couteaux.

Esmée continua à nous assurer qu'Edward serait là d'une minute à l'autre mais apparemment, il avait des choses importantes à faire parce qu'il ne se pointa qu'à environ la moitié du repas.

« Très gentil à toi de te joindre à nous, mon garçon. » dit froidement Carlisle quand Edward s'assit.

« Merci, Carmella. » marmonna Edward à la bonne quand elle posa une assiette devant lui.

« De rien, Mr Cullen. » dit-elle en souriant avant de retourner à la cuisine.

« Désolé, d'être en retard. J'ai été retenu par un client. » s'excusa-t-il bien qu'il ne semblait pas du tout avoir de remords pour son retard.

Nous continuâmes le dîner tout en discutant tranquillement et fidèle à lui-même, Edward se concentra tout le temps sur son blackberry. Quand nous eûmes terminé, je m'excusai pour rejoindre le patio pour fumer une cigarette. J'aimais beaucoup les Cullen mais parfois, tout était trop correcte et formel pour moi chez-eux. J'avais besoin d'air et il fallait aussi que je parle à mon père.

Je sortis et m'assis sur une des chaises du patio. Je pris mes cigarettes et mon portable. J'en allumai une et composai le numéro de mon père.

« Allo ? »

« Hey, Papa, c'est moi. » dis-je en prenant une bouffée.

« Hey, Bells. Qu'est-ce qui se passe ? »

« Rien, je passe la soirée chez les Cullen avec Alice. »

« Oh, c'est bien. » dit-il d'un ton approbateur. Mon père adorait Alice. « Pourquoi est-ce que tu m'appelles de là-bas ? Quelque chose ne va pas ? »

Je soupirai et pris une autre bouffée avant de lui répondre.

« Rien d'horrible mais j'ai besoin de te demander une faveur. »

« Qu'est-ce que c'est ? » demanda-t-il légèrement perdu.

« Eh bien, ma carte de crédit a été refusée à l'épicerie hier et c'était littéralement ce qui me restait d'argent. Je serai pas payée avant jeudi. »

J'entendis la porte derrière moi s'ouvrir et jetai un coup d'oeil par dessus mon épaule. Edward était en train de sortir, plaçant une cigarette dans sa bouche. J'avais oublié qu'il fumait. C'était le seul Cullen qui le faisait.

« Alors tu m'appelles pour me demander de l'argent ? » demanda mon père, attirant mon attention sur mon téléphone.

Je me retournai et ignorai la présence d'Edward alors qu'il s'installait sur une autre des chaises du patio.

« Si tu pouvais seulement me virer un peu d'argent et je te promets que je te rembourserai dès que je reçois ma paie. »

Je l'entendis soupirer de l'autre côté de la ligne et je me tendis d'anticipation. Il allait sans doute me dire non.

« Je ne sais pas, Bella. Je vais voir ce que je peux faire. Je pourrais peut-être te donner un petit quelque chose mais je suis à sec moi-aussi. »

« Eh bein, tout m'aiderait, Papa. Et ça serait vraiment gentil. »

« Ouais, je sais. Écoute, je vais voir ce que j'ai et je te rappelle, d'accord ? »

« D'accord. »

« Et pourquoi est-ce que tu ne demanderais pas à ta mère ? »

« Tu sais aussi bien que moi que Maman n'a pas un rond à me donner. »

« Ouais, je sais. » Il prit la mouche. « J'aimerais seulement qu'elle t'aide un peu plus. »

« Ouais, moi aussi. Mais ce n'est pas qu'elle ne veut pas... Elle n'a pas l'argent c'est tout. »

« Très bien, eh, bein, je te rappelle rapidement... »

« D'accord, merci, Papa. »

Quand je raccrochai, j'avais presque fini ma cigarette. Je m'en rallumai aussitôt une autre. Je ne me considérais normalement pas comme une accro au tabac mais c'était une circonstance spéciale. J'étais horriblement stressée.

« Des problèmes d'argent ? » demanda la douce voix d'Edward depuis quelque part sur ma droite.

Je le regardai tout en prenant une longue bouffée. J'étais bien trop stressé pendant mon coup de fil pour me foutre de savoir qu'Edward écoutait mais maintenant que je l'observai, je réalisais que je venais d'avoir une conversation plutôt gênante devant lui.

Oui, Edward, la pauvre meilleure amie de ta soeur accro au tabac ne pouvait même pas se payer ses propres putains de courses.

« Euh, ouais. » marmonnai-je. « C'est un peu juste ces derniers temps et comme j'étais malade la semaine dernière, j'ai raté des jours de travail. J'ai du retard dans mes factures. »

Je ne savais pas pourquoi je ressentais le besoin de lui justifier mes problèmes financiers mais je le faisais.

« Tu pourrais demander une avance à mes parents, ils t'adorent. »

« Non. » répondis-je en secouant la tête. « C'est humiliant. Je déteste demander de l'aide aux gens, même à mon père. Je ne l'aurais même pas appelé si je n'avais pas une facture d'électricité de soixante dollars que j'aurais dû payer il y a deux jours. »

Il hocha la tête et souffla de la fumée par le nez.

« Je suis désolée. Je ne devrais pas te faire chier avec mes problèmes. »

« C'est rien. Tout le monde devrait avoir quelqu'un à faire chier. »

Nous restâmes assis dans un silence confortable jusqu'à ce qu'Edward reprenne la parole.

« Tu devrais pas fumer tu sais. C'est mauvais pour toi. »

J'arquai un sourcil et désignai la cigarette qu'il avait à la main.

« Est-ce que ça ne fait pas de vous un hypocrite, Mr Cullen ? »

Il haussa des épaules et prit une autre longue bouffée. Il fit une pause et souffla par le nez avant de prendre la peine de me répondre.

« Ça ne sera pas la première chose à me tuer. Si c'est le cas, je devrais m'estimer heureux. »

« Eh bein, c'est pas une très bonne façon de voir les choses. »

« Tu crois ça ? Hmm... Je considère ça comme une pensée optimiste. »

« Ça m'a plutôt l'air pessimiste. »

« Peut-être pour toi. » rétorqua-t-il en haussant une nouvelle fois des épaules. « Mais parfois des évènements et des expériences brèves et difficiles ont un plus grand impact que ce qu'on aurait jamais rêvé. Je préférerais vivre une vie courte, remplie et heureuse plutôt qu'une vie longue et misérable. Je préfère vivre l'instant présent. »

Il leva sa cigarette comme pour porter un toast, puis il la ramena à ses lèvres.

« Peut-être que moi aussi. »

« Je crois pas. » dit-il en écrasant sa cigarette sur le bord de la table.

Il se leva et commença à rentrer, me laissant penser qu'il mettait fin à cette conversation. Il se retourna alors et me regarda par dessus son épaule.

« Si tu vivais une vie heureuse et remplie, Isabella, tu aurais un moyen de payer ta facture d'électricité. »

Et sur ces paroles, il entra dans la maison, refermant la porte derrière lui.

Je ne savais pas si je devais me sentir perdue ou offensée par ce qu'il venait de dire mais j'avais plutôt tendance à être offensée.

Les gens pauvres pouvaient être heureux, pas vrai ?

Tu es pauvre. Est-ce que tu es heureuse ? Non. Point servi et marqué par Edward Cullen, l'avocat sexy en personne.

Je dis à ma conscience plus censée de mettre fin à ce monologue et retournai à l'intérieur.

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Alice et moi avions cours de bonne heure le lendemain matin, alors nous ne restâmes pas très tard. Esmée avait demandé à Carmella de préparer du café et nous installâmes tranquillement tous ensembles au salon pour le siroter. Alors que les Cullen discutaient d'actualité et d'affaires étrangères, je restais juste là. Mon esprit immature et bas de gamme de la classe ouvrière ne semblait pas marcher comme les leurs.

Quand nous eûmes fini le café, Alice et moi ramassâmes nos affaires en prévision de notre départ. La seul personne qui était partie avant nous, c'était Edward. Apparemment, il ne ressentait pas le besoin d'arriver à l'heure ou de rester un peu plus longtemps pour avoir une vraie conversation avec ses parents.

« Bella, ma chérie, tu viens bien à la fête de la semaine prochaine, n'est-ce pas ? » me demanda Esmée alors que nous nous tenions devant la porte d'entrée pour faire nos adieux.

Bon sang, Bella... ''nos adieux'' ? Tu avais passé bien trop de temps dans la luxueuse demeure des Cullen. Il était grand temps que tu retournes à ton appartement miteux.

« Ouais, je serai bien là. » promis-je.

La semaine suivante, il y avait la soirée d'anniversaire de mariage d'Esmée et Carlisle et puisqu'ils m'avaient prévenue longtemps à l'avance, je me sentais dans l'obligation d'y aller.

« Formidable. Il me tarde de t'y voir alors. »

« Moi aussi, bonne nuit. » répondis-je.

« Faites attention sur la route, les filles. » dit Carlisle en nous embrassant Alice et moi sur la joue.

Dès que nous fûmes dehors et que les Cullen étaient rentrés, fermant la porte derrière eux, je retournai mon sac pour trouver mon paquet de cigarettes. Je l'ouvris et fus intérieurement surprise.

Il y avait là, roulé et positionné en ligne avec les autres cigarettes, un billet froissé de cent dollars.


Oh ! Edward est plein de surprises, non ? :)

Je sais pas vous, mais je trouve que Bella (comme Edward d'ailleurs) a un sacré caractère ^^ C'est d'ailleurs ce qui m'avait plu au début dans cette histoire... Ne vous attendez pas à une Bella qui obéit bêtement à Edward et vise/versa, ne vous attendez pas à ce qu'Edward se la joue gentil gentleman n_n

N'oubliez pas de laisser votre avis sur ce début avant que je reparte pour de nouvelles mises à jour traductionnelles... (Est-ce que c'est un mot ça ? Maintenant Oui XD)

Prenez soin de vous et à très vite !

XOXO

Eresy

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