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Games » Final Fantasy VII » Le complot du petit chaperon rouge
Chneufleur
Author of 7 Stories
Rated: T - French - Humor/Romance - Zack F. & Cloud S. - Reviews: 8 - Published: 09-16-11 - Complete - id:7386822

Auteuse : Encore et toujours Chneufleur ! Et Zouzoupette au Betareadage.

Disclamer : Tout à Square Enix.

Genre : pas sérieux.

Paring : … On ne chance pas une équipe qui gagne ! Ah, non c'est pas ça. Bon, on ne change pas un couple mignon ! Niark. Zack x Cloud quoi.

Shonen-aï

Notes : Coucou ma Lala ! Voila ta fic d'anniv ! Comme tu me l'avais demandé, un ZackCoud version petit chaperon rouge. Je l'ai juste remixé à ma sauce…

En italique : les pensées des personnages.

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Le complot du petit chaperon rouge.

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Parfois, les autres influencent notre vie de façon irréversible. Pour le meilleur et pour le pire. Aujourd'hui ce sera pour le meilleur.

Tout le monde à la Shin-Ra était d'accord sur un point : Ras-le-bol des deux handicapés des sentiments, incapables de voir qu'ils étaient faits l'un pour l'autre. L'un, timide au possible, se languissait d'amour, pendant que l'autre courait les jupons à la recherche de La bonne personne, qui se trouvait juste sous son nez, et qui justement se languissait d'amour pour lui !

Reno, le plus proche de ces deux imbéciles, et donc des regards désespérés de Cloud à chaque rencard de Zack, décida, un jour, d'agir pour leur bien. Il usa de toutes sortes de stratégies, qui échouèrent plus lamentablement les unes que les autres. En bourrant Zack, il n'obtint pas une prise de conscience (due à une tortueuse réflexion, encouragée par l'alcool et Reno), mais des ronflements. Une autre fois, ce fut le blondinet qu'il saoulât, espérant que Cloud se décoincerait un tant soit peu et volerait au moins un baiser à Zack, mais en plus d'avoir l'alcool triste, comme dans le SOLDAT, les beuveries étaient prohibées (c'est surtout que Cloudy est trop sérieux pour boire oui !), il ne tenait pas l'alcool et vomi toute la soirée.

Le plan suivant de Reno consistait à les enfermer dans une pièce jusqu'à ce qu'ils se sautent dessus, mais Zack avait préféré passer la nuit à raconter ses histoires de cu…errm de cœur à Cloud, lequel était sorti plus déprimé qu'un tomberry sans son couteau de cuisine, et peut-être aussi un peu hargneux envers la gente féminine.

Ensuite, le Turk força la climatisation de l'hélicoptère qui les ramenait tous trois de mission, pour enrhumer Cloud et obliger Zack à lui donner sa veste, mais le trajet s'arrêta avant le premier éternuement. Pendant des semaines il essaya nombre de tactiques plus que loufoques. Et enfin, un matin, il se trouva un allié. Enfin c'est plutôt l'allié qui le trouva : Genesis avait remarqué son petit manège et l'aborda dans un couloir désert.

« Hé gamin ! Je crois que t'as besoin d'un soutient pour concevoir un plan machiavélique qui réussira. »

A force de lire des livres bizarres, le plus vieux avait acquis un esprit tordu. Aussi, s'en suivit de cette alliance une flopée de situations qui laissa le blond et le brun aussi rouges que les cheveux des deux entremetteurs. Il y eut notamment le coup de l'ascenseur. Ils voulaient enfermer leurs victimes dans l'ascenseur de la tour de la Shin-Ra et le bloquer entre deux étages quelques heures, tout en leur faisant écouter en boucle des chansons… qui laissaient peu de place à l'imagination (« Oh my ding-ding-dong… »). Mais c'était sans compter la présence du directeur, qui pile ce jour là, à cet instant précis, avait subitement eut envie de se dégourdir les jambes dehors. Les trois hommes étaient sortis cramoisis et crispés, tous très remontés contre la maintenance. (On notera une vague de renvois et de mission bâclées –façon bourrin - à la suite de cet épisode. Y aurait-il un lien ?)

Durant une de leurs réunions secrètes dans un bureau réquisitionné pour l'occasion, ils furent surpris par Vincent Valentine, qui passait par là. (En réalité, il cherchait un coin tranquille pour ne rien faire/ être seul/ avoir la paix/ faire des mots croisés niveau 3/ faire un p'tit somme/ s'apitoyer sur son sort/ nettoyer ses flingues. Entourez la/les bonne(s) option(s) ).

Comme tout le monde était au courant des agissements des deux roux, sauf bien sûr le futur couple, Vincent savait ce qu'ils trafiquaient seuls dans ce petit bureau exigu (…XD), et il fut enrôlé de force. A moins qu'il ne se soit invité lui-même, on ne saura jamais.

Grâce à lui, le plan du siècle fut mis sur pied. Reno et Genesis proposaient des idées et Vincent clignait des yeux en signe d'acquiescement, ou fronçait imperceptiblement les sourcils quand il fallait approfondir et améliorer le projet. En tant que Première Classe, Genesis put user des instances supérieures et créer une fausse mission pour piéger Zack et Cloud.

Nom de code de la mission : Le loup doit manger le petit chaperon rouge.

Superviseurs de la mission : Unité RED. (ouioui, Red, comme les cheveux de Reno et de Gege et la cape de Vinc')

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Il pleuvait. Un peu comme si quelqu'un avait crevé les nuages et qu'ils déversaient leur fureur sur la tête de Cloud. Fichue forêt boueuse. Fichue mission.

Pourtant, il y a quelques heures, il faisait un temps superbe. Il s'entraînait sous l'œil incompréhensiblement machiavélique de Reno, qui discutait météo avec Genesis.

Et puis Genesis l'avait réquisitionné pour une mission ultrasecrète : ravitailler le professeur Hojo, qui s'était exilé au fin fond des bois. En principe, c'est Vincent qui aurait dû y aller, mais bizarrement, ce jour-là, il était introuvable et injoignable. Pour éviter que le scientifique ne le reconnaisse pas et lui tire dessus, le blond avait enfilé une des capes du « déserteur » - c'était un genre de code : cape rouge = ami. Au début, Cloud avait refusé, parce qu'avec un truc rouge sur le dos dans une forêt bourrée de monstres, question discrétion on avait déjà vu mieux. Mais Genesis lui avait bien précisé que Hojo le prendrait pour un espion venu l'assassiner s'il ne portait pas cette cape. Et puis entre se prendre une rafale de balle et devoir tabasser quelques bestioles de plus, le choix était vite fait.

Au début, Cloud dégoulinait de sueur. Non vraiment on a pas idée de faire une mission dans une forêt humide, par temps chaud, lourd et moite – c'est-à-dire avant un méga orage – avec sur le dos une fichue cape que des gens normaux ne porteraient que par moins vingt-cinq degrés, avec neige et blizzard. Il avait fini par atteindre la planque perdue d'Hojo au fin fond des bois. Il avait été accueillit sans problème, et le scientifique ne lui avait pas paru paranoïaque, juste un peu surpris par sa tenue bizarre, vraiment pas discrète et trop chaude pour un temps pareil. Encore un coup tordu de Genesis, avait pensé Cloud en donnant à Hojo ses galettes et son petit pot de beurre. Euh non, ses pizzas et son pack de bière. Et puis il était vite reparti, pressé de rentrer chez lui pour se prendre une douche froide, ou peut-être un bain de glaçons. Ensuite, il prendrait un thé glacé assis sur le carrelage frais entre un ventilateur et le frigo ouvert. Moui, définitivement un bon plan ça.

Mais malheureusement, ou heureusement, il avait le cerveau engourdi par la chaleur, il ne savait plus trop d'où il venait, et ne savait plus par où aller. Il avait bien essayé d'utiliser le GPS de son PHS, mais le pauvre appareil avait rendu l'âme. Ah oui, c'est vrai, il l'avait prêté à Reno le matin même et cet imbécile l'avait fait tomber par inadvertance dans sa tasse de café. Si ça n'avait pas été à cause du coup de coude involontaire de Genesis, Cloud aurait sûrement accusé le Turk d'avoir fait exprès. Parce que tout de même, sa maladresse était redoutablement précise. Un peu comme la fois où Reno l'avait malencontreusement poussé dans les escaliers, juste au moment où Zack montait droit sur eux pour les saluer. (Et boum ! un Cloudy dans les bras de Zack ! Malheureusement rien de concluant.)

Bref, à présent, Cloud essayait – sans résultat – de sortir de la forêt. Sauf qu'après une heure de marche dans une atmosphère digne d'une forêt tropicale, il s'était mis à pleuvoir des trombes d'eau. Le blond avait rabattu sa cape sur sa tête pour s'abriter un minimum des gouttes de pluie. Les rares mèches de cheveux qui dépassaient de sa capuche improvisée étaient tout de même trempées et lui collaient au front et sur les joues. Il pataugeait dans la boue. Ses vêtements imbibés d'eau pesaient de plus en plus lourd. Cloud se laissa finalement tomber sur une souche d'arbre, remonta ses genoux contre lui et se réfugia sous sa cape, le temps de rassembler son courage pour repartir.

oooO_Oooo

Il pleuvait. Un peu comme si quelqu'un avait crevé les nuages et qu'ils déversaient leur fureur sur la tête de Zack. Fichue forêt boueuse. Fichue mission.

Pourtant, il y a quelques heures, il faisait un temps superbe. Zack se prélassait sur le toit d'un entrepôt d'artillerie lourde.

Et puis Genesis l'avait réquisitionné pour une mission ultra-importante : retrouver la personne qui s'était égarée dans la forêt. Tout ce qu'il savait, c'était qu'il devait faire vite, car dans ces bois vivaient « des monstrueux montres avides de sang et un psychopathe alcoolique », dixit Reno, qui était présent durant le briefing de la mission pour on ne sait quelle raison sans intérêt (ou paaaas). Zack savait aussi que la personne perdue dans la sombre et dangereuse forêt était blonde et portait des habits rouges.

Au début il avait rechigné, mais dès que Genesis lui avait donné ces deux dernières informations, il était passé en mode « sauveteur de jeune fille en détresse », et avait sauté dans le premier hélicoptère qu'il avait vu, en agressant presque le pilote pour qu'il décolle-vole- et atterrisse plus vite.

Ils s'étaient finalement posés dans une petite clairière au milieu des arbres. Zack était parti à la recherche de cette mystérieuse personne disparue. Mais malheureusement, cette recherche ne s'annonçait pas simple : il allait devoir fouiller toute la forêt pour trouver la personne, qui avec un peu de malchance, ne l'attendait pas bien sagement quelque part, mais se déplacerait pour essayer de s'en sortir seule, ce qui réduisait considérablement les chances pour qu'ils se croisent.

Bref, Zack marchait dans la chaleur torride de l'été, tout en cherchant une tache de rouge qui indiquerait, non pas la présence de fraises des bois, mais celle de la blonde qu'il cherchait désespérément depuis des heures. (Car pour lui, pas de doute, c'est une fille qu'il doit retrouver. Et puis il vient de rompre avec sa dernière conquête, et en cherche une nouvelle. De préférence blonde. Il a d'ailleurs un faible pour les blondes. Avec les yeux bleus. Et c'est bien connu, sauvez une demoiselle ne détresse, elle vous tombera dans les bras illico.) Bon, et s'il pouvait faire un peu moins chaud ce serait bien, parce que draguer quand on est couvert de sueur, c'est pas extra.

Son vœu fut exaucé : il reçut une goutte sur la joue, une autre dans la nuque, puis ce fut le déluge. Il devait secouer la tête - comme un chien mouillé – toutes les deux minutes pour ne pas se noyer dans ses cheveux. Il grommela pour la forme, mais dans le fond il jubilait, et devait museler son âme d'enfant pour ne pas sauter à pieds joints dans la première flaque d'eau venue.

Pour la troisième fois en dix minutes, Zack dû s'arrêter pour essorer ses chaussettes. Il posait les fesses sur une souche d'arbre et commençait à enlever sa chaussure droite quand il remarqua des traces de pas dans la boue qui n'étaient pas les siennes. En remettant prestement sa chaussure, il regarda les empreintes. Elles venaient de sa gauche, s'arrêtaient au pied des racines de son siège improvisé et recommençaient sur sa droite. La pluie n'avait pas encore altéré les traces, donc il devait être à quelques minutes de sa « proie ».

Il sauta sur ses pieds et s'empressa de suivre la piste. Après une centaine de mètres, il failli perdre la trace de celle qu'il devait secourir, mais il la retrouva derrière un tronc d'arbre. Plus loin, les empreintes s'espacèrent légèrement. Cela signifiait que la jeune fille s'était mise à courir. La pluie s'abattait de plus en plus fort sur Zack, lui brouillant la vue et l'obligeant à s'arrêter pour vérifier qu'il suivait bien la piste. De temps à autre, il avait l'impression de voir un éclat rouge entre les arbres.

Un cri retenti devant lui. Merde ! Maintenant, sa jeune fille en détresse était vraiment en détresse ! Il força l'allure pour lui porter secours.

oooO_Oooo

Assis sur sa souche, Cloud écoutait la pluie s'écraser sur sa cape. Un son le fit sursauter. Les sens en alerte, il releva la tête pour chercher la source du bruit. Ne percevant plus rien, et craignant la mauvaise rencontre, il décida de déguerpir sur le champ. Après une centaine de mètres, il s'arrêta pour regarder derrière lui. Il entendit très nettement, malgré le vacarme de l'averse, un grognement et des pas dans la boue (très facile à reconnaître ça : un bruit d'éclaboussure quand on pose le pied, un bruit de succion dégueu quand on l'extirpe de la boue.). Bien décidé à ne pas rencontrer le qui ou le quoi à l'origine de ce bouquant, il se mit à courir. Il glissait sur la mousse trempée et devait contourner les flaques trop larges ou trop profondes. Il serrait la cape autour de ses épaules pour ne pas qu'elle s'accroche aux branches et le ralentisse. Son avancée était pénible. A quelques mètres devant lui, un arbre couché lui barrait la route. Il prit son élan, posa un pied dessus et sauta de l'autre coté.

Il poussa un cri pas très viril en se vautrant magistralement dans un fossé boueux rempli de ronces. Note à moi-même pour la prochaine fois : faire ne sorte qu'il n'y ait pas de prochaine fois. Cloud tenta vainement de dépêtrer sa cape des ronces. Le bruit de course qui se rapprochait inexorablement le faisait paniquer. Et plus il paniquait, moins il arrivait à se dégager. Pas très professionnel tout ça. Puis son poursuivant fut sur lui. Il ferma les yeux dans l'attente du premier coup de griffe/croc/poing/feu. Mais rien n'arriva. Il entendit un truc qui ressemblait vaguement à des paroles, mais il avait trop de boue dans les oreilles pour en comprendre un traître mot.

Il ouvrit lentement les yeux. Le machin qui venait d'apparaître sous son nez le fit loucher. Oooooh une main ! Pour l'aider à se relever ! Peut-être qu'il n'allait pas mourir finalement. Il essuya maladroitement sa propre main dans sa cape pour ne pas mettre de boue sur celle de son sauveur, et posa ses doigts sur la paume tendue vers lui. Aussitôt l'autre raffermit sa prise et Cloud fut littéralement soulevé dans les airs. Il avait à peine remis les pieds sur terre que le propriétaire de la main le tira contre lui et, sans lâcher ses doigts, son bienfaiteur posa sa main libre autour de sa taille. Hé là ! Bas les pattes ! pensa le blond. Il leva la tête pour protester à voix haute. Et il sombra dans un océan azur.

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Zack arriva vite devant l'arbre couché. Il fit prudemment le tour et découvrit un tas de tissu rouge, couvert de boue et entouré de ronce.

« Mademoiselle, arrêtez de gigoter, je vais vous sortir de là ! Prenez ma main ! » S'exclama-t-il en tendant le bras vers elle.

La « demoiselle en détresse » s'était figée. Après plusieurs secondes, elle extirpa sa main de sous sa cape, puis elle posa très délicatement ses doigts délicats sur sa paume. Il referma la main et releva la jeune fille. Elle avait les yeux couverts par sa capuche. Zack vit les mèches blondes collées sur ses joues pâles par la pluie et la boue. Elle avait un joli nez fin, et de magnifiques lèvres roses, faites pour recevoir des baisers. Les siens assurément.

Blonde et habillée en rouge. C'était bien elle qu'il devait retrouver. Et il se dit aussi qu'il venait de trouver La Fille De Ses Rêves.

Etrangement, le visage fin de la jeune fille lui faisait vaguement penser à quelqu'un, mais il ne chercha pas plus loin. Ni une, ni deux, il passa en mode « prince charmant », la tira contre lui et la saisit par la taille. Légèrement plus petite que lui, elle leva (enfin) les yeux vers lui. Et il sombra dans un océan azur.

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Zack ? Oh Shiva, il est toujours aussi beau… Minutes, qu'est ce qu'il fait ici ? Et s'il pouvait me lâcher, sinon je vais être obligé de l'embrasser.

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Ces yeux… ça y'est chui amoureux ! Mince, qu'est ce qui m'a pris de la prendre par la taille, elle va me prendre pour un pervers... Oui, je ferais vraiment mieux de la lâcher, sinon je risque de l'embrasser.

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« Mademoiselle, le Général Genesis m'a chargé de vous retrouver et de vous ramener saine et sauve à Midgar ! »

« Je ne… » Commença Cloud.

« Vous allez bien ? Vous n'êtes pas blessée ? »

Suis pas une fille ! Espèce d'abrutit ! C'est moi Cloud !... Il a dit qu'il était envoyé par Genesis ? Mais je ne me suis pas perdu ! Enfin si, mais les recherches auraient dû commencer seulement demain, dès qu'on se serait rendu compte que je n'était pas rentré après la mission… C'est quoi encore ce bordel ?

« Mademoiselle ? Mademoiselle, vous êtes sûre que ça va ? Vous avez l'air ailleurs. »

Rooh il s'inquiète pour moi… Non, il me prend pour une fille. Il n'aimera jamais les mecs. Il ne m'aimera jamais... Très bien mon p'tit Cloud, depuis quelques temps, tu te retrouves dans des situations…Bizarres avec Zack. Alors cette fois tu arrêtes de déprimer et tu profites de l'occasion.

Sa nouvelle résolution en tête, il répondit un petit « oui, ça va. ». Petit, pour ne pas être trahi par sa voix. Zack paru se calmer un peu et poursuivit :

« Avec ce déluge, l'hélico ne pourra jamais venir nous récupérer. Venez. On devrait se trouver un abri pour la nuit. »

oooO_Oooo

Ils avançaient péniblement entre les arbres. Les deux jeunes hommes étaient à présent trempés de la tête aux pieds. Avant que la nuit tombe, ils découvrirent, sous les branches basses d'un sapin, un petit espace sec, juste contre le tronc. Ils s'assirent avec soulagement sur le sol couvert d'aiguilles et s'adossèrent à l'arbre.

Ils s'ennuyaient. Pas moyen de dormir avec un temps pareil. Pas de quoi allumer un feu, rien pour passer le temps. Zack attrapa mollement une pomme de pin, qu'il fixait depuis quelques minutes déjà, et commença à l'éplucher. Il en était à sa troisième quand il tourna enfin son regard vers sa protégée. « Elle » ramassait toutes les aiguilles de pin qu'elle avait à portée de main et les empilait méthodiquement. Et sous un sapin, des aiguilles, y'en a des tas. Finalement, il se perdit dans la contemplation du profil de la « jeune fille », qu'il apercevait, sous sa cape à chaque éclair. Il décortiqua une autre pomme de pain, et se décida enfin à lui faire la conversation.

« Et donc, euh, qu'est-ce que vous veniez faire ici ? »

Cloud se figea instantanément. Il n'allait quand même pas inventer un mensonge, si ? Déjà qu'il le trompait sur son identité, ça risquait de faire un peu beaucoup de choses fausses. En plein débat avec sa conscience, il écoutait d'une seule oreille le monologue décousu de Zack.

« Vous savez, on pourrait calculer la distance à laquelle tombent les éclairs. Il suffit de compter le temps entre l'éclair et le tonnerre, on multiplie par trois cent quarante et ça donne la distance en mètre. C'est étonnant que vous n'ayez croisé personne dans la forêt. Même pas un petit monstre. D'un autre côté c'est une chance, vous n'avez pas eu à vous battre. Vous auriez pu être blessée. »

Le blond, en entendant cela, tira en avant sa capuche pour cacher son sourire. Il avait rencontré une horde de bestioles un peu abruties par la chaleur. Il les avait fait déguerpir avec quelques coups de feu. Son fusil était toujours utile lors de ses missions. Fusil… Où était passé son fusil ? Il tâta discrètement son dos pour voir s'il n'y était pas accroché comme il aurait dû. Non. Misèèère, son supérieur détestait qu'on perde son matériel. Il réfléchit. Ah, il s'était sûrement décroché quand il était tombé dans les ronces. Pas moyen de le récupérer sans dire la vérité à Zack. Il soupira.

Le jeune homme aux cheveux noirs prit cela pour un soupir d'ennui. Un peu embarrassé, il se tut. Il se replongea dans la contemplation de la « jeune fille ». Ses cheveux blonds dépassaient par mèches de sous sa capuche et s'égouttaient joyeusement sur ses genoux. Mu d'une envie soudaine, il captura un épi doré entre ses doigts. Fasciné par la texture, il se rapprocha.

L'esprit de Cloud n'émettait plus qu'une seule chose : Danger ! Le visage de Zack était définitivement trop proche du sien. Il tourna vivement la tête pour ne pas faire quelque chose qu'il regretterait.

Oups. Zack avait encore gaffé. Il retira prestement sa main.

« Je…suis désolé. Je ne voulais pas vous effrayer. Mais, c'est que vos cheveux sont vraiment magnifiques. Qu'est ce que vous faites pour qu'ils soient aussi soyeux ? J'ai un pote, en fait c'est mon meilleur ami, ajouta-t-il en souriant, qui a des cheveux presque aussi beaux que les vôtres, mais il déteste que je lui dise et refuse de me donner son secret. »

Cloud roula des yeux, agacé de voir que Zack était toujours obsédé par ses cheveux, même quand il le prenait pour quelqu'un d'autre. Il ouvrit la bouche pour marmonner une réponse sans queue ni tête. Zack le regardait avec intérêt. Il allait enfin entendre la voix de sa « jeune fille en détresse ». Serait-elle douce ou un peu rauque ? Joyeuse ou décontractée ? Il la regardait chercher ses mots avec soin, ou s'empêtrait dans son explication tout en essayant de ne pas se trahir – cela dépend du point de vue – lorsque quelque chose d'encore plus important que ses cheveux ou sa voix lui vint à l'esprit :

« Ah ! » s'exclama-t-il « Comment vous appelez vous ? Je suis sûr que votre nom est aussi joli que vous ! »

Cloud piqua un fard monumental. Puis il paniqua. Il ne voulait ni dire la vérité ni mentir à Zack. Le jeune homme était dans une impasse qui allait l'obliger à être démasqué. Il mit la tête sur ses genoux repliés et entoura ses jambes de ses bras. Son aîné, inquiet de son changement d'attitude, posa la main sur son épaule pour attirer son attention et lui demander s'il y avait un problème. C'est là qu'il remarqua que la cape de sa blonde était trempée et glacée. Soucieux qu'elle n'attrape pas la crève, il lui proposa gentiment d'essorer le vêtement.

Cloud, affolé, refusa plus sèchement que prévu. Il frémit, de froid, de fatigue et aussi d'angoisse. Il se sentait de plus en plus mal de mentir, même par omission, à Zack.

Le Première Classe soupira. La jeune fille avait encore mal compris ses intentions. Il ne voulait pas la déshabiller, juste l'empêcher d'attraper froid. Il la regarda frissonner de froid avec tristesse. Il aurait tant voulu la prendre dans ses bras pour la réchauffer (argh, ça sonne pervers ). Cette fille là, il en était certain, était la femme de sa vie. Il se sentait un peu stupide et mièvre de penser cela, mais à partir de ce jour, ce serait elle ou personne. Jamais il n'en trouverait une qui lui arrivait à la cheville. C'était peut-être trop tôt, elle n'avait peut-être pas eut de coup de foudre pour lui, elle avait peut-être déjà quelqu'un, mais quoi qu'il advienne, il ferait tout pour la conquérir.

Le blond vit, par-dessous sa capuche, la moue déçue de Zack. Mince, il l'avait mal prit et était froissé à cause de lui. Divisé entre la raison et la tentation, il se rapprocha de lui, jusqu'à ce que leurs épaules se touchent. Résigné à se faire détester par la suite quand Zack découvrirait le pot aux roses, il posa la tête sur son épaule musclée. Le brun fut surpris de ce nouveau virement, mais l'enlaça étroitement pour ne pas perdre la moindre parcelle de chaleur et de tendresse offerte.

Se sentant totalement en sécurité, Cloud laissait son esprit vagabonder (vers Zack, of course) et somnolait paresseusement en écoutait le tonnerre gronder. De son côté, Zack sentait le poids sur son épaule s'alourdir de plus en plus. La jolie blonde s'endormait contre lui. Il aurait voulu que cet instant dure une éternité.

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Sans qu'il s'en rende compte, la tête dorée emmitouflée dans sa cape rouge, qui se servait de son épaule comme oreiller, glissait inexorablement vers l'avant. Et finalement l'endormi dégringola sur ses cuisses. Dans la chute il perdit sa capuche. Mais Cloud ne se réveilla pas. Il fronça le nez en grognant un peu et agrippa le pantalon de Zack.

Ce dernier était amusé de voir que la jeune fille n'avait pas réagit en tombant, signe qu'elle dormait d'un sommeil de plomb. Il se pencha pour observer le visage de la demoiselle enfin découvert. Dans le noir, il ne voyait pas clairement ses traits. De temps en temps un éclair lui permettait de la voir. Il se risqua à effleurer sa joue. Du bout des doigts, il retraçait le contour de sa figure. Il suivit la ligne du nez droit, ses pommettes douces et sa mâchoire un peu anguleuse. Au bout d'un moment, sa belle au bois dormant se tortilla et se tourna vers lui. Il retira prestement sa main, de peur qu'elle se soit réveillée. Mais non. Elle dormait toujours.

Il attendit avec impatience le prochain éclair, qui le permettrait de voir enfin entièrement le visage de sa belle. Peut-être qu'il l'avait déjà croisée avant ? La foudre tomba enfin. Et le cœur de Zack se glaça. Non. J'ai mal vu. C'est juste une impression, parce qu'elle lui ressemble un peu. Ça ne peut pas être vrai. Il ne m'aurait pas menti volontairement… Mais plus Zack y réfléchissait, plus cela lui semblait probable. « Elle » ne lui avait pas dit son nom. Il n'avait pas entendu sa voix. « Elle » avait les mêmes cheveux que lui. Et la même façon de bafouiller. Et il se souvint. Quand il l'avait aidé à sortir du fossé boueux, il avait vu ses vêtements. Un uniforme de SOLDAT. Et en « la » serrant contre lui. « Elle » n'avait pas de poitrine. Mais il était bien trop obnubilé par ses yeux pour y faire attention.

Il approcha une main tremblante de la personne qui dormait sur ses genoux. Il effleura lentement son menton et trouva ce qu'il cherchait. La cicatrice. Celle qu'il lui avait faite lors d'un entraînement à l'épée. Un faux mouvement et il l'avait blessé. Il s'était excusé encore et encore, mais l'autre l'avait rassuré en riant doucement. L'autre. Cloud. Qui, quelques heures plus tôt, n'avait pas démenti lorsque il avait cru qu'il était une fille. Pourquoi ?

Une tristesse sourde l'envahit. La fille de ses rêves était un garçon. Et personne d'autre que son meilleur ami. Il était certain d'avoir enfin trouvé la femme de sa vie. Pourtant, il s'était trompé, encore une fois.

Il ne comprenait plus Cloud. Il agissait étrangement avec lui. Cette fois bien plus que les autres. Mais aujourd'hui il aurait son explication. De gré ou de force. Il attrapa son cadet par les épaules et le secoua sans ménagement. Le blond émergea péniblement. Il battit des paupières, le cerveau encore embrumé de sommeil. Il se redressa lentement, et se tourna face à Zack. Qui le regardait avec colère et une certaine douleur au fond des yeux. Cloud sourit faiblement, étonné par le regard de son oreiller, et tenta d'analyser la situation. Il se passa la main dans les cheveux. Oh. Plus de capuche. Et un Zack de mauvaise humeur. Il relia la cause et la conséquence en déglutissant péniblement.

« Zack… » Souffla-t-il.

La trahison qu'il voyait dans les prunelles bleues l'anéanti. Il voulait fuir. Loin de son regard, loin de celui qu'il aimait et qui maintenant le détestait. Il recula lentement et essaya de se mettre sur ses deux pieds, mais Zack le plaqua au sol. Il se plaça au dessus de lui, bloqua ses jambes entre les siennes et emprisonna ses poignets au dessus de sa tête pour l'empêcher de partir.

« Pourquoi tu m'as laissé croire que tu étais une fille ? »

Cloud essaya de se dégager en basculant sur le côté, mais Zack s'assit sur son ventre pour le coincer définitivement sous lui.

« Répond ! » ordonna le première classe.

Son regard tétanisait le blond. Il voulait lui demander pardon et disparaître. Son mutisme agaça Zack et lui fit perdre patience.

« Cloud Strife, je t'ai posé une question. Pourquoi as-tu fais ça ? »

Le su nommé tressailli. Il détestait le ton cassant de Zack. C'était celui qu'il utilisait pour remettre les hommes sous ses ordres à leur place. Il foudroya son supérieur du regard et tourna effrontément la tête sur le côté. Il ne dirait rien, même sous la torture. Le brun maintint ses poignets d'une seule main et saisit son menton de l'autre pour le forcer à le regarder. Il se pencha jusqu'à ce que leurs nez se touchent presque, ce qui fit loucher Cloud. Ce dernier se sentait de plus en plus mal. Quelques centimètres plus près et il embrasserait Zack. S'il faisait ça il était fini. Mais c'était tellement tentant… Non, non, non. Rester zen, et ne rien dire. Mais l'homme au dessus de lui redemanda « Pourquoi ? ». Et son souffle chaud effleura les lèvres du blond, qui sentait avec horreur qu'il allait très bientôt céder à ses pulsions. Il ne restait qu'un moyen de se débarrasser de Zack avant qu'il ne fasse une très grosse connerie : Dire la vérité. Cloud ferma les yeux pour ne pas voir sa réaction, et murmura :

« Parce que je t'aime. »

Zack lâcha son menton et s'éloigna un peu, incrédule. Il s'attendait à tout sauf à cela. A moins que ce soit encore un mensonge. Il scruta le visage de Cloud pour essayer de déchiffrer son expression. Sous lui, le jeune homme lui demandait de le lâcher.

Un brusque coup de hanche le désarçonna, et il libéra involontairement les mains du blond, qui se releva. Zack le repoussa par terre. Ils roulèrent sur le côté, chacun voulant avoir le dessus. Etant plus grand, le première classe fit plier son adversaire et finit à califourchon sur ses hanches. Il planta ses yeux de ceux du blond. Il se sentait perdu par sa confession.

« Pourquoi t'as dis ça ? T'es mon meilleur ami, t'as pas le droit de dire ça ! »

Cloud se crispa et répliqua avec colère « J'ai le droit d'aimer qui je veux. »

Puis il libéra ses mains et décocha une droite à Zack. Le jeune homme était sonné, il avait un goût métallique désagréable dans la bouche, mais il était toujours assis sur Cloud. Pas question de le laisser partir maintenant. Le blond se débattit, mais Zack attrapa ses mains et les maintint au sol de chaque côté de sa tête. Il y avait quelque chose de bizarre. Il fronça les sourcils.

« Zack, si ça te dégoûte tant que ça que j'aime les hommes, toi de surcroît, laisse moi m'en aller. Tu ne me reverras plus jamais si c'est ce que tu veux. » Souffla tristement son prisonnier.

Très bizarre. Il ressentait exactement la même chose que quand il croyait que Cloud était une fille. C'est-à-dire qu'il était amoureux. Indéniablement et irrémédiablement amoureux. Il avait l'impression d'être en face de son âme sœur. C'était totalement stupide ! Cloud et lui étaient des hommes ! Cloud était simplement son meilleur ami ! Il adorait le taquiner, il adorait le faire rougir, le faire rire, mais ça n'allait pas plus loin que de l'amitié ! Il lui remontait toujours le moral et le serrait dans ses bras quand le blond débordait de tristesse, mais rien de passionnel, juste de l'amical. Il passait son temps à lui tripoter les cheveux, mais simplement par jeu. Ses petites copines avaient toujours les yeux bleus, ou les cheveux blonds et parfois même les deux, mais aucun rapport avec Cloud. Non, non, non, vraiment pas. Mais puisqu'on vous dit que c'est une coïncidence ! Les blagues salaces de ses amis sur Cloud et lui ne le faisaient jamais rougir. Ou alors c'est qu'il avait quelques heures d'entraînement derrière lui, quelques verres dans le nez, ou tout simplement qu'il faisait une chaleur atroce dans la pièce. Et ça n'avait jamais aucun rapport avec le fait que Cloud venait de sortir de la douche et traversait le salon en serviette de bain. Absolument aucun. Il n'avait pas sentit son cœur se serrer quand Cloud avait proposé de ne plus jamais se revoir. Non, il était juste un peu triste de perdre un ami aussi génial que son Cloudy. Mais… Pourquoi est-ce qu'il devrait le perdre ? Et merde à la fin ! Pourquoi est-ce qu'il n'avait pas démentit quand Cloud avait dit qu'il devait le dégoûter ? Oh non ! Il ne le dégoûtait pas ! Il ne dirait d'ailleurs pas non pour le goûter…

Euh. Qu'est ce qu'il venait de penser à l'instant ? Edifiant monologue intérieur. Sublime lapsus révélateur.

Très bien, que Cloud soit une fille ou un garçon, il l'aimait, et puis c'est tout ! Plus besoin de se prendre la tête.

Mais, maintenant qu'il y pensait, il devait avoir terriblement fait souffrir son blondinet en lui racontant toutes ses aventures avec des filles en détail. Et en lui disant qu'il n'avait pas le droit de l'aimer. Et en lui parlant comme à un subordonné. Miséricorde ! Que Shiva le découpe en rondelle !

Zack reporta enfin son attention sur Cloud. Il avait fermé les yeux et attendait son châtiment pour avoir avoué son amour « impur ». Il se mordillait misérablement la lèvre. Oh. Lèvre. Très sexy mium mium, pensa Zack. Puis il se baffa intérieurement. On arrête de baver et on s'excuse. Et accessoirement on lui roule la pelle de sa vie… Mais, un baiser, c'est une très bonne manière de demander pardon ! Très fier de son raisonnement, il prit délicatement Cloud par la nuque et déposa un baiser sur ses lèvres.

Le blond ouvrit immédiatement les yeux. Waoh, il venait de passer du cauchemar à l'hallucination en trois seconds chronos. Il regarda Zack qui lui souriait amoureusement.

« Euh ? »

« Cloud ! Je suis désolé ! Pardon de t'avoir dis des trucs pareils! Tu as tout à fait le droit d'aimer qui tu veux. Et je suis très heureux que ce soit moi. »

Cloud écarquilla les yeux. Le jeune homme assis sur lui se pencha pour l'embrasser à nouveau. Il tourna la tête au dernier moment.

« … Attend. Y'a pas quinze secondes tu avais l'air de vouloir me faire la tête au carré. Et là tu m'embrasse ? »

« Oui, je… j'ai réfléchi. »

« Ah, c'est ça que tu fais depuis dix minutes ? Je croyais que tu me prenais pour un fauteuil et que tu comptait les gouttes de pluie.»

« Cloud, tu me pardonneras un jour ? »

Allongé sur le sol, le blond se mit à rire. Zack décida qu'il était accro à ce superbe son. Même si à cet instant, il se moquait de lui et piétinait son espoir d'être le petit ami de Cloud. Le corps sous lui cessa de trembler et se redressa, le faisant basculer à son tour sur les aiguilles de pin. A quatre pattes au dessus de lui, Cloud le regarda sérieusement. Il se pencha jusqu'à son oreille et murmura :

« Je te pardonnerais, chaque jour qu'on passera ensemble. »

Il effleura des lèvres la mâchoire de Zack, déposa un baiser sur l'hématome qui ornait à présent sa pommette et descendit un peu plus bas. Il l'embrassa tendrement. Zack attrapa les cheveux dorés qui lui chatouillait le visage et tira vers lui son assaillant. Taquin, il lui mordilla la lèvre inférieure avec application.

Puis à regret, il repoussa doucement son blond et se redressa.

« Zack ? » demanda Cloud, inquiet.

« Y'a un truc qui me rentre dans les côtes depuis tout à l'heure ! »

Ils rirent et insultèrent cette vilaine pomme de pin qui dérangeait leur séance de bisous. Puis ils s'adossèrent au tronc de l'arbre lâcheur d'objets indésirables et se serrèrent l'un contre l'autre.

oooO_Oooo

« Cloud ? »

« Hn ? »

« Je t'aime. »

oooO_Oooo

A l'aube, ils furent réveillés par le bruit des pales d'un hélicoptère. Ils trouvèrent la clairière où il s'était posé à quelques minutes de marche. Reno était à l'intérieur, il leur dit que tout de même, un orage pile quand ils devaient rentrer en hélico, c'est pas de bol. Il félicita aussi Zack pour avoir accompli sa mission. Il avait vraiment eu de la chance de tomber sur Cloud aussi rapidement (rappelons qu'il n'a jamais dis que la personne recherchée était une fille.). Durant tout le trajet, le Turk ne les lâcha pas des yeux une seule seconde, espérant découvrir s'ils étaient enfin ensemble ou non.

Ils atterrirent sur le toit de la Shin-Rah. Zack essaya d'aider Cloud à descendre, mais le blond leva les yeux au ciel en ignorant sa main et sauta sur le sol de l'héliport. Dans le mouvement, il fit tomber quelque chose de sa poche. Reno le ramassa.

« C'est quoi ? »

« Le trognon d'une pomme de pin. » le renseigna Cloud.

Le roux leva les sourcils d'incompréhension.

« Un petit souvenir. » compléta Zack.

Il regarda Cloud et ils éclatèrent de rire. Ils partirent vers l'escalier qui descendait du toit vers les étages inférieurs de la tour. Reno les suivit.

Au détour d'un palier, il eut enfin sa preuve. Zack saisit son blondinet par la taille et lui vola un baiser. Le brun dévala les marches, poursuivit par Cloud qui réclamait sa revanche. Reno réprima son hurlement de victoire et courut trouver Genesis. Lequel lisait un bouquin dont on ne veut pas connaître le contenu. Presque aussi rouge ses cheveux, le Turk lui tomba dessus en criant : « Mission accomplie ! ». Ils se tapèrent dans la main et se dépêchèrent d'appeler Vincent. A la nouvelle, un « WOUHOUUUU ! » sortit du combiné du téléphone. Incrédules, Reno et Genesis se dirent que ce jour était à marquer doublement d'une pierre blanche.

Ce jour resta à jamais dans les mémoires comme « le jour où le petit chaperon rouge tomba dans les filets du loup. » et comme « le jour où Vincent Valentine exprima ses sentiments. ».

Des semaines plus tard, leurs amis et des inconnus travaillant à la Shin-Rah venaient encore les féliciter d'avoir donné un si beau coup de main au destin.

The End.

oooO_Oooo

… Huhu, qu'ils sont mignons !

… Peut-être aussi un jour j'écrirais un truc sérieux ? Ouais, bon, ou pas.

Bref, merci d'avoir lu !

A plus tard pour de nouvelles aventures ! p

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