
Tu portes en toi tout ce qu'il y a de bon dans les quatre mondes. Si il y avait quelque part quelqu'un qui serait ton alter-ego maléfique... Mais c'est impossible...
Rated: Fiction K - French - Adventure/Romance - Aragorn - Chapters: 2 - Words: 2,016 - Reviews: 6 - Favs: 5 - Follows: 3 - Updated: 02-12-13 - Published: 10-30-11 - id: 7508522
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La Gardienne des Larmes.
Pairing : Aragorn/OC
Rating : K
Disclaimer : Bon, là, ça va pas être simple… J'emprunte la Terre du Milieu et ses personnages à J.J. Tolkien, Gwendalavir et ses personnages à Pierre Bottero, le Pays des Merveilles et ses personnages à Lewis Caroll et à Tim Burton et je fais un petit mix de tout.
Niniel signifie « fille aux larmes » en Elfique. Excepté son nom, ce personnage vient tout droit de mon imagination. Vous ne la retrouverez normalement pas dans d'autres histoires.
Chapitre 1
Aragorn, le dernier héritier d'Isildur, le porteur d'Elendil devenue Andruil, Roi du Gondor et Seigneur des Hommes Libres de la Terre du Milieu était pensif. Assis à sa fenêtre, cela faisait bien longtemps qu'il semblait triste, démuni. Comme si plus rien au monde ne pouvait le sortir de sa lente torpeur.
C'était un bon roi. Attentif à ses sujets, toujours de bonne volonté et de bon conseil, ni son intelligence ni sa bravoure n'avaient changé.
Il semblait juste triste.
Et cela inquiétait grandement Faramir, son ami et intendant. C'est ainsi qu'en ce beau jour du mois de mai, il finit par s'en ouvrir à son roi:
-Seigneur, puis-je vous poser une question d'ordre privé?
Aragorn, légérement surpris, se détourna du soleil de l'après-midi pour se tourner vers son intendant.
-Bien sûr, je vous écoute.
Faramir sembla soudain gêné par la stupidité de la question qu'il comptait poser... Puis, se rappelant qu'il ne savait quoi faire d'autre pour tenter de comprendre son roi, il se lança:
-Eh bien... Vous semblez fort triste, votre sourire se fait rare et je m'inquiéte un peu pour vous... Alors... Mon Seigneur, est-ce que vous allez bien?
Suite aux paroles de Faramir, Aragorn ne pû que sourire. Il était décidément bien entouré d'amis fidèles.
-Je me sens bien, Faramir. Il est vrai que je suis triste, et j'en suis le premier désolé. J'espère que cela n'est que passager... Merci de vous inquiétez pour moi, mais vraiment, je ne souffre que mentalement.
Cette réponse rassura quelque peu Faramir. Quoi que, savoir qu'Aragorn souffrait, même mentalement ne lui plaisait absolument pas. Mais que pouvait-il donc faire? Le mieux était certainement de lui poser la question.
-Seigneur, puis-je faire quelque chose pour remédier à cela? Voulez-vous organiser un bal ou des festivités?
A nouveau, Aragorn sourit de la sollicitude de son intendant.
-Non, Faramir, je ne pense pas que cela puisse m'aider, mais si jamais je pense à quelque chose que vous pourriez faire, je vous en parlerai tout de suite.
-Merci, Seigneur. Si vous le permettez, je vais me retirer.
-Faites, mon ami, faites.
Et Aragorn se retrouva seul. Encore.
A nouveau, il se tourna vers le ciel de l'après-midi. Il poussa un profond soupir en scrutant l'horizon. Puis murmura:
-Elle m'a dit qu'elle viendrait. Je sais qu'elle viendra. Mais quand? Combien de temps vais-je devoir l'attendre ainsi? Combien de temps vais-je encore me morfondre?
Il passa sa main sous sa chemise et glissa ses doigts dans une petite poche qui se trouvait là. Il en sortir une pierre en forme de goutte à l'éclat légérement rosé. Il la fixa pendant ce qui sembla être une éternité avant de la ranger de nouveau précieusement dans la poche située contre son coeur. Ses yeux brillaient d'une lueur mouillée.
Il savait qu'il n'avait qu'un geste à faire pour qu'elle apparaisse sur le champs devant lui. Il lui suffisait de pleurer en faisant en sorte qu'une de ses larmes tombe sur la pierre rose. Mais il n'avait aucune raison valable de le faire.
Il aurait pû... C'était tellement simple... Une larme tombait, elle apparaissait et tous ses tourments étaient terminés. Sauf que, si elle était ailleurs, c'est qu'il y avait une raison. D'autres avaient réellement besoin d'elle loin d'ici. Et l'appeller alors qu'elle avait d'autres choses bien plus urgentes à faire que de receuillir un roi en pleurs dans ses bras était terriblement égoïste.
Et terriblement tentant...
Cela faisait maintenant plus d'un an qu'il ne l'avait pas revue. Depuis cette quête de l'Anneau. Elle était venue à lui maintes fois dans ses rêves, elle avait dirigé son épée, elle l'avait protégée tout au long de ce terrible péril. Elle les avait tous aidé. Discrétement. Sous la forme de rêves, d'idées ou de force. Puis, elle avait disparu en promettant de revenir.
Depuis plus d'un an...
Il allait se détourner du soleil couchant et rejoindre ses amis pour le diner quand soudain, une forme se dessina devant lui. Une faille temporelle. Une jeune femme apparu, les bras grands ouverts et dit:
-Je reviens tenir ma promesse. J'arrive, Estel, j'arrive.
Puis disparu.
Aragorn resta un instant sans bouger, sans respirer. Puis il courru comme un dératé vers les appartements de Faramir.
Elle était revenue.
Je sais que c'est la troisième fois que je réécris ce chapitre, mais comme on dit, jamais deux sans trois! Et cette fois c'est la bonne!
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