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Maschera
Author:
TerraOfLys PM
Incapable de faire quoi que ce soit pour soigner Tsuna de sa solitude et de sa froideur, Reborn décide d'appeler une certaine personne qui devrait arriver à le comprendre. En tout cas, il l'espère... /8027\
Rated: Fiction M - French - Angst/Hurt/Comfort - Tsuna/Tsunayoshi S. & T. Yamamoto - Chapters: 3 - Words: 11,915 - Reviews: 13 - Favs: 4 - Follows: 6 - Updated: 03-27-12 - Published: 03-04-12 - id: 7894458
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Auteur : Terra_Of_Lys (un jour il faudrait que je change de pseudo...)

Rating : M.

Disclamer : KHR ne m'appartient pas.

Pairing : 8027 (YamamotoxTsuna), parce qu'il n'y en a pas assez sur ce site. Et parce que c'est mon OTP, en passant.

Résumé : Incapable de faire quoi que ce soit pour soigner Tsuna de sa solitude et de sa froideur, Reborn décide d'invoquer une certaine personne qui devrait arriver à le comprendre. En tout cas, il l'espère...

NDLA : Dafuq. Voilà, ce que je me dis alors que j'écris ces mots. Parce que je n'ai aucune idée de ce que je vais écrire, donc... Je m'excuse par avance pour les fautes, mais ce chapitre n'a pas encore été corrigé. Bref, enjoy !

Réponses aux rewiews :

Moyashi : Contente de voir que ça t'es plu %). Quand au fait que Tsuna soit inconscient ou non, c'est plus compliqué que ça, mais ça sera montré dans de prochains chapitres.

Shiragiku-chaan : Hé bien la voilà, la suite =D.

{-}

Doucement mais sûrement, ses paupières pourtant lourdes s'ouvrirent. Il essaya de se concentrer sur ce qu'il y avait autour de lui, et reconnut avec difficulté l'infirmerie. Il y avait longtemps que Tsuna n'avait pas été dans un de ces lits, l'expérience et la force étant les deux choses qui lui avaient permis d'éviter de passer de longs séjours dans le bâtiment médical de la base. Il resta quelques instants immobiles, fixant d'un air hagard le plafond blanc, comme s'il cherchait quelque chose, sans vraiment savoir quoi lui-même. Tout était flou, et son cerveau semblait être dans un état catatonique, car il était incapable de se concentrer sur quoi que ce soit, même s'il essayait du mieux qu'il le pouvait. Il se releva difficilement en restant néanmoins dans ses draps, car il avait des fourmis dans les jambes. C'était comme si son corps était entièrement mou. La confusion avait rempli son esprit et malgré toute sa bonne volonté, il ne pouvait pas se rappeler de ce qui l'avait emmené ici.

Machinalement et sans y réfléchir, le châtain s'étira et fut surpris de ne constater qu'il ne ressentait aucune douleur. Si il avait été blessé, il aurait du subir un rappel douloureux, non ? Pourtant, malgré son état, il ne sentait aucune gêne, brûlure ou une quelconque douleur qui aurait pu lui faire comprendre qu'il y avait quelque chose d'étrange. Il se résigna à se relever, se doutant qu'à cause de l'état de ses jambes, il aurait été incapable de faire plus de deux mètres. L'odeur désagréable de javel et de produits nettoyants lui agressa les narines et il grimaça, tentant de retrouver une emprise sur ses sens. Sa vision était encore un peu trouble, mais il avait au moins récupéré la moitié de ses facultés. Au moins, il ne sentait plus l'étrange brûlure dans sa gorge. Pour quelle raison était-elle dans cet état, d'ailleurs ?

Il tenta se rappeler ce qu'il s'était passé, car il se souvenait juste de s'être couché dans sa chambre (celle contiguë à son bureau) et de s'être endormi. Comment avait-il fait pour se retrouver à l'infirmerie ? Mais toute ses questions furent mises en suspens lorsqu'il entendit quelqu'un rentrer.

« Docteur Shamal. » dit-il avec respect, ce qui comptait comme un « bonjour ».

Ledit Shamal parut surpris, et le fixa avec ses sourcils relevés.

« Ah. Tu es levé ?

- C'est si étonnant que ça? »

Si n'importe qui aurait pu croire qu'il s'agissait d'une observation, Tsuna avait entendu l'étonnement qui avait transparu dans sa voix. Le médecin répondit immédiatement à ses interrogations par une explication claire et précise.

« Pour te calmer et éviter que tu ne te réveilles tout de suite, je t'ai injecté une dose d'un somnifère puissant. Normalement, tu n'aurais pas du te réveiller avant encore deux ou trois heures. »

Pourquoi ils avaient dû le calmer restait une interrogation bien présente, mais il devait déjà s'occuper des informations prioritaires.

« Et quelle heure est-il ? »

Sa question pouvait paraître stupide, mais vu qu'il était habillé avec une tenue de l'infirmerie et n'avait pas ses affaires, ajouté au fait que les volets étaient fermés et qu'il n'y avait pas d'horloge dans la pièce, il était forcé de le demander. Il aurait d'ailleurs fallu qu'il pense à faire installer une horloge.

« Deux heures et demie. Si tu veux le savoir, ça fait environ sept heures que tu dors comme un bébé. » répondit Shamal avec une pointe moqueuse à la fin de sa phrase.

Le châtain soupira profondément, des dizaines de questions se bousculant dans sa tête les unes après les autres. Il était complètement perdu. Que s'était-il passé ? Que lui était-il arrivé pour qu'il se retrouve ici, alors qu'il n'avait aucune, strictement aucune cicatrice ou trace d'un quelconque coup qu'il aurait pu recevoir. Et surtout, il ne se rappelait de rien. Bon, d'un côté, c'était un peu une évidence s'il ne savait pas ce qu'il s'était passé, c'était soit qu'il dormait à ce moment où qu'il avait oublié. Dans ce cas-là, il aurait également été incapable de dire si c'était l'un où l'autre. Il sentait venir la migraine s'il continuait à réfléchir sans poser à haute voix ses interrogations. Alors qu'il s'apprêtait à parler, la porte s'ouvrit brutalement à nouveau.

Le Decimo ne sursauta même pas, habitué à ce genre d'entrée de la part du nouvel arrivant. Ledit arrivant affichait un grand sourire qui ne présageait rien de bon.

« Ciaossu, Tsunaze. »

{-}

Dans la salle d'attente, Yamamoto fixait le plafond. Affalé contre sa chaise, il ne savait pas ce qu'il devait faire. Ce qui s'était passé auparavant se répétait inlassablement dans sa tête, comme s'il cherchait à se persuader que quelque chose clochait, que ce n'était pas possible, que ce n'était pas arrivé. Mais il gardait son calme, malgré la panique qui avait envahi son esprit. Cela faisait plus d'une demi-heure qu'il attendait ici, sans aucune nouvelle de l'état de son boss, à tenter de calmer ses pensées. Il était tout prêt de craquer, et pourtant ça n'arrivait jamais. Il avait pu, entre temps, se changer et laver ses mains du sang dont elles étaient auparavant tâchées.

Il laissa lesdites mains glisser sur son visage et tomber contre son corps, alors qu'il fermait les yeux pour tenter de retrouver un équilibre mental correct. Certes, il avait déjà tué. Certes, ce n'était pas la première fois qu'il voyait du sang dans sa vie. Il était un tueur né, après tout, comme l'avait dit Reborn. Non, ce qui l'avait dérangé et l'avait tant troublé était une simple chose : le regard de Tsuna.

D'ordinaire, les iris du châtain étaient remplis de chaleur et de bonté. Aucune trace de colère ou même de haine. Non, il n'y avait qu'une immensité remplie de vie. Mais ce qu'il avait vu tout à l'heure n'avait rien à voir avec celui qu'il connaissait : ses yeux étaient froids, vides d'émotions et de sentiments. Ses mains étaient couvertes de sang et ses cheveux l'étaient également. Avait-ce été seulement la même personne ? Il l'avait bien vu en mode de dernière volonté, même si les flammes étaient invisibles. Cette couleur ambrée dans ses prunelles n'était pas naturelle et n'apparaissait que lorsqu'il était dans ce mode. Il ne comprenait décidément plus rien. Tout était confus et impossible à remettre en place. Y avait-il seulement une explication à tout ceci ?

Quelqu'un s'assit à côté de lui, et il tourna à peine sa tête pour voir Reborn. L'homme aussi s'être changé, et il paraissait réfléchir profondément. Du moins, paraissait, car ce n'était pas le cas : il réfléchissait juste à la façon dont il devait lui adresser la parole.

« Alors ? » dit-il sans une once d'émotion dans sa voix.

Yamamoto ne fut pas choqué de son ton, mais plutôt du fait qu'il utilisait celui-ci. Pour avoir été l'élève durant peu de temps de l'hitman, il savait que cette façon de parler n'était utilisée que dans les cas les plus limites. Mais il n'en était pourtant pas alarmé : il en fallait plus que ça pour l'étonner. Comme retrouver Tsuna entouré de sang et de cadavres, par exemple.

« Alors quoi ?

- Tu t'es rendu comtpe de ce qui t'attends ? » expliqua-t-il lentement, observant attentivement les réactions du sportif.

Celui-ci resta muet durant quelques secondes, jusqu'à ce que sa réponse arrive : sans trace d'hésitation, définitive et posée.

« Je ne peux vraiment pas le laisser comme ça... Ça ne lui ressemble pas. »

Il avait voulu le dire, mais les mots étaient restés coincés dans sa gorge, malgré toute sa volonté. Il ravala sa peur et finit par terminer ce qu'il était censé déclarer.

« Tsuna... Tsuna n'aurait jamais fait ça. Je ne sais pas ce qui est arrivé, mais quelque chose cloche. Et je ne peux pas le laisser comme ça. »

Reborn eut un petit sourire et baissa sa fedora, heureux de la réponse qu'il venait de recevoir. Bien que le cliché guimauve de la chose l'aurait atterré en temps normal, il n'y accordait pas d'importance : le niveau était plus élevé que cela.

Les corps retrouvés avaient été identifiés comme ceux d'une famille rivale. Apparemment, ils avaient réussi à s'introduire en évitant les nombreux pièges, gardes et caméras du bâtiment, chose incroyable en soi. Ils s'étaient donc dirigés dans le bureau du Decimo, où se trouvait sa chambre jusqu'à côté. Réveillé par le son de leurs pas, Tsuna s'était donc défendu... De manière brutale, c'était le moins que l'on puisse dire. Un couteau avait été retrouvé dans la pièce, et les nombreuses traces de coupes, le sang sur ses mains et ses empreintes sur l'arme étaient des preuves suffisantes pour dire que le châtain avait définitivement commis ce massacre, qu'il en ait été conscient ou non.

L'assassin regarda sa montre et poussa un soupir las et releva son chapeau. Il se leva et fit signe au gardien qu'il devait faire quelque chose d'urgent, une réunion avec deux ou trois mafieux importants au Japon, apparemment, mais Yamamoto n'en était pas sûr car il n'avait écouté qu'à moitié. Il s'enfonça encore plus dans sa chaise et ferma les yeux. Il n'était même pas encore six heures du matin, il pouvait bien se permettre de récupérer un peu de sommeil de sa courte nuit.

{-}

Il fronça les sourcils devant « l'entrée en scène » de Reborn qui ne manquait pas de... Hé bien de mise en scène, justement. Auparavant, il aurait été ébahi par le charisme qui émanait de l'autre lorsqu'il parlait ainsi dans sa véritable forme, mais il avait passé l'âge d'être étonné par le moindre élément sortant de l'ordinaire. En plus, l'hitman faisait dorénavant parti du quotidien du boss, donc ça ne lui faisait vraiment plus rien. Shamal, après avoir remué la situation dans sa tête environ deux ou trois fois, décida de sortir pour éviter d'être pris entre les deux. Ou dans une crise, ce qui était tout aussi probable, et il n'en avait aucune envie. Il pourrait toujours aller prévenir l'épéiste qui attendait avec angoisse dehors... Jolie excuse, en tout cas, pensa-t-il avant de sortir sans pourtant qu'on ne lui demande.

L'homme en costume noir s'adossa au mur. Tsuna resta silencieux, attendant que son ancien professeur ne se décide à parler, chose qu'il savait qui allait arriver, c'était sûr et certain, pas besoin d'être un génie pour le comprendre.

« Tu t'expliques, maintenant, crétin ? »

Le ton de sa voix se voulait volontairement moqueur, mais le châtain, qui connaissait Reborn depuis bien trop longtemps, savait parfaitement qu'il y avait une pointe d'inquiétude qui y subsistait. Son front se plissa, l'interrogation clairement écrite sur son visage. Il se décida à continuer la conversation, même s'il avait été tenté un instant de ne pas répondre pour faire comprendre l'état de ses pensées sans ouvrir la bouche.

« Je n'ai aucune idée de ce qui s'est passé. Alors je pense que tu devrais m'expliquer. »

L'hitman retint difficilement la colère qu'il ressentit après ces paroles. Non, ce n'était pas son élève. Cette personne, dans ce lit, était le Vongola Decimo, pas Sawada Tsunayoshi. Ce jeune homme n'était pas le gamin souriant, extraverti, timide qu'était Tsuna, et pourtant il était bel et bien là. Il s'agissait d'un imposteur, c'était impossible autrement... Ce n'était pas ainsi qu'il était censé lui parler, comme un boss parlerait à un subordonné. Techniquement, ce devrait être le cas, mais il ne souhaitait vraiment pas en arriver là. Tout ce travail pour rien ? Il en était hors de question. Mais néanmoins, il se retint à temps et continua la discussion.

« Tu as tué cinq personnes ce matin. »

Point. Pas de mots non nécessaires, pas de ponctuation dans sa phrase, juste une vérité glacée jetée au visage du châtain avec une brutalité plus que poussée. Cette déclaration eut l'effet d'une bombe pour le jeune homme, qui écarquilla les yeux et hoqueta d'horreur. Immédiatement, il réagit, perdant son contrôle de lui-même sans s'en rendre compte.

« Je m'en serais souvenu, si c'était arrivé ! » nia-t-il d'une voix venimeuse

L'agressivité ne fit pas flancher Reborn, qui continua sans s'occuper de la réaction occasionnée par cette révélation.

« Amnésie post-traumatique. Un mécanisme d'autodéfense utilisé par ton corps après que tu te sois révéillé dans une mare de sang. »

L'explication fit l'effet d'une douche froide au Decimo, qui déglutit difficilement. Il serra les dents sans un seul bruit et resta comme paralysé, complètement choqué par ce qu'il venait d'entendre. Il balaya de son esprit les images macabres qu'avait ramené cette révélation et tenta de garder son calme, malgré la peur qui faisait trembler son corps. Il avait appris à contrôler ses émotions, pourquoi ressortaient-elles ainsi? Il laissa une de ses mains vagabonder dans ses cheveux, main qui agrippa d'ailleurs plusieurs mèches à cause du stress. Tsuna se mordit ensuite les lèvres et évita soigneusement le regard de l'assassin, trop effrayé par ce que pourrait amener un face à face de leurs yeux. S'il ne voulait pas quelque chose à l'heure actuelle, c'était d'être lu comme un bouquin, c'était absolument hors de question.

Pourtant, la panique n'envahit pas son corps comme il l'avait prédit. Étrangement, il avait l'impression d'avoir déjà craqué émotionnellement, ce qui était tout à fait possible, pensait-il en se rappelant qu'il n'avait aucun souvenir des évènements arrivés précédemment, et que donc il avait déjà peut-être fait sa crise. Devant le manque de réponse de son élève, Reborn arqua ses sourcils et posa la question qui le démangeait depuis tout à l'heure.

« Tu ne me poses pas de question ? Mais un idiot comme toi voudrait en savoir plus. » se moqua-t-il en espérant obtenir ainsi une exclamation indignée.

Exclamation qu'il n'obtint donc pas. Alors que l'assassin s'apprêtait à continuer, on toqua à la porte. L'ambiance lourde qui s'était installée disparut immédiatement quand Yamamoto entra dans la pièce, sans même attendre d'avoir été invité à rentrer. Le brun ignora totalement Reborn, qui, après avoir étudié les deux mafieux, quitta la chambre en grommelant des mots incompréhensibles en italien. Le silence extrêmement pesant qui venait de tomber ne rassurait aucun des deux, et ils avaient tout deux l'impression de marcher sur des œufs, chacun pour plus ou moins la même raison

L'ancien joueur de baseball pensait à ce qu'il avait vu tout à l'heure, Tsuna pensait à ses actions en elles-même. Chacun était effrayé par la réaction de l'autre, et seul le gardien de la pluie eut le courage d'entamer un semblant de discussion.

« Yo, Tsuna ! » s'exclama-t-il avec un grand sourire, comme si ce qui venait de se passer n'avait pas existé.

Mais il ne reçut pas de réponse, uniquement un hochement de tête et une main levée pour lui faire signe. Le châtain était encore dans son lit, et il n'avait pas l'intention de se lever. Yamamoto s'avança encore plus dans la pièce et s'assit au bord du lit, les jambes à l'extérieur. Et rien que ce sourire suffit à calmer les démons du jeune homme, du moins ceux qu'il affichait. Il venait juste de les entasser intérieurement, c'était ce qu'il faisait à chaque fois que quelqu'un l'approchait, après tout. Pourquoi changer maintenant ?

« Alors le gamin t'as expliqué ? » demanda-t-il, bien qu'il s'agissait juste d'un début de discussion et non d'une phrase réfléchie (il se doutait fortement que Reborn avait expliqué la situation à Tsuna, c'était impossible autrement, hautement impossible.

Le garçons aux yeux bruns hocha la tête et confirma.

« Ouais. Dis, où est-ce qu'on va, Yamamoto ? » l'interrogea-t-il, les yeux remplis d'une étincelle de curiosité.

Le sourire de l'autre s'élargit encore, et le Decimo sentit quelque de chose de mauvais. Ce n'était pas nouveau que ce genre de rictus, coutumiers de Reborn, étaient signe de mauvais augure pour Tsuna, qui devenait souvent la victime. Mais vu qu'il s'agissait de son vieil ami, il n'y avait pas de risque.

« Ahah, en fait... Tu dormiras chez moi ! »

Et voilà pourquoi parfois, il détestait le lunatisme de Takeshi. Cette façon qu'il avait de faire passer quelque chose de sérieux pour une une banalité était ce qui faisait son charme, mais causait également énormément de migraines au cadet. Il retint l'envie urgent de se frapper le front avec la paume de sa main (le mot que vous cherchez est facepalm) et afficha un sourire bancal. Néanmoins, ce fait l'étonna tout de même.

« Chez toi ? Ce n'est pas un peu dangereux ?

- Personne n'est au courant, Tsuna. Et puis on peut se défendre, non ? »

Le châtain vit que le brun avait volontairement évité le sujet de « se défendre » avec un ton enjoué qui aurait trompé tout le monde.

« … Et qu'est-ce qu'on fera ? »

Sa question faillit mourir dans le silence : l'épeiste se tapa le doigt sur le menton quelques secondes avant de répondre.

« Je ne sais toujours pas, en fait, haha ! »

Deuxième envie de se frapper. Contre le mur, cette fois, et plus brutalement. Avec l'aide de quelqu'un d'autre, s'il le fallait (Reborn se serait donné à l'exercice à cœur joie), même. Mais un petit sourire se glissa sur le coin de son visage, si petit que ses lèvres bougèrent à peine le temps d'un mot.

Plus un mot. Aucun des deux ne prononça une seule parole et ils restèrent ainsi, à contempler le plafond avec une certaine tension. Bizarrement, ils n'arrivaient pas à assimiler l'information. Retourner vivre pendant ne serait-ce que quinze jours en comptant aujourd'hui à Namimori, sans système de sécurité paraissait presque suicidaire. Mais d'un côté, ils n'avaient pas besoin de protection : les gardes présents dans le bâtiment n'étaient là que pour arrêter le menu fretin et les prisonniers qui tenteraient de s'enfuir. Tsuna laissa échapper un grand soupir, (il ne savait pas si il avait battu un quelconque record dans la journée d'ailleurs) et s'allongea à nouveau, la fatigue ayant eut raison de son dos.

Le jeune homme aux cheveux noirs le vit et replaça d'une seule main la couverture sur son boss, qui le remercia silencieusement par un regard que le brun comprit très vite. Il avait appris à lire les émotions et les signaux du châtain, depuis le temps.

« Dis, Yamamoto ? Commença le plus jeune.

- Hm ?

- Est-ce que... J'ai vraiment tué ces gens ? »

Froid. Le sportif s'arrêta de respirer pendant une seconde, puis son visage tout entier prit une teinte plus sérieuse, et ses yeux se fermèrent douloureusement, alors qu'il se remettait en tête les informations que le légiste avait donné ce matin. Il hocha lentement la tête et prononça d'une voix neutre :

« Apparemment, oui. On a retrouvé tes empreintes sur l'arme du crime. »

Tsuna tiqua.

« L'arme... Du crime ? »

Takeshi jura intérieurement. Maintenant qu'il avait commencé, il n'allait pas pouvoir s'arrêter dans la seconde.

« Un couteau... Tu... Non, ils ont été poignardés, ou leur gorge a été lacérée. » avoua-t-il d'un seul trait, préférant sortir la vérité ainsi.

Le Decimo fut soudainement envahi d'une nausée insupportable. Les souvenirs remontaient tels des odeurs pestilentielles, et l'étouffaient de l'intérieur. Ses mains s'agrippèrent sur sa chemise d'hôpital et la voix inquiète du gardien de la pluie arriva tout juste à ses oreilles. Du sang, partout, partout. Il passa sa main devant sa bouche, se rappelant de l'odeur cuivrée qu'il avait senti à pleins poumons après s'être réveillé, le monstre qu'il était devenu, ses gestes précis et mortels... Rouge, rouge, rouge. Puis, alors qu'il revoyait une dernière fois les corps sans noms de ses victimes dans un flash, il vomit.

Il pleurait, sa gorge le brûlait et il ne pouvait pas s'empêcher de recracher le contenu de son estomac. Les larmes lui piquaient les yeux et les sanglots devinrent incapables à ignorer après qu'il ait eut fini de vomir. A côté, Yamamoto avait eut le temps de prendre une bassine et de la poser devant Tsuna. Il traça des cercles imaginaires dans son dos, essayant de le calmer, mais sachant pertinemment qu'il ne pouvait pas faire grand chose pour l'instant.

« Sors, s'il te plaît. »

L'ordre fut donné d'une voix tremblante. Le brun n'avait toujours pas bougé.

« SORS ! »

Cette fois-ci, il fut craché comme un poison et il obéit à contrecœur, laissant derrière lui une épave.

Dès que la porte fut fermée, Tsuna étouffa ses pleurs toujours plus présents sur son oreiller, mais ça ne marchait pas. Et ça ne marcherait pas.

{-}

Quand il fut sorti, Yamamoto partit comme une fusée. Il claqua la porte de l'infirmerie brutalement et partit en trombe dans les couloirs, ignorant les formes effrayées des subalternes par sa rage. Il tourna plusieurs fois, descendit plusieurs escaliers jusqu'à arriver dans la salle d'entraînement.

Une fois arrivé, que ne fut pas sa surprise de tomber devant Gokudera, une cigarette à la main, qui paraissait l'atteindre. L'argenté ne lui offrit pas même un « bonjour » et alla directement vers le sujet principal.

« Il faut qu'on parle. Tu as besoin de savoir ce qu'il s'est passé. »

La porte se referma dans un grincement aigu.

{-}

NDLA : Une journée de retard w_w. Et je viens de terminer, à l'heure où je publie, ce chapitre. Il sera corrigé et remis en valeur lorsque le chapitre 4 arrivera, ne vous inquiétez pas.

J'aime les rewiews, je m'en nourris, vous savez ?

Alors, pour le prochain... Sachant que j'ai pas mal d'examens, attendez quinze jours.

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