
Emilie et Castiel sont amis depuis le bac à sable. Mais celle-ci est obligé de partir. Elle ne reviendra à Sweet Amoris que 10 ans plus tard. Comment leur relation va-t-elle évoluer? Survivra-t-elle à 10 ans d'absence? Pourquoi Castiel est-il si jaloux?
Rated: Fiction M - French - Romance - Castiel - Chapters: 15 - Words: 108,442 - Reviews: 79 - Favs: 15 - Follows: 20 - Updated: 03-05-13 - Published: 04-28-12 - id: 8067265
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Note de l'auteur: Bonjour, tous le monde désolé pour le retard mais j'ai eu pour ainsi dire un petite panne d'inspi. Je n'arrivais plus à écrire... Vous me direz c'est peut-être normal après avoir passé un mois entier à rédiger un mémoire o_o mais bon. Je publie donc le chapitre 7 qui sera très vite suivit du chapitre 8 (début de semaine prochaine).
Un grand merci à Millley Black qui a décoincé de ma page blanche, un autre à TiteOshun pour être aussi assidue ^^
Crédits: L'univers et les personnages appartiennent à ChinoMiko et son équipe de création. Seul le personnage d'Emilie m'appartient.
Chapitre 7
Mais qu'es ce que je faisais là ? Je soupirais pour la énième fois de la journée. Je cherchais frénétiquement comment j'avais pu me mettre dans une situation pareille. On n'avait pas idée d'être aussi stupide pour suivre la reine des embrouilles dans un plan pareil. Ça sentait pas bon, mais alors pas bon du tout. Je regardais par la fenêtre les rues et les lumières défilées devant mes yeux. Soudain la personne à côté de moi me pris la main et me la serra.
- Ne t'inquiète pas Emilie, je ne laisserai pas Eléonore gâcher la soirée, me dit-il avec un sourire qui se voulait rassurant
Je lui rendis son sourire, bien que le mien soit beaucoup plus crispé. Le pauvre ne savait pas dans quoi il avait mis les pieds. Moi non plus d'ailleurs, enfin j'étais tout de même plus au courant que lui… A nouveau je sentis le stress s'emparer de moi. J'inspirais et expirais le plus discrètement possible pour me calmer.
La voiture s'arrêta et mon pressentiment s'accentua. Cette soirée n'allait pas être de tout repos surtout si c'était Ambre qui tirait toutes les ficelles. Cette fille était vraiment pire que dans mes souvenirs. A croire qu'elle avait été entraînée à concevoir des plans machiavéliques durant mon absence. La portière s'ouvrir sur mon cavalier pour la nuit qui me tendit la main, avec son éternelle sourire bienveillant.
- En piste princesse, me dit-il avec assurance.
Je poussais un dernier soupir et me dégageait des sièges de la voiture, remerciant ses parents qui avaient acceptés de nous amener au lycée. Je me tournais enfin vers Nathaniel et nous nous dirigeâmes tout deux vers l'établissement où une musique s'élevait déjà. Je sentais mon ventre se tordre de douleur. Pourquoi et comment en étais-je arrivée là déjà? Ah oui c'est vrai, comme ça…
Flash-back
- Pour abattre cette teigne il faut frapper fort crois-moi ! Cette fille a de la ressource, même mes tentatives d'intimidation, qui marche en temps normal sur les nouveaux, n'ont eu aucuns effets sur elle. J'ai bien cru qu'elle allait voler mon titre de reine du lycée, dit Ambre d'un air tragique
- Elle a fait bien pire je me trompe ? répondis-je dubitative
- Tu es folle ? Ce titre m'appartient à l'instar de mon frère et de Castiel. Et personne ne touche ce qui est à moi, grogna-t-elle.
- Tu devrais vraiment arrêter de considérer les gens comme des objets, soufflais-je dépitée.
Ambre et moi, nous étions données rendez-vous le lendemain de notre petit arrangement au même endroit afin de parler stratégie juste après les cours. D'après elle, il était important que je connaisse aussi bien qu'elle Eléonore, afin de pouvoir « l'anéantir ». Elle voyait vraiment en elle le mal incarné et absolu. D'un côté je la comprenais, cette fille manipulait son monde à sa guise. Dans le genre peste on ne faisait pas mieux. Et ce que déteste une peste au-dessus de tout c'est de se faire avoir à son propre jeu. J'allais lui rendre sa monnaie de sa pièce.
J'étais maintenant persuadée qu'elle n'y était pas pour rien quant au soudain revirement de Castiel. En effet monsieur snobait ses amis. Il passait tout son temps libre avec Eléonore et n'accordait plus que très peu de temps à son groupe qui venait pourtant d'intégrer un nouveau membre. Avec elle, il était quelqu'un d'autre… Quelqu'un qui ne lui ressemblait pas. De plus il ne me parlait plus même s'il avait enfin compris que je n'étais pas avec Armin. Je poussais un soupire à fendre l'âme et tendis à nouveau l'oreille au monologue d'Ambre.
- … dangereux si je faisais ça, le sang tâche trop les affaires… Mais tu m'aiderais à cacher le corps et donc…
- Quoi ? m'exclamais-je. Mais ça va pas t'es malade ma parole !
- Ah tu écoutes enfin ce que je raconte ! On a une ennemie à abattre si ça ne te dérange pas, alors arrête de rêvasser !
Je me renfrognais à ces paroles. Cette fille m'était vraiment antipathique mais bon l'union fait la force dit-on… Mais là, elle me tapait vraiment sur le système et si ça continuait c'était son corps que l'on allait retrouver sur le toit.
- Je t'écoute maintenant, alors déballe ton sac et vite ! Moi non plus je n'ai pas toute la vie devant moi, m'énervais-je à mon tour.
- Ce qu'il faut savoir ma chère Emilie c'est que tu es notre principal atout. Dit-elle énigmatique sans relever ma dernière phrase.
- Moi ?
- Oui toi ! Et m'oblige pas à le répété ça va me faire de vilaines gerçures sur mes superbes lèvres, dit-elle en se remettant du gloss nourrissant.
- Je ne vois vraiment pas en quoi je suis un atout qui peut contrer Eléonore, répondis-je affligée devant tant de superficialité.
- Ecoute-moi bien toi ! dit-elle soudainement en me pointant du doigt. Tu vas arrêter ton petit jeu tout de suite qui ne prends vraiment pas avec moi ! Je ne fais ni dans les compliments ni dans la dentelle, alors si tu cherches à me faire avouer ma défaite, tu te fourre le doigt dans l'œil.
Je restais ébahit devant un tel discours. Je savais pertinemment que l'on était ennemie depuis la maternelle, alors de là à chercher à ce qu'elle me complimente… Je ne comprenais absolument pas ce qu'elle essayait de me dire. Mon visage devait refléter mon profond étonnement et mon incompréhension totale puisqu'elle se prit le visage dans les mains en soupirant.
- Mais bon dieu, c'est pas possible d'être aussi aveugle ! Castiel, toi, Eléonore, mais enfin c'est évident !
Mes yeux s'écarquillèrent un peu plus. Mais qu'es ce que Castiel avait à voir là-dedans ? Son discours n'avait ni queue ni tête. Un accident avait dû lui avoir grillé quelques neurones. Je plissais les yeux essayant de savoir d'où pouvait provenir des propos aussi incohérent.
- Oh mais c'est pas vrai ! gémit-elle. Bon je vais le redire plus doucement pour toi. Rappelle-toi ce que je t'ai dit hier ! Pourquoi Castiel et Eléonore ont rompu la première fois ?
- Parce qu'il n'est pas venue la voir à son concert… répondis-je incertaine
- Et pourquoi n'est-il pas venu à son concert ? Pourquoi a-t-elle explosé lorsqu'il est revenu la semaine suivante ? continua-t-elle sur le même ton
- Parce… Parce qu'il est venu me voir…
- Bingo, ma vieille !
- Et alors, je ne vois toujours pas en quoi c'est un atout !
- T'es encore plus idiote que je le pensais ! s'énerva-t-elle un peu plus. Castiel ne sait vraiment pas choisir les filles dont il tombe amoureux ! maugréa-t-elle. Elle a peur de toi ! Tu es sa principale rivale, tu es proche de Castiel. Tellement proche qu'il suffit que tu lui dises de venir pour qu'il accourt sans se poser plus de questions ! Mais qu'es ce qu'il te faut de plus comme preuve pour que tu ouvres les yeux bordel…
- Ce n'est pas…
Je restais sans voix devant un tel raisonnement. Eléonore peur de moi ? La bonne blague. Cette fille avait tout pour elle, la plastique, le talent… Bon un caractère de grande manipulatrice et une personnalité de peste avéré mais cela plaisait visiblement à Castiel alors... Mon cœur se sera à nouveau en l'imaginant dans ses bras. Non il fallait que je reste concentrée. J'avais pris la décision de me venger moi, mais aussi Nathaniel.
Il était loin d'être le gamin insupportable que je connaissais étant gamine. Il était devenu plus sûr de lui, plus doux aussi. Mais paradoxalement il avait un quelque chose qui semblait brisé en lui. Comme une blessure, trop difficile à refermer. Ses yeux ne laissaient plus qu'apparaitre rarement cette petite étincelle de malice et pleine de vie qui le caractérisait lorsqu'il était enfant. J'avais même pu voir que la relation Castiel Eléonore ne le laissait pas complètement indifférent… Je ne savais pas s'il avait encore des sentiments pour cette peste mais j'allais le venger. Il était l'exemple type du mec qui ne ferait pas de mal à une mouche et profiter de la faiblesse des gens était une chose impardonnable à mes yeux. De toute façon, dans le groupe, personne n'aimait Eléonore. Même Lysandre ne paraissait pas l'aimer particulièrement quoi qu'il semblait plus indulgent avec elle.
Mais au-delà du fait qu'Eléonore avait fait du mal à Nathaniel, et que personne ne l'aimait, elle m'avait fait du mal à moi. Elle avait jeté du jour au lendemain ma relation avec Castiel aux oubliettes. Et elle se l'accaparait en se pavanant comme une princesse devant le lycée et dans tout sweet amoris. Elle avait déjà gagné sur toute la ligne, alors comment pouvait-elle avoir peur de moi ?
- Impossible. Cette fille a déjà tout ce qu'elle veut. Je ne lui fais absolument pas peur, répondis-je plus sombre.
- Ah oui ? Et pourquoi penses-tu qu'elle colle Castiel autant en l'éloignant de toi? Pourquoi crois-tu qu'elle t'agresse et te rabaisse dès qu'elle le peut ? Cette petite peste est terrorisée à l'idée que tu sortes enfin tes griffes. Parce qu'elle sait pertinemment que tu es très importante pour Castiel et que si tu passes à l'attaque elle a perdu d'avance… Pff, je ne t'ai pas pris dans mon équipe pour rien, dit-elle arrogante
- J'ai l'impression d'entendre les commentaires d'une lutte à mort, soupirais-je.
- C'est le cas ma belle ! Je vais lui faire mordre la poussière !
A peine avait-elle finit sa phrase, que des bruits retentirent dans l'escalier qui menait au toit du lycée. Des gloussements dignes d'une bécasse laissèrent à penser qu'un couple d'amoureux essayait de trouver un refuge. La porte s'ouvrit sur une chevelure rouge qui fit faire un rater à mon cœur.
Je l'aurais reconnu entre mille, même de dos. Tout mon corps se raidit attendant l'impact de ses yeux sur moi. Depuis que je m'étais rendu compte de mes sentiments, son regard avait systématiquement le même effet sur moi. Une balle qui me touchait en plein cœur, accélérait ma respiration et me faisait perdre mes mots. Je ne regardais même pas Eléonore sortir à son tour sur le toit. Ambre fut la première à régir.
- Qu'es ce que tu fais là sale pouffiasse ! s'exclama-t-elle pleine de haine.
- Oh là tout doux le bulldog, répondit l'intéressée. Je ne fais que passer et puis on m'a invitée.
Eléonore se colla un peu plus à Castiel. Je lançais un regard de travers à cette décoloré pour m'apercevoir de la légèreté de sa tenue malgré le temps presque hivernal qu'il faisait. Ambre fulminait littéralement à côté de moi.
- De toute façon, vous n'avez rien à faire là vous non plus, dit Castiel.
Sa voix me donna des frissons. Je me rendis compte à quel point il m'avait manqué. Son rire, ses blagues pas drôles, son sale caractère, mais aussi sa proximité, son regard sur moi, son sourire… Il me manquait affreusement. Et tout ça à cause de cette fille. Je sentais toute la jalousie et la colère parcourir mes veines. Depuis que je savais de quoi elle était capable, je n'arrivais plus à avoir de la compassion pour elle. Mon irritation fut telle que je braquais mon regard sur Castiel. Je retrouvais la colère des premiers jours de déprime, mais au lieu d'être retournée envers moi-même, elle était dirigée contre eux et Castiel allait avoir le droit à sa ration. Amoureuse ou pas.
- Regarde-moi au moins quand tu me parles ! lui lançais-je agressive.
- Oh tu fais attention à moi maintenant ! Je croyais que tu m'évitais, dit-il lui aussi visiblement énervé.
- Lorsque tu es dans les parages oui, mais tu es tellement peu souvent là, que l'on peut se demander si ce n'est pas toi qui m'évite ! répondis-je du tac au tac.
- C'est l'hôpital qui se fout de la charité ! Pourquoi t'éviterais-je ?
- Trop honte d'être avec une trainé pareille ? dis-je sans le laisser enchainer. Non mais franchement tu es tombé bien bas si tu te laisses embobiner par une fille comme ça.
- Qui c'est que tu insultes la pleurnicheuse ? dit Eléonore. Castiel tu vas la laisser me traiter comme ça ?
- T'es assez grande pour te défendre toute seule… dit Castiel ne me lâchant pas du regard. Et j'ai des compte à réglé avec elle…
J'eus un petit sourire en coin. Elle ne l'avait pas complètement changé. Castiel était plutôt du genre à crier plus fort que les autres et appréciait par-dessus tous les caractères forts, car il pouvait ainsi avoir du répondant sans que la personne se mette à pleurer à tout bout de champ. Il détestait que l'on vienne à son secours et essayait autant que faire se peut de rendre la pareille. Il ne se mêlait pas des affaires des autres s'il les trouvait assez forts pour ne pas avoir besoin d'aide. Et à voir la tête d'Eléonore, elle n'avait pas encore compris cette partie-là de lui. Je décidais de l'ignorer pour cette fois.
- Je te signale au passage que celui qui n'a pas pris de mes nouvelles pendant plus d'une semaine c'est toi. Celui qui ne vient plus le matin c'est encore et toujours toi. Alors tes leçons de morale, tu peux les garder. répliquais-je en ignorant superbe Eléonore.
- Tu redeviens agressive maintenant ? C'est la meilleure ! dit Castiel avec ironie.
La colère marquait chacun de ses traits. La discussion prenait des allures de règlement de compte. Bien, au moins j'aurais réglé mes problèmes avec lui. Nous ne savions pas parler calmement afin de régler nos différents. Déjà gosse on se bagarrait pendant nos disputes et une fois notre altercation finie, on se rabibochait comme si rien n'était arrivé.
Je me concentrais uniquement sur mes sentiments pour lui, ce que je ressentais… A quel point cela me faisait mal de le voir avec elle mais surtout de ne plus le voir, de plus être près de lui tout simplement. J'avais vendu mon futur pour être avec lui et au lieu de ça je me retrouvais à le fuir. J'étais vraiment une idiote…
Lui aussi semblait décharger sa peine et sa colère. Je revis dans ses yeux, le regard qu'il m'avait lancé lorsqu'il m'avait vu avec Armin derrière le lycée. Mais je n'avais rien à me reprocher, en tout cas pas par rapport à lui.
- Je te signale quand même que tu m'as menti pour Armin ! continua-t-il
- Je te signale que je ne suis pas avec lui ! répondis-je sur le même ton. Alors ton argument ne tient pas.
- Je l'ai vu t'embrasser Emilie ! Arrête de faire la sainte ni touche ça ne te va vraiment pas !
- C'est lui qui m'a embrassé ! lui hurlais-je dessus
- Tu ne t'es pas défendu à ce que je sache ! cria-t-il à son tour
- Je ne m'y attendais pas ! J'étais choqué !
Sans que je m'y attende il s'approcha rapidement de moi et me pris par le col en me plaquant contre le mur derrière moi. Malgré ma surprise je ne baissais pas les yeux et soutenais son regard. Nous étions tellement en colère que la tension était presque papable. Et elle ne fit que s'accentuer lorsque je vis à quel point nous étions proches.
Mes joues se colorèrent de rouge et ma respiration devint plus erratique. J'étais subjugué par sa présence et mon esprit commençait déjà à s'embrouiller. Je ne me souvenais même pas de la dernière fois où l'on s'était disputé à ce point-là. Le monde autour n'existait plus, j'arrivais même à en oublier la présence d'Ambre et d'Eléonore qui c'étaient faites plus que discrètes pendant les hostilités. Sa poigne me faisait mal et le choc contre le mur me laisserait surement une bosse sur la tête mais je m'en fichais. Nous étions enfin sur un terrain que je connaissais et je retrouvais Castiel tel que je le fréquentais, tel que je l'aimais. Et dieu ce que ça faisait du bien d'être enfin le centre de son attention, même si pour ça j'avais dû le mettre en colère.
- Ne joue pas à ce petit jeu-là avec moi Emilie ! me souffla-t-il plein de rage.
- Je ne joue pas espèce d'imbécile ! m'exclamais-je. Je n'aime pas Armin, je ne t'ai pas menti !
- Alors tu vas me dire que si n'importe quel mec t'embrassait tu ne réagirais pas. T'es une fille facile en fait.
La claque partit toute seule et résonna dans le silence qui c'était soudainement abattu sur le toit du lycée. Cette fois il avait dépassé les bornes. Je sentais toute ma rage et tout mon amour pour lui remonter à la surface. La honte d'avoir été insultée de fille facile par la personne qui me connaissait le mieux. Comment avait-il osé me dire ça ? J'étais blessée. Et la peine et ma colère menacèrent de me submerger et les larmes affluèrent à mes yeux en nombre.
La gifle lui avait fait tourner la tête et il releva doucement les yeux vers moi. Ce qu'il vit dut le déstabilisé puisque l'expression de son visage changea du tout au tout. De la colère pure, il passa à l'étonnement. Je me mordais la joue du plus fort que je pouvais. Ne pas pleurer surtout ne pas pleurer maintenant. Il me sondait je le savais. Il cherchait la faille qui répondrait à ces questions… Enfin pensait-il vraiment ça ? Je n'étais plus sûre de rien….
- Non mais ça va pas t'es folle ma parole ! s'écria Eléonore qui avait visiblement retrouvé l'usage de la parole.
Je ne fis même pas attention à elle et détournais le regard de Castiel en me répétant inlassablement de ne pas pleurer. Je devais partir le plus loin possible de lui. Je fis un geste brusque pour qu'il me lâche et me mis à courir vers la sortie. J'entendis Ambre m'appeler et la porte claquer derrière moi. Je sentais mon cœur battre dans ma poitrine, mon sang pulser à travers mon corps. Fuir, c'était la seule chose que je savais faire.
J'entendis soudain Castiel crier derrière moi. Loin de m'arrêter, je me mis à courir plus vite mais cela ne suffit pas et il me rattrapa alors que j'arrivais dans la cours du lycée heureusement vide. Il m'agrippa l'épaule par derrière. Je me débattis comme une diablesse. Je ne voulais pas qu'il voit mes larmes qui coulaient sur mon visage sans que je puisse les arrêter.
- Lâche-moi Castiel ! Mais lâche-moi !
- Non. Répondit-il en me prenant les poignets.
Il était toujours derrière moi et il me plaqua mes mains sur ma poitrine afin que je ne puisse pas me débattre plus. Sa force était supérieure à la mienne et je me retrouvais dans ses bras, de dos, à pleurer comme une perdue.
- C'est bon, excuse-moi, me dit-il doucement à l'oreille. J'étais énervé et je le pensais pas. Arrête de pleurer ok ?
J'eus un sanglot plus gros que les autres. Castiel venait de s'excuser et pourtant il ne neigeait pas dehors et ce n'était pas noël. Peut-être qu'il était sincère dans ce qu'il venait de me dire. La pression accumulée depuis le début de la semaine à le voir au bras d'Eléonore et à le fuir, semblait avoir eu raison de mes nerfs. Je voulais qu'il soit près de moi, je ne voulais plus le fuir. Il me manquait atrocement. Et c'était bien pire que de le voir embrasser cette peste.
Je m'agrippais à ses bras et les serrais un peu plus autour de moi. Comme si la compression qu'il exerçait pouvait effacer toute ces mauvaises images. A ce moment-là, il n'existait plus que lui qui me serrait dans ses bras à m'étouffer et moi qui essayait de me calmer. Il me retourna doucement, me tenant toujours les poignets.
- Ecoute, Emilie, on oublie ok ? J'étais énervé parce que je croyais que tu m'avais menti mais puisqu'il n'y a rien… Dit-il avec un faux air détaché.
- T'es vraiment qu'un imbécile Castiel ! m'écriais-je à nouveau.
- Hey doucement, qu'es ce que tu voulais que je crois en vous voyant vous embrasser ainsi ?
- Tu ne pouvais pas faire marcher ta cervelle ? ça t'arrive de réfléchir ? continuais-je de m'énerver.
- Et toi tu t'es regardée à pleurnicher dans ton coin au lieu de venir m'en parler.
- Mais tu voulais rien entendre espèce de gros buter !
- Chieuse !
- Chieur !
- Enquiquineur !
- Pleurnicharde !
- Abruti !
- Garçon manqué !
- Gros bisous !
- Ah non ça t'as pas le droit ! dit-il alors que je m'enfuyais loin. Reviens ici et arrête avec ce surnom ridicule !
Il me rattrapa encore une fois sans mal et passa sa main frénétiquement dans mes cheveux afin de les emmêler sous mes cris de protestations et nos rires. L'atmosphère c'était largement allégée. C'était là notre façon de nous réconcilier. Je riais aux éclats alors que je pleurais encore il y avait quelques minutes…. Comment pouvait-il avoir une telle influence sur moi ? Je n'avais jamais ressenti des émotions aussi fortes. Je ne contrôlais plus rien lorsque cela le concernait et je m'en rendais compte un peu plus chaque jour.
Comme pendant notre enfance, nous nous étions réconciliés à travers les cris mais au moins nous n'en étions pas venus aux mains. Enfin, presque. Je me demandais si en restant amie avec lui j'allais pouvoir passer à autre chose. D'un autre côté, être loin de lui était juste insupportable. Je devrais donc prendre sur moi. De toute façon cela ne durait qu'un an. Je devais profiter au maximum de sa présence, quelle que soit les conditions…
- Bon c'est pas tout la chieuse mais je dois filer moi j'ai un rendez-vous.
- Tu sèches encore ? Tu ne crois pas que t'as assez séché cette semaine ? dis-je en prenant un ton moralisateur qui à coup sûr l'embêterais.
- Hey t'es pas ma mère alors fiche moi la paix, répondit-il en grognant.
Sa réaction, identique à celle que j'imaginais, me fit rire. Après tout, peut-être que je le connaissais un petit peu encore. Je lui lançais un petit sourire en coin auquel il répondit en levant les yeux au ciel et grognant encore. Je le raccompagnais jusqu'à la sortie, lorsqu'il me dit d'un ton plus sérieux.
- Tu sais Eléonore, je sais que c'est pas ton type de fille mais, essaie de la connaitre elle est sympas dans le fond…
- C'est toi qui me dis ça ? Le Castiel associable que je connais ne dirait jamais ça de quelqu'un. Qu'es ce qu'elle t'a fait mon pauvre ami. Te voilà condamné à jouer les toutous serviles pour une mijoré… déclarais-je d'un ton fataliste
- Mais ça va pas non ! Personne ne me donne d'ordre ! Et c'est certainement pas elle, ni toi d'ailleurs qui va commencer !
Je ricanais à sa réponse ce qui l'énerva encore un peu plus. J'avais évité soigneusement le sujet par de l'humour. J'étais plutôt fière de moi. Je devais reconnaitre que cela était quand même plus facile lorsque l'autre sangsue n'était pas collée à lui.
- Castiel ! cria une voix derrière nous
« Quand on parle du loup… » soupirais-je en entendant sa voix grésiller à mes oreilles de manière si désagréable qu'elle m'arracha une grimace. Castiel la remarqua aisément et me lança un regard de travers avec un sourcil relevé. Je lui tirais la langue et il soupira à nouveau.
- Castiel ! dit Eléonore en arrivant à côté de nous. On ne devait pas aller à la répet' cette aprem ?
- Si d'ailleurs j'allais partir tu viens ? dit-il en se dirigeant vers la sortie.
- Oui attends je voudrais parler à Emilie. Dit-elle d'un ton mielleux
Ils se regardèrent l'un l'autre. Je connaissais le regard que lui lançait Castiel. Il me lançait le même lorsqu'il cherchait à m'analyser pour comprendre mes réactions. Il laissa tomber au bout de quelques secondes, et lança une dernière phrase à son attention.
- Fais comme tu veux mais ne fais rien que tu regretteras… dit-il en se retournant. Et grouille-toi ! T'as plus le droit d'être là, si tu te fais choper tu viendras pas pleurer.
- Pas de soucis ! répondit-elle
Je sentais le coup foireux arriver à plein nez. Rester seule avec elle ne paraissait pas être la meilleure idée qui soit. Je mis automatiquement sur mes gardes. Mais à peine retournée, Eléonore se jeta sur moi. Elle passa son bras autour de mon coup et planta ses ongles dans mon épaule. Elle enchaina avec un coup de poing dans le ventre qui me coupa le souffle. Je m'écroulais au sol, sonnée.
- Alors écoute-moi bien ma petite Emi, me murmura-t-elle. Voilà ce qu'on va faire…
Je n'eus même pas le temps de répliquer qu'elle agrippa mes cheveux et releva violemment ma tête. Je poussais un petit cri de douleur et porta mes mains sur sa poigne afin de soulager ma souffrance.
- Castiel est à moi ! On est ensemble si tu ne l'avais pas encore compris. Alors tu vas le laisser tranquille bien gentiment.
- C'est mon ami, espèce de folle ! grinçais-je entre mes dents
Je l'entendis rire méchamment. Je ne voyais pas ce qu'il y avait de drôle dans ce que je disais. Cette espèce de timbré me faisait un mal de chien mais hors de question d'appeler à l'aide. Même si Castiel pouvait très bien m'entendre si je me mettais à crier à plein poumon, je me refusais à crier. J'avais des compte à réglé avec elle aussi.
- Je sais très bien que tu es amoureuse de lui, ça ne sert à rien de me mentir !
J'eus un petit choc en l'entendant prononcer ces paroles. Pouvait-on lire si facilement en moi? Castiel était-il au courant ? Avait-elle fait exprès de sortir avec lui ? Jouait-elle avec lui comme elle avait joué avec Nathaniel. Une rage déferla en moi comme une lave en fusion brulant tout sur son passage. Je la haïssais au plus profond de moi. Cette fois-ci je n'allais pas me laisser faire. Je reculais brusquement ma tête et effectuait un coup de tête qui vint percuter directement son nez.
Eléonore recula en poussant à son tour un cri de douleur. Ce coup m'avait fait horriblement mal à la tête mais au moins elle m'avait lâchée. Je me relevais tant bien que mal et lui lançais un regard noir.
- Pour te répondre, oui je l'aime et je ne vois vraiment pas ce qu'il fait avec toi. Mais c'est son choix ! Son p***** de choix ! criais-je.
Toute ma colère sortait enfin et elle était dirigée vers la seule personne responsable de mon malheur et de la situation. Ma rage brouillait mes réflexions mais tant pis. Je devais lui dire ses quatre vérités. J'avais envie de la défigurer.
- Alors que ça te plaise ou pas, c'est mon ami et il est hors de question que je l'abandonne parce qu'une petite garce la décidé ! criais-je à nouveau. Alors c'est toi qui va m'écouter maintenant. Fait ce que tu veux avec lui, je m'en fiche mais si jamais tu essais de briser notre amitié ou si tu joues avec lui, je te promets que ce que tu as fait à Nathaniel ne sera rien comparé à ce que je te ferais… susurrais-je en insufflant le plus de poison possible dans ma voix.
C'était à son tour d'être choqué. Je pouvais déceler de la peur dans son regard. Etais-je si effrayante? Non, je ne me savais pas aussi impressionnante pour arriver à la déstabiliser. Ce genre de fille était de la pire espèce mais elle connaissait toute les méthodes d'intimidations possibles puisqu'elle en faisait elle-même usage. Mon petit discours ne devait l'avoir renseigner que sur le type d'ennemi auquel elle s'attaquait. Mais alors quoi pourquoi me regardait-elle comme ça… La phrase d'Ambre me revient à l'esprit « elle a peur de toi ». Ambre… Soudain je compris la raison de sa frayeur. Bien sûr elle ne devait pas savoir que j'étais au courant de ses petites magouilles. J'eus un sourire désabusé.
- Ne crois pas que tu me fais peur avec tes menaces, me répondit-elle un fois le choc passé. Castiel est à moi et ça personne ne pourra le changer. Tu t'y es pris trop tard. Donc reste l'ami de l'ombre si c'est la place que tu souhaites, mais ne viens pas marcher sur mes plates-bandes.
De rage, elle se dirigea vers la sortie alors que je serrais les points. Sa phrase m'avait plus atteinte que ce que je ne laissais paraitre. Juste en passant à côté de moi, elle me bouscula me donnant un coup d'épaule sur la mienne meurtrie par ses soins. Elle prit le temps de me murmurer :
- Ne rêve pas ma pauvre Emilie. Il ne t'aime pas. Il a juste pitié de toi. Alors abandonne avant que ce ne soit lui qui te le dise en face…
Et elle sortit du lycée en me laissant seule dans la cour. Je bouillonnais littéralement de rage. Cette garce avait touché juste. Jamais je ne pourrais toucher son cœur. Je ne resterais que l'amie, la confidente. Hors je ne voulais pas de ce rôle, je voulais plus tellement plus… Je sentis à nouveau les larmes affluer et je serrais les dents. J'enfonçais mes ongles dans mes paumes lorsque j'entendis quelqu'un approcher.
- Alors comme ça tu fais des câlins à Castiel et tu te bats avec Eléonore. C'est d'un vulgaire ! dit Ambre en s'approchant de moi, me sortant complètement de mes pensées lugubres.
- Tu nous a vus ? lui demandais-je étonnée qu'elle n'essaie pas à son tour de me défigurer.
- Oui et sache que cela ne m'a pas fait très plaisir, mais la tête que faisait Eléonore en valait la chandelle. Ria-t-elle
Je souris intérieurement en imaginant sa tête toute rouge prête à exploser devant notre moment de complicité. Je comprenais mieux pourquoi Ambre ne s'en prenait pas plus à moi. Comme elle la détestait encore plus que moi cela avait dû être un véritable plaisir de la voir comme cela.
- Vous nous avez espionnés ?
- Disons que j'ai moi aussi eu une petite discussion avec cette très chère Eléonore… On a donc eu une vue plongeante sur le petit spectacle que vous nous avez offert. Et comme je l'ai suivie, je sais aussi le traitement qu'elle t'a infligé.
- Pourquoi n'es-tu pas intervenu, si tu m'as vu avec Eléonore ? demandais-je soudainement
- Pour risquer de ruiner ma manucure ? demanda-t-elle outré. Jamais de la vie et puis tu avais l'air de savoir te débrouiller…
- Bah voyons. Princesse ne sait pas se battre, elle a peur de se casser un ongle, ironisais-je.
- Non je ne m'abaisse pas à ce genre d'activité. Ça c'est pour les sous-fifres…Non, moi je suis beaucoup plus subtile vois-tu, dit-elle avec un air calculateur qui me fit froid dans le dos.
A la regarder je pouvais être sûre qu'elle avait une idée derrière la tête pour Eléonore. Et au vu des derniers évènements, je ne pouvais que m'en réjouir. Au diable ma culpabilité, cette garce allait enfin payer.
- Développe ton idée, lui lançais-je attentive.
- Tu vois ma chère Emilie je vais tendre un piège à notre très chère amie. Savais-tu que le lycée a besoin de fond cette année pour un voyage scolaire au mois d'avril ?
- Non pas du tout, répondis-je avec franchise.
- Et bien c'est notre directrice qui en a parlé à Nathaniel et j'étais dans les parages…
- Tu écoutais aux portes en fait.
- Laisse-moi finir et ne dis pas n'importe quoi, s'exclama-t-elle. Donc je disais que j'avais malencontreusement entendu leur conversation. Elle lui a demandé d'organiser une tombola pour récolter des sous pour ce voyage. Hors mon frère a du travail par-dessus la tête, en ce moment. Je pourrais éventuellement me proposer pour récolter des fonds à sa place. En tant que reine du lycée je peux être très influente lorsqu'il s'agit de réunir du monde…
- Et quel est le rapport avec Eléonore ? Je ne pense pas que tu te sois découverte une âme d'altruiste, lui dis-je moqueuse.
- Encore une fois tu ne réfléchis pas avant de parler. Mais je peux comprendre que tu ais du mal à suivre mon génie, dit-elle avec panache.
- Abrège et viens-en aux faits, grommelais-je ne supportant pas ses mimiques de princesse.
- J'ai eu l'idée d'organiser un bal où l'entrée serait payante. On laisserait venir les personnes extérieures au lycée dans la mesure où elles sont accompagnées d'une personne inscrite au lycée de Sweet Amoris.
- Ok, ça permettrait de faire venir Eléonore. Mais je ne pense pas que Castiel ai envie de participer à un bal, surtout si c'est au lycée. Il ne vient déjà pas en temps normal….
- Justement, je vais organiser un concours de musique en première partie ET un concours de danse pour la suite de la soirée. N'ai-je pas des idées trop géniales ? se félicita-t-elle.
Je la regardais médusé. Ou allait-elle chercher toutes ces idées. D'autant plus que pour la musique, je comprenais ce que Castiel et Eléonore venait à voir là-dedans mais pour la danse… Je lui lançais un regard dubitatif. Elle leva les yeux au ciel en soupirant allégrement.
- La musique pour attirer Castiel et donc Eléonore, qui le fera rester sur place encore une partie de la soirée. Et s'il y a son groupe d'ami, il y a de grandes chances pour qu'il reste un peu plus longtemps. Et c'est là que toi, tu interviens pour en mettre plein la vue. Tu vas participer au concours de danse avec mon frère… Ahahah ne suis-je pas parfaitement machiavélique ?
Je restais scotché devant de telle parole. Il n'y avait que deux solutions : soit Eléonore l'avait durement frappée à la tête lorsque je m'étais enfuie du toit, soit elle prenait des substances illicites et en avait fortement abusé. Dans tous les cas, elle ne devait pas avoir toute sa tête pour dire des trucs comme cela. Jamais ça ne pourrait fonctionner. Ce plan était trop loufoque pour que quiconque tombe dedans.
- Ambre, personne ne croira à ton plan. Et puis, comment comptes-tu convaincre ton frère ? Jamais il ne te laissera faire ça. Il te soupçonnera tout de suite.
- C'est là où il faut être subtile et lui laisser croire que c'est lui qui organise, alors que c'est moi qui lui souffle toutes les idées. Crois-moi, je suis très douée pour manipuler mon frère. Tant que ça ne lui fait pas de mal…
Je soupirais. Elle semblait bien accrochée à son projet rocambolesque. Je ne croyais pas une seule seconde à sa réussite.
- Bon et en supposant que ton plan est réalisable en quoi cela nuit à Eléonore SANS que cela ne nuise à Castiel, précisais-je pour lui rappeler les termes du contrat.
- Là encore Emilie tu as beaucoup à apprendre. Laisse-moi faire et fait juste ce que je te dis et tout se passera comme sur des roulettes. Fait-moi confiance…
- Si tu veux. Soufflais-je fatiguée, en capitulant. De toute façon je suis sûre que Nathaniel ne gobera jamais ça.
Et là avait été ma plus grande erreur : l'impossible c'était produit. Je ne sais pas comment elle avait fait, mais elle avait réussi à amadouer son frère qui n'y avait vu que du feu. Le concours de musique et danse avait été annoncé le jour suivant et les affiches misent dans la semaine. Il était programmé pour dans un mois. Cela c'était rependu comme une trainé de poudre dans tout le lycée. Toutes les filles rêvaient de gagner ce concours avec l'homme de leur rêve et Castiel, bien que nullement intéresser par le concours de danse, s'était lourdement intéresser au concours de musique. Pour lui, il tenait là une chance de montrer qu'il n'était pas qu'un groupe de musique de lycée pommé, mais bien un artiste accompli. Et puis cela lui permettrait de tester avec son groupe les nouvelles chansons qu'ils avaient créées pour le label, sur un plus large public.
Il me charia même sur le fait que je ne serais pas capable de m'inscrire au concours. J'avais fait un sourire crispé mais n'avait rien répondu. Comment lui dire que j'avais déjà planifié de m'inscrire avant même que le concours ne soit organisé ?
Nathaniel était venu me voir quelques jours plus tard. Il me proposait de participer au concours avec lui puisque Ambre lui avait entendu dire que je voulais participer au concours mais que je n'avais pas de cavalier. Je bloquais une fraction de seconde sur lui avant de me reprendre. Dieu que cette fille était douée pour la manipulation. Je devrais plus me méfier à l'avenir de cette chipie. Je lui répondis donc que oui et il m'avoua à demi-mot, qu'il avait lui aussi, pendant un temps, prit des cours de danse.
Je sais que pour un garçon c'est ridicule mais ma mère et mon père faisaient de la danse à deux alors…. J'ai voulu essayer…me dit-il de plus en plus gêner.
- Y'a pas de honte, lui sourirais-je. Ne t'inquiète pas, je serais ravie d'y participer avec toi. En toute amitié bien sûr.
- Oui oui, rit-il. Enfin tu nous vois ensemble alors qu'en début d'année on ne pouvait pas s'encadrer. Ç a serrait bizarre…
Je souris à mon tour. Plus je passais de temps avec lui plus je découvrais un Nathaniel plus serein et beaucoup moins bagarreur que dans mes souvenir. Le souci c'est qu'il était un peu trop gentil et cela lui jouait visiblement des tours… Nous prenions du temps pour nous entrainer un minimum et nous habituer à la danse de l'autre sur le peu de temps libre qu'avait Nathaniel. Je devais avoué que nous nous en sortions plutôt bien.
J'annonçais à Castiel ma décision de participer au concours avec Nathaniel dans l'heure qui suivie. Moi qui avait peur de sa réaction, je dû reconnaitre que j'avais tort. Il se mit à rire en me disant qu'il savait bien que ce mec était une « tafiole » et qu'il avait hâte de voir ça. Je lui répondis que cela n'avait rien à voir et qu'il avait juste accepté de m'aider Lui. Il avait alors arrêté de rire et m'avait regardé droit dans les yeux.
- Fais attention à toi et te laisse pas berner par ce mec. C'est un connard fini !
- Tu sais Castiel, je sais que c'est pas ton type de mec mais, essaie de le connaitre il est sympas dans le fond… dis-je en reprenant la phrase qu'il m'avait dit sur Eléonore.
- Tu te fiche de moi c'est ça ?
C'en était suivit une course poursuite dans le lycée qui m'avait beaucoup amusé.
Dans les trois semaines qui avaient suivies, Ambre c'était occupée de tout. Elle était la co-organisatrice de la soirée avec Nathaniel. Rien que ce fait me mettait des frissons dans le dos. A chaque fois que j'essayais de parler avec elle me répétait de ne m'occuper que de moi et de me faire belle pour la soirée… Chose que j'avais fait à la lettre.
Cette fois-ci, je n'avais pas fait appel au talent de Leigh, bien que Rosalya m'aie assurée que cela ne le gênait pas. J'avais ressorti une robe cocktail courte de soirée, que je portais lorsque j'étais obligée de participer à ces longues réceptions que donnaient mes parents. Elle était parme, avec de fines bretelles, cintrée jusqu'aux hanches, puis s'évasait largement jusqu'à mes genoux. Petite j'adorais ce genre de jupe que je faisais tourner à n'en plus finir. Mais cette fois-là, je l'avais surtout choisie car je savais qu'elle allait me permettre de mouvoir mes jambes comme je l'entendais et qu'elle était suffisamment serrer pour que je puisse bouger à ma guise. Des dessins brodés noirs s'étalaient du dessous de ma poitrine jusqu'au bas de mon ventre en passant par mn dos, accentuant l'effet cintré de la robe. Mes chaussures étaient bien évidement accordées avec la couleur de ma robe et j'avais attaché mes cheveux en chignon négligé.
Fin du flash-back
J'avais continué de stressé jusqu'à maintenant. Même avec Nathaniel à mon bras qui semblait calme au possible. Il ne se doutait pas que sa sœur avait préparé un mauvais coup. Mais moi qui était au courant je ne pouvais que me préparer au pire.
Mais le temps n'était plus aux regrets, il était trop tard pour ça. Et c'est avec un sourire plaqué sur mon visage que je pénétrais avec Nathaniel dans le gymnase redécoré pour l'occasion en scène et piste de danse.
A suivre...
Note de l'auteur bis: Oui je sais ce chapitre est bizarre mais à l'origine le chapitre 7 et 8 ne devaient faire qu'un seul et même chapitre. Voyant le nombre de page s'accumuler, je me suis dit que le diviser en deux serait mieux pour votre lecture. Le chapitre 8 est donc écrit à la moitié et sera publié début de semaine prochaine. J'ai eu un peu de mal à l'écrire et surtout le raccourcir ce qui explique mon retard. Encore désolé.
Sinon ce chapitre mérite quand même un petit mot?
gros bisous et à Bientôt (sans faute cette fois) ;)
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