Reviews for Hotaru
Nicolloyd chapter 1 . 8/12/2010
Enfin un univers que je connais, Le Tombeau des Lucioles. :)

Le texte est court, en raison de la forme choisie mais plaisant à lire.

Joie - peine - joie dans la structure, c'est équilibré du point de vue visuel, en lien avec le fond.

Une situation d'insouciance au début (le regard de Seita vers Setsuko); un danger qui arrive ('sournoisement'); la réalité actuelle, c'est la guerre, au centre de l'écrit ; un rayon de soleil ('grand frère'), qui vient en contre de 'Puis, sournoisement...'; Une situation finale qui fait écho à celle du début (le besoin de Setsuko de la présence de Seita).

Ah, d'ailleurs, au milieu du texte, j'aime bien ta construction des phrases averbales comme 'La guerre. La maladie.' qui sont courtes, tragiques, en opposition avec la suite 'Le garçon est parfaitement conscient de ce par quoi ils sont en train de passer, mais...' phrase plus longue, avec un verbe, ce qui implique un côté humain par rapport aux descriptions 'déshumanisées' juste avant. Cette phrase me semble une tentative de survie, car elle est inachevée, et souligne selon moi l'envie de repartir, de lutter. 'Le garçon' en fin semble l'adulte confronté à 'la guerre'. D'ailleurs Setsuko est absente ici, et quand on se demande où elle est, la voilà qui parle juste après ('Grand frère!'). Est-ce que le fait de l'avoir fait parler et pas son frère a été voulu ? Pour ceux qui ont vu le film, il me semble que c'est un peu l'âme, la vie de Seita, son sourire (comme au début de ton écrit tiens).

J'apprécie vraiment, même si j'en connais la fin. Cela m'a fait penser à Goodbye Blue Sky de Pink Floyd dans le ton. Peu de mots mais ils sont précis et se font écho. J'ai l'impression que la situation initiale des deux premières phrases est différente au niveau du sens par rapport à la dernière, comme si tu avais voulu montrer le regard différent de la petite fille et de son frère plus âgé. Setsuko apprécie la balançoire, les jeux d'enfants, alors qu'en dernière phrase, Seita se comporte déjà comme un grand frère, veillant sur sa petite soeur. C'est aussi ça qui m'interpelle, le fait d'avoir joué en si peu de mots sur différents tableaux.

Bonne continuation pour la suite miss. ;)