Reviews for Traversées
Eponyme Anonyme chapter 23 . 6/1
ATTENTION : je me suis plantée et j'ai posté ma review du chapitre 23 dans le chapitre 24 !
CEci est donc ma review du chapitre 24 :
La façon dont Mémé rationalise la scène qui se déroule sous ses yeux est magnifique.
Carol devient une infirmière, Hershel un gynécologue, Lori est donc forcément là pour une consultation, et puisqu'il y a un policier, les autres doivent logiquement être des malfrats… tu as totalement et superbement rendu ce cheminement de pensée si typique des Alzheimer, cet effort parfois poignant, parfois attendrissant (et souvent paradoxalement très intelligent et logique) pour relier les choses entre elles et tenter désespérément d'avoir une vue d'ensemble sensée.
J'y retrouve tant de souvenirs.

(Une fois je suis restée manger à l'hôpital avec mon grand-père à l'unité Alzheimer. Nous étions donc à une table face à face là où les repas étaient pris en commun, autour de nous il y avait donc les autres résidents et leurs familles. Les infirmiers et aide-soignants commencent à apporter les plats, et là je vois mon grand-père qui fait visiblement un effort de compréhension. Il tente de résoudre silencieusement l'étrange équation "salle à manger plus nombreux convives plus sa petite fille plus des plats qui arrivent de nulle part". Et soudain, la solution lui arrive, et il me lance avec un grand sourire "ça me fait plaisir que tu m'invites au restaurant".

C'est resté une blague à nous, et toutes les fois où j'ai mangé avec lui, on annonçait à l'infirmière-serveuse qu'on allait prendre "le plat du jour". Mon grand-père se marrait à chaque fois, même quand il ne comprenait plus le pourquoi de la blague, il se souvenait que c'était marrant, et qu'il y avait cette connivence entre nous à propos du plat du jour.)

Le flot de pensées de Mémé est aussi puissant qu'émouvant, la façon dont elle égrène les idées et mélange tout, jusqu'à oublier pourquoi elle tentait de se souvenir, et au passage se souvenir d'elle-même, pour s'oublier à nouveau. Et aussi la façon dont elle se raccroche à des rares choses qu'elle se remémore : le tableau d'activité, l'émission de télé, les repas.

Ce chapitre est adorable, avec une Carol qui prend soin de Mémé automatiquement et naturellement, qui joue le jeu, même si la vieille dame ne sait plus à quel jeu on joue.

J'aime aussi ce chapitre pour cette terriblement géniale scène des poules mortes et des oeufs pourris. Moi qui adore les visions d'apocalypse et les décors de monde en déliquescence, je suis une fan absolu de ce passage.
L'odeur doit être absolument méphitique, déjà les poules vivantes, en temps normal, ça pue sacrément. Et l'oeuf pourri est une des pires odeurs au monde.

Maintenant que Mémé n'est plus dans l'histoire, relire ce chapitre est particulièrement émouvant, et ça reste un de mes préférés de l'histoire, et certainement le plus beau chapitre de Mémé.
Cette scène de Mémé et d'Hakim qui lui coupe les ongles, dans ce "drôle d'hôpital" plein de boites d'oeufs vides, est d'une tendresse infinie, et cette tendresse est superbement mise en valeur par ton style d'écriture. Tu créés des images tellement poétiques et touchantes, Hakim "avec sa grande tête de lion à la crinière noire", Mémé qui s'amuse "sans aucun discernement", tous deux qui s'aiment sans même savoir pourquoi, alors qu'au final ils ne se connaissent absolument pas, Hakim n'est pas Marco (un Marco de toute façon oublié) et Mémé n'aura jamais de passé ni de nom pour Hakim. Et pourtant ils s'aiment dans le bref moment de leur rencontre.

La dernière scène, de Carol et Daryl qui échangent un sourire de spectateurs complices, est la cerise sur le gâteau de ce chapitre magnifique.
Eponyme Anonyme chapter 24 . 6/1
Bravo pour les pensées de Carol, admirative du talent d'Hershel à être un soignant, et qui espère se voir transmettre ce savoir… très beau clin d'oeil puisqu'on sait déjà que ce sera le cas (la scène de la césarienne sur cadavre de la saison 3). Dans la Carol de ton histoire, on entrevoit déjà la future Carol, et c'est aussi pour ça que c'est particulièrement intéressant je trouve de lire une histoire qui a lieu dans les anciennes saisons, tout en connaissant les suivantes.

J'aime aussi beaucoup l'idée de faire de Carol la gestionnaire du groupe, et de lui donner un poste important au sein de ce dernier.

Je regrette vraiment qu'aucune des (pourtant désormais nombreuses) saisons de TWD n'ait montré les survivants en hiver. On les voit toujours aux prises avec une météo plutôt clémente. J'adore les fics qui ont lieu en hiver. On se rend mieux compte de la réalité d'être devenus des clodos de la fin du monde. Le groupe de Rick est stationné dehors, sans autre abri que leurs voitures, et ils n'ont même pas la possibilité d'un feu… et ça se passe en janvier !

J'ai adoré la métaphore de la douleur crânienne comme un flipper dans le quel rebondissent des billes.
Et aussi celle de Carol, l'abeille qui butine dans les sacs.

Le POV d'Hakim blessé et misérable est super. Bravo pour nous mettre à ce point dans sa (triste) peau, avec tous les détails qui l'accompagnent : l'haleine de vomi, la migraine, l'attelle sous les couches de vêtements, l'état fébrile...
Moi qui aime beaucoup mettre des blessures dans mes histoires, je t'envie cette description si réaliste.
J'aime bien aussi comment le côté vaniteux et un peu méprisant/supérieur d'Hakim repointe immédiatement le bout de son nez. Le premier truc qu'il se dit ce n'est pas "ces braves gens m'ont sauvé et soigné", mais "pfff, c'est le vétérinaire presque sénile qui m'a soigné, je parie qu'il a fait ça moins bien que moi j'aurais fait".
Hakim semble clairement se sentir "meilleur médecin" qu'Hershel… alors que ce dernier a largement prouvé ses compétences de soignant, y compris avec Mémé, tandis qu'Hakim n'est même pas praticien.

Il semble aussi considérer le groupe de Rick comme une espèce de tribu de Cro-magnons puisqu'il s'imagine qu'à leur yeux la "femme du chef" pourrait être plus importante qu'une autre femme du groupe.

On retrouve ici le Hakim très égoïste et assez insensible au sort de son prochain, puisqu'il retourne dans sa tête les différentes façons pour manipuler le groupe afin d'en retirer un bénéfice personnel. Il en est même à souhaiter que les militaires aient tué quelqu'un.

J'ai un peu pitié de Hakim qui s'escrime à échafauder des plans de manipulation psychologique et qui considère les gens comme des outils plutôt que comme des alliés/compagnons potentiels… parce qu'il ne voit même pas la réalité toute simple qui se trouve sous son nez : le groupe de Rick est bien plus humain et civilisé qu'il ne l'imagine, et s'ils l'ont sauvé puis ont fait l'effort de si bien prendre soin de sa blessure (et de l'habiller, et de le mettre à l'abri dans une voiture avec une couverture), ce n'est certainement pas pour ensuite l'abandonner au bord de la route avec sa Mémé.

C'est un contraste poignant par rapport au POV de Carol plus haut qui a de la compassion pour Hakim.

Comme toujours tes chapitres sont parfaitement gérés, et la psychologie des personnages est complexe et superbe.
Innocens chapter 31 . 5/31
J’avais longuement hésité à lire ton histoire. En partie parce que face au nombre de ses chapitres, mais aussi parce que ton style m’impressionne énormément. C’est sûrement pour ça que je n’ose jamais te commenter huhu.

Mais finalement j’ai tout lu en deux jours. C’était vraiment intensif mais… j’ai vraiment adoré ! Il y a des tonnes de subtilités qui sont dispersées dans ton texte ! Je ne pourrai pas les énumérer tant il y en a mais celles qui m’ont le plus marqué c’est l’entrée en matière de l’épidémie.

D’abord avec cette ignorance du danger véritable venant du narrateur qui touche du doigt l’implication de ce virus sur le monde, sur son quotidien ainsi que sur sa vie. Ton personnage est remarquable par son originalité, non seulement parce que c’est un homme, mais parce que tout le rapport du racisme, des amalgames et des préjugés sont disséminés dans cette rencontre entre le groupe et lui. On sent cette tension, celle qu’on peut sentir dans chaque coin de rue, au détour d’une conversation en France. Bien entendu, il n’y a pas qu’en France que cette discrimination fait partie des non-dits mais ici, c’est tellement… je ne sais pas vraiment comment l’expliquer. On peut toucher du doigt la sensation que peut entraîner une isolation comme telle.

Puis il y a cette intelligence qui rend à Hakim une épaisseur tout entière au texte, à la poursuite des militaires contre lui. Ses remarques cyniques, sa manière de vivre et interagir, c’est toujours quelque chose de savamment bien amené. Il joue entre un égoïsme fin et une gentillesse, une telle générosité avec Mémé Alza que ça ne le rend pas « indissociable » d’un trait à l’autre. Ce que je veux dire, c’est qu’il est entier comme personnage. Il est bourré de telles défauts et de qualités que ça le rend, hum, non, je ne sais pas comment expliqué mon impression vis-à-vis de lui. Disons qu’il pèse quelque chose d’original dans le contexte de TWD, il rend la propagation du virus authentique, non seulement avec ses réactions mais aussi avec ses actes.

Il est humain, il n’avait pas été « souillé » par l’horreur grâce à son journal, de sa mission et sa ténacité jusqu'à ce dernier chapitre et... c’est ça ce que je trouvais admirable chez lui. Je me demande bien ce que le décès de Mémé Alza va impliquer dans sa psyché !
saphira15 chapter 23 . 5/17
Un début de chapitre centré sur une toute nouvelle Carol, une Carol qui veut aller vers les autres, une Carol qui veut aider. Ce chapitre fait un peu le lien avec ce que Carol devient ensuite dans la saison 3, comment elle en vient à devenir cette assistante médicale pour Hershel, comment elle devient le bras droit du vétérinaire.

C’est très intéressant de voir cette partie-là de sa vie, ce moment om le changement s’est opéré, et où on est passé de la Carol faible de la saison 2 à celle, beaucoup plus forte, de la saison 3.

De même, j’aime beaucoup le regard tendre mais réaliste que Carol pose sur le groupe. Elle semble voir, elle, qui est en retrait, qui est timide, plus dans l’observation que dans l’interaction, les véritables motivations de ses camarades : Carl, qui veut devenir un adulte, qui veut si ardemment qu’on le prenne au sérieux. Daryl, si brusque mais si apeuré par toute cette nouvelle donne, Hakim, et Mémé Alza…

D’ailleurs Hakim, il garde un esprit très clair, même en se réveillant tout juste. Encore un fois, i ne se soucie pas de l’avenir du reste du groupe, il ne pense qu’en probabilités, en chances. Au lieu de penser u danger, il songe que la venue des militaires peut lui offrir le soutien du groupe, il pense qu’il peut devenir une personne importante du groupe, qu’on peut écouter, tout cela dans le seul et unique but d’aller jusqu’en Floride.

Et quand même, je dois le dire, tu m’agaces, à toujours contourner l’action pour ne jamais la raconter telle quelle. Tu arrives toujours à la faire apparaitre sous forme de flash-backs, de souvenirs, de pensées, mais jamais telle quelle, et nous n’avons droit qu’à une version rapportée, et donc nécessairement tronquée. C’est pas cool ça ! :p
saphira15 chapter 22 . 5/17
Et après ça, un chapitre un peu plus dans l’action et les interactions !
C’est une vraie bonne idée d’intercaler les chapitres assez longs et contemplatifs et ceux qui sont plus brefs, plus impulsif. Ça évite d’ennuyer le lecteur où de l’assommer à coup d’introspection. Là, on est tout autant ravi de retrouver Carol qu’Hakim.

Donc, ce chapitre ! Encore une fois, j’ai déjà dû le dire un millier de fois, mais Hakim est Le personnage ordinaire par excellence. Pas forcément altruiste, pas du genre héros malgré lui, il est le plus normal du monde. Il n’aime pas trop les gens du nouveau groupe, pense que Daryl est un abruti et que Rick n’en est pas loin.

Il a les yeux en face des trous, il préfère se sauver la peau plutôt que celle des autres. C’est une façon très réaliste des interactions dans le groupe, et aux antipodes de tout ce qui se fait dans les fictions, où les nouveaux personnages sont d’emblée acceptés et acceptent également ce nouveau groupe comme s’il en avait toujours fait partie.

Sinon la grande nouveauté de ce chapitre, ce sont les militaires ! J’ai beaucoup aimé l’espèce d’ambivalence en ce qui concerne les militaires. Les uns sont sensibles à leur présence, espérant sans doute une aide providentielle et les autres sont plus sur la réserve, habitués qu’ils sont à devoir douter de chaque nouvel étranger.

Et de tout façon, c’est assez cohérent, les militaires, la plus grosse force armée du pays, ne devraient en effet pas mettre longtemps avant de laisser tomber leur devoir et de se mettre à leur compte, se disant qu’ils auraient plus de chance tout seul.
saphira15 chapter 21 . 5/17
Bon, me voilà après un millier d’années pour tenter de rattraper mon retard chez toi ! On y croit !

J’admire toujours autant la façon dont tu décris Mémé Alza, avec une tendresse et une bienveillance comparable à celle que l’on adresserait à un enfant. Et c’est justement ça, parce que de l’autre côté, il y a Carol, la douce Carol, la Carol qui a perdu sa fille et qui faisait encore son deuil il n’y a pas si longtemps.

C’était un très beau chapitre centré sur deux personnages tendres et doux, deux personnages qui se ressemblent beaucoup finalement.

Mais le vrai thème de ce chapitre, c’est la mémoire. C’est l’oubli et le souvenir. Et c’était vraiment très beau, ce questionnement à propos de savoir à quel moment l’oubli devient bénéfique, à quel moment les souvenirs deviennent un fardeau, ou au contraire la seule chose qu’il nous reste.

Les morts de Maria et de Sophia résonnent dans ce chapitre, mais les façons de s’en souvenir diffèrent vraiment et posent une vraie question à laquelle Carol finit par répondre. Elle, elle qui a tant souffert de la mort de sa fille, est catégorique : elle préfère souffrir et se souvenir, que tout oublier, jusqu’à sa propre fille.
C’est une belle vision des choses, et c’est surtout une preuve qu’elle a surmonté tout ça. Elle est prête à souffrir pour les quelques souvenirs de Sophia.

Et on est triste pour Mémé Alza, qui n’a plus rien pour elle, juste cette béatitude qui ne fait plus d’elle un être à part entier. Après tout, qui sommes-nous sans passé et sans souvenir ?

En bref, un très beau chapitre, très poétique et très triste également, mais que j’ai adoré :)
ritournelle chapter 5 . 3/28
J'adore le parallèle entre la recherche de Sophia pour la ramener et les désillusions de Carol qui doit se faire à la réalité et accepter la mort de son enfant (même si elle n'y est pas encore).
Et l'évolution de Carol est aussi sympa et on comprend à la fin de ce chapitre qu'elle est décidée à changer et à se renforcer pour affronter son nouveau monde au lieu de le subir.
Mais sinon, j'espère vraiment que son déni va s'arrêter bientôt parce que c'est vraiment une torture pour nous de lire ses espoirs et ses illusions alors que l'on sait que la petite est morte.
Il y a un côté super "cotonneux" dans cette scène alors que je me souviens de l'épisode et du chaos total lorsque la ferme s'est faite envahir. Je pense que c'est dû au fait qu'on voit tout ça du point de vue de Carol.
ritournelle chapter 4 . 3/28
Ecrire sur le côté scientifique de l'épidémie et des zombies, c'est pas le plus simple et toi tu en dédies un chapitre entier! Et on y croit en plus !
Bon pour moi la "surprise" du genre de ton OC avait été un peu gâché par un spoil sur le forum, mais c'est quand même étonnant. On a plus l'habitude de voir des OC féminins que masculin.
J'aime bien aussi comment tout le côté zombie est traité complètement différemment de leur côté: c'esr une maladie, il faut la combattre et trouver le remède. Alors que TWD c'est plutôt: une balle dans le crane et on en parle plus! Et lui, il va au boulot, tranquille, et s'enferme le plus loin possible de la folie extérieure.
La montée en tension est vraiment bien gérée avec l'arrivée de ce qu'on pense être les militaires!
ritournelle chapter 3 . 3/18
encore une fois la rupture totale, avec une scène super calme et sereine pour l'ouverture. l'ambiance est superbement bien plantée et on visualise la cuisine et les gestes répétitifs, lents, précis et calmes de Carol.
Mais c'est vraiment horrible ce déni total - j'en vins à espérer qu'elle a raison et que ce n'est pas juste un deuil mal géré tellement c'est douloureux de lire ses espoirs, et ses souvenirs tellement banals du quotidien avec sa fille.
j'adore comment tu gères Carol et sa psychologie (son seul talent est de savoir prétendre! la douche froide quand tu lis ça et que tu connais son passé de femme battue - ou alors je pars trop en live). bref tu as des pépites comme ça qui me chamboule.
je suis définitivement fan de ton écriture, de ton vocabulaire, de ta facilité à nous guider à travers ces paragraphes imposants et rébarbatifs au premier coup d’œil. tu nous changes de point de vue sans aucun problème, sans accroc et on veut juste en savoir plus.
bref, je continue avec plaisir!
ritournelle chapter 2 . 3/18
Dans le genre rupture totale, le deuxième chapitre est juste hallucinant ! :)
Changement de PoV, changement de style (du présent partout qui ne dérange pas pour autant la lecture mais justement nous fait entrer dans l'action), changement de personnage, changement de rythme aussi avec de l'action dans tous les sens.
Et tu me vois maintenant super intriguée par cette superbe introduction d'OC.
Le coup de la peluche, c'est juste excellent. J'adore ce genre de détail, ça montre à quel point on ne peut s'empecher de se demander ce qu'on ferait si jamais ça se passait quand on regarder la série. Et je n'avais jamais pensé à cette solution là!
ritournelle chapter 1 . 3/18
Premier chapitre, première claque :) Ton style est juste wouah. Tu joues super bien avec les mots et avec un vocabulaire plutôt élevé mais qui pour autant n'éjecte pas le lecteur en dehors de l'histoire. Pas simple parce que l'on est facilement rebuter avec un ton trop précieux, mais ici c'est fluide, et on apprécie l'utilisation de ce vocabulaire! Un petit bémol selon moi mais qui se corrige au long du chapitre: la longueur des premières phrases qui compliquent la lecture et la compréhension. En plus quand tu es comme moi et que tu attends le point pour respirer mais quand tu lis dans ta tête, c'en est presque dangereux ;) Mais encore une fois, ce n'est qu'au début du chapitre.

Au niveau du fond, j'ai été carrément choquée par le thème d'ouverture avec le deuil (et surtout le déni) de Carol. Je n'ai pas lu de fic qui s'attardait sur cette partie là de son histoire et j'avoue que partir sur le déni de la mort de Sofia c'est un sacré défi. Ensuite revoir Carol "faible" face aux zombies ça fait bizarre (surtout quand tu regardes la Saison 5 en parrallèle!) et fait limite "retour aux sources".
L'arrivée de Daryl juste parfaite, en deux phrases tu l'as cerné (le regard anxieux mais agacé).
Moi ça me va très bien juste une amitié entre eux :)
Eponyme Anonyme chapter 22 . 12/24/2014
En avant pour la première de mon marathon de reviews spécial réveillon !

Alors, ce qui m'a le plus plu dans ce chapitre, c'est bien évidemment ce choix narratif de commencer par la fin (la blessure d'Hakim), pour ensuite revenir dans le temps et tout expliquer.
J'adore ce genre de récit, et tu l'as très bien géré !

Encore une fois, on voit un Hakim très humain, mais plutôt dans ce que l'humanité a d'égoïste et d'un peu mesquin... c'est seulement après que les autres mouillent le maillot pour ses miches qu'il s'efforce de retenir leurs noms et de commencer à les considérer comme des personnes et pas comme des caricatures.
(Pauvre Hakim, je continue à dire du mal de lui review après review, et tu vas croire que je le trouve affreux, alors que j'adore ce personnage)

J'aime beaucoup comme tu alternes des chapitres plein d’introspection, à l'ambiance posée et méticuleuse, où il ne se passe au final pas grand chose (mais qui paradoxalement font beaucoup avancer l'histoire), avec des moments d'action, de suspens, de retournement de situation comme ici.

Le parti-pris de ta fic est très intéressant : puisque tu nous as annoncé dès le départ que ton histoire prenait place dans le "trou" entre deux saisons et que ça ne modifierait pas le canon, on sait déjà qu'a priori, il ne va pas y avoir de trucs absolument spectaculaires au niveau du groupe de Rick, pas de pairing extravagant, de mort inattendue, de coup de théâtre... ce qui va être fort, émouvant, surprenant, sera dans l'aspect psychologique (deuil de Carol, amitié avec Daryl...) et l'ajout des OC à l'histoire.
C'est un pari risqué car ça pourrait donner lieu à une histoire complétement déséquilibrée, où les passage avec les personnages canons seraient ennuyeux, ou au contraire, ceux avec les OC seraient foirés, car la mayonnaise n'ayant pas pris, on se fiche un peu de ce qui leur arrive.
Mais tu es parvenue à trouver l'équilibre, de main de maitre !

Je reviens au chapitre : j'ai bien aimé que tu mettes Hakim au pied du mur, et qu'il se sente forcé de révéler une semi-vérité.
Ce chapitre, c'est un peu le "mariage forcé" d'Hakim et du groupe, et on se dit que maintenant que tout le monde est dedans jusqu'au cou, ils sont désormais liés, et tout ça ne peut qu'aller vers le dénouement attendu... mais lequel ?

Et sinon, j'ai adoré encore une fois le Daryl de ce chapitre, fin, intuitif, et qui ne lâche rien du tout. J'ai retrouvé avec plaisir le Daryl dur et opiniâtre qu'on aime dans la série... et qui à force de "gentification" de la part des scénaristes (AKA le fait de rendre gentil, sympa, humaniste) s'est un peu perdu en route.
Eponyme Anonyme chapter 31 . 11/18/2014
C'est un peu compliqué de faire une review alors qu'on a déjà beaucoup parlé de ce chapitre lors de la beta-lecture, il y a pas mal de choses que je pense et que tu sais déjà, je ne vais pas les répéter.
Bon, je vais quand même redire que je l'ai adoré.
Le contraste entre le début et la fin est terrible. On commence par une scène calme, presque paisible : la forêt tranquille, la routine, les deux hommes qui commencent finalement à s'entendre, et Hakim qui peut même profiter de ce qui est presque une promenade pour se perdre dans ses pensées... et quelles pensées.
J'adore la façon dont tu nous montres Hakim, dont tu nous fait partager ses pensées, on voit quelqu'un de très humain, de très incertain au final. Et surtout on devine quelqu'un d'influençable, qui peut-être se cherche des mentors (ou des prétextes pour agir).
Il s'est voué corps et âme à la quête du Professeur, mais une fois loin de celle-ci, il doute de son choix.
Ça change des héros à la détermination sans faille qu'on voit beaucoup (et je plaide coupable). C'est ce côté humain, c'est à dire indécis, tenté par le confort, la sécurité, la facilité (peut-on considérer ça comme une forme de lâcheté ?)... qui me le rend si sympathique.
Je suis vraiment curieuse de lire la suite du cheminement de ses pensées... surtout maintenant qu'Hakim a perdu sa mémé. Va-t-il se rapprocher encore plus du groupe pour conjurer le chagrin, la peur de la solitude ? Ou bien au contraire, va-t-il faire éclater sa colère, sa frustration contre eux ? Les rendre responsables : pourquoi n'ont-ils pas protégé sa mémé en son absence ? Pourquoi personne ne l'a défendue ? Pourquoi étaient-ils prêts à s'enfuir en la laissant ?
J'imagine à quel point le chagrin va être fort, et à quel point Hakim va peut-être avoir besoin de trouver des réponses, des coupables.

Je ne vais pas trop revenir sur la mort de Mémé Alza, parce que tu sais ce que j'en pense. Elle va tellement me manquer.
Sa mort, avec son côté absurde, poignant, presque tragi-comique, et la façon dont tu la décris, comme une disparition, Mémé avalée par la foule, effacée de la surface de la terre... c'était vraiment terrible à lire.
Elle disparait comme elle est apparue, avec gravité et légèreté tout à la fois. On ne l'a pas vraiment connue mais elle a eu une présence, une existence incroyable.
L'idée de placer dans l'univers de TWD un personnage atteint d'Alzheimer était vraiment superbe. J'adorerais te voir écrire à nouveau une histoire sur ce thème d'Alzheimer et de la mémoire (dans TWD ou ailleurs).
Mémé Alza, cette page blanche devant laquelle chacun se retrouve perplexe, a en fait permis d'écrire, de révéler l'histoire des autres : de Hakim, dévoilant ce qu'il a de plus humain, de Carol, la faisant réfléchir sur elle-même et ses propres pertes, du groupe de Rick, soulignant leur bienveillance collective. Je me souviens encore de ce moment incroyable entre elle et Daryl, où elle lui bondit dessus dans une étreinte spontanée, et où lui l'interprète comme une agression... quelle scène d'anthologie ! :)
Je suis vraiment triste qu'elle disparaisse déjà de l'histoire, et je te tire mon chapeau pour ce personnage incroyable.
RIP Mémé.
Eponyme Anonyme chapter 21 . 9/19/2014
Toujours dans l'espoir candide mais sincère de rattraper mes retards partout, me voici cette fois-ci chez toi.
Si je ne me trompe pas, c'est à ce chapitre que j'en étais restée.

Un chapitre terrible, écrit de main de maitre, axé autour de deux personnages incroyablement touchants, Carol et Mémé Alza.
Mémé est un de mes OC préférés. Non seulement elle est très bien construite, très cohérente, et décrite de façon si aigüe qu'on jurerait que tu nous racontes une vraie personne, déjà existante... mais surtout elle sert le récit d'une manière magistrale.
Je ne me lasserai jamais de dire que transposer la maladie d'Alzheimer dans l'univers de Walking Dead est une idée de génie (que je suis même jalouse de ne pas avoir eue).
En cela, ta fic fait quelque chose qu'aucune autre n'a fait.

J'ai adoré comment la perte de mémoire de la vieille dame sert de prétexte à Carol (et donc à toi, auteure) pour évoquer le thème global de la mémoire, et de la façon dont on la garde, dont on la perd... évoquer les disparus, la façon dont les gens qu'on a connus (et plus largement l'humanité) disparaissent, s'acheminent vers le néant, dans ce contexte de fin du monde.
Plus généralement, j'adore le fait que tu parviens à donner à chaque élément de tes récits un sens beaucoup plus large, une symbolique plus forte.
Évidemment, il ne s'agit pas juste de la maladie d'Alzheimer, il s'agit de la mémoire collective, des souvenirs gardés et perdus, et à travers ce qui est perdu, les problèmes d'identité.
Mémé Alza vit entouré d'inconnus étrangement familiers, Carol et les autres vivent entourés de fantômes.
Et bien sûr, c'est l'occasion pour Carol de se confronter à ses propres fantômes.

Mémé Alza, et la façon dont tu la décris à travers sa maladie, m'inspire une tendresse infinie, mais ça tu le sais déjà, et tu sais déjà pourquoi, la fiction déborde sur la réalité :)
"un regard mi-fou, mi-sûr, fou-sûr"... ça, c'était énorme. Meilleure description d'Alzheimer EVER.
Forcément, toutes les réactions de Carol, et les interactions de Carol "l'infirmière" et de sa "patiente", m'ont donné envie de sourire et de verser une larme, parce que tous les gens qui ont eu un proche Alzheimer ont tôt ou tard été ce genre de Carol.
Et au delà de ça, ça colle terriblement bien au personnage !

Au niveau purement stylistique, j'ai adoré l'effet de boucle, comment le chapitre revient au début ("Et ma télé dans tout ça ?")

Voilà, encore un chapitre sublime !
Eponyme Anonyme chapter 30 . 7/5/2014
Hello !
Exceptionnellement, je ne vais pas suivre mon processus habituel de reviewer les chapitres dans l'ordre pour rattraper mon retard (j'en étais restée au 20 il me semble), mais cette fois je vais commenter le dernier chapitre publié, pour fêter ta reprise, et aussi parce que ça fait si longtemps que celui-là attend d'être posté que tu dois avoir terriblement envie d'avoir un retour dessus.

Alors, ce chapitre, qui est parmi mes préférés, est à classer selon moi dans les fameux "chapitres qui pourraient être des OS". Je sais, je radote et j'insiste là-dessus, mais je suis toujours impressionné par ton travail, quand tu fais un chapitre entier d'une seule scène pleine de sens et d'implications.
Ici, si Hakim avait été un personnage canon, ça aurait fait un parfait OS sur Carol.

Et là, il faut le dire, si moi je suis Maitre es Merle, toi il ne fait plus aucun doute que ta plus grande réussite dans cette histoire, c'est Carol. Elle aussi tu la rends incroyablement bien, l'interprétation que tu en fais est superbe.
Je retrouve totalement le personnage que j'aime dans la série : à la fois forte (à partir de la S3), mais très douce, réfléchie, très pensive.
Tu excelles particulièrement à mettre en scène ses pensées (même si ici nous avons du POV Hakim, je faisais référence à d'autres chapitres en POV Carol).

Ici, cette scène avec Hakim est à la fois mélancolique et tendre, pleine de spleen. Et pourtant, Carol garde une grande chaleur humaine.
J'ai adoré ce dialogue où le rire n'est pas loin des larmes.

Pour en venir au dialogue lui-même, j'ai adoré le concept de Weltschmerz, que je ne connaissais pas du tout, et qui est superbe. A ajouter à la liste des chouettes mots qui pourtant n'existent pas en français (Zeitgeist, serendipity, etc...)
Par contre, à l'instar de Carol, je n'ai rien compris à l'explication scientifique d'Hakim (je me sens du coup solidaire d'elle).
Ca lui va très bien, je trouve, à Hakim, de s'embrouiller dans un concept savant pour au final dire quelque chose de simple. Se cacher derrière une métaphore alambiquée. Décidément, il n'est pas très doué avec les gens.
Pourtant, au fil du temps, il tisse des liens avec le groupe, trouve une place.

Je suis vraiment curieuse de savoir de quelle façon Hakim et Mémé vont être amenés à se séparer du groupe (car on sait déjà que ce sera le cas)... et j'ai aussi un peu peur, car c'est difficile d'imaginer une fin heureuse dans TWD.

Bref, une fois de plus, un chapitre superbe, des personnages émouvants, le tout servi par une plume admirable.
Que vouloir de plus ?
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