Reviews for Traversées
Laticaa chapter 17 . 20h
Mamie Alza... J'adore tellement ce personnage ! Je l'aime vraiment beaucoup. Son amnésie m'a tellement fait rigolée avec le coup du sac, j'étais pliée !
Je suis sure qu'ils vont s'attachés, c'est obligé elle est trop mignonne ! Et en plus elle c'est ce défendre la bougresse, elle en à de la force !
Aussi, enfin Carol réalise que sa fille est vraiment décédée, ça va lui faire bizarre mais, je pense que Carol à un assez fort caractère pour remonté (doucement) la pente.
Merci pour ces moments de lecture, je dévore ta fic !
Laticaa chapter 16 . 20h
Enfiiin ! Le nom de ce cher OC. Hakim, hahaha ! par contre, je confirme ma pensée du début. Monsieur n'est pas quelqu'un de commode. Il a pas mal de défauts le vilain, même si il a pris un peu de pitié pour la chère Mamie Alza ! (Alza comme la levure, pardon pardon...Mais j'ai directement pensé à ça)
Laticaa chapter 4 . 8/26
Hahahahahaha ! Enfin un peu moins de brume sur ton OC. Un garçon ? J'avoue que j'aurai pensé que c'était un fille, la aussi enfin un OC autre que fille, beaucoup de nouveau dans cette FIC et c'est agréable ! Le seul qui n'est pas mis un OC fille avec toi est Ours en Gélatine, donc c'est super !
Ah et ce monsieur est chercher et un chercheur un peu capricieux, je crois ? Monsieur ne veut que quelque chose à sa hauteur, digne de lui. Quelqu'un d'exigeant ? De prétentieux ? D'égoïste peut être ? Ce serait pas mal de développer l'idée d'un anti héros, car il m'a l'air, enfin de ce que tu nous montre pour l'instant, quelqu'un ayant une personnalité qui ne plait pas forcément. Qui ne se met pas trop en valeur caractériellement parlant. En tout cas, encore beaucoup de flou, j'aime j'aime j'aime !
Laticaa chapter 3 . 8/26
Hallelujah ! Enfin quelqu'un qui ce penche sur le personnage de Carol et sa personnalité. On ne dirait pas comme ça, mais je pense que le personnage de Carol et celui de Daryl aussi son assez complexe. Tu as très bien compris les personnages, ils sont vraiment très ressemblant au personnage initial, que demander de plus ? J'ai tellement vu de FICs ou Daryl était avenant et souriant que j'en avait presque des haut le cœur.

Sachant que Carol, Michonne, Daryl et Merle sont mes personnages préfères, je suis bien contente de sentir un vent de nouveau dans les fics. D'une part un OC (très intriguant, on ne connaît même pas son sexe ! Perturbant) et de l'autre des persos déjà dans la série, mais très bien maitrisés. J'adore tellement ton personnage de Carol, car on voit bien qu'elle se plie aux regards des autres, qu'elle montre une image d'elle que les autres ont envie de voir. Alors qu'au final, Carol est un fauve qu'on tiens en cage. Je pense aussi qu'elle ce comporte de cette façon car elle n'a pas tellement envie qu'on se préoccupe d'elle, qu'on la fasse pas chier quoi xD
Ça donne un bon vent de nouveau ce pdv à la Carol. Merci pour ce moment de lecture !
Laticaa chapter 2 . 8/26
Haha une peluche musicale ? J'avoue que quand j'ai vu ça j'ai de suite pensé au singe explosif des Black Ops (Call of Duty).
Choix très audacieux de parler à la première personne et surtout au présent ! Déjà très peu commun j'adore, ça se démarque ça se démarque ! J'adore aussi le suspens que tu y mets, très chouette. Ce que j'aime le plus ? Ton style d'écriture, la tournure de tes phrases... Très sympas !
saphira15 chapter 30 . 8/10
Après un chapitre très bizarre, un autre très intense, on retombe dans le quotidien et je dois dire que ça fait du bien !

Alors, un chapitre sur le thème du deuil, comme une mise à plat de tout ce qui s'est passé deux chapitres auparavant.
Je dois l'avouer, je n'ai pas grand chose à dire sur ce chapitre, en particulier parce qu'une bonne partie parle de mécanique et que je suis actuellement ne vacances et donc j'ai officiellement une sainte horreur de tout ça jusqu'à la rentrée :p
Mais j'aimerais bien savoir d'où tu tires ça ? As-tu faire de la physique aussi poussée dans tes études ? Ou est-ce des recherches pour ce chapitre ?

Par contre, encore une fois, Carol décrit superbement les affres du deuil. Les jours de déni, les jours d'acceptation, les jours de colère, et parfois les trois à la fois.
Finalement, Carol est un peu comme Mémé Alza. Elle vit successivement dans un monde où Sophia n'existe pas vraiment, ou en tout cas dans un monde où la mort de Sophia n'existe pas (elle ne croit pas que Sophia soit vivante pour autant, mais elle occulte sa mort), puis quelque chose arrive, une vive pensée, un souvenir, un bruit, et elle se rappelle.
Mémé Alza vit dans un monde qui n'appartient qu'à elle, un mélange de réalité et de fantasme et de souvenirs, et tout à coup, elle pense à quelque chose et pendant un moment la vision qu'elle a du monde n'est plus en adéquation avec ce qu'elle vient de réaliser. Ca ne coïncide pas.
saphira15 chapter 29 . 8/10
Oups, j'ai lancé la review sans la finir ! Du coup je finis ici la review du chapitre d'avant:

Et oui, ça arrive, on va au petit coin et on se retrouve nez à nez avec un zombi qui veut nous bouffer.
Encore une fois, j'aime ce côté: on n'est jamais à l'abri, et on frôle la mort tous les jours.

Ce chapitre c'est le chapitre de la transformation. Carol se transforme, Daryl aussi.
Quelques chapitres auparavant, Carol s'était jurée qu'elle allait être forte, qu'elle allait survivre. Dans celui-là, elle le prouve. Elle se le prouve à elle-même, et tout cela dans une violence inouïe.
C'était probablement l'un des chapitres les plus intenses que j'ai jamais lu. Le -grand- paragraphe où elle se bat, où elle décapite le rôdeur, où elle le tue à mains nues comme une sauvage m'a fait dresser les poils sur les bras. C'était d'une rare intensité, avec les mots 'au diable!', comme un mantra qui entrecoupe les coups et les viscères qui volent.
Vraiment un paragraphe génial.

Et je doit dire, j'ai particulièrement aimé le rapport à la tribu, à la danse tribale, au combat tribal, à la victoire tribale, plus animale que le rôdeur lui même.

Et enfin, Daryl, qui ne crie pas, qui comprend, d'une certaine manière, et qui se tait. Parfait.

A présent, chapitre 13:

Whoa! Après tous ces chapitres, nous voilà avec le Colonel, un personnages qu'on avait pas trop eu l'occasion de découvrir, et nous voilà avec un chapitre entier sur lui ! Dès les premiers mots, je sais que je vais dévorer ce chapitre!

Et mon dieu ! Mais mince alors ! Moi qui pensais, bine naïvement je l'avoue, qu'il n'était question que d'une simple épidémie sortie d'on ne sait trop où et que les militaires voulait trouver Hakim pour sauver le monde. Mais non ! Non ! Derrière ça, il y a la CIA ! Et une espèce de complot affreux ou le Colonel, le grand méchant depuis el début, devient la victime d'un ennemi bien plus grand ! C'est du génie !

Comme tu le vois, ma review n'est pas construite, mais tant pis !

Ce chapitre me pose tout un tas de nouvelles questions:
Qu'est-ce que cette formule ? Une formule pour sauver le monde ou le condamner ?
Comment la CIA a pu autant s'en mêler ? En savent-ils plus sur l'épidémie et son origine ?
Est-ce pour ça que le Professeur était aussi suspicieuse ?
Pourquoi autant de questions sur l'états d'esprits des scientifiques ?

Bref, un chapitre très étonnant !
saphira15 chapter 28 . 8/10
Ahah, le début de ce chapitre m'a tout de suite emballé. Pourquoi ? Parce que je retrouve que ci m'avait donné une telle claque quelques chapitres auparavant. Ces quelques scènes de rêves, de demi-conscience, d'inconscience, que tu arrives à découvrir avec moult symboles et qui me plait beaucoup dans ta fiction.

Et il y a le petit rappel de métaphore de la traversée, qui représente à la fois le voyage du groupe, et la traversée psychologique de Carol, qui semble loin d'être finie.

Arg, j'avais oublié comme c'était bien une fiction d'amitié Daryl/Carol ! Je les trouve adorable tous les deux, et je trouve qu'ils sont encore plus adorables lorsqu'ils sont amis, tout simplement. La relation romantique qui apparaît dans la plupart des fictions fait perdre à leur relation ce petit quelque chose qui est si particulier.

Bref, venons-en aux faits: l'attaque du rôdeur. Et oui, ça arrive, on va au petit coin et on
saphira15 chapter 27 . 8/10
Un chapitre sur le thème de la médecine, j'aime forcément !
Je l'ai probablement déjà dit, mais je trouve très intéressant que tu nous fasses découvrir ce qu'il s'est passe entre la deuxième et la troisième saison de la série, et comment Carol est passée de la femme faible et pleurnicharde à celle presque malade mentale de la saison 3. Parce que je pense que ce changement manque à beaucoup de monde, et qu'il était très dommage que les scénaristes ne veuillent pas nous montrer ça. Donc, juste pour ça, merci :)

Ahah, et j'ai bien aimé le premier paragraphe où tu expliques comment Carol a organisé les vivres et tout ça. Evidemment, en tant que scientifique et matheuse, j'adore quand on rationalise à ce point la survie. J'aime beaucoup réfléchir à comment je m'y prendrais pour survivre dans un cas aussi extrême qu'une apocalypse zombie.
Et à chaque fois, je pense forcément à ce qu'on devrait penser au niveau logistique: comment gérer les ressources et les dispatcher entre tout le monde, etc...

Sinon, la deuxième grande partie de ce chapitre, c'était le cours de médecine par Hakim. Ahah, qu'est-ce que j'ai aimé. D'une parce que c'est très réaliste (non pas que j'ai une expérience fabuleuse en sutures, mais du temps ou je rêvais d'être médecin, j'ai regardé des tas de trucs sur la médecine et tout ça)

Et c'est assez drôle que Carol s’entraîne sur un cochon, et qu'elle demande à Hakim s'il va en manger. Un joli moment pour montrer qu'il existe quand même une majorité de musulmans raisonnés et aptes à réfléchir. Hein Daryl, c'est pas tous des extrémistes :p

Une chose à laquelle je voulais rebondir: j'ai trouvé très juste que Hakim avoue qu'il ait voulu faire médecin pour le statut plus que par altruisme. Parce que il se trouve que maintenant que j'ai quitté le domaine et tout et tout, et que je m'épanouis en école d'ingénieurs, je comprends que c'est aussi la raison pour laquelle je me suis lancée dans des études de médecine. Le prestige, la sensation d'être supérieure, tout ça, plus que l'envie d'aider les autres. Maintenant, je suis au Secours Populaire, et j'aide les autres, mais sans contrepartie :)

Bref, pour finir, le regard très drôle de Daryl sur la relation entre Carol et Hakim. Le voir aussi jaloux de l'amitié des deux autres est vraiment marrant à lire, d'autant plus qu'on ne va pas du tout vers quelque chose de romantique et pourtant on a droit aux mêmes scènes qui font franchement clichés dans un Caryl habituel mais qui ici est vraiment légitime parce qu'effectivement Carol est SON amie, l'une des rares, et Daryl est évidemment possessif.
saphira15 chapter 26 . 8/10
Ahah, revoilà Hakim ! Il m'avait manqué celui-là !

On pense avoir à faire à un chapitre de transition, avec les deux semaines écoulées, avec la routine qui s'est installé et que Hakim raconte et explique.
C'est toujours sympa de relâcher la pression et de faire un chapitre plus léger, plus dans la description.
Ainsi, j'ai beaucoup aimé voir le quotidien des survivants;, la machine bine huilée de leurs déménagements successifs, Carol qui prend la tête des opérations, les hommes armés qui s'occupent de surveiller les alentours, etc...

Mais comme tu as de la suite dans les idées, tu as su couper ce chapitre qui aurait pu être un peu long avec une journée pleine de rebondissements pour mettre un peu d'action dans le chapitre.

Et comme on les attendait, voici les militaires qui se ramènent.
Ce que j'ai beaucoup aimé avec leur intervention, c'est leur apparente façon de faire du bruit tout le temps. Et c'est ce que je trouve très juste. Il est en effet très possible que des hommes super entraîné et persuadé de s'en sortir mieux que tout le monde (avec possiblement pas assez d’expériences dans des pays de guerre) fasse tout ce qu'il ne faut pas faire et fasse beaucoup plus de bruit que nécessaire.

Et mon dieu, merci pour le moment de stress où on croit qu'Hershel va mourir !
Franchement, cette scène est une succession de bonnes idées. D'abord l presque mort con par asphyxie, le truc qui pourrait tellement arriver à n'importe qui, surtout à son âge. J'aime beaucoup les morts cons dans les films, c'est bizarre :)

Et enfin, Rick qui choisit Carl plutôt qu'Hershel. C'est très émouvant, parce que tu livres ici un Rick profondément humain. Oui, comme tout père, il est prêt à laisser mourir un ami pour sauver son enfant. Oui, il est prêt à l'abandonner pour sauver la vie des autres.

Mais bon, tout va bien, puisque Hakim est là et l'aide à s'en sortir. Quel héros celui-là !
saphira15 chapter 25 . 8/10
Un chapitre centrée sur Daryl ! Un Daryl presque drôle en plus !
J'ADORE tes passages d'introspection, où tu fais littéralement parler les pensées de tes personnages.(ce n'est pas très français, mais j'ai pas pu mieux formuler). Tout le passage où Daryl songe à la différence au truc entre arabe et turc, et la similarité que ça crée avec ses préjugés d'Atlanta, parfait.
On sent là encore ton avis très critique que les personnages canons. Non, ce n'est pas parce que Daryl a évolué qu'il est devenu un model de tolérance et de bon sens. Daryl, évidemment, pense que les arabes sont mauvais et comme une majorité d'Américain, pense que tout ce qui n'est pas Américain n'a pas vraiment de distinction.

Ce que j'ai trouvé très juste et très révélateur de l'état d'esprit de Daryl, c'est le fait qu'il soit mal à l'aise de se rendre compte que, finalement, il n'a pas vraiment changé. Il pensait que chinois et coréen, c'était pareil, et maintenant il pense que turc et arabe, c'est aussi pareil. Pas d'évolution.

Oh, et j'adore le passage de Carol ! On sort du personnage trop répandu où elle apparaît comme la femme qui sait toujours quoi dire, quoi faire, et qui veut toujours le mieux pour tout le monde. Qui pousse Daryl vers les autres pour lui, pour l'aider.
La, elle pense avec un égoïsme tout naturel. Elle aime la veille femme, cette vieille femme, qui, à l'instar d'un enfant, met du baume au coeur de Carol, et elle pousse Daryl a accepter Hakim pour garder la vieille avec elle.

Enfin, la discussion de réconciliation. Je trouve que pour le coup Daryl est assez avenant pour un gars qui ne voulait pas entendre parler d'Hakim, mais c'est l'occasion de faire un petit résumé de ce qu'on sait du début de l'épidémie.
En tout cas, je file vers le chapitre suivant !
saphira15 chapter 24 . 8/10
Hellooooo !
Alors, j'aime toujours autant la façon dont tu nous plonges dans l'esprit de la vieille, avec un raisonnement qui n'appartient qu'à elle mais que nous arrivons à suivre quand même. Tu retranscris parfaitement les réactions des personnes atteintes d'Alzeihmer, qui cherchent à tout pris à rationnaliser ce qu'ils voient et qui n'a aucun sens pour eux.

Ainsi, mémé Alza s'imagine des rôles de la vie courante et qui lui parlent pour chacun des survivants, de même qu'elle s’imagine encore dans sa chambre à elle, en attendant son émission préférée, qui n'arrive jamais.
On voit à travers les yeux de Carol une vieille femme sympathique, un peu perdue, mais gentille, la bonne face de la maladie finalement, avec les souvenirs qui partent en vrille et l'esprit qui s'égare mas sans les crises que peut amener cette maladie.

J'ai beaucoup aimé le rappel de l'heure de son émission préférée ainsi que de tout les rituels de sa maison de retraite, et notamment cette paire de phrases, magique:

" 'C'est l'heure de mon émission télé', annonça-t-elle, encore. C'était l'heure de son émission une bonne dizaine de fois par jour, au moins."

La discussion entre Hakim et elle, très belle également, rendue je trouve encore plus belle par le fait que la vieille s'efforce de l'apprécier même si elle n'y comprend rien.
Eponyme Anonyme chapter 23 . 6/1
ATTENTION : je me suis plantée et j'ai posté ma review du chapitre 23 dans le chapitre 24 !
CEci est donc ma review du chapitre 24 :
La façon dont Mémé rationalise la scène qui se déroule sous ses yeux est magnifique.
Carol devient une infirmière, Hershel un gynécologue, Lori est donc forcément là pour une consultation, et puisqu'il y a un policier, les autres doivent logiquement être des malfrats… tu as totalement et superbement rendu ce cheminement de pensée si typique des Alzheimer, cet effort parfois poignant, parfois attendrissant (et souvent paradoxalement très intelligent et logique) pour relier les choses entre elles et tenter désespérément d'avoir une vue d'ensemble sensée.
J'y retrouve tant de souvenirs.

(Une fois je suis restée manger à l'hôpital avec mon grand-père à l'unité Alzheimer. Nous étions donc à une table face à face là où les repas étaient pris en commun, autour de nous il y avait donc les autres résidents et leurs familles. Les infirmiers et aide-soignants commencent à apporter les plats, et là je vois mon grand-père qui fait visiblement un effort de compréhension. Il tente de résoudre silencieusement l'étrange équation "salle à manger plus nombreux convives plus sa petite fille plus des plats qui arrivent de nulle part". Et soudain, la solution lui arrive, et il me lance avec un grand sourire "ça me fait plaisir que tu m'invites au restaurant".

C'est resté une blague à nous, et toutes les fois où j'ai mangé avec lui, on annonçait à l'infirmière-serveuse qu'on allait prendre "le plat du jour". Mon grand-père se marrait à chaque fois, même quand il ne comprenait plus le pourquoi de la blague, il se souvenait que c'était marrant, et qu'il y avait cette connivence entre nous à propos du plat du jour.)

Le flot de pensées de Mémé est aussi puissant qu'émouvant, la façon dont elle égrène les idées et mélange tout, jusqu'à oublier pourquoi elle tentait de se souvenir, et au passage se souvenir d'elle-même, pour s'oublier à nouveau. Et aussi la façon dont elle se raccroche à des rares choses qu'elle se remémore : le tableau d'activité, l'émission de télé, les repas.

Ce chapitre est adorable, avec une Carol qui prend soin de Mémé automatiquement et naturellement, qui joue le jeu, même si la vieille dame ne sait plus à quel jeu on joue.

J'aime aussi ce chapitre pour cette terriblement géniale scène des poules mortes et des oeufs pourris. Moi qui adore les visions d'apocalypse et les décors de monde en déliquescence, je suis une fan absolu de ce passage.
L'odeur doit être absolument méphitique, déjà les poules vivantes, en temps normal, ça pue sacrément. Et l'oeuf pourri est une des pires odeurs au monde.

Maintenant que Mémé n'est plus dans l'histoire, relire ce chapitre est particulièrement émouvant, et ça reste un de mes préférés de l'histoire, et certainement le plus beau chapitre de Mémé.
Cette scène de Mémé et d'Hakim qui lui coupe les ongles, dans ce "drôle d'hôpital" plein de boites d'oeufs vides, est d'une tendresse infinie, et cette tendresse est superbement mise en valeur par ton style d'écriture. Tu créés des images tellement poétiques et touchantes, Hakim "avec sa grande tête de lion à la crinière noire", Mémé qui s'amuse "sans aucun discernement", tous deux qui s'aiment sans même savoir pourquoi, alors qu'au final ils ne se connaissent absolument pas, Hakim n'est pas Marco (un Marco de toute façon oublié) et Mémé n'aura jamais de passé ni de nom pour Hakim. Et pourtant ils s'aiment dans le bref moment de leur rencontre.

La dernière scène, de Carol et Daryl qui échangent un sourire de spectateurs complices, est la cerise sur le gâteau de ce chapitre magnifique.
Eponyme Anonyme chapter 24 . 6/1
Bravo pour les pensées de Carol, admirative du talent d'Hershel à être un soignant, et qui espère se voir transmettre ce savoir… très beau clin d'oeil puisqu'on sait déjà que ce sera le cas (la scène de la césarienne sur cadavre de la saison 3). Dans la Carol de ton histoire, on entrevoit déjà la future Carol, et c'est aussi pour ça que c'est particulièrement intéressant je trouve de lire une histoire qui a lieu dans les anciennes saisons, tout en connaissant les suivantes.

J'aime aussi beaucoup l'idée de faire de Carol la gestionnaire du groupe, et de lui donner un poste important au sein de ce dernier.

Je regrette vraiment qu'aucune des (pourtant désormais nombreuses) saisons de TWD n'ait montré les survivants en hiver. On les voit toujours aux prises avec une météo plutôt clémente. J'adore les fics qui ont lieu en hiver. On se rend mieux compte de la réalité d'être devenus des clodos de la fin du monde. Le groupe de Rick est stationné dehors, sans autre abri que leurs voitures, et ils n'ont même pas la possibilité d'un feu… et ça se passe en janvier !

J'ai adoré la métaphore de la douleur crânienne comme un flipper dans le quel rebondissent des billes.
Et aussi celle de Carol, l'abeille qui butine dans les sacs.

Le POV d'Hakim blessé et misérable est super. Bravo pour nous mettre à ce point dans sa (triste) peau, avec tous les détails qui l'accompagnent : l'haleine de vomi, la migraine, l'attelle sous les couches de vêtements, l'état fébrile...
Moi qui aime beaucoup mettre des blessures dans mes histoires, je t'envie cette description si réaliste.
J'aime bien aussi comment le côté vaniteux et un peu méprisant/supérieur d'Hakim repointe immédiatement le bout de son nez. Le premier truc qu'il se dit ce n'est pas "ces braves gens m'ont sauvé et soigné", mais "pfff, c'est le vétérinaire presque sénile qui m'a soigné, je parie qu'il a fait ça moins bien que moi j'aurais fait".
Hakim semble clairement se sentir "meilleur médecin" qu'Hershel… alors que ce dernier a largement prouvé ses compétences de soignant, y compris avec Mémé, tandis qu'Hakim n'est même pas praticien.

Il semble aussi considérer le groupe de Rick comme une espèce de tribu de Cro-magnons puisqu'il s'imagine qu'à leur yeux la "femme du chef" pourrait être plus importante qu'une autre femme du groupe.

On retrouve ici le Hakim très égoïste et assez insensible au sort de son prochain, puisqu'il retourne dans sa tête les différentes façons pour manipuler le groupe afin d'en retirer un bénéfice personnel. Il en est même à souhaiter que les militaires aient tué quelqu'un.

J'ai un peu pitié de Hakim qui s'escrime à échafauder des plans de manipulation psychologique et qui considère les gens comme des outils plutôt que comme des alliés/compagnons potentiels… parce qu'il ne voit même pas la réalité toute simple qui se trouve sous son nez : le groupe de Rick est bien plus humain et civilisé qu'il ne l'imagine, et s'ils l'ont sauvé puis ont fait l'effort de si bien prendre soin de sa blessure (et de l'habiller, et de le mettre à l'abri dans une voiture avec une couverture), ce n'est certainement pas pour ensuite l'abandonner au bord de la route avec sa Mémé.

C'est un contraste poignant par rapport au POV de Carol plus haut qui a de la compassion pour Hakim.

Comme toujours tes chapitres sont parfaitement gérés, et la psychologie des personnages est complexe et superbe.
Innocens chapter 31 . 5/31
J’avais longuement hésité à lire ton histoire. En partie parce que face au nombre de ses chapitres, mais aussi parce que ton style m’impressionne énormément. C’est sûrement pour ça que je n’ose jamais te commenter huhu.

Mais finalement j’ai tout lu en deux jours. C’était vraiment intensif mais… j’ai vraiment adoré ! Il y a des tonnes de subtilités qui sont dispersées dans ton texte ! Je ne pourrai pas les énumérer tant il y en a mais celles qui m’ont le plus marqué c’est l’entrée en matière de l’épidémie.

D’abord avec cette ignorance du danger véritable venant du narrateur qui touche du doigt l’implication de ce virus sur le monde, sur son quotidien ainsi que sur sa vie. Ton personnage est remarquable par son originalité, non seulement parce que c’est un homme, mais parce que tout le rapport du racisme, des amalgames et des préjugés sont disséminés dans cette rencontre entre le groupe et lui. On sent cette tension, celle qu’on peut sentir dans chaque coin de rue, au détour d’une conversation en France. Bien entendu, il n’y a pas qu’en France que cette discrimination fait partie des non-dits mais ici, c’est tellement… je ne sais pas vraiment comment l’expliquer. On peut toucher du doigt la sensation que peut entraîner une isolation comme telle.

Puis il y a cette intelligence qui rend à Hakim une épaisseur tout entière au texte, à la poursuite des militaires contre lui. Ses remarques cyniques, sa manière de vivre et interagir, c’est toujours quelque chose de savamment bien amené. Il joue entre un égoïsme fin et une gentillesse, une telle générosité avec Mémé Alza que ça ne le rend pas « indissociable » d’un trait à l’autre. Ce que je veux dire, c’est qu’il est entier comme personnage. Il est bourré de telles défauts et de qualités que ça le rend, hum, non, je ne sais pas comment expliqué mon impression vis-à-vis de lui. Disons qu’il pèse quelque chose d’original dans le contexte de TWD, il rend la propagation du virus authentique, non seulement avec ses réactions mais aussi avec ses actes.

Il est humain, il n’avait pas été « souillé » par l’horreur grâce à son journal, de sa mission et sa ténacité jusqu'à ce dernier chapitre et... c’est ça ce que je trouvais admirable chez lui. Je me demande bien ce que le décès de Mémé Alza va impliquer dans sa psyché !
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