Belle à en crever d'Olivia Ruiz

Mon caprice

Je voudrais juste une fois
Caresser ta peau blanche
La faire glisser entre mes doigts
De ta nuque jusqu'à tes hanches

Allongée sous les draps, Hanabi se retourna, découvrant la place vide à ses côtés. Où pouvait bien être passé Konohamaru ? Elle détestait se réveiller sans lui. Elle préférait se réveiller avec la tête sur son torse et pouvoir caresser sa peau tannée par toutes journées au soleil. Son torse, son épaule, son ventre, sa hanche. Il frissonnait toujours lorsqu'elle faisait ça.

Je n'ai pas pu quitter mes draps, ce matin
J'avais la sensation de ton corps sur le mien

Son absence lui enlevait l'envie de se lever, de sortir de son lit, parce que sans lui, ses journées commençaient mal. Elle avait besoin qu'il resserre ses bras autour d'elle, lui embrasse le dessus de la tête et d'échanger un tendre baiser pour pouvoir bien se réveiller. C'était tellement meilleur qu'un café.

Je suis là, lasse de t'effleurer
Tu me donnes beaucoup mais ce n'est pas assez

Je ferai pousser des fleurs dans mes cheveux
Je me ferai belle à t'en crever les yeux

Elle se retourna sur le ventre, enfouissant son visage dans l'oreiller. Il avait encore l'odeur de Konohamaru. Un effluve n'était pas suffisant, elle préférait le toucher et non l'effleurer. Elle n'avait jamais eu un petit-ami aussi prévenant que lui, mais ce n'était pas suffisant. Elle avait besoin de se réveiller dans ses bras. Un pur caprice d'enfant gâté.

Je poserai sur ma bouche
L'effluve d'un baiser
D'un tout petit oiseau-mouche
Pour que tu cherches à l'attraper

Hanabi songea un instant à parfumer ses lèvres avec un gloss lorsqu'elle se réveille en plein milieu de la nuit et ainsi, attirer ses lèvres à son réveille et pouvoir profiter d'un baiser qui pourrait déboucher sur le câlin plus profond. Il pouvait bien partir avec cinq, voir dix minutes plus tard.

Dans la lumière, j'ai le droit de tout tenter
Pour que cette chanson ne s'arrête jamais

La jeune femme sort la tête de son oreiller et la tourne vers la fenêtre où la lumière du soleil entre. Il la quitte toujours à l'aube, même avant que les rayons n'effleurent le plancher de sa chambre. Si merdique comme travail, se disait-elle toujours. Devoir se lever avec le soleil pour distribuer les journaux… Ne pouvait-il pas trouver quelque chose avec un horaire plus en osmose avec le sien ? Commencer à huit heures plutôt qu'à quatre ?

Sans en venir aux mains
Sans avenir certain
Chute sur mes reins
Planche sur mes seins
Tel un chat
Blottis-toi

Tout ce qu'elle voulait, c'est qu'ils se réveillent ensemble ne serait-ce que la fin de semaine. Pas obligé qu'il y ait câlin torride. Seulement sentir ses bras autour de sa taille, son souffle dans son coup. Elle voulait qu'il soit aussi câlin qu'un chat qui quémande de l'attention. Qu'ils se réveillent blottis l'un contre l'autre. Et s'il y avait plus ensuite, tant mieux, mais elle n'en exigeait pas tant.