J'ai eu envie de poster cette fic un brin dépoussiérée.

Les personnages principaux sont Harry et Drago, sur ce premier chapitre, mais il sera question de Lucius et de Severus dans les suivants. Cette fic était déjà écrite, donc elle sera éditée rapidement.

Chapitre 1 — L'amour où on ne l'attend pas.

Pour Hermione Granger, tête pensante du trio Gryffondorien, les examens se profilaient à toute vitesse, quelle que soit la période de l'année. Aussi traina-t-elle dès la rentrée ses deux complices et amis Ron et Harry à la bibliothèque histoire qu'ils s'instruisent.

Alors que Harry était en quête de livres consacrés aux révisions du jour et que Ron grignotait de quoi prévenir ses pertes intellectuelles sous l'œil réprobateur d'Hermione, Harry fût interrompu dans ses recherches par un murmure provenant de rayonnages inexplorés. Intrigué par ce bruit continu aux allures de plaintes étouffées, Harry s'approcha pensant dénicher un premier année en pleurs. Les élèves chahutés venaient volontiers chercher refuge à la bibliothèque.

En fait de première année, il s'agissait de Drago Malefoy. Le vert et argent à demi-adossé au rayonnage semblait ne plus prêter attention au sang qui s'écoulait de ses poignets entaillés. Le cœur de Harry manqua un battement à la vue des taches sombres s'agrandissant sur le sol.

Écoutant son cœur de Griffondor patenté, Harry lança un sortilège pour refermer les blessures du malheureux étudiant.

Il avait appris par Albus Dumbledore que les parents de ce dernier avaient été torturés par le mage noir et que sa mère n'avait pas survécu à ses blessures. Sans porter le vert et argent dans son cœur, Harry n'avait pu rester insensible au malheur qui frappait l'adolescent.

Il se baissa pour être à sa hauteur, nettoya le sang sur le sol puis s'adossa juste à côté du vert et argent plongé dans une torpeur inquiétante. Harry posa doucement la paume de sa main sur l'épaule du jeune homme dont la respiration saccadée le préoccupait. Il imprima au corps inerte une légère pression tout en murmurant des paroles douces et réconfortantes. Il avança son bras vers l'autre épaule et glissa l'autre dans le dos de l'adolescent pour qu'il puisse se décaler petit à petit vers lui.

Harry n'avait jamais vu le Serpentard dans un état aussi pitoyable. La tête de blondinet heurta la sienne. Harry referma ses bras autour du corps tremblant. Le visage ravagé lui serra le cœur. Le sang ne coulait plus des poignets. Seule une marque témoignait de l'acte manqué. Harry berça doucement l'adolescent contre le lui. Une douce mélopée provenant du rouge et or arrêta le temps.

De son côté, Hermione commençait à s'impatienter. Elle chargea Ron d'aller vérifier si Harry n'avait pas improvisé une sieste. Ron, qui au grand étonnement d'Hermione, grattait d'interminables centimètres de parchemin l'envoya promener.

Hermione posa sa plume et partit elle-même à la recherche du tire-au-flanc. De rayon en rayon, elle finit pas tomber sur Drago et Harry étroitement enlacés. Le vert et argent, encore comateux, s'accrochait désespérément à la chemine du rouge et or. Ce dernier releva un visage sur lequel roulaient silencieusement de grosses larmes de rage. Hermione trouva dommage qu'il faille un immense désespoir pour amorcer un rapprochement entre eux. Tout comme Harry, Hermione avait appris pour les parents de Drago. Pour elle, il n'y avait plus de dissensions ou de couleurs qui tenaient et elle trouvait plutôt courageuse l'intervention de Harry en sachant combien ils avaient pu se mépriser.

Drago était à présent hors de danger même s'il n'était pas encore pleinement conscient de ce qui se passait autour de lui. Hermione s'assura que personne ne traine dans les parages. Une chance que Mme Pince lui ait confié la fermeture du lieu. Elle adressa un sourire entendu à son ami puis repartit en éclaireur pour permettre aux deux jeunes gens de sortir en toute discrétion.

Harry avait soulevé le jeune homme sous ses genoux. Malgré une bonne taille, le vert et argent n'était pas très épais, mais son poids inerte restait tout de même conséquent. Harry s'en accommoda au mieux en tenant compte du fait que le vert et argent n'avait pas l'air décidé de se séparer de lui.

Hermione arriva essoufflée et en nage dans la grande salle. Elle s'assit en face de Ron qui ne daigna pas lever le nez de son assiette. Les repas étaient sacrés. Hermione en profita pour se recomposer un visage plus calme. Ron n'était peut-être pas prêt à entendre ce qu'elle avait à lui dire.

Les appartements des Préfets en chef se situaient au premier étage là où se trouvait précédemment l'infirmerie. Quelques aménagements avaient eu lieu. L'unique salle avait été partagée en deux appartements distincts dont l'entrée se faisait par la double porte de l'ancienne infirmerie. Celui de Drago était sur la gauche en entrant de sorte qu'il profitait des hautes fenêtres donnant sur le parc. Hermione quant à elle occupait l'autre partie. On accédait aux chambres par un vestibule commun. Les étudiants bénéficiaient également d'un bureau où ils pouvaient travailler en toute tranquillité.

Harry avait déposé le vert et argent sur son lit. Bien qu'encore inconscient et d'une pâleur extrême, le blondinet semblait plus paisible. Rassuré par Mme Pomfresh sur l'état de son camarade, Harry abandonna le vert et argent pour se laver. La salle de bain de ce dernier était confortable et spacieuse. Rien à voir avec les sanitaires de leur dortoir. Harry se déshabilla et roula ses vêtements tandis que l'eau de la baignoire coulait. Son pantalon portait des traces de sang ainsi que sa chemise. On aurait pu croire que c'était lui qui s'était blessé. Il enjamba la baignoire pour s'immerger dans l'eau chaude. Des bulles remontaient de temps en temps à la surface. L'esprit focaliser sur son camarade, Harry se demandait comment le vert et argent avait pu en arriver là, désespéré au point de vouloir mettre fin à ses jours. Il avait eu lui-même des moments difficiles, mais il y avait toujours eu quelqu'un à ses côtés, Ron, Hermione, les jumeaux, Ginny, Neville, Luna ou bien encore, Molly et Arthur. Le jour où Harry avait su pour les parents de Drago, il avait entendu l'adolescent appelé Rogue « parrain ». Il n'avait pas compris pourquoi ce dernier n'avait pas réconforté son filleul. Même Harry aurait passé outre s'il avait su combien le désarroi du vert et argent était grand. Sa présence avait dû gêner le maître des potions.

Harry remonta à la surface ayant expiré ses dernières bulles. Il se lava, se rinça, se sécha puis se rhabilla. Il grignota les sandwichs apporté par Dobby puis fatigué, il s'allongea près du vert et argent et s'endormit rapidement.

Il se leva, reposé, mais interrogatif, quant aux élans qu'il éprouvait pour l'étudiant. Rien ne l'obligeait à veiller l'adolescent. Rien ne l'obligeait à partager son lit non plus, et, rien non plus ne l'obligeait à éprouver de la bienveillance. N'empêche qu'il éprouvait le désir de perdre ses doigts dans la chevelure blonde et qu'il pouvait souhaiter que l'accalmie du moment perdure entre eux.

Drago montra des signes d'agitations. Harry approcha du lit. Il posa la paume de sa main sur la poitrine de l'adolescent. Ce geste suffit à l'apaiser pour un moment. Mais il recommença à montrer des signes d'agitation et Harry dut porter aux lèvres tremblantes un peu de potion calmante.

La journée du lendemain s'écoula au rythme des moments de veille et de délires du blondinet. Harry tenait à la perfection son rôle de garde malade.

En fin de soirée, Drago afficha un léger mieux selon Mme Pomfresh qui félicita le rouge et or de ses bons soins. En dehors de l'infirmière, Harry ne reçut ni la visite du directeur de l'école, encore moins celle du maitre des potions ce qui le mit en colère.

Il s'allongea sur le lit. Drago n'était pas plus agité, mais Harry avait le sentiment que le vert et argent avait besoin d'une présence. Harry décida que la sienne pouvait être tout aussi importante si ce n'est plus que celle de leur professeur. Drago choisit ce moment pour laisser couler quelques larmes. Harry se rapprocha. Ses doigts effleurèrent la tête auréolée de blond. Il eut soudain l'envie de poser ses lèvres sur celles un peu plus pâles. Il avança son visage sans toucher l'autre, respirant juste le souffle endormi. Le visage angélique était tendu, tourmenté comme si les évènements précédents venaient le hanter. Sa main se posa sur la joue pâle en une caresse légère. Harry sut à ce moment-là qu'il ne ressentait pas que de la bienveillance à l'égard du blond. Sa paume se fit plus douce et plus présente, puis dans un élan de douceur, il porta à ses lèvres la main pâle que la sienne tenait. Ses lèvres effleurèrent d'abord le grain de peau, puis elles s'entrouvrirent lentement pour l'embrasser. Comme si un sixième sens l'avait alerté, son regard remonta vers le visage dont les yeux à demi ouverts le fixaient étrangement.

— Ne t'arrête pas, entendit doucement Harry.

Il conserva la main contre ses lèvres cherchant une signification à tout ça. À lui qui embrassait la paume de son ancien ennemi et qui voulait embrasser les lèvres pâles pour qu'elles n'aient plus le gout du sel. À Drago et à l'apaisement soudain de son visage. Aux désirs du jeune homme et à son désir à lui qui le faisait soudain se sentir étroit. Il ne voulait pas se contenter d'embrasser les lèvres pâles, il voulait faire l'amour au jeune homme allongé dont la chemise de nuit entrouverte le rendait encore plus dur et plus étroit dans son pantalon.

Harry consentit à embrasser à nouveau le dessus de sa main et ses lèvres décidèrent de poursuivre cet enivrant baiser. Le visage de Drago s'éclaira davantage lorsque les lèvres du rouge et or embrassèrent le creux de ses poignets. Harry déposa de doux baisers. Le vert et argent dont la chemise de nuit ne souleva au niveau de l'aine appréciait l'audace de Harry. Drago ne bougeait pas plus, mais son visage s'illumina un peu plus chassant le désespoir qui avait profondément marqué les traits angéliques. Les lèvres du rouge et or s'aventurèrent un peu plus haut, ses mains se positionnèrent près de l'échancrure de la chemise de nuit provoquant chez l'un et l'autre des émois nouveaux.

— Embrasse-moi... le sollicita le vert et argent.

Appuyé sur un coude, Harry approcha son visage, puis ses lèvres jusqu'à ce qu'elles rencontrent celles de Drago en un profond et long baiser. Ses lèvres goutaient les siennes avec délicatesse et suavité effaçant le crétin arrogant qu'il avait tant de fois affronté.

Le rouge et or se lova davantage contre l'adolescent allongé, ses doigts se mouvant en une valse longue et lente sur le torse de l'adolescent.

Touche-moi, s'il te plait, le supplia presque Drago.

Sa main s'achemina vers l'érection du blondinet. Harry retroussa le bas de la chemise de nuit. Ses doigts se refermèrent sur le sexe tendu accompagnant un long et plaintif gémissement.

S'il te plait...s'il te plait..., enchaina l'adolescent allongé.

Le gris des prunelles n'était plus ombrageux, mais un peu plus vif comme une timide éclaircie dans un ciel lourd d'orage.

Harry descendit son pantalon après avoir défait les boutons. Son sexe bandé déformait le tissu de son caleçon. Il l'entraina vers le bas de ses fesses, ses genoux et enfin ses pieds et l'envoya rejoindre son pantalon. Puis il remonta la liquette blanche à hauteur du nombril. Le sexe de Drago produisit une perle transparente. Harry écarta les jambes longues et fines. Il approcha son visage pour embrasser l'aine dénudée puis approcha celle dissimulée par le sexe bandé.

S'il te plait...

Le sexe de Drago tressauta. Harry y déposa un baiser puis un autre remontant ainsi jusqu'au gland sans le toucher. Son érection était brulante, comme jamais elle l'avait été. Il l'enduisit d'un peu de salive, souleva les hanches étroites du blondinet dont les pupilles éperdues de désir étaient largement voilées.

Il avança son sexe et poussa l'anneau, puis il se laissa emporter par le cheminement étroit et ô combien délicat. Harry prit le visage angélique en coupe pour l'embrasser à pleine bouche. Il ressentit un étrange bien-être lorsque les jambes du vert et argent se croisèrent dans son dos. Son corps bougea plus rapidement, ses mains plus adroitement jusqu'à se faire jouir l'un, l'autre.

Merci... Harry.

Harry ne savait pas si l'adolescent le remerciait de lui avoir sauvé la vie, de lui avoir fait l'amour. Il s'en fichait, car ce dont il était certain c'est que plus rien ne serait comme avant.

Severus Snape sortait du bureau directorial pour se rendre dans les appartements rénovés de l'ancienne infirmerie. Albus lui avait proposé un bonbon au citron sans doute pour faire passer avec plus de douceur l'information concernant son filleul et Harry. Persuadé que le directeur de l'école avait subi une attaque due à une trop grande quantité des sucreries précitées, il était entré en trombe dans le vestibule. Les gémissements avaient tout de même freiné ses ardeurs, mais il n'en avait pas moins entrebâillé la porte sur cet ahuri de Potter qui était en train de baiser son filleul.

Ce dégénéré signait son arrêt de mort. La porte resta entrebâillée bien que le maitre des potions ait consenti à rebrousser chemin jusqu'à ses appartements.

— Il est quand même sacrément foutu le p'tit con ! S'emporta Severus à haute voix. Et plutôt doué comme morveux. S'il mettait autant d'applications à faire ses potions qu'à s'envoyer en l'air, je ne serais plus obligé de me ronger les sangs pour cet incapable, pesta l'homme en noir. Oui, mais là... non en fait, je ne pourrai plus lui hurler dessus que c'est un incapable prétentieux à l'image de son abruti de James Potter de père. Et de toute façon, je vais l'avada — kédavriser pour avoir osé poser ses affreuses grosses pattes sur mon filleul, conclut le maître des potions en s'envoyant une longue lampé de liquide ambré.

À suivre...