Prologue.

En cinq années, le monde sorcier bougea irrémédiablement. L'aristocrate, porté de plus en plus sur le devant de la scène politique, fut nommé ministre. Le vieil adage, véritable mantra de générations de Malefoy, selon lequel ce qu'un Malefoy veut, un Malefoy obtient, se vérifia une fois de plus. Ce en quoi l'homme avait œuvré auprès de la communauté sorcière portait ses fruits. Sa récente union avec le tout jeune héros du monde sorcier précipita grandement les choses.

Lucius Abraxas Malefoy épousa officiellement Harry Potter qui devint dès lors Harry Malefoy Potter. Officieusement, il s'unit à ses deux amants dans l'intimité des quartiers privés du maitre des potions. Autant dire que les murs humides et froids sous terrains connurent une forte période de chaleur.

La cérémonie officielle, quant à elle, fut grandiose. Elle fit la une des journaux sorciers pendant plus d'une semaine et fut couverte par de nombreux journalistes, dont la célèbre punaise Rita Skeeter.

L'évènement fut le plus marquant après la chute du mage noir perpétré par l'alliance des trois grands sorciers en lice. Au sortir de ces affrontements, Harry s'impliqua au côté de son futur époux à redonner un visage plus humain au monde magique grandement affaibli et en partie détruit par la guerre.

Les deux hommes allèrent au-devant de nombreuses familles. Chacune reçut un petit pécule. L'allocation fut allouée aux familles les plus démunies, quant aux nombreux orphelins, ils furent pris en charge par des familles sorcières dans la mesure du possible.

Harry et son futur époux Lucius Malefoy montrèrent l'exemple en accueillant au manoir quatre enfants. Lucy, Peter, Emma et Jimmy. Quatre orphelins de guerre, frères et sœurs. Et même si l'Aristocrate rechignait à voir son territoire envahi de morveux, le poste qu'il briguait, lui fit bien vite oublier ces insignifiants détails. Et puis son cher et tendre les taraudait, Severus et lui pour avoir une famille nombreuse. Cependant, Lucius déchanta plus que rapidement face à l'intrépidité des enfants et c'est le cœur lourd que Harry dut s'en séparer. Le jeune homme les accompagna lui-même au terrier. Ce fut pour lui l'occasion de revoir sa famille de cœur. Et puis il ne s'en séparait pas vraiment puisque les plus âgés rentraient à Poudlard ainsi que les plus jeunes.

En effet un des nombreux projets que l'aristocrate avait à cœur de finaliser, en faisant miroiter une belle carotte à cet âne de Cornélius Fudge, consistait en la rénovation du château et l'accueil de jeunes sorciers dès l'âge de huit ans. Ces changements en appelèrent d'autres et fatalement le jeune aristocrate eut droit à un total relooking. Lucius s'occupa bien évidemment de sa garde-robe, enfin son majordome. Quant à Severus, il prit en charge l'aspect physique à savoir l'indomptable chevelure qui n'avait pas dut subir souvent les assauts d'un peigne et les lunettes. Malgré son allure, son impressionnante garde-robe, sa récente vie d'opulence et de luxe, Harry n'en resta pas moins un garçon simple.

Le jeune homme, élancé qu'il était devenu, adorait les longues balades en forêt en compagnie des deux setters de son époux, Archibald et Cornélius. Archi était vif, joueur et bondissant. Cornélius était son contraire, mou, apathique et fainéant. Le chien à long poil roux rechignait à rapporter les balles que le jeune homme lui lançait.

En parlant de longues ballades en forêt, Harry avait converti ses deux amants à la pratique régulière de la course à pied. Depuis la fin de la guerre, ces messieurs avaient une fâcheuse tendance à l'embonpoint. Outre leurs quarantaines bien sonnées, ils avaient à honorer de copieux et interminables dîners ministériels auxquels Harry et Severus étaient naturellement conviés. Héros de guerre oblige. Lucius était toujours partant pour ce genre d'exercices. Il avait d'ailleurs passé commande à son bottier de Londres pour l'occasion. Lucius suivait son jeune amour en short et sweater de coton blanc à travers les immenses forêts domaniales.

Même en tenue de sport, l'aristocrate avait toujours une classe folle et un corps de rêve. Il en était bien conscient l'animal, au vu des entorses régulières à la faveur d'un bosquet. Severus fut impossible à convertir, d'autant que le maître des potions n'était pas très sport et encore moins tenues.

Le jeune homme profitait du domaine comme chaque matin, lorsque Severus arriva à sa rencontre muni d'un parchemin. Le temps était ensoleillé. Harry avait transpiré...