Pour cette petite histoire, que direz-vous de prendre un Heiji mort, et d'hanter Shinichi avec ? Emmerdement, délire et dépression du détective... c'est parti !

Disclaimer : DC c'est à Gosho, sinon Heiji serait vraiment mort... peut-être...


Ghostbuster

Jour et nuit, sans le savoir... Shinichi possédait un ange gardien. Il s'appelle Heiji Hattori, et il compte bien en faire baver à Shinichi... pour le meilleur, comme pour le pire.

Journée du 7 décembre...20 heures.

Lorsque Shinichi sortit du magasin implanté au détournement d'un carrefour, l'angle d'une rue signalé comme étant dangereuse, il ne s'attendait pas à y trouver des voitures de police et une ambulance garées sur les bas côtés. Tout en rangeant ses affaires dans son sac à dos, il s'approcha d'un des inspecteurs en chef qui avait été mis sur l'enquête.

De ce qu'il pouvait voir, l'accident avait été fatal; un camion-citerne avait littéralement fracassé l'avant d'une voiture qui n'avait commis en réalité aucune infraction, puisque la cause de l'accident lui-même venait d'un bouche d'égout mal refermé, qui avait provoqué un mauvais maniement au camion.

Bilan, un mort... un certain Heiji Hattori, un jeune homme de 19 ans. Lorsque Shinichi vit son visage, mort, il se rappela de l'affaire au ski ou encore de sa rencontre avec lui sur un terrain de football, et qui aurait cru que ça allait se terminer ainsi pour lui.

De ce qu'il savait à son propos, Heiji avait été dans sa vie de lycéen tout à fait normal, un excellent étudiant mais aussi détective. Toujours farceur, mais sérieux lorsqu'une affaire se présentait à lui, son père était également un grand homme de la police d'Osaka. Pauvre de lui, finir sa vie carbonisée au volant de sa voiture après un choc brutal avec un poids lourd, personne n'aurait souhaité une telle mort.

Aux pieds du détective se trouvait un étrange collier orné de bijoux scintillant en tous genres, qui devait sûrement appartenir à Heiji.

- Tu devrais le garder... peut-être retrouveras-tu sa petite amie pour le lui rendre, déclara l'inspecteur Megure. "Mais elle est introuvable, malheureusement."

Shinichi récupéra le bijou et le mit à l'abri des regards dans son sac, une étrange sensation dans le dos.

"Mon... collier..." entendit-il, au loin.

Le détective continua sa route, légèrement déçu ne pas avoir pu tisser un lien plus fort avec le détective de l'ouest. Maintenant, il ne lui restait plus qu'une chose à faire, trouver sa petite amie dont il ne connaissait ni le nom ni l'adresse. De plus, les mots de l'inspecteur Megure n'allaient pas l'aider, puisqu'elle était porté disparu depuis plusieurs heures.

En arrivant chez lui, il vida ses affaires sur le comptoir de la cuisine, en y laissant le collier entouré d'une écharpe. Il monta à l'étage, toujours un léger froid dans le dos qui le rendit sur le coup mal à l'aise.

Toujours cette impression d'être surveillé, observé, et ce depuis qu'il était tombé sur ce collier.

Il continua de monter, marche par marche, la sensation devenant de plus en plus lourde compressant son cœur battant entre quatre murs le pressant davantage. Finalement, arrivé en haut, il s'aspergea le visage d'eau tiède pour se remettre des émotions.

"Depuis que j'ai ramassé ce collier, j'ai toujours l'impression d'être suivi et d'entendre des voix." pensa-t-il. "Absurde, je me fais juste des illusions."

Il passa sa serviette habituel pour sécher ses cheveux encore mouillé, et descendit à nouveau les escaliers, ne sentant au passage aucun frisson.

Allumant la télé pour combler ce calme qui était pour lui assez désagréable au vu des dernières heures, il se servit un verre d'eau fraiche dans la cuisine avant de préparer un repas tout en écoutant les dernières informations des journal télévisées.

Lorsqu'il ouvrit l'une des armoires pour y récupérer du riz, il sentit un nouveau courant d'air froid lui glacer le sang.

Quand enfin le détective se retourna, ce n'était plus le journal qui était diffusé à la télévision, mais une drôle d'émission sur les extraterrestres. La télécommande toujours au même endroit, Shinichi se reposa à nouveau les mêmes questions.

Le téléphone le sortit de pensées, de par la sonnerie qui résonnait dans toute la pièce, l'obligeant ainsi à laisser la préparation de son riz au curry derrière lui. Ainsi, il décrocha le téléphone, nerveux, de sa main droite tremblante.

- Allô ? lança-t-il.

Aucune réponse, mise à part un drôle de "bipbip" qui résonnait en boucle dans ses oreilles. De trop pour le détective, qui raccrocha brutalement tout en serrant les poings de façon un peu brutale, il se retourna pour faire face à un drôle de personnage.

Il était humain, mais de couleur plus grisâtre, ce qui lui permettait de voir à travers son corps. Sur le coup, il faillit faire une crise cardiaque, avant de se coller contre le mur derrière lui. Grâce à fantastique mémoire qui lui avait permis de résoudre mainte affaire, il put identifier le visage qui se présentait à lui : Hattori Heiji, mort depuis une heure.

- Ce bijou, cracha-t-il. "Il appartient à ma petite amie, petit brigand."

Brigand ? Lui ? Certainement pas. Voilà ce qui arrivait aux imprudents qui voulait rendre service.

- Tu... tu es mort, je t'ai vu ! s'écria-t-il. "C'est impossible, je suis en train de rêver."

Heiji ouvrit grand les yeux puis lâcha un petit rire.

- Rêver ? Tu dors debout toi maintenant ? Nan nan, je suis bien réel, devant toi... mais mort, merci de me rappeler ce souvenir, répondit-il. "Si je suis là, c'est parce que tu m'as volé mon collier, celui que je devais remettre à ma petite amie."

Alors qu'il venait tout juste de finir sa phrase, Shinichi ferma les yeux puis claqua sa joue. En les rouvrant, le fantôme qu'il avait crû voir avait disparu. Peut-être avait été-ce dû à son imagination, ou peut-être de par sa mésaventure de la soirée, la rencontre avec une vieille connaissance décédée dans un misérable accident qui ne l'avait pas loupé.

Il s'avança, puis se prit une nouvelle baffe sur l'autre joue, et une fois encore la peur l'envahit.

- Voilà qui va équilibrer la douleur, Aho !

- Ce n'est pas possible, tu n'existes pas.

- Exactement. Ouais. Voilà, tu es en train de dormir là. BAKA, arrête de prendre cet air de chien battu et explique-moi ce que tu fou avec MON collier !

Shinichi détourna le regard pour vérifier si le collier était toujours à sa place, sur le comptoir avec le curry qu'il avait commencé à préparer. Si Heiji était en sa compagnie, pas de doute, le collier en était le fautif.

- Je ne te l'ai pas volé, je l'ai pris pour rechercher ta petite amie et le lui rendre, se défendit Shinichi. "Mais si tu y tiens, vas-y, prend-le ! Je vais devenir fou si je te vois encore pendant plusieurs minutes."

- Non mais attends je rêve là ! Maintenant, tu vas assumer ton vol. Je vais rester avec toi nuit et jour, jusqu'à ce que tu es remis mon bijou à Kazuha, reprit Heiji en lui mettant une nouvelle claque. "Et crois-moi, avec moi... c'est pas les vacances."

Le détective soupira légèrement.

- Si tu veux...

C'est ainsi que, sur ces mots, Heiji se rendit dans la cuisine avant de fouiller tous les placards, envoyant les assiettes, les plats et des babioles à terre sans broncher et sans aucun scrupule.

- Hé mais... tu peux déplacer des objets ? cria-t-il. "ARRÊTE ! Tu es en train de tout mettre en bordel !"

- J'ai faim, saleté de microbe paraplégique.

- Mais tu es censé être mort, comment peux-tu te soucier de ton estomac !

Une nouvelle assiette tomba sur le sol, se brisant en plusieurs morceaux. Malheureusement, Shinichi ne pouvait rien faire puisque l'autre détective était un fantôme, l'empêchant ainsi de lui coller son poing au visage.

Heiji prit place dans le siège face à la télé, laissant ainsi un Shinichi cloitré sur place.

- Sache que tu es le seul à pouvoir me voir et m'entendre. Et je te rassure ça m'empêchera pas de mettre le bordel, ajouta-t-il en mangeant un saucisson. Ah et, demain debout 6 heures, sinon c'est un seau d'eau.

Shinichi monta à l'étage pour entamer sa toilette, toujours aussi abasourdis. Et comment la science allait-elle expliquer qu'un fantôme le suivait partout, pour son plus profond désespoir ?

Et comment allait-il vivre avec cet énergumène ?

Il s'installa dans son lit avant de fermer les yeux.

"Un rêve, oui... un rêve. Rien qu'un rêve." pensa-t-il.

"Ah oui et, je lis dans tes pensées, aussi." entendit-il au loin.

Peut-être ne l'avait-il pas entendu, puisqu'il dormait déjà.


Si j'ai choisi le Heiji, c'est parce qu'il y a une raison. Ses côtés farceur, délirant et emmerdeur de niveau professionnel vont être mis en avant !

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À bientôt.