Salutations !

Oui, je sais, je suis à la bourre, alors que ça fait un petit moment que je suis de retour, pardon pardon ^^' J'avais autre choses en tête et j'avais la flemme de m'occuper de la relecture, mais voici enfin le nouveau chapitre !

Bonne lecture, et à dans à peu près une semaine normalement.


Chapitre 10 : Questions

ooOO-OOoo

Traduction d'A-Key, relecture d'Eclipse.
Fic originale par Tobina.


Lorsqu'Amuro quitta la maison, le soleil était déjà en train de se lever. Il était impressionné par tout ce que Shiho avait pu faire en disposant de ressources aussi limitées. Après avoir copié les fichiers présents sur l'ordinateur, il avait tout envoyé par connexion sécurisée au quartier général. Le disque dur externe dans son sac était juste une sauvegarde de secours, au cas où la transmission tournerait mal.

« Bien, plus qu'à passer en vitesse au QG pour déposer le disque dur et voir comment se porte notre « invité » avant de pouvoir enfin rentrer me reposer un peu. Il va me falloir un nouveau logement. Ça ne leur prendra pas longtemps avant de se rendre compte que leur « petit garçon » a disparu. De toute façon, travailler comme serveur et être l'apprenti de cet incapable de « détective » n'avait rien de satisfaisant.

Il s'étira, se dirigea vers sa voiture... et s'immobilisa.

Un homme aux cheveux châtain était nonchalamment adossé à sa Mazda, ses mains enfoncées dans ses poches de veste.

« Il me dit quelque chose. J'ai déjà dû le voir quelque part...Ah, oui ! C'est l'homme qui est sorti de sa Subaru rose lorsqu'on était partis sauver Conan-kun des griffes de cette folle. Je ne l'ai vu que l'espace d'une seconde, mais je suis certain que c'est lui. Difficile d'oublier ses paupières plissées. Qu'est-ce qu'il fabrique ici, à cette heure ? »

-Bonjour, le salua Okiya – mais sa voix de laissait présager rien de « bon ». Ça vous ennuierait de me dire ce que vous fabriquiez dans la maison de Hakase toute la nuit, en son absence ?

Ils se jaugèrent l'un l'autre, en silence.

Quelques lève-tôts qui marchaient tranquillement dans la rue les dépassèrent.

-Peut-être pourrions-nous en discuter dans un lieu plus discret, vous ne pensez pas ?

Okiya adressa un sourire en coin à Amuro et un renflement dans sa poche de veste eut vite fait de convaincre le membre de l'Organisation de lui obéir pour le moment. Le boss n'apprécierait pas qu'il attire trop l'attention sur lui, et des coups de feu en pleine rue n'étaient pas ce qu'il y avait de plus discret.

Ils franchirent le portail du manoir à côté de la maison du Hakase. Amuro jeta un œil à la plaque.

« Kudô, hein ? Qui est ce type, et pourquoi a-t-il accès à la maison du détective ? »

Se tenant face à face dans le grand hall d'entrée, deux mètres seulement les séparaient tandis qu'ils se jaugeaient l'un l'autre.

Okiya finit par briser le silence et braqua son pistolet sur Amuro.

-Je sais qui tu es, alors ne tente rien que tu pourrais regretter. Quelle mission t'amène ici ?

Amuro le regarda avec un sourire froid.

-Si tu sais qui je suis, tu devrais savoir qu'il est rarement bon de se mettre en travers de mon chemin. Mon objectif ne te concerne pas.

-Oh si, je le crains. Donc tu...

L'attaque n'était pas surprenante, mais qu'elle était rapide ! D'un coup de pied parfaitement exécuté, Amuro désarma Okiya et tenta de lui asséner un coup de poing au visage l'instant d'après. Les arts martiaux n'étaient pas particulièrement son truc, mais en tant qu'ex-officier de police et membre d'une organisation criminelle, il avait reçu un certain entraînement. Il savait se battre !

Okiya esquiva de peu le poing d'Amuro, mais ses lunettes tombèrent sur le sol avec un cliquetis. Tout en se reculant, il porta un coup à l'estomac de son adversaire, ce qui l'envoya valser en arrière.

L'homme à la chevelure blonde leva les yeux – cherchant à reprendre son souffle – et rencontra le visage ainsi exposé qui lui faisait face. Deux yeux verts à présent grands ouverts.

-Toi ! éructa-t-il entre ses dents serrées, d'une voix remplie de haine. Je me doutais que tu n'étais pas mort ! C'était trop beau pour être vrai !

Tout ce qu'il eut de la part d'Okiya – non, d'Akai Shuuichi – fut un autre sourire.

Ils se tournèrent autour, attendant une brèche dans la garde de l'autre. Attaque et défense étant à égalité des deux côtés, aucun des deux n'était prêt à déclarer forfait.

Après quelques coups de poings et de pieds, des blessures apparurent sur leurs visages, et des taches de sang se formèrent sur leurs vêtements.

Tous deux attendaient l'occasion de percer la garde de leur adversaire et de lui porter le coup fatal.

Là ! Du sang coula dans l'œil d'Amuro, le forçant à cligner des yeux. C'était tout ce dont Akai avait besoin pour se jeter sur le pistolet abandonné – viser - et toucher la cuisse gauche d'Amuro.

Crachant un juron, Amuro perdit l'équilibre et s'effondra. En un clin d'oeil, Akai fut sur lui, le plaquant au sol.

-Ok... ! haleta-t-il. Maintenant, tu vas répondre à toutes mes questions. Et je te conseille d'y répondre vite et bien !

ooOO-OOoo

« Edogawa Conan est Kudô Shinichi... »

Cette phrase se répétait à l'infini dans la tête de Jodie.

La nuit précédente avait été remplie de questions, d'explications, elles-mêmes suivies de nouvelles questions. Elle avait cessé de compter les cafés qu'elle avait bu, mais cela ne l'empêcha pas de s'en servir une nouvelle tasse avant de jeter un œil à la pendule.

« 7 heures 45 du matin. Je pense que personne n'a dormi plus d'une ou deux heures cette nuit. »

Elle observa la petite fille – non, pas vraiment – plutôt l'adolescente dans un corps d'enfant, et le téléphone de Ai se mit à sonner. La fille aux cheveux blond vénitien se leva de table et se mit à parler à son interlocuteur.

« C'est incroyable, et pourtant j'en ai la preuve ici, juste sous mes yeux. Et cela explique tant de choses ! J'ai toujours pensé que ces deux petits avaient quelque chose d'inhabituel, mais vraiment – qui penserait seulement à une chose pareille ? »

Une heure auparavant, elle avait appelé James Black pour l'informer de la situation et lui demander conseil. Il ne pouvait pas les rejoindre car il se trouvait actuellement aux États-Unis, mais il lui avait promis de lui envoyer de l'aide.

La laissant ressasser ce qu'elle savait, dans tous les sens, encore et encore.

Le FBI n'avait pas de permission officielle pour mener des opération au Japon, donc elle n'avait pas pu se rendre à l'endroit où Conan était retenu prisonnier, et... comment aurait-elle pu savoir elle devait se rendre ?

Envahie par la frustration, elle enfouit son visage dans ses mains.

La voix suffisante et toujours un peu froide de Ai résonna aux oreilles de Jodie.

-Hattori-kun et Mouri-san seront là dans... une vingtaine de minutes, si je me fie à sa réaction explosive.

Agasa entra dans la pièce un téléphone à la main, et s'assit à la table.

-J'ai essayé d'avoir les parents de Shinichi-kun au téléphone mais aucun moyen de les joindre. Yusaku est probablement encore en train de fuir ses éditeurs. Je réessayerai plus tard. Il faut qu'ils sachent ce qui est arrivé à leur fils. De plus, Yusaku a des contacts à Interpol qui pourraient nous être utiles.

Le « ping » émis par l'ascenseur les fit bondir sur leurs pieds.

Jodie poussa Ai et Agasa sans ménagement et s'empara de son revolver. Même si le nouveau venu connaissait le code de l'ascenseur et devait, par conséquent, avoir été envoyé par James, elle n'allait certainement pas baisser sa garde pour autant. Il était bien trop facile de pirater un système électronique.

Elle s'accroupit et braqua son arme sur les portes de l'ascenseur, qui ne tardèrent pas à s'ouvrir.

Ses yeux s'écquarquillèrent et sa bouche s'entrouvrit en un « Non... » silencieux tandis que l'individu sortait de la cabine.

Des larmes lui brouillèrent la vue, et elle dut cligner des yeux pour éclaircir sa vision. Ses mains tremblantes tentaient de resserrer leur emprise sur l'arme à feu.

« C'est impossible ! Je dois être en train d'halluciner à cause du manque de sommeil. Tu es mort ! Tu m'as quitté... »

Sa voix n'était qu'un murmure presque inaudible.

-...Shu !


Posté le 12-06-2018