Salutations !

Bon, ben sans surprise, j'ai encore oublié de mettre cette fic à jour, malgré les 2 chapitres d'avances ^^' Bon, plus qu'un maintenant, mais au moins il est déjà relu et prêt.

Pardon pour le retard, mais bon, vous avez l'habitude avec moi maintenant, et puis vous êtes peut-être en vacances aussi.

En tout cas bonne lecture ! Je ne suis pas sûr de poster le chapitre suivant la semaine prochaine ceci dit, vu que c'est le dernier que j'ai de dispo, je verrais bien.


Chapitre 12 : Stalker privé

ooOO-OOoo

Traduction par A-Key. Relecture par Eclipse.

Fic originale de Tobina.


-Aaargh ! s'écria le garçon d'Osaka, frustré. Il doit bien y avoir un moyen d'trouver Kudô sans rentrer dans chaque bâtiment de Chûô un par un ! Y a deux ex-membres de c'te fichue organisation dans cette pièce et vous avez vraiment aucune idée !

Les nerfs à fleur de peau, Heiji se pencha sur la carte du quartier de Chûô.

Ai et Akai avaient dit tout ce qu'ils savaient, mais visiblement l'Organisation changeait leurs quartiers généraux et leurs laboratoires de manière fréquente pour effacer leurs traces. Tous les lieux connus de traîtres comme Sherry et Rye avaient été démolis en peu de temps.

Ils n'avaient personne pour les guider.

Ils ne savaient même pas si Shinichi était toujours en vie, mais ils refusaient de le laisser tomber.

Ran avait fini par s'endormir, après une nuit courte et une journée épuisante. Agasa passait la voir régulièrement, de façon à être là si elle avait besoin de lui.

Akai sortit son téléphone de sa poche.

-Je n'aime pas faire ça, parce que ça peut nous amener encore plus de complications, mais je vais essayer de contacter Kir. Elle est toujours dans l'Organisation, elle pourrait savoir quelque chose.

-Kir ? demanda Heiji, perdu il n'avait jamais entendu ce nom de code auparavant.

-C'est un agent secret, mais de la CIA, expliqua Akai. Elle a une dette envers nous, car on a réussi à la réintroduire dans l'Organisation après qu'elle ait été à deux doigts de se faire démasquer. C'est Kudô-kun qui avait échafaudé ce plan, en majeure partie. Ce même plan qui m'a expédié dans « l'au-delà », de façon à ce que je puisse rester au Japon, sous un autre visage et un nouveau nom.

Heiji émit un « tssk », agacé par les cachotteries de son ami.

-Pourquoi c'est la première fois que j'entends parler d'tout ça ? Il garde vraiment tout pour lui !

Ai renifla, amusée.

-Tu sais comment il est, Hattori-kun. Il protège les personnes qui lui sont chères, que cela leur plaise ou non. Félicitations, tu fais partie de cette catégorie.

-C'est ça, ouais, grommela Heiji, légèrement embarrassé. Mais tu crois qu'c'est une bonne idée de la contacter ? On va la mettre en danger aussi, nan ?

-Forcément, acquiesça Akai. Mais je ne vois pas de quel autre moyen nous disposons pour retrouver Kudô à temps. Si elle ne peut pas maintenant, elle n'aura qu'à me rappeler plus tard.

Aucun d'entre eux n'osait formuler à voix haute cette phrase qui restait suspendue dans les airs : « En espérant qu'elle ne tarde pas trop».

-Allons, pas la peine de faire ces têtes d'enterrement.

Une voix semblant émerger de nulle part résonna dans la pièce, suivie d'un nuage de fumée qui révéla, dans la pénombre, un homme vêtu de blanc.

-Qu'est-ce que... K-Kaitou Kid !? bredouilla Heiji, qui se prit les pieds dans sa chaise en se levant d'un bond.

Le cambrioleur plongea en une profonde et élégante révérence.

-A votre service ! J'ai cru entendre que notre petit Tantei-kun avait disparu, et je suis venu vous proposer mon aide.

Ai lui jeta un regard suspicieux.

-Comment es-tu au courant de sa disparition et comment nous as-tu trouvés ici ?

-Ahh, petite neechan ! C'est un plaisir de vous revoir ! déclama Kid, tapotant le rebord de son chapeau tout en lui adressant son plus beau sourire, auquel elle répondit d'un regard agacé. Pour répondre à ta question : je cherchais quoi faire pour que Tantei-kun puisse me rembourser la dette qu'il a envers moi, donc disons que... je l'ai bien observé, aujourd'hui.

-Tu l'as stalké, ouais, grogna Heiji.

Kid lui jeta un regard amusé.

-Plutôt du genre protecteur hein, Tantei-han ? Enfin, vous trouver n'a pas été bien difficile. Vous savez – je suis un magicien !

Heiji plissa les yeux aux fanfaronnades du voleur.

-Tu te dis magicien, eh ben moi, j'dis que t'es un stalker.

-Tantei-han ! Cessez de m'interrompre tout le temps, fit Kid en levant un index réprobateur. Je disais donc : oui, je vous ai suivi après que vous ayez quitté l'agence avec Mouri-chan ce matin. Vous devriez vraiment apprendre à surveiller vos arrières, ajouta-t-il avec un sourire moqueur qui fit grincer des dents Heiji.

-Et vous n'imaginez pas ma surprise, lorsque j'ai appris que Tantei-kun était en réalité Meitantei-san !

Heiji avait à présent l'air d'être à deux doigts de se jeter sur Kid. Ce dernier leva ses mains gantées, faisant mine de se protéger.

-Allons, ne nous emportons pas. Avec moi, son secret est bien gardé. Je n'ai aucune intention de faire le moindre mal à mon critique préféré. En fait, c'est plutôt l'inverse. Je peux vous dire où il se trouve !

-Genre... si tu nous suivais comme ça depuis ce matin, alors pourquoi t'as rien dit, Aho ?! hurla Heiji, encore plus énervé qu'avant.

-Surveillez votre langage, Tantei-han ! Je ne pouvais pas me montrer en tant que Kaitou Kid au beau milieu de la rue, n'est-ce pas ? répondit-il sèchement. De plus, vous ne connaissez pas ma véritable identité. Vous m'auriez écouté si j'étais apparu devant vous, moi, que vous ne connaissez ni d'Eve ni d'Adam, déclarant : « Hé, salut ! Je sais où se trouve votre petit camarade » ?

Heiji répondit à son expression interrogatrice avec un grognement. Un rictus arrogant se dessina sur le visage de Kid.

-Voilà, je m'en doutais. Vous m'auriez vu comme une menace et Mouri-chan m'aurait roué de coups avec son karaté, merci bien ! Mon intention a d'abord été de prévenir Mouri-chan, de façon à ce qu'elle puisse appeler la police, mais lorsque je suis arrivé, vous étiez déjà en route pour l'hôpital j'ai donc modifié mon programme après avoir entendu ce qu'il se tramait vraiment.

Heiji se détendit un peu et grommela :

-Ouais, j'avoue, t'as pas tort. Donc tu avais suivi Kudô et Bourbon avant d'venir à l'agence ?

-C'est bien ça. J'avais été témoin de son petit accident sur le court de tennis. Il y avait cet homme blond, Bourbon, celui qui avait essayé de me faire sauter avec ce train. Je suis certain que Tantei-kun vous a informé de mon modeste rôle dans ce petit stratagème ? demanda Kid.

Heiji acquiesça, lui faisant signe de continuer d'un geste de la main.

-Sachant donc qu'il pouvait représenter une menace, je me suis dit qu'il vaudrait mieux garder un œil sur ce qui allait se passer ensuite. Après que le médecin ait diagnostiqué Tantei-kun, j'ai fait un petit tour dans les environs. Après tout, j'étais dans les parages pour d'autres raisons, dit-il avec un nouveau sourire en coin.

Ai roula des yeux.

-On se moque pas mal de tes petits boulots nocturnes, Kid.

-Ok, ok, je ne vous l'aurais pas dit de toute façon !

Son visage se fendit en l'un de ces sourires dont lui seul avait le secret, avant de revenir sur une expression sérieuse, plutôt inhabituelle de sa part.

-Après avoir fini, je suis retourné dans la maison où se trouvait Tantei-kun, pour voir Bourbon le mettre dans une voiture blanche avant de démarrer en trombe. Heureusement, j'avais mon deltaplane, mais je vous le dis – ce n'était pas chose facile de poursuivre une voiture en plein jour sans se faire voir. Ils se sont arrêtés dans une zone industrielle et, quelques instants plus tard, je m'étais suffisamment rapproché pour voir Bourbon, qui braquait un pistolet sur Tantei-kun, expliqua-t-il d'un air sombre.

Tout le monde eut un hoquet de stupeur et Heiji se mit à gronder :

-Kudô s'est fait tirer dessus ? Qu'est-ce qu'il lui a fait, c't'enfoiré ?

-Je ne pense pas qu'il lui ait tiré dessus. Je n'ai pas vu de sang, mais il était inconscient et ligoté avec de la bande adhésive quand Bourbon l'a mis dans le coffre.

-Merde !

Heiji écrasa son poing sur la table, ce qui fit sursauter tout le monde. Il ne supportait pas d'imaginer son ami dans une posture aussi vulnérable. « C'est juste un enfant, actuellement. Il n'y a rien qu'il aurait pu faire contre un membre armé de l'Organisation ».

Kid lui adressa un regard compatissant.

-Bourbon a roulé jusqu'au siège d'une société dans Chûô. Il s'est garé dans le parking souterrain, où je n'ai pas pu le suivre avec mon deltaplane. Je voulais y entrer, mais il me fallait un déguisement et ça m'a pris un moment, donc je n'ai pas pu voir où il a emmené Tantei-kun.

-Tu étais dans l'un des QG de l'Organisation en train d'espionner, et ils ne t'ont pas tiré dessus ? demanda Ai, abasourdie.

-En effet. Mais clairement, il faudrait plus qu'un simple déguisement, aussi bon soit-il, pour pénétrer dans la partie intéressante de l'immeuble. Je n'ai jamais vu autant de gardes, bien qu'on ne puisse pas voir qu'ils en sont du premier coup d'œil – et ce n'est pas un dispositif de sécurité que l'on trouve normalement sur le marché.

-Venant d'eux, ça n'a rien de surprenant. De quelle société s'agit-il ? demanda Akai.

Il avait attentivement écouté toute l'histoire, sans faire de commentaire.

-Il s'agit des Laboratoires Pharmaceutiques Kurosake. Ils possèdent de très grands laboratoires, comme on peut s'y attendre. Et dans ce même bâtiment, il y a un immense département informatique.

Akai se tourna vers Jodie.

-Qu'est-ce qu'on sait de cette compagnie ? Rien de spécial ou d'inhabituel ?

-Je vais regarder, dit-elle en sortant un ordinateur portable de son sac.

Kid se recula dans un coin de la pièce. Les ombres à cet endroit cachaient la majeure partie de son visage. Le peu de lumière qui parvenait à se faufiler sous rebord de son haut-de-forme se reflétait dans son monocle.

-J'ai passé le reste de la nuit dans le bâtiment à chercher Tantei-kun, mais comme je l'ai dit tout à l'heure, je n'avais aucun accès aux zones sécurisées. Je n'ai pas pu le trouver, donc je suis certain qu'il doit être retenu là-bas. À la fin de la nuit, je suis parvenu à établir grossièrement un plan des étages et des départements.

En un clin d'oeil, Kid fit apparaître des feuilles de papier dans les airs et elles se répandirent sur la table, le cambrioleur toujours adossé au mur.

-En tout, l'immeuble compte vingt-trois étages. Nous pouvons limiter nos recherches aux étages 10 à 15 – où se trouvent les labos – et 16 à 20. C'est le département informatique. Les tout premiers ne sont que des bureaux, ou sont destinés aux employés. Les trois étages supérieurs ont l'air de contenir le bureau du boss, ainsi que des chambres privées. Si Tantei-kun est retenu prisonnier là-haut, il nous faut réfléchir à un plan en béton. Si la sécurité du reste de l'immeuble est déjà sensationnelle, alors ça, ce serait comme tenter de s'infiltrer à Fort Knox*. (*camp militaire américain où est entreposé la réserve d'or des États-Unis, réputé pour sa sécurité, NDT)

Akai étudia les plans, les sourcils froncés.

-Ça nous fait toujours un grand nombre d'étages à fouiller. On ne peut pas s'y rendre sans savoir exactement où il est, et ce qui nous attend aux étages supérieurs.

Kid eut un sourire en coin.

-Exactement. C'est pourquoi je vais y retourner et les passer au peigne fin.

-Tu ne peux pas faire ça ! Ils vont te tuer dès qu'ils te remarqueront. Tu veux mourir? aboya Ai.

Heiji le regarda, pensif.

-Pourquoi être prêt à courir de tels risques ? « Conan-kun » n'a assisté qu'à quelques uns de tes cambriolages, et c'est à peine si tu connais Kudô.

Le voleur acquiesça.

-Il serait juste que je vous livre l'un des secrets du Kid. Moi aussi, je suis pourchassé. Non pas par les forces de police ils sont toujours une source d'amusement, précisa-t-il sur un ton malicieux, qui ne dura que l'espace d'une seconde. Non, je parle d'individus qui veulent ma mort. Ils ont essayé de me tirer dessus dans les airs, et ce à plusieurs reprises, mais heureusement leurs snipers ne sont pas bien doués et Dame Chance me sourit. Cela me semble lié, d'une façon ou d'une autre, à cette organisation qui en a après Tantei-kun. En vous aidant à le retrouver - et peut-être même éliminer vos ennemis à vos côtés, j'espère trouver un moyen de résoudre mon propre petit problème aussi.

-Officiellement, je ne peux te laisser faire. Après tout, tu es un civil – voleur ou non, rétorqua Akai en fixant Kid intensément de son regard grave. Mais actuellement, le FBI n'opère pas officiellement au Japon et je doute que tu veuilles bien suivre mes instructions, de toute façon.

Le voleur émit un petit rire.

-Touché, vous me connaissez si bien.

Heiji, lui, en avait assez entendu.

-Ok, ça suffit le bla-bla ! On doit élaborer un plan !

Kid sourit.

-Un plan en béton.


Posté le 10-08-2018