Hey!

A la base j'avais en tête de poster un chapitre par semaine mais finalement non, se sera au pif, vu que j'ai pas encore commencé à continuer de traduire, avec tous mes autres projets en cours! Faudrait que j'en reparle à K-Jan d'ailleurs, des fois qu'elle ai le temps et la motivation de reprendre cette trad, mais nous verrons!

Je ne crois pas avoir pensé à le préciser, mais bien sûr, si vous laissez des commentaires (au sujet de la fic et non de notre trad), je ferais bien sûr passer à l'auteur de la fic ;)

Bonne lecture en tout cas!


Chapitre 4 : Ravi de faire ta connaissance !

ooOO-OOoo

Fanfiction par Tobina

(Traduction par K-Jan, relecture par Neyane)


Eh ben – comment ai-je pu gaffer à ce point ? pensa-t-il tandis qu'il enfilait la chemise propre. Cette fichue raquette a dû me donner un sacré coup pour que je sois étourdi comme ça. Si seulement ma tête pouvait faire moins mal, et si la pièce pouvait s'arrêter de tourner...

Attendant Ran ainsi que les antidouleurs les plus efficaces qu'elle pourrait trouver, il était resté là, perdu dans ses pensées. Et vu le genre de discussion qui s'annonçait, c'était un vrai tumulte dans son esprit.

Par où commencer ?

Pour qu'elle le comprenne bien, il faudrait qu'il lui raconte tout depuis le début, et avec le plus de détails possibles. Mais c'était une longue histoire, et il avait peur que Ran ne soit pas des plus patientes au vu des circonstances. Peut-être vaudrait-il mieux qu'il ferme la porte à clé à son retour, de façon à ce qu'elle ne se sauve pas d'un pas furieux...

Mauvaise idée – une Ran furax dans une pièce fermée à clé ? Cette simple idée le terrifiait.

Se servir de sa montre à fléchettes tranquillisantes lorsqu'elle tenterait de sortir ? Il grimaça – ce serait encore pire. Elle me tuerait à son réveil. J'ai bien peur que la seule chose qu'il me reste à faire soit de prier pour qu'elle m'écoute jusqu'au bout.

Il prit une grande inspiration tandis que la porte s'ouvrait de nouveau. Bien, c'est parti !

Il leva les yeux vers la personne qui venait d'entrer et constata avec surprise... qu'il ne s'agissait pas de Ran. Poussant la porte avec son dos, Amuro Tooru se tourna pour lui faire face, tenant un plateau entre les mains. Il avait troqué sa tenue de tennis pour un jean bleu et un polo de couleur noire.

-Content de te voir réveillé ! Momozono-san a demandé à ce qu'on te fasse monter du thé et de l'eau. Tu en veux ?

Malgré une seconde de latence durant laquelle Conan réalisait qu'il s'agissait là d'un sursis avant le grand plongeon, il reprit son rôle d'enfant sans même y penser.

-Oh, merci beaucoup, Niisan ! J'aimerais bien de l'eau !

J'espère que cette habitude que j'ai pris à dire niisan/neechan tout le temps disparaîtra lorsque je serai de nouveau moi-même. Ce serait vraiment gênant, pensa-t-il en grimaçant intérieurement.

Amuro posa le plateau sur la table de chevet et versa un verre d'eau. Il le tendit à Conan en souriant :

-Tu as vraiment fait une belle peur à ta Neechan, mais vu qu'elle n'a pas rappelé le docteur, je suppose que ça va mieux maintenant.

Sachant à qui il avait affaire, Conan ne se sentait pas du tout à l'aise avec ce type, mais conserva ses manières enfantines.

-Oui ! Ma tête me fait encore un peu mal, mais Ran-neechan va m'apporter des médicaments, donc ça va passer !

-Je vois ! Elle est très gentille, ta neechan, hein ? demanda-t-il en prenant les lunettes de Conan qui étaient restées sur la table de chevet à côté du plateau, les faisant tourner entre ses doigts.

Merde ! Ran me les a enlevées pour me changer et j'étais si concentré sur ce que j'avais à lui dire que je les ai complètement oubliées !

-Comme Momozono-san n'a plus d'antidouleurs qui conviennent à des enfants, Ran-san est sortie t'en acheter.

Pas la peine de se donner autant de mal. J'aurais préféré ceux pour adultes, tant qu'à faire! pensa Conan.

-Du coup, je pense qu'elle en aura pour un peu plus longtemps que prévu. On peut donc papoter un peu, toi et moi. Qu'est-ce que t'en dis, petit ?

Ai-je rêvé, ou y avait-il bien un air menaçant dans ce « petit » ? Il ne peut pas savoir – comment le pourrait-il ? Je suis encore un peu groggy je crois.

-Bien sûr, Niisan ! Tu as une idée de quoi parler ? J'ai vu que tu aimes le tennis. Je préfère le foot, mais le tennis c'est super aussi !

-Ah, oui ! J'ai joué en tant que semi-professionnel. Je me débrouillais plutôt bien, mais j'ai dû y aller mollo à cause d'une blessure. Je joue pour le loisir, maintenant. Tu aimes le foot, du coup. Mouri-san joue souvent avec toi ?

-Non, Ojisan n'est pas du tout bon au foot. Et puis, il n'a pas beaucoup le temps de jouer, il a beaucoup d'affaires à résoudre !

Amuro caressa son menton.

-Hmm...oui, ses enquêtes. Tu ne trouves pas qu'il est souvent un peu perdu ? Je sais bien que je ne suis que son apprenti, mais il a l'air – un peu débile, on va dire, la plupart du temps.

Ça craint ! Il ne parlerait jamais comme ça à un enfant. Je dois me tenir sur mes gardes.

-Tu penses, Niisan ? Mais il résout toutes ses affaires ! Comment tu peux dire un mot aussi méchant sur lui ? Ran-neechan m'a dit de ne pas utiliser ces mots-là, parce qu'ils font du mal aux gens, dit Conan en fronçant les sourcils.

-C'est une fille très polie et très intelligente. Oh, là que j'y pense : tu devrais lui dire de ne pas mettre un mot de passe aussi simple sur son ordinateur, comme, disons, sa date de naissance, parce que ça, ce n'est pas intelligent. Et aussi à Mouri-san que 5563 pour « Go-Go-Ro-San » est aussi imaginatif qu'amusant, mais pas très sûr non plus. Surtout en le disant à tous ceux qui demandent.

Conan perdit ses couleurs. Kogoro avait donné son mot de passe à ce type ?

Amuro s'abaissa à la hauteur de Conan.

-Oui, il me l'a dit – comme ça !

Il claqua des doigts.

-Tu penses toujours pouvoir dire qu'il n'est pas débile ? dit l'homme blond avec un sourire en coin avant de se redresser et de continuer à tripoter les lunettes de Conan. Tu sais – je trouve ça assez drôle. Tu portes ces lunettes tout le temps, et tu fais comme si tu étais quasiment aveugle sans, mais là, tu sembles pouvoir me voir sans aucune difficulté. Et en plus...(il posa les lunettes sur son nez)...elles n'ont aucun pouvoir déformant. Comment ça se fait, je me le demande ?

A présent, Conan se tenait on ne peut plus sur ses gardes. C'était d'un membre de l'Organisation qu'il s'agissait, et il émettait bien plus que de simples doutes quant à son alias « Edogawa Conan ». Tentant de ne pas attirer son attention, il tendit la main vers sa montre à fléchettes tranquillisantes. Peut-être que je ne suis pas au meilleur de ma forme présentement, mais je ne vais PAS rester là les bras croisés à attendre qu'il...

-Je ne ferais pas ça si j'étais toi, dit calmement Amuro avant de diriger un pistolet muni d'un silencieux vers la tête de Conan. Tu as déjà mal au crâne, et ni toi, ni moi ne voulons qu'il n'empire, on est d'accord ?

Conan émit un grognement mais interrompit son geste, tandis qu'Amuro s'emparait de la montre et se mettait à l'observer de plus près.

-Intéressant, ce design. Je ne pense pas qu'on puisse acheter ce genre de montre n'importe où.

Il la glissa dans sa poche de pantalon, le pistolet toujours braqué sur Conan.

-Dès notre première rencontre, j'ai trouvé que tu étais un garçon fascinant. Tu es bien trop observateur et intelligent pour un enfant de ton âge. Tu n'as pas peur des cadavres et tes petits indices sont toujours d'une grande aide. Et tu as des gadgets tellement utiles, dit-il d'un air impressionné tout en tapotant sa poche. Mais je ne me doutais de rien...du moins jusqu'à ce que je reçoive un coup de fil de ma...collègue...

Conan cherchait fiévreusement un moyen de se sortir de cette situation, mais il ne pourrait jamais esquiver une balle tirée d'aussi près. Sans sa montre à fléchettes tranquillisantes et n'ayant bien sûr pas ses baskets à shoot surpuissant aux pieds, il n'avait...rien.

Tout ce qu'il pouvait espérer, c'était que Ran rentre et se mette à sa recherche, mais en même temps, il ne voulait pas qu'elle entre dans la pièce et se retrouve prise pour cible à son tour.

Amuro, lui, semblait se plaire à jouer les grands méchants de film, expliquant tout à sa victime.

-Elle m'a dit de me tenir éloigné de toi, et a obtenu ma parole de ne pas faire de mal à une certaine personne importante. Elle m'a aussi recommandé de faire attention à ce que je faisais lorsque tu traînais dans les parages, parce que tu détiens des informations sur...nous et pourrais me révéler au grand jour.

Une collègue qui en sait autant sur moi ? Ce doit être Vermouth. Zut ! Combien lui en a-t-elle dit ?

-Après le regard empli de panique que tu m'as lancé sur le court de tennis, je pense pouvoir dire que tu sais déjà qui je suis, mais j'aimerais faire les présentations comme il se doit. Mon nom de code est Bourbon, et je suis chargé de rassembler des informations pour mon supérieur.

Ravi de faire ta connaissance...Kudo Shinichi.


Hé oui, ça commence à partir doucement en cacahuète cette histoire x)

Posté le 18-12-2017