Salutations!

Je poste pas vraiment dans l'ordre que je m'étais imposé mais tant pis. Voici donc le dernier chapitre que j'avais en réserve pour cette fic.

J'ai donc plus aucun chapitre d'avance. Je vais essayer d'en reprendre la trad à l'avenir (sauf si K-Jan a du temps à y consacrer, j'ai pas encore pensé à lui demander), mais comme d'hab', je promet rien sur quand sortira la suite ^^' En tout cas merci pour vos retours, c'est ce qui m'a motivé à intégrer cette fic à mon "cycle d'update", aka sortir en priorité un chapitre (qu'il s'agisse d'une trad ou d'une de mes fics) de la fic mise à jour en dernier parmi mes fics "actives".

En attendant, bonne lecture! :)


Chapitre 5 : Temps écoulé

ooOO-OOoo

Fanfiction par Tobina

(Trad par K-Jan, relecture par Neyane)


Le silence était tombé sur la pièce. Le garçon fixa l'homme qui se tenait devant lui, lequel avait prononcé sa dernière phrase tout en retirant la paire de lunettes, qu'il posa sur la table de chevet.

Son esprit était vide – vide qui fut aussitôt remplacé par un tumulte ahurissant.

Il sait ! Vermouth lui a dit ! Mais pourquoi ? Elle n'avait jamais fait mine de mettre ma vie en danger jusqu'à maintenant. Qu'est-ce que je devrais – qu'est ce que je pourrais faire ? Qui d'autre est au courant ? Gin ? Je dois prévenir Ran et Kogoro -tout le monde – avant qu'il ne soit trop tard. Concentre-toi ! Tu as un problème plus urgent à régler. Comment faire pour me sortir de là ? Argh...j'ai l'impression qu'on me plante des couteaux dans le crâne tellement il me fait mal.

-Ne te fatigue pas à chercher une issue. Je peux t'en proposer deux, mais avant de te laisser choisir, je suis certain que tu meurs d'envie de savoir ce qui t'a finalement trahi, dit Amuro avec un sourire en coin.

Hein ? Si je me trompe pas, il a pourtant clairement dit que Vermouth lui en avait parlé...

-Tu as raison de penser que ma collègue – tu as bien deviné que je parlais de Vermouth, n'est-ce pas – m'en a donné l'ultime confirmation. Mais j'ai eu de la chance que Momozono-san m'ait demandé de te monter le plateau. Je suis arrivé juste à temps pour entendre une discussion des plus intéressantes. Un petit garçon de sept ans déclarant qu'il était « Shinichi ». Je sais que tu n'as pas exactement dit ça, mais en tout cas – c'était limpide pour moi. Ce nom me disait quelque chose et je me suis rappelé que Kudo Shinichi n'était autre que l'ami d'enfance de Mouri Ran. J'ai donc eu une petite conversation avec Vermouth après que Mouri-san soit parti, et devine ce que j'ai appris ? Que Kudo Shinichi avait été la première « victime » de l'APTX4869 et que ta « mort »avait été confirmée malgré l'absence de corps. Voilà qui est intéressant, tu ne trouves pas ?

Donc Vermouth ne m'a pas vendu directement. C'est – encore – ma malchance qui a révélé mon identité. Bon sang ! J'ai un karma pourri !

-Tous les morceaux se recollaient. Comment un « détective » comme Mouri Kogoro avait pu devenir aussi célèbre. Pourquoi un petit garçon est plus intelligent que la plupart des adultes. Et enfin – ce qui est arrivé au « grand détective de l'Est » porté disparu. Jamais je n'aurais cru cela possible ! Un adolescent qui redevient enfant...Mais tu en es la preuve vivante. Le reste, cela relève des compétences des scientifiques.

Conan savait qu'il était inutile de nier.

-Et donc, que vas-tu faire avec toutes ces informations ? Me tuer là, sur place, et m'emmener à ton laboratoire ?

-Oh, non ! Je t'ai dit que je te laissais le choix entre deux options. Et je pense que les chercheurs préféreraient t'avoir vivant, alors :

La première : Tu refuses de venir avec moi et te débats violemment. Je t'emmènerai quand même, mais je devrai tuer tous ceux qui croiseront notre route dans la maison. Vu qu'on devra passer par le salon, cela signifie : tout le monde. Et rappelle-toi : nous sommes très bons lorsqu'il s'agit de ne laisser aucune trace. Je pense que quelques coups de feu feront l'affaire. Les cuisinières à gaz sont très dangereuses. Il me semble que Momozono-san s'en est servi pour faire bouillir l'eau du thé. C'est un classique.

La seconde : Tu fais semblant de te sentir très mal et je t'emmène « à l'hôpital ». Vu ton état, ce devrait être chose facile pour toi. Pas de blessés, et je peux garder mes balles pour d'autres occasions.

Dis-moi, à présent – laquelle tu choisis ?

Sois je vais avec lui, soit il me force – ce qui n'est pas un problème pour lui. Je ne peux pas laisser tout le monde mourir ici ! Quoi que je fasse, je suis coincé ! Quelle décision prendre ? Zut !

Puis il entendit quelque chose qui le figea sur place. Des bruits de pas dans les escaliers. Ran était de retour. Non ! Ses mains gelèrent jusqu'au bout des doigts, tandis que son cou semblait prendre feu. S'il te plaît ! N'entre pas !

-On dirait que ton temps est écoulé. Et je suis terriblement désolé pour Vermouth, mais notre « petite promesse » se trouve en travers de ma route à présent. Je n'aime vraiment pas la décevoir et, en temps normal, je tiendrais parole, mais vu la situation, je suis prêt à faire une exception. Alors dépêche-toi !

ooOO-OOoo

La pharmacie débordait de monde, et elle était l'une des dernières clientes avant la fermeture. Un peu fatiguée comme elle avait fait tout le chemin du retour au pas de course, elle atteignit enfin la maison et pénétra dans le salon.

-Je suis rentrée ! Comment va-t-il ? Du changement ? demanda-t-elle à son père.

-Pas que je sache. Amuro-san est à l'étage, il lui a apporté de quoi boire et lui tient compagnie, je pense, puisqu'il n'est pas encore revenu. Alors dépêche-toi de lui donner son médicament, qu'on puisse enfin rentrer ! Il y a Yoko-chan à la télé ce soir et je ne veux pas la rater à cause de ce morveux.

-Otou-san ! Combien de fois devrai-je te le dire...moh...laisse tomber !

Elle se dirigea vers la chambre où Conan – non, Shinichi...argh...qu'est-ce que c'était perturbant – l'attendait.

Au moment même où elle arrivait en haut des escaliers, la porte s'ouvrit à la volée sur Amuro, portant un Conan à la respiration saccadée dans ses bras.

-Ça va mal ! Son état empire ! Je l'emmène à l'hôpital de Beika immédiatement ! Rentre à l'agence et va chercher ses affaires !

Elle resta là, perplexe – les yeux rivés sur le garçon qui paraissait presque inconscient.

-Hein ? Comment ? Je veux dire...oui, tout de suite ! Je te retrouverai à l'hôpital. Occupe-toi bien de lui !

-Compte sur moi ! dit-il, déjà en bas des escaliers.

Sur quoi il dépassa un Kogoro surpris à la bouche entrouverte, et sortit de la maison.


Posté le 10-01-2018